Saint Fidèle de Sigmaringen, Prêtre Capucin et martyr. Fête le 24 Avril.

Mardi 24 Avril 2018 : Fête de Saint Fidèle de Sigmaringen, Prêtre Capucin et martyr (1577-1622).

Pfarrenbach wandmalerei fidelis von sigmaringen 11Saint Fidèle de Sigmaringen. Peinture murale église Saint Venance, Pfärrenbach, Allemagne

http://nominis.cef.fr/contenus/saint/1028/Saint-Fidele-de-Sigmaringen.html

Saint Fidèle de Sigmaringen

Capucin, Prêtre et martyr (✝ 1622)

Marc Roy est né à Sigmaringen en Souabe (Allemagne). Il étudia d'abord la philosophie et le droit et commença à Colmar une brillante carrière d'avocat.
Il l'abandonne à 34 ans pour entrer chez les Capucins de Fribourg-en-Brisgau, se dépouillant de tous ses biens et prenant le nom de Fidèle.

En ce temps-là, la réforme protestante s'étendait dans les pays germaniques. Fidèle se lança dans la controverse, par le Ministère de la prédication.
Sa parole et son exemple gagnèrent de nombreuses conversions. Même les protestants convaincus étaient séduits par ses paroles et l'appelaient "l'ange de la paix".
Pendant dix ans, il parcourut ainsi l'Allemagne du Sud, l'Autriche et la Suisse.

Soucieux de la vie spirituelle des fidèles, il rédigea des "Exercices spirituels" selon l'esprit Franciscain.
Il fut finalement victime de son zèle apostolique. Au cours d'une mission dans le canton des Grisons en Suisse, il fut mis à mort par un petit groupe de protestants fanatiques.

Un internaute nous écrit: Marc Rey naquit en 1577, après ses études de droit, il exerça la charge d'avocat à Colmar, avec un tel souci de justice à l'égard des malheureux, qu'on le surnommait l'avocat des pauvres.
Ordonné Prêtre en 1612, il se dépensa avec ardeur pendant dix années contre l’hérésie protestante.
Le 24 avril 1622, dans le bourg de Sévis, il fut arrêté par une bande d'hérétiques fanatisés qui voulurent le contraindre à renier le Catholicisme: "Je ne crains pas la mort, répondit-il, je défends la vérité qu'ont soutenue les martyrs; ma cause est la leur, leur sort sera le mien". Il fut tué à coups de sabre.

Mémoire de Saint Fidèle de Sigmaringen, Prêtre et martyr. Né à Sigmaringen, Marc Roy, fut avocat à Colmar avant d’entrer chez les Capucins de Fribourg-en-Brisgau, où il reçut le nom de Fidèle.
Menant une vie austère dans les veilles et la prière, assidu à prêcher la Parole de Dieu, il fut envoyé au pays des Grisons, en Suisse, pour y affermir la vérité Catholique, pour laquelle il fut massacré à Scewis, en 1622, par un groupe de soldats fanatiques.

Martyrologe romain

 

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Saint Fidèle de Sigmaringen
Prêtre Capucin et martyr

Fidèle (dans le siècle Markus Roy) naquit le 1er Octobre 1577 à Sigmaringen, petite ville d'Allemagne voisine de la Suisse.
Son éducation fut soignée, même brillante, et ses vertus étaient si appréciées de ses condisciples, qu'ils l'appelaient le Philosophe Chrétien.
Dès lors il s'approchait souvent des Sacrements, visitait et soignait les malades dans les hôpitaux et passait des heures entières au pied des autels, dans une intime conversation avec Jésus-Christ.

Il exerça plusieurs années la profession d'avocat à Colmar, en Alsace, et s'y fit remarquer par sa loyauté, sa haine du mensonge et la sagesse de ses plaidoyers ; il mérita le surnom d'Avocat des pauvres.

Bientôt pourtant la Lumière Divine lui fit comprendre qu'il était difficile d'être en même temps riche avocat et bon Chrétien : aussi il quitta sans hésiter le monde, où il eût fait bonne figure, pour se retirer chez les Capucins de Fribourg; il y prit l'habit en 1612, à l'âge de trente-cinq ans.

Les premières années de sa Vie Religieuse, d'abord remplies de consolations, furent bientôt éprouvées par de rudes et persistantes tentations de doutes sur sa vocation.
Des doutes, il eut la prudence de les confier au guide de son âme, qui le rassura et lui dit de prier Dieu avec ferveur pour connaître sa volonté définitive.
Dieu lui rendit dès lors la force et la Paix; il fit vendre tous ses biens, dont il distribua le prix en bonnes œuvres, et dépouillé de tout, il se réjouit d'être désormais un véritable enfant de Saint François.
Il se félicitait souvent depuis de l'heureux échange qu'il avait fait avec Dieu : « J'ai rendu, disait-il, les biens de la Terre, et Dieu me donne en retour le Royaume du Ciel ! »

Fidèle ajoutait aux mortifications de la règle bien d'autres mortifications. Les meubles les plus pauvres, les habits les plus usés étaient l'objet de son ambition; les haires, les cilices, les ceintures armées de pointes de fer, les disciplines, suppléaient au martyre après lequel il soupirait ; l'Avent, le Carême, les vigiles, il ne vivait que de pain, d'eau et de fruits secs: « Quel malheur, disait-il, si je combattais mollement sous ce Chef couronné d'épines ! »

Lorsqu'il fut devenu Prêtre, ses supérieurs l'envoyèrent prêcher, et ses succès furent tels, que la Congrégation de la Propagande le choisit pour aller évangéliser les Grisons, envahis par le protestantisme.

Son zèle fut celui d'un apôtre, sa vie sainte et austère était une prédication si éloquente, qu'elle convertit beaucoup plus d'âmes que les sermons et les raisonnements.
Parmi des sectaires furieux, il était chaque jour exposé à la mort. Le martyre vint enfin couronner ses vœux et ses mérites.
Plusieurs protestants, par trahison, le 24 Avril 1622, s'emparèrent de lui, et le transpercèrent à coups de poignards.

Fidèle de Sigmaringen fut Béatifié le 24 Mars 1729, par Benoît XIII (Pietro Francesco Orsini, 1724-1730), et Canonisé le 29 Juin 1746, par Benoît XIV (Prospero Lorenzo Lambertini, 1740-1758).

Citation

De saint Fidèle :
« Ô Foi Catholique, comme tu es ferme, comme tu es inébranlable, bien enracinée, bien fondée sur la pierre solide!
Le ciel et la terre disparaîtront,
mais tu ne pourras jamais disparaître.

Dès le commencement, le monde entier t'a contredite,
mais tu as triomphé de tous par ta grande puissance.

La victoire qui a vaincu le monde, c'est notre Foi.
Elle a fait plier des rois très puissants sous le joug du Christ,
elle a conduit les peuples à obéir au Christ. »

 

http://missel.free.fr/Sanctoral/04/24.php

Saint Fidèle de Sigmaringen
Biographie

Marc Roy, né au début d’octobre 1578 à Sigmaringen [1], principauté des Hohenzollern, dans le sud de l’Allemagne, étudia probablement chez les jésuites de Fibourg-en-Brusgau, puis prit ses grades de philosophie à Strasbourg (1601) et ses grades en droit civil et ecclésiastique à Fribourg-en-Brisgau (1611).
De 1604 à 1610, à la tête d’un groupe de trois jeunes nobles souabes, il voyagea en Italie, en France et en Espagne.
Durant les six ans que dura le voyage, il restait fidèle à ses résolutions et donna de grand exemples de vertu, attentif à soulager les malades dans les hôpitaux, à visiter les églises, à donner aux pauvres jusqu’à ses propres habits ; déjà, sa piété était toute remise aux mains de la Sainte Vierge dont il méditait longuement les mystères.

Au retour, il alla se perfectionner dans la connaissance des lois à Dillingen et se préparer à la profession d’avocat.
Docteur utriusque juris, il fut nommé avocat-conseiller de la Cour de justice d’Autriche, dans la ville alsacienne d’Ensisheim (1611).

Il renonça au barreau, fut ordonné Prêtre à Constance (septembre 1612) et, moins d’un mois après, il entra chez les Capucins où il reçut le nom de Fidèle (4 octobre 1612) :
« Afin d’imiter parfaitement mon Sauveur, je vivrai constamment dans une extrême pauvreté, dans la chasteté et l’obéissance, dans les souffrances et les persécutions, dans une austère pénitence, une grande humilité, une sincère charité. »

Ayant parfait ses études ecclésiastiques, à partir de 1617, il fut un prédicateur prestigieux, tout en remplissant, au sein de son Ordre, les fonctions de gardien (supérieur) de couvent à Rheinfeldn (1618-1619), à Feldkirch (1619-1620 et 1621-1622) et à Fribourg (1620-1621). Il déploya une intense activité parmi les Catholiques de ces régions menacés par le protestantisme, surtout aux environs de Coire et dans la vallée du Praetigau.

A partir de 1622, il prit la tête des Capucins envoyés en mission dans les Grisons où sa prédication fit de telles merveilles que les Calvinistes résolurent de le tuer.
Invité à prêcher dans l’église de Seewis (diocèse de Coire), le 24 Avril 1622, il Célébra la Messe et, après avoir donné une instruction, fut assassiné à coups d’épée.
Il mourut en disant : « Pardonnez, ô Mon Dieu, pardonnez à mes ennemis que la passion aveugle : ils ne savent pas ce qu’ils font. Seigneur Jésus, ayez pitié de moi ; Marie, Mère de Jésus, assistez-moi. »

Les hérétiques, craignant qu’il ne fût pas mort, le percèrent de plusieurs coups d’épée et lui tranchèrent la jambe gauche et la tête.
Le corps resta exposé aux insultes des hérétiques pendant toute la journée, jusqu’à ce qu’ils fussent chassés par le commandant des troupes autrichiennes qui, après avoir invoqué l’intercession de Fidèle, chargea et remporta une victoire si complète et si inespérée que le ministre protestant qui avait assisté au martyre se convertit.

Les Capucins de Weltkirchen réclamèrent le corps de leur gardien qui, exhumé le 13 Octobre, fut trouvé sans corruption.
Le corps fut transporté à la Cathédrale de Coire (18 Novembre).

Bien des écrits publiés de son vivant [2] étaient déjà perdu à l’époque de son procès de Béatification (1626-1628).
En revanche, on possède encore le « Testament » qu’il rédigea avant ses vœux de Religion (19 Septembre 1613) où, après avoir disposé de ses biens, il décrit l'évolution de sa vocation et sa conception de la vie religieuse.

On a aussi les « Exercitia spiritualia » qui sont un recueil de Prières et d'exercices de piété dont il usait et qui ne furent découverts qu’après sa mort et qui, parce qu’ils étaient un des manuels préférés de la formation spirituelle des Capucins, furent traduits en toutes langues européennes au XVIII° siècle.
Il s’agit d’une « compilation où les sources franciscaines sont loin d'occuper la première place.[3] »
Les « Exercitia spiritualia » comprennent quatre parties :
1) neuf attitudes fondamentales (oraison, contrition, vérité, humilité, obéissance, patience, gratitude, austérité et charité) ;
2) sept exercices ou demandes de vertus, une pour chaque jour de la semaine, avec une méditation sur la vie du Christ, et ordinairement sur la Passion ;
3) des exercices pour la Messe [4];
4) le « Fœdus animæ fidelis cum Deo ictum » qui est une sorte de testament spirituel par lequel l'âme se livre totalement à Dieu, qui donne sept élévations de conformité et d'union dans ce but.

On a aussi retrouvé les « Tractatus inediti », cinq traités composés de la même manière que les « Exercitia spiritualia » : le premier est un recueil de Prières [5] et d'exercices de dévotion [6] ; le deuxième est un « Directorium horarum canonicarum » pour bien réciter les heures ; le troisième traité qui concernait 1a communion manque ; le quatrième enseigne la manière de méditer la Passion du Christ pendant ces heures ; le cinquième donne vingt-six méditations sur la vie de la Vierge.

Saint Fidèle de Sigmaringen a encore laissé les « Collectanea » qui sont des notes, des méditations et des cahiers de cours de philosophie et théologie, des sermons en partie publiés.
Enfin, on conserve dix-huit lettres de Saint Fidèle de Sigmaringen dont neuf en allemand.

Après de nombreux miracles, Fidèle de Sigmaringen fut Béatifié le 12 Mars 1729, par Benoît XIII.
Le 29 Juin 1746, il était Canonisé par Benoît XIV [7].

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Date de dernière mise à jour : 24/04/2018