St Alphonse-Marie de Liguori, Évêque, Docteur de l'Église, Fondateur. Fête le 1er Août.

Mercredi 01 Août 2018 : Fête de Saint Alphonse-Marie de Liguori, Évêque, Docteur de l'Église, Fondateur de la Congrégation des Rédemptoristes (1696-1787).

Carlow cathedral st alphonsus kneeling before the most holy sacrament 2009 09 03Vitrail de Saint Alphonse agenouillé devant le Très-Saint-Sacrement, dans la Cathédrale de Carlow.
Photo de AFBorchert.

http://nominis.cef.fr/contenus/saint/1601/Saint-Alphonse-Marie-de-Liguori.html

Saint Alphonse-Marie de Liguori

Docteur de l'Église (✝ 1787)

Évêque de Nocera, Fondateur des Rédemptoristes, Docteur de l'Église.
De noble famille napolitaine, Alphonse était promis à un brillant avenir, du moins son père en avait-il décidé ainsi.
L'enfant est doué. A seize ans, il est docteur en droit civil et ecclésiastique. Il devient un avocat de renom et de succès.
Il ne perd aucun procès quand il le plaide.

Mais, de son côté, le Seigneur plaide tout doucement la cause du Royaume des Cieux dans le cœur du jeune homme si bien parti pour réussir dans le monde.
Alphonse décide d'abord de se consacrer à Dieu dans le monde et, pour cela renonce à un beau mariage.

Désormais on le trouve assidu aux pieds du Saint-Sacrement et des statues de la Vierge Marie.
Il fréquente les malades incurables et les condamnés à mort.
A vingt-sept ans, il perd un procès, pourtant juste, à cause des pressions exercées sur les juges par des puissants fortunés.

Désespérant de la justice humaine, il démissionne, devient Prêtre et se consacre aux "lazzaroni", ces pauvres des bas-fonds de Naples et des campagnes.
Il a choisi son camp, celui des pauvres rejetés.

Pour eux, il fonde la Congrégation des Rédemptoristes sous le patronage de saint François de Sales.
Toute sa vie, il se battra contre le rigorisme et fera triompher dans l'Église une pastorale de Miséricorde et de Liberté. Devenu malgré lui Évêque, brisé par la maladie, il revient mourir parmi les siens.

Décédé le 1er Août 1787, Béatifié le 6 Septembre 1816, Canonisé le 26 Mai 1839 et déclaré Docteur de l'Église le 23 Mars 1871.

Le 30 Mars 2011, Benoît XVI a tracé un portrait de saint Alphonse de Liguori, évêque et docteur de l’Église, "un insigne théologien moraliste, un maître de spiritualité...
Né dans une noble famille napolitaine en 1696, il fut un brillant avocat avant d'abandonner cette profession pour devenir Prêtre en 1726".
Puis le Pape a rappelé que Saint Alphonse "entreprit une œuvre d'évangélisation par la catéchèse parmi les plus pauvres, auxquels il aimait prêcher en leur présentant les fondements de la Foi...

En 1732, il fonda la Congrégation du Rédempteur" qui, sous sa direction forma des "Missionnaires itinérants touchant jusqu'aux villages les plus isolés où ils encourageaient la conversion et la persévérance Chrétienne, principalement par la Prière".

Mort en 1787, Alphonse de Liguori fut Canonisé en 1839 et déclaré Docteur de l’Église en 1871.
Ce titre, a rappelé le Saint-Père, était justifié par un riche enseignement de théologie morale "proposant parfaitement la doctrine Catholique, au point que Pie XII le proclama Patron des Confesseurs et des moralistes...
Saint Alphonse ne cessait de dire que les Prêtres sont un signe visible de la Miséricorde infinie de Dieu, qui pardonne et éclaire le pécheur afin qu'il se convertisse et change de vie.

Aujourd'hui aussi, face aux signes d'un affaiblissement de la conscience morale, dont une préoccupante désaffection de la Confession, l'enseignement d'Alphonse de Liguori apparaît utile....
Outre ses œuvres théologiques, il composa des traités pour la formation religieuse du peuple...
Ses Maximes éternelles ou Les gloires de Marie, et son chef d’œuvre Aimer Jésus-Christ, condensent sa pensée. Son insistance sur la nécessité de la Prière y est constante...et en particulier sur la visite du Saint Sacrement, qu'elle soit brève ou prolongée, personnelle ou communautaire".

La spiritualité alphonsienne, a poursuivi le Pape, "est éminemment Christologique, ayant Le Christ et l’Évangile pour cœur.
La méditation du mystère de l'Incarnation et de la Passion sont souvent le sujet de sa prédication", où il insiste aussi sur le rôle de Marie dans l'histoire du Salut.
Il a conclu en rappelant qu'Alphonse de Liguori fut également "un exemple de pasteur zélé, qui conquérait les âmes en prêchant l’Évangile et en administrant les Sacrements.

Il œuvrait avec une bonté qui venait de son intense relation à Dieu, Dieu d'une bonté infinie.

Il eut une vision positive des ressources que Le Seigneur accorde à tout homme pour faire le bien, soulignant l'importance de l'affection envers Dieu et le prochain, au-delà des ressources offertes par l'esprit". (VIS 20110330 430)

Mémoire de Saint Alphonse-Marie de Liguori, Évêque et Docteur de l’Église. Remarquable par son zèle des âmes, ses écrits, sa parole et son exemple, pour favoriser la Vie Chrétienne dans le peuple, il s’est donné à l’œuvre de la prédication et il a publié des livres, principalement de morale, discipline dont il est reconnu maître et, malgré de nombreuses traverses, il fonda la Congrégation du Très Saint Rédempteur pour l’évangélisation des campagnes.
Élu Évêque de Sainte-Agathe des Goths, il se dépensa de manière extraordinaire dans ce Ministère, qu’il dût laisser, après quinze ans, pour de graves raisons de santé, et il se retira, jusqu’à sa mort en 1787, à Nocera del’ Pagani, supportant des peines et des difficultés nombreuses.

Martyrologe romain.

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http://levangileauquotidien.org/main.php?language=FR&module=saintfeast&localdate=20160801&id=5676&fd=0

Saint Alphonse-Marie de’ Liguori
Évêque, Fondateur de la :
Congregatio Sanctissimi Redemptoris
Docteur de l'Église

Alfonso Maria de’ Liguori naît à Marianella, près de Naples, le 27 septembre 1696, dans une famille noble.
Après de fort brillantes études, docteur en droit civil et canonique à seize ans, il embrassa la carrière d'avocat. Pendant les dix années qu'il remplit cette charge, il fut le modèle du parfait Chrétien.

Il commençait à se relâcher, quand il échoua dans un plaidoyer superbe où il avait déployé tous ses talents ;
« Ô monde ! s'écria-t-il, désormais je te connais; tu ne m'auras plus. »

Peu après, il entendit une voix lui dire : « Laisse le monde de côté, livre-toi à Moi tout entier... » Aussitôt il répondit, fondant en larmes : « Ô Dieu ! Me voici, faites de moi ce qu'il Vous plaira. »
Aussitôt Alphonse va déposer à l'église de la Sainte Vierge son épée de gentilhomme, prend bientôt l'habit ecclésiastique, fait ses études de théologie, et au bout de trois ans reçoit le Sacerdoce.
Désormais le voilà embrasé du zèle des âmes ; il se mêle au peuple des campagnes et s'éprend d'un amour spécial pour lui.

C'est alors que l'idée lui vint de fonder, pour exercer l'apostolat parmi cette classe si intéressante de la société, la « Congrégation des Rédemptoristes ».
Traité d'insensé par son père, ses proches et ses amis, persécuté et abandonné bientôt par plusieurs de ses premiers collaborateurs, délaissé et méprisé par son directeur lui-même, Alphonse endura toutes les souffrances morales qui peuvent tomber sur un homme : rien ne put l'abattre ni le décourager.

Il eut plusieurs visions de la très Sainte Vierge ; une fois, pendant un sermon sur les gloires de Marie, il fut ravi, et environné d'une éblouissante lumière.

Un jour, son pauvre accoutrement le fit prendre pour le cocher des autres Missionnaires, et, à son premier sermon, son éloquence fit dire au peuple : « Si le cocher prêche si bien, que sera-t-il des autres ! »
Aux travaux apostoliques, Alphonse joignait les travaux intellectuels, et il composa un grand nombre d'ouvrages de piété et de morale qui l'ont fait élever au rang des Docteurs.

Sacré Évêque, Alphonse égala par ses vertus les plus saints pontifes.
Il passa de la Terre au Ciel, à l'âge de quatre-vingt-onze ans, le Ier Août 1787, à Pagani, en Campanie.

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Pour approfondir, lire la Catéchèse du Pape Benoît XVI :
>>> Saint Alphonse de Liguori
[Allemand, Anglais, Croate, Espagnol, Français, Italien, Portugais]

>>> Téléchargement gratuit des œuvres complètes de St Alphonse-Marie de’ Liguori

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Complément biographique et bibliographique
> > > Saint Alphonse-Marie de Liguori

  Saint alphonse marie de liguori eglise saint joachim rome

Pour un approfondissement spirituel
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  Carlow cathedral st alphonsus 2009 09 03Vitrail de Saint Alphonse-Marie de Liguori Canonisé en 1839, dans la Cathédrale de Carlow.
Photo de AFBorchert.

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Biographie de St Alphonse-Marie

Le 29 Septembre 1696, Alphonse, fils aîné de Don Guiseppe de Ligori (issu d'une des plus vieilles familles de la noblesse napolitaine et capitaine des galères) et de son épouse Dona Anna-Catarina (issue de la noble famille espagnole des Caballero), venait à peine d'être baptisé, le surlendemain de sa naissance, à Marianella, près de Naples, que Saint François de Hyeronimo, alors jeune Jésuite, prophétisa :

« Cet enfant vivra vieux, très vieux, il ne mourra pas avant ses quatre-vingt-dix ans. Il sera Évêque et fera de grandes choses pour Dieu ».

La famille est pieuse, le père suit une retraite fermée annuelle, la mère lit chaque jour les heures canoniales ; des neuf enfants qu'ils auront, en dehors de l'aîné, un garçon sera Bénédictin (Antonio) et un autre Prêtre séculier (Gaetano), deux filles seront Religieuses (Barbara et Annella seront franciscaines).

Saint Alphonse-Marie est inscrit, à neuf ans, dans la Congrégation des jeunes nobles, dirigée par les Prêtres de l'Oratoire, et, après voir reçu sa première Communion (26 Septembre 1705), il y est inscrit comme novice (7 Mars 1706).

Aussi pieux qu'intelligent, aussi curieux des sciences que des lettres, Alphonse fait ses premières études avec des maîtres particuliers avec lesquels, outre le latin, le grec, l'italien, l'espagnol et le français, il se passionne pour les mathématiques et la philosophie, non sans apprendre la musique avec Gaetano Greco, et la peinture avec Solimena ; à douze ans, il entre à l'université royale de Naples où, à seize ans, il reçoit le titre de Docteur en droit civil et en droit ecclésiastique (21 janvier 1713).

Déjà, depuis l'âge de quatorze ans, après avoir reçu l'épée d'argent des chevaliers, il participe à la gestion des affaires de la ville qui, l'année de ses vingt ans, le choisit pour juge.

L'année de ses dix-huit ans, il suit régulièrement des retraites fermées annuelles à quoi son père l'a initié, et, chaque jour, il visite le Saint-Sacrement dans une église et la Sainte Vierge dans une autre.

Puis, ce jeune homme qui ne songe guère à devenir Prêtre, prenant au sérieux l'invitation de Jésus au jeune homme riche, fait, en 1716, voeu de célibat (il renonce à épouser sa cousine, Teresina de Ligori, fille du prince de Presiccio, qui entrera chez les Soeurs du Saint-Sacrement et mourra en odeur de sainteté).

Membre de la confrérie des jeunes nobles, puis, après avoir terminé ses stages d'avocat, à partir de 1715, des docteurs, il aide plusieurs fois par semaine à l'Hôpital des Incurables et il rassemble autour de lui quelques amis pour l'adoration quotidienne du Saint-Sacrement et pour une récollection mensuelle.

Avocat célèbre au-delà du royaume de Naples, il n'a encore perdu aucune cause lorsque, en 1723, le duc Orsini di Gravina lui confie ses intérêts contre Cosme III de Médicis, grand duc de Toscane.

La cause d'Orsini est juste, le dossier est solide, mais les pressions politiques et les pots de vin font pencher le verdict en faveur du Médicis et Alphonse, dégoûté, quitte le barreau, refuse de se rendre à la cour où il est invité pour l'anniversaire de l'Impératrice, pour se réfugier à l'Hôpital des Incurables.

Alors qu'il achève son service auprès des malades, il entend une voix lui dire : Quitte le monde ! Donne-toi tout à moi ! Comprenant d'où vient l'appel, il répond : Me voici, Seigneur ! Trop longtemps j'ai résisté à votre grâce. Faites de moi ce qu'il vous plaira.
Quelques minutes plus tard, il est aux pieds de Notre-Dame de la Merci pour se donner tout entier au Seigneur : il pose son épée de gentilhomme sur l'autel de la Vierge (29 août 1723).

Alphonse prend l'habit ecclésiastique (23 Octobre 1723) et suit les cours du séminaire de Naples où il choisit de s'initier aux missions apostoliques.

Tonsuré le 23 septembre 1724, sous-diacre le 22 septembre 1725, il est ordonné diacre le 6 avril 1726 et prononce son premier sermon en l'église paroissiale de San Giovanni in Porta ; il est Prêtre le 21 décembre 1726.
Une fois Prêtre, Alphonse dépensait le plus clair de son activité dans le quartier où vit la lie du peuple napolitain.

C'était sa joie de se trouver ainsi au milieu de la racaille, de ceux qu'on nomme les lazzaroni, et des pauvres petites gens des mêmes métiers de misère.

Plus qu'aux autres, il leur avait donné son coeur. Et bien sûr, il les instruisait par ses prédications et les réconciliait avec Dieu par la Confession.

De bouche à oreille, dans le milieu, on se le dit bientôt jusqu'au bout de la ville ; et l'on arrivait de partout.

Et venaient les scélérats, tant, et tant encore... Puis ils revenaient. Et non seulement ils quittaient leurs vices, mais ils s'engageaient dans l'oraison, la contemplation, et n'avaient bientôt plus rien d'autre en tête que d'aimer Jésus-Christ.

Membre des Missions Apostoliques, après avoir découvert les misères de la ville, il découvre celles des campagnes pour l'évangélisation desquelles il fonde, le 9 novembre 1732, à Scala, la congrégation du Saint-Sauveur qui s'appellera plus tard la congrégation du Saint-Rédempteur, les Rédemptoristes.

Alors qu'il a déjà refusé par deux fois l'Archevêché de Palerme, Clément XII l'oblige d'accepter celui de Sainte-Agathe des Goths (province de Bénévent) ; nommé en mars, il est sacré à Rome, dans l'église de la Minerve, le 14 juin 1762, il est intronisé le 18 Juillet 1762.

Sans lâcher la direction de son Institut, il oeuvre à la réforme de son diocèse : le plus grand bien qu'un Évêque puisse procurer à son diocèse, écrit-il, c'est d'y faire prêcher la mission immanquablement tous les trois ans ; il rappelle à ses curés l'obligation qui leur incombe de prêcher tous les Dimanches et à toutes les Fêtes solennelles, selon la prescription du Concile de Trente, et de prêcher d'une manière simple et populaire, adaptée à la qualité de leur auditoire ; il rénove et veille avec soin sur son séminaire ; il fait de nombreuses visites pastorales ; il donne l'exemple de la pauvreté et s'élève contre toute forme d'injustice.

Cependant, outre une très large correspondance, il continue à rédiger de nombreux ouvrages (il en a écrit cinquante-et-un avant son élévation à l'épiscopat, il en écrit encore soixante-et-un après) faits pour être compris par tous de sorte d'atteindre par ses écrits ceux que sa prédication ne pouvait rejoindre.

Saint Jean-Paul II, le 1 août 1987, écrivait aux Rédemptoristes :
Ce qui fit son succès, et le charme de ses écrits, c'est la concision, la clarté, la simplicité, l'optimisme, l'affabilité qui va jusqu'à la tendresse.

Alphonse n'exclut absolument personne du champ de son action pastorale : il écrit à tous, il écrit pour tous (lettre apostolique Spiritus Domini à l'occasion du deuxième centenaire de la mort de saint Alphonse-Marie de Ligori).

Les Visites au Très-Saint-Sacrement et à la Très-Sainte Vierge, rédigées en des temps différents et publiées ensemble en 1744 ou 1745, connaîtront plus de deux mille éditions ; Les Gloires de Marie, le plus fort tirage des ouvrages marials de tous les temps, paru en 1750, après seize années de travail, auront plus de mille éditions ; La Pratique de l'amour envers Jésus-Christ qu'il considérait comme le plus pieux et le plus utile de tous ses ouvrages, sera édité cinq cent trente-cinq fois ; Le grand moyen de la Prière aura deux cent trente-huit éditions.

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http://www.redemptoristes.ca/notre-fondateur.html.

UN GRAND SEMEUR D’ESPERANCE.

La Communauté des Rédemptoristes a été fondée par saint Alphonse de Liguori en 1732, à Scala, Royaume de Naples. Qui est cet homme qui donna naissance à cette famille religieuse?

Alphonse est né d’une famille noble et très fortunée. Encore très jeune et à l’aube d’une carrière prometteuse comme avocat, il fait une rencontre troublante, celle du Christ qui lui dit : « Une seule chose te manque : Va, vends tout ce que tu as. Donne-le aux pauvres… Et puis viens, suis-moi. »

Cet appel est le même que celui lancé au jeune homme riche de l’évangile. Contrairement à lui, Alphonse a répondu par un « oui ». Un « oui » qui marqua profondément le XVIIIe siècle et qui retentit encore jusqu’à nos jours.

Il faut dire que nous sommes en présence d’un homme au tempérament fort et à la personnalité fascinante, un homme doué de talents variés, un homme qui a vécu quatre-vingt-onze ans, observant le vœu de ne pas perdre une minute de son temps.

Comment vous entretenir du Fondateur des Rédemptoristes tout en faisant bref? Une bonne façon d’y parvenir reste encore de regarder les grands traits de la riche personnalité d’Alphonse de Liguori.

Pour aller plus loin ......

quinze-meditations-sur-la-passion-de-jesus-christ.pdf

considerations-sur-la-passion-am-liguori.pdf

http://www.liberius.net/livres/Horloge_de_la_Passion_000000559.pdf

Pour un approfondissement biographique.
> > > Saint Alphonse-Marie de Liguori

9 p1230450

Les 4 portes de l'Enfer
La voie qui conduit aux enfers est large, et le nombre de ceux qui la suivent est considérable. Spatiosa via est quoe ducit ad perditionem, et multi intrant per eam. (Matth. VII. 13.).

Or l’enfer a plusieurs portes, ces portes sont placées sur notre terre : Defixoe sunt, etc.
Ce sont les vices par lesquels les hommes offensent Dieu et attirent sur eux les châtiments et la mort éternelle.
De tous les vices, ceux qui font tomber aux enfers le plus d’âmes, sans parler des punitions temporelles qu’ils attirent, sont au nombre de 4 : la haine, le blasphème, le vol et l’impureté.

Voilà les 4 principales portes par lesquelles on entre aux enfers ; c’est de ces 4 portes que je veux vous parler aujourd’hui afin que nous nous corrigions promptement.
Si nous tardons trop, Dieu y mettra la main, mais ce sera pour notre perte...

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De la bonne confession

Lettre de Saint Alphonse-Marie de Liguori
à ses Religieuses Rédemptoristes

Chacun sait que, pour une bonne Confession, trois choses sont nécessaires : un examen de conscience, la douleur et la résolution d'éviter le péché.
Les âmes spirituelles qui se Confessent souvent et se gardent des péchés véniels délibérés n'ont pas besoin de passer beaucoup de temps à l'examen de conscience, et si elles avaient commis quelque péché mortel elles le sauraient sans examen.
Elles seraient également conscientes des péchés véniels s'ils étaient véritablement intentionnels, par le remords qui en serait la conséquence.
En outre il n'y a aucune obligation de confesser toutes nos transgressions vénielles, c'est pourquoi nous ne sommes point forcés d'en faire une exacte recherche et encore moins du nombre, des circonstances, de la manière, des causes de celles-ci.

Il est suffisant de Confesser les plus graves et de mentionner le reste en termes généraux. Saint François de Sales est si consolant sur ce point :
« Ne vous sentez pas tourmentés si vous ne vous rappelez pas toutes vos petites peccadilles en Confession, dit-il, car comme vous tombez souvent imperceptiblement, vous êtes souvent relevés imperceptiblement » ; c'est-à-dire par des actes d'amour ou autres bonnes actions que les âmes vertueuses ont coutume d'accomplir.

En second lieu l'affliction est essentielle ; c'est la principale condition nécessaire pour obtenir le pardon.
Les Confessions les plus douloureuses, non les plus longues, sont les meilleures. La preuve de l'excellence d'une Confession est fondée, dit Saint Grégoire, non sur la multitude des paroles du pénitent, mais sur la componction de son cœur.
Certaines personnes sont troublées parce qu'elles ne sentent pas d’affliction ; elles désirent verser des larmes et sentir une tendre contrition, chaque fois qu'elles reçoivent le Sacrement ; et parce que, en dépit de tous leurs efforts, elles sont incapables de provoquer cette affliction, elles se sentent toujours mal à l'aise au sujet de leurs Confessions.

Mais vous devez vous rendre compte que la véritable affliction ne consiste pas à la ressentir mais à en éprouver le désir.
Tout le mérite de la vertu réside dans la volonté. Ainsi, parlant de la Foi, Gerson a déclaré que parfois celui qui désire croire a plus de mérite que tel autre qui croit.
Et Saint Thomas dit que la douleur essentielle nécessaire pour le Sacrement de Pénitence est un déplaisir d'avoir commis le péché, fondé non sur la partie sensible de l'âme, mais sur la volonté.
Prenez soin de ne pas faire des efforts exagérés pour éveiller la douleur ; souvenez-vous que les actes intérieurs les meilleurs sont ceux que l'on accomplit avec le moins de violence et avec la plus grande douceur, car Le Saint-Esprit règle toute chose doucement et paisiblement.
C'est pourquoi Ezéchiel a décrit sa douleur en ces mots: « Voici que dans la paix mon amertume est plus amère ».

En troisième lieu, le propos de ne plus pécher est essentiel, et ce propos doit être ferme, universel et efficace.
Certaines personnes disent : Je désire ne plus jamais commettre ce péché, je désire ne plus jamais offenser Dieu.
Pourquoi se contenter du mot « désirer » ? Un ferme propos d'amendement dit avec une volonté résolue : Je veux ne plus jamais commettre ce péché ; je veux ne plus jamais offenser Dieu délibérément.

Deuxièmement, ce propos doit être universel. Le pénitent doit se résoudre à éviter tous les péchés sans exception, c'est-à-dire tous les péchés mortels.
Les âmes spirituelles doivent être déterminées à éviter tous les péchés véniels intentionnels ; pour ceux qui ne sont pas intentionnels, il faut simplement se garder d'eux autant qu'on en est capable ; il est tout à fait impossible d'éviter tous les péchés non intentionnels.

Troisièmement, il doit être efficace. Il n'est pas suffisant que les pénitents prennent la décision de renoncer au péché, il faut aussi qu'ils évitent les occasions de le commettre ; autrement toutes leurs Confessions, quand bien même elles recevraient un millier d'absolutions, seraient de nul effet.
Ne pas écarter l'occasion prochaine d'un péché mortel est en soi-même un péché mortel. Et comme je l'ai déjà montré dans ma Théologie morale, celui qui reçoit l'absolution sans le ferme propos d'écarter les occasions prochaines de péché mortel, commet un nouveau péché mortel et est coupable de sacrilège.

Mais il peut arriver qu'on soit tenté de cacher un péché en Confession. Certains Chrétiens, par respect humain et par crainte de perdre l'estime d'autrui, continuent facilement pendant des mois et des années à faire des Confessions et des Communions sacrilèges.

Mais comment un Chrétien qui a été assez téméraire pour pécher gravement contre la Divine Majesté peut-il trouver une excuse devant Dieu pour cacher un péché en Confession afin d'éviter la confusion passagère et sans importance qui proviendrait de l'aveu fait à un Prêtre ?

Ce n'est que juste que celui qui a méprisé Dieu s’humilie et soit confus. Cependant le démon tentera de remplir l'esprit de tels pécheurs de beaucoup d'illusions et de vaines craintes.
L'un dira : Mon confesseur me réprimandera sévèrement si je lui révèle ce péché.
Pourquoi vous réprimanderait-il ?
Dites-moi, si vous étiez confesseur, parleriez-vous durement à un pauvre pénitent qui serait venu vous avouer ses misères dans l'espoir d'être relevé de l'état dans lequel il est tombé ?

Un autre arguera : Mais le confesseur va être sûrement scandalisé par mon péché et éprouvera de l'aversion pour moi.
Tout cela est faux ! Loin d'être scandalisé il sera édifié quand il verra dans quelles bonnes dispositions et avec quelle sincérité le pécheur se confesse en dépit de la honte qui l'accable.

Le Prêtre n'a-t-il pas entendu d'autres bouches l'aveu de péchés semblables et peut-être même beaucoup plus graves encore ?
Dieu veuille que vous soyez le seul pécheur au monde !
Quant à l'aversion que pourrait éprouver le confesseur, il estimera au contraire d'autant plus son pénitent qu'il verra la confiance que celui-ci place en lui et il essaiera avec encore plus de zèle de l'aider.

Prenez donc courage et dominez par votre générosité la honte que le démon amplifie tant dans votre esprit.
A peine aurez-vous commencé à exprimer le péché que vous avez commis que toutes vos appréhensions s'évanouiront sur le champ.
Et croyez-moi si je vous dis qu'ensuite vous vous sentirez plus heureuses d'avoir confessé vos péchés que si vous aviez été choisies comme souveraines de la terre entière.

Recommandez-vous à la Bienheureuse Vierge Marie et elle obtiendra pour vous la force de surmonter toute répugnance.
Et si vous manquez du courage nécessaire pour dévoiler immédiatement vos péchés au confesseur, dites-lui :
« Mon Père, j'ai besoin de votre aide. J'ai commis un péché que je ne puis me résoudre à Confesser. »
Celui-ci trouvera alors un moyen facile d'arracher à son repaire la bête féroce qui voudrait vous dévorer.
Tout ce que vous aurez a faire sera de répondre oui ou non à ses questions. Et voyez, l'enfer temporel aussi bien que l'enfer éternel ont disparu, la grâce de Dieu est retrouvée et la paix de la conscience règne, suprême.

Examen de conscience
« Consiste à faire une exacte recherche des péchés commis depuis la dernière Confession bien faite. Or, il en est qui s’examinent trop et d’autres pas assez » (Saint Alphonse-Marie de Liguori)
« Pour les personnes timorées, qui fréquentent les Sacrements, cet examen doit être court et fait sans anxiété ou scrupule ; il suffit qu'elles jettent un coup d'œil sur les fautes dans lesquelles elles tombent ordinairement, afin qu'elles s'appliquent davantage dans la réception du Sacrement de Pénitence, à produire des actes utiles à leur avancement spirituel, actes dont elles sont souvent distraites par des craintes et des inquiétudes vaines... ou aura soin d'examiner spécialement le défaut auquel on est le plus enclin, et les moyens à prendre pour se corriger » (Saint Alphonse-Marie de Liguori).

« Pour se bien préparer à la Confession, on doit se retirer à l'écart, soit dans l'Église, soit dans son Oratoire, se mettre sérieusement en la présence de Dieu, et faire l'acte suivant :
Suprême et adorable Majesté, que je crois ici présente, me regardant et m'écoutant, je vous Adore du plus profond de mon cœur ; je vous reconnais pour Mon Dieu, Mon Créateur, et Mon souverain Maître, pour celui qui seul, étant l'unique et la véritable Vie, ne peut pas ne pas être ; c'est pourquoi je vous rends le culte de l'Adoration, qui n'est dû qu'à vous, et je me prosterne en toute humilité devant le trône de votre suprême grandeur.

On doit ensuite se représenter la Confession qu'on va faire, comme la dernière de sa vie, et s'y disposer comme une personne qui se trouve sur le point de mourir.
On demandera donc à Dieu, la grâce de bien faire son Examen de conscience, et la lumière dont on a besoin pour bien connaître ses péchés, en récitant le Veni Creator Spiritus.
(Puis on dira :) O Dieu, Père des lumières, qui éclairez tout homme, venant en ce monde, percez mon cœur d'un trait de lumière, d'amour et de douleur, afin que je puisse bien connaître les péchés que j'ai commis contre vous, en concevoir un vrai repentir, et les déclarer comme il faut, pour en obtenir la rémission.

Auguste Mère de Dieu, qui êtes si miséricordieuse envers les pécheurs, désireux de se convertir, vous êtes ma plus chère espérance, assistez-moi.
Mon ange gardien, prêtez-moi votre secours ; aidez-moi à connaître les offenses dont je suis coupable envers Mon Dieu.
Saints et Saintes du Paradis, priez pour moi, afin que je fasse de dignes fruits de Pénitence. Amen.
Mon Dieu et mon Sauveur, doux Jésus, je vous offre mon Examen pour glorifier votre Divine Justice ; j'espère que vous me ferez la grâce de me bien disposer et de ne plus vous offenser à l’avenir ; je l'entreprends donc en esprit de charité, pour vous plaire et pour accomplir votre sainte volonté et avec toutes les intentions qui peuvent vous procurer plus d'honneur et de gloire » (Saint Alphonse-Marie de Liguori).

L'attrition et la contrition
« L'Attrition est aussi une douleur d'avoir offensé Dieu, mais provenant, d'un motif moins parfait, comme la laideur du péché, ou le dommage qu'il cause, soit l'enfer mérité, soit le paradis perdu» (Saint Alphonse-Marie de Liguori).

« Mais dans l'acte d'attrition, il ne suffit pas seulement d'avoir mérité l'enfer; on doit aussi se repentir d'avoir offensé Dieu en méritant l'enfer » (Saint Alphonse-Marie de Liguori).

« On se demande si pour recevoir l'absolution, il est nécessaire que l'attrition soit unie à l'amour initial, c'est-à-dire, à un commencement d'amour.
Personne ne doute que pour la justification, un commencement d'amour ne soit requis; car le même Concile enseigne, qu'une des dispositions que doivent avoir les pécheurs pour être justifiés c'est qu'ils commencent à aimer Dieu » (Saint Alphonse-Marie de Liguori).

L'accusation
« Il y a des personnes, qui en se confessant, répètent toujours la même chanson, qu'elles ont apprise par cœur, et cela dure au moins un demi quart d'heure ; elles disent, par exemple : je m'accuse du peu d'amour que j'ai eu pour Dieu ; je m'accuse de n'avoir pas rempli mon devoir ; de n'avoir pas aimé le prochain comme je le dois, etc.
N'est-ce pas là du temps perdu ? » (Saint Alphonse-Marie de Liguori).

La contrition
« La Contrition est la douleur qu'on a du péché, parce qu'il a offensé la bonté de Dieu... La Contrition est un acte formel du parfait amour envers Dieu » (Saint Alphonse-Marie de Liguori).
« Voici donc comment doit se faire l'acte d'attrition : Mon Dieu parce que, par mes péchés, j'ai perdu le paradis et mérité l'enfer pour toute l'éternité, je me repens plus que de tout autre mal, de vous avoir offensé.
Quant à l'acte de contrition, on le fait de la manière suivante. Mon Dieu ! Parce que vous êtes une bonté infinie, je vous aime par-dessus toutes choses ; et parce je vous aime, je me repens souverainement de toutes les offenses que j'ai commises contre vous, qui êtes le souverain bien.
Mon Dieu, je ne veux plus vous offenser ; je suis résolu de mourir, plutôt que de vous offenser encore » (Saint Alphonse-Marie de Liguori).

« Par la contrition, on reçoit à l'instant la Grâce avant de recevoir l'absolution du confesseur, pourvu qu'on ait l'intention, au moins implicite, de recevoir le Sacrement ; c'est ce qu'enseigne le Concile de Trente » (Saint Alphonse-Marie de Liguori).

Le ferme propos
« On ne peut avoir une douleur sincère de ses péchés si l’on n’a pas, en même temps, un vrai bon-propos de ne plus offenser Dieu ; et pour que ce bon-propos soit sincère et véritable, il doit avoir trois conditions, savoir: il doit être ferme, universel et efficace » (Saint Alphonse-Marie de Liguori).

« Prendre les moyens d'éviter le péché à l'avenir, fuir les occasions, fréquentation des Sacrements et la Prière » (Saint Alphonse-Marie de Liguori).
« Le bon-propos doit être universel ou d'éviter tous les péchés mortels. Quant aux péchés véniels, on peut se proposer d'en éviter un, sans vouloir en éviter un autre, et cependant faire une bonne Confession.
Mais, les âmes qui craignent et aiment Dieu, prennent la résolution de s'abstenir de tout péché véniel délibéré ; et quant aux fautes vénielles indélibérées, c'est-à-dire, qui se commettent sans un plein consentement de la volonté, elles se proposent d'en commettre le moins qu'elles pourront  » (Saint Alphonse-Marie de Liguori).

La satisfaction
« 1l faut savoir que celui qui pèche, se rend coupable, de la faute commise, et devient passible de la peine due à cette faute...
Plut à Dieu que chacun sût satisfaire à toute la Pénitence due pour ses péchés ! Ordinairement on doit y suppléer après la mort.
On sait que plusieurs, après avoir mené une vie sainte sur la terre, ont du passer néanmoins en Purgatoire.
Ainsi, outre la Pénitence imposée par le Confesseur, ayons soin de pratiquer d'autres bonnes œuvres, comme des aumônes, des prières, des jeûnes, des mortifications.
Tâchons aussi de gagner toutes les indulgences que nous pouvons ; elles diminuent les peines que nous devrions souffrir en Purgatoire » (Saint Alphonse-Marie de Liguori).

Saint Alphonse-Marie de Liguori
Docteur de l'Église Catholique
1696 - 1er août 1787-

Saint alphonse marie de liguori 1

Prière

O Verbe Incarné,
vous avez donné votre sang et votre vie,
pour conférer à nos prières, selon votre promesse,
une valeur capable d'obtenir tout ce qu'elles implorent.

Et nous, Grand Dieu !
nous sommes négligents pour notre salut
au point de ne pas vouloir demander les grâces requises
pour nous sauver.

Vous, avec ce moyen de la prière,
vous nous avez remis la clef de tous vos divins trésors,
et nous, en ne priant pas,
nous nous obstinons à rester dans notre misère.

Ah ! Seigneur,
éclairez-nous et faites-nous connaître
le pouvoir auprès de votre Père,
des requêtes adressées en votre nom et par vos mérites.

Saint Alphonse-Marie de Liguori

St alphonse marie de liguori vitrail de l eglise sainte marguerite le vesinet 92 france 1

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Date de dernière mise à jour : 01/08/2018