Saint Louis-Marie Grignion de Montfort, Prêtre et Fondateur. Fête le 28 Avril.

Jeudi 28 Avril 2022 : Fête de Saint Louis-Marie Grignion de Montfort, Prêtre et Fondateur de la Compagnie de Marie (les Pères Montfortains), des Frères de l’instruction Chrétienne de Saint Gabriel et des Filles de la Sagesse, Docteur de la médiation de Marie (1673-1716).

St louis de montfort 11

http://nominis.cef.fr/contenus/saint/1049/Saint-Louis-Marie-Grignion-de-Montfort.html.

Saint Louis-Marie Grignion de Montfort

Fondateur des Montfortains et des Filles de la Sagesse (? 1716)

Aîné des dix-huit enfants d'un avocat breton, Louis naît à Montfort près de Rennes. A 19 ans, il entre au séminaire Saint-Sulpice de Paris.
Prêtre en 1700, il devient aumônier de l'hôpital de Poitiers. Il partage la table des pauvres malades et regroupe les jeunes filles désireuses de servir les pauvres.
Parmi elles, Marie-Louise Trichet, fille d'un haut magistrat qui, lui, ne l'entend pas de cette oreille.
Les réformes de Louis-Marie indisposent la bourgeoisie de la ville qui le congédie de l'hôpital.
Mais les missions attirent Louis-Marie. Il se rend à Rome pour demander d'être envoyé au loin.
Le Pape l'envoie ... en France comme prédicateur des missions paroissiales. Là encore il déchaîne l'enthousiasme des uns et la colère des autres: "Monsieur de Montfort est fou." Entièrement voué à la Mère de Dieu, il écrit "l'Amour de la Sagesse éternelle" et surtout "le Traité de la vraie dévotion à Marie." Il mène les foules à Jésus par Marie.
Vient le temps des Fondations.
Les jeunes filles de l'hôpital de Poitiers deviennent l'œuvre des "Filles de la Sagesse". Il rêva aussi d'une petite compagnie de Prêtres pour les missions populaires: les Missionnaires de la "Compagnie de Marie" qui ne verront le jour qu'après sa mort.
Saint Montfort est reconnu aujourd'hui comme Fondateur de trois Congrégations Religieuses: les Pères Missionnaires Montfortains, appelés à l'origine "Compagnie de Marie", les Filles de la Sagesse et les Frères de saint Gabriel.
Disciples du Christ, dans l'esprit de Montfort, les Frères de Saint Gabriel.
Chronologie de la vie de saint Louis-Marie

"D’origine Bretonne, le Père de Montfort se consacrera à la prédication de missions rurales au travers des diocèses de l’Ouest de la France...
Son activité inlassable l’avait mis en conflit d’autorité avec plusieurs Évêques. Mais il trouva en celui de La Rochelle - Etienne de Champflour - un protecteur efficace.
Dès 1711, Montfort prêcha dans sa ville épiscopale trois missions: une pour les hommes, une pour les soldats et une pour les femmes...
Le saint dut fuir la ville à la suite d’une tentative d’empoisonnement contre sa personne. Montfort revint cependant prêcher en Aunis dès l’année suivante: à Thairé, Saint-Vivien, Esnandes et Courçon.
En 1714, il reviendra encore et ira même prêcher dans le diocèse de Saintes, à l’île d’Oléron. Sa dernière mission aunisienne fut pour Taugon-La Ronde en mars 1715." (diocèse de La Rochelle Saintes - Saint Louis Grignon de Montfort 1673 - 1716)

Né en 1673 à Montfort-sur-Meu (Ille-et-Vilaine), il devint Prêtre à l'âge de vingt-sept ans. A la suite de saint Jean-Eudes, il fut Missionnaire en France, parcourant les diocèses de l'Ouest, Saint-Brieuc, Saint-Malo, Nantes, Poitiers, Luçon, Bayeux et Coutances.
Il fondait des écoles, plantait des Croix, se juchait dans les arbres pour prêcher à une assistance passionnée.
Clément VI le déclara missionnaire apostolique, ce qui n'empêcha pas certains Évêques - dont celui d'Avranches - de le repousser et même de lui interdire de Célébrer la Messe.
Il fut en revanche très bien accueilli à Villedieu-les Poêles, à Saint-Lô et dans tout le diocèse de Coutances.

Le Mesnil-Hermant conserve le souvenir de son passage. Vouant une immense piété à la Vierge Marie, il est considéré comme l'un des maîtres modernes de la théologie Mariale. Fondateur des Sœurs de la Sagesse et des Prêtres de la Compagnie de Marie, il était à Saint-Laurent-sur-Sèvres en Vendée lorsqu'il fut terrassé par la maladie. Source: Liturgie des heures du diocèse de Coutances et Avranches 1993.

La première évangélisation fut l’œuvre de St Hilaire (+ 368), Évêque de Poitiers, et de St Philbert de Noirmoutier (+ 685), Fondateur de monastères. St Louis-Marie Grignion de Montfort (1673-1716) fut le missionnaire des campagnes et fonda une famille religieuse importante et diversifiée. (diocèse de Luçon en Vendée)
"On ne peut pas parler de l’histoire du diocèse sans évoquer la figure de Saint Louis-Marie Grignon de Montfort qui parcourut le diocèse pendant quatre années au tout début du 18e siècle et qui marqua profondément la Foi des fidèles.
Son souvenir reste attaché à l’édification du calvaire de Pont-Château. Son œuvre se perpétue aujourd’hui grâce aux nombreuses Congrégations issues de son apostolat présentes encore dans le diocèse (Frères de Saint Gabriel, les Pères Montfortains, les sœurs de la Sagesse…)." (Une histoire riche - Église catholique en Loire Atlantique)

Mémoire de Saint Louis-Marie Grignion de Montfort, Prêtre, qui annonça à travers l’Ouest de la France le mystère de la Sagesse éternelle, fonda l’Institut des Filles de la Sagesse et, pour les Prêtres, la Compagnie de Marie, prêcha et écrivit sur la Croix du Christ et la vraie dévotion à la Vierge Marie et conduisit des foules à la Pénitence. Il acheva sa pérégrination sur terre à Saint-Laurent-sur-Sèvre, en 1716.

Martyrologe romain

Sa fin montre sa simplicité et sa joie de vivre: mourant, il trouva la force de se redresser pour chanter un cantique de sa composition:
"Allons, mes bons amis,
Allons en paradis
Quoiqu'on gagne en ces lieux,
Le Paradis vaut mieux"...

R 702 1

https://levangileauquotidien.org/FR/display-saint/a5d7fe85-38bf-4542-af0a-499d8f5cbc62

Saint Louis-Marie Grignion de Montfort
Fondateur d'ordres religieux,
Docteur de la médiation de Marie

Louis-Marie Grignion de La Bacheleraie naquit à Montfort-la-Cane, alors du diocèse de Saint-Malo, aujourd'hui de celui de Rennes, le 31 janvier 1673.
Par esprit de religion et d'humilité, il abandonna plus tard le nom de sa famille, pour prendre celui du lieu de sa naissance et de son Baptême.
Sa première éducation fut pieuse et forte ; il la compléta chez les Jésuites de Rennes, où il acquit la réputation d'un saint Louis de Gonzague.

La Providence le conduisit ensuite à Paris, pour y étudier en diverses maisons tenues par les Sulpiciens, et à Saint-Sulpice même.
Dans ce séminaire, où il brilla par son intelligence et sa profonde piété, on ne comprit pas assez les vues de Dieu sur lui.
Dieu le permit ainsi pour le former à l'amour de la Croix, dont il devait être l'apôtre passionné. C'est à l'école de Saint-Sulpice qu'il puisa toutefois son merveilleux amour de Marie et qu'il se prépara à devenir son apôtre et son docteur.

Jeune Prêtre, ordonné en juin 1700, il fut d'abord aumônier à l'hôpital de Poitiers, où il opéra une réforme aussi prompte qu'étonnante.
Ballotté ensuite pendant quelques temps par les persécutions que lui suscitaient les Jansénistes, il se rendit à Rome en vue de s'offrir au Pape pour les missions étrangères, et il reçut du Souverain Pontife l'ordre de travailler à l'évangélisation de la France.

Dès lors, pendant dix ans, il va de missions en missions, dans plusieurs diocèses de l'Ouest, qu'il remue et transforme par sa parole puissante, par la flamme de son zèle et par ses miracles.
Il alimente sa vie spirituelle dans une Prière continuelle et dans des retraites prolongées, il est l'objet des visites fréquentes de la Sainte Vierge.
Ses cantiques populaires complètent les fruits étonnants de sa prédication ; il plante partout la Croix ; il sème partout la dévotion au Rosaire : il prépare providentiellement les peuples de l'Ouest à leur résistance héroïque au flot destructeur de la Révolution, qui surgira en moins d'un siècle.

Les cinq années d'avant sa mort en 1716 furent pour Louis-Marie des années d'activité intense.
Il était constamment occupé à prêcher des missions et se rendait de l'une à l'autre à pied.
Il trouva pourtant le temps d'écrire: le « Traité de la Vraie Dévotion à la Sainte Vierge », « Le Secret de Marie », les « Règles des Filles de la Sagesse (ou de la Providence) », et de nombreux Cantiques qu'il utilisait dans ses missions en les faisant chanter sur des airs de danse de l'époque.
Il entreprit deux longs voyages, l'un à Paris et l'autre à Rouen, pour essayer de trouver des recrues pour sa Compagnie de Marie dont il rêvait de plus en plus alors que sa vie tirait à sa fin.
De temps à autre aussi il éprouvait le besoin de se retirer dans un endroit paisible et isolé, tel que la Forêt de Mervent ou son petit ermitage  de Saint-Eloi près de La Rochelle.

Ses missions ont exercé une grande influence, surtout en Vendée.
On a dit que l'une des raisons pour lesquelles les habitants de cette région sont restés fortement opposés aux tendances antireligieuses et anticatholiques de la Révolution Française 80 ans plus tard, était que leur Foi avait été affermie par la prédication de saint Louis-Marie.
Il eut pourtant beaucoup de difficulté à persuader d'autres Prêtres de s'adjoindre à lui et travailler avec lui comme membres de la Compagnie de Marie.
Finalement, au cours de sa dernière année, deux Prêtres, les Abbés René Mulot et Adrien Vatel, s'adjoignirent à lui, et il réunit aussi autour de lui un certain nombre de Frères qui l'aidaient dans sa tâche.

L'Évêque de La Rochelle, Mgr. Etienne de Champflour, resta pour lui un grand ami, même si d'autres continuaient de s'opposer à lui et même attentaient à sa vie.
Avec l'appui de l'Évêque, il fonda des écoles charitables pour les enfants pauvres de La Rochelle, et invita Marie-Louise Trichet et Catherine Brunet, qui attendaient patiemment à Poitiers depuis dix ans, à venir l'aider.
Elles firent enfin leur profession religieuse et c'est ainsi que naquit la Congrégation des « Filles de la Sagesse ». Bientôt d'autres se joignirent à elles.

En avril 1716, épuisé par le travail et la maladie, Louis-Marie se rendit finalement à Saint-Laurent-sur-Sèvre pour commencer à prêcher la mission qui devait être la dernière. Il tomba malade au cours de la mission et mourut le 28 avril.
Des milliers de personnes assistèrent à ses funérailles dans l'église paroissiale, et peu de temps après le bruit se répandit que des miracles avaient eu lieu à son tombeau.

Louis-Marie Grignion de Montfort fut Béatifié le 22 janvier 1888, par le Pape Léon XIII (Vincenzo Gioacchino Pecci, 1878-1903), et Canonisé le 20 juillet 1947, par le Vénérable Pie XII (Eugenio Pacelli, 1939-1958).

Les Congrégations qu'il a données à l'Église, la « Compagnie de Marie », les « Filles de la Sagesse », et les « Frères de Saint Gabriel » (Congrégation qui se développa à partir du groupe de Frères réunis par saint Louis-Marie), se sont développées et propagées, en France d'abord et ensuite dans le monde entier.
Elles continuent de témoigner du charisme de Saint Louis-Marie, et prolongent sa mission, qui est d'établir le Royaume de Dieu, le Règne de Jésus par Marie.

Saint louis marie grignon de montfort

Pour un approfondissement biographique :
 & >>> Famille Montfortaine
 

Œuvres complètes de St Louis Marie Grignon de Montfort.
http://jesusmarie.free.fr/grignion_de_montfort.html


https://www.clairval.com/index.php/fr/lettre/?id=5290103

Pour publier la lettre de l'Abbaye Saint-Joseph de Clairval dans une revue, journal, etc. ou pour la mettre sur un site internet ou une home page, une autorisation est nécessaire.
Elle doit nous être demandée par email ou à travers http://www.clairval.com.


Pour un approfondissement biographique très complet :

http://www.infobretagne.com/grignion-de-montfort.htm.
 

Louis marie grignion de montfort 45 2 
http://nouvl.evangelisation.free.fr/louis_grignon_de_montfort_extrait.htm.

Louis-Marie
Grignion de Montfort
Prêtre, Fondateur, Saint
1673-1716

Sa Jeunesse

Louis-Marie Grignion de Montfort est né en France le 31 janvier 1673 dans la petite ville de Montfort-sur-Meu, située à l'ouest de Rennes en Bretagne.
Dans la nombreuse famille de Jean-Baptiste Grignion et de son épouse Jeanne Robert, c'était l'aîné des enfants survivants.
Louis-Marie passa presque toutes ses premières années et sa petite enfance à Iffendic, à quelques kilomètres de Montfort, où son père avait acheté une ferme connue sous le nom de “Le Bois Marquer”.
D'après les personnes qui l'ont connu au début de sa vie, il faisait déjà preuve d'une maturité spirituelle peu commune à cet âge.
A l'âge de 12 ans, il entra au collège des Jésuites de St Thomas Becket à Rennes; il s'y montra très bon étudiant et aussi accentua certaines lignes de force qui devaient plus tard marquer sa vie.
Les récits d'un Prêtre de l'endroit, l'Abbé Julien Bellier, parlant de sa vie de missionnaire itinérant, l'embrasaient d'ardeur pour la prédication de missions.
Et, guidé par d'autres Prêtres, il entretint une vive dévotion à la Sainte Vierge. En même temps, il commença à éprouver les privations des déshérités, et il leur témoigna de plus en plus d'affection et de sollicitude, non seulement en théorie mais aussi d'une manière concrète.

Pendant ses années d'études, il se sentit appelé à devenir prêtre, et, au terme de ses études ordinaires, commença ses études de philosophie et de théologie, toujours au collège St Thomas de Rennes.
Cependant, grâce à un bienfaiteur, il put compléter ses études au célèbre Séminaire de Saint-Sulpice à Paris. Il se mit en route pour la capitale vers la fin de 1693.

Préparation à la prêtrise

A son départ de Rennes et au seuil d'une nouvelle vie, Louis-Marie fut l'acteur d'un petit drame indicatif du style de vie qu'il avait désormais résolu d'embrasser.
Sa famille lui avait offert un cheval pour se rendre à Paris, mais il le refusa; sa mère lui donna un costume neuf et son père lui fit cadeau de dix écus pour subvenir aux dépenses du voyage. Certains membres de sa famille l'accompagnèrent jusqu'à Cesson, où la route de Paris passait sur la rivière de la Vilaine, et c'est là qu'ils lui firent leurs adieux.
Après avoir franchi le pont, Louis-Marie profita de la première occasion pour donner ses dix écus, échanger ses habits neufs pour ceux d'un mendiant, et poursuivit ensuite sa route, résolu dès lors à vivre proche des pauvres et à ne compter que sur la Providence pour subvenir à ses besoins.
En arrivant à Paris il constata que son bienfaiteur n'avait pas fourni la somme nécessaire pour lui permettre d'entrer même au collège appelé le "Petit Saint-Sulpice", collège relié au séminaire principal mais qui en restait séparé et était destiné à accueillir les étudiants pauvres. Il logea donc dans diverses pensions de famille dirigées par les Sulpiciens: la nourriture était médiocre, et le logement exigu, et il suivait les cours de théologie de la Sorbonne.
Avec une ardeur peut-être exagérée pour la pénitence, il ajouta ses propres mortifications à celles d'une vie austère si bien qu'après moins de deux ans il était très malade et dut entrer à l'hôpital de l'Hôtel-Dieu.
Presque par miracle, il se remit de la maladie et des saignées qu'il dut subir à l'hôpital. Ce qui est peut-être encore plus miraculeux, c'est qu'à sa sortie de l'hôpital il eut la surprise d'apprendre qu'une place était réservée pour lui au Petit Saint-Sulpice, et il y entra en juillet 1695.

Saint-Sulpice avait été fondé par Jean-Jacques Olier, qui était l'un des chefs de file de ce qu'on appelle l'"Ecole française de spiritualité".
On y mettait l'accent sur le mystère de l'Incarnation, et sur la place de Marie dans le dessein Divin du Salut; c'était pour Louis-Marie l'endroit idéal où développer les thèmes de sa spiritualité personnelle.
Mais il y avait d'autres aspects de la spiritualité sulpicienne qu'il trouvait moins attrayants: la tendance à mettre le clergé sur un piédestal au point que les Prêtres couraient le risque de "s'installer" et même de céder à la suffisance.
Le temps qu'il passa à Saint-Sulpice lui fournit cependant l'occasion d'étudier la plupart des ouvrages de spiritualité alors disponibles, en particulier ceux qui concernaient la place de Marie dans la vie Chrétienne, surtout après qu'il fut nommé bibliothécaire, et il ne perdit pas cette occasion.
Il eut aussi le temps de perfectionner son enseignement du catéchisme, surtout parmi les jeunes déshérités de la paroisse de Saint-Sulpice.
Le moment vint pour lui d'être ordonné Prêtre et il le fut en juin 1700 et dit sa première Messe quelques jours plus tard à l'autel de la Sainte Vierge dans l'église de Saint-Sulpice. Il resta encore quelques mois à Paris avant de se lancer dans le Ministère Sacerdotal.

Début de son Ministère Sacerdotal

Devenu Prêtre, il fut d'abord désigné pour exercer son Ministère dans la Communauté de Saint-Clément à Nantes.
Comme le témoignent ses lettres de cette époque, il s'y trouva frustré parce qu'il n'y trouvait pas assez l'occasion de prêcher comme il se sentait appelé à le faire.
Il examina plusieurs options, même celle de se faire ermite, mais il était de plus en plus convaincu qu'il était appelé à "prêcher des missions aux pauvres", et il songea, même alors, à fonder dans ce but "une petite Compagnie de Prêtres" groupés sous l'étendard de la Sainte Vierge.
Au bout de quelques mois, Mme de Montespan, l'ancienne maîtresse convertie du roi Louis XIV qu'il avait rencontrée à Paris, le persuada de se rendre à Poitiers.
Bien qu'à contrecœur (parce qu'il ne se croyait pas appelé à "se renfermer dans un hôpital"), il accepta le poste d'aumônier de ce qu'on appelait l'"Hôpital Général", qui était une sorte d'asile où l'on enfermait les miséreux pour les soustraire à la vue du public.
Louis-Marie s'adonna au service de ces pauvres avec tout l'enthousiasme qu'il réservait normalement pour ces gens-là. Il semble que les réformes qu'il s'efforça d'introduire dans l'établissement lui attirèrent des démêlés avec les autorités et il partit pour Paris aux environs de Pâques 1703.
L'année qui suivit lui fut particulièrement pénible. Il s'adjoignit d'abord à l'équipe d'aumôniers de la Salpétrière, qui était le premier "Hôpital Général" fondé par saint Vincent de Paul, mais au bout de quelques semaines on lui demanda de partir (pour des raisons que nous ne connaissons pas).
C'est alors que commença pour lui une période pendant laquelle il fut rejeté par presque tous ses amis et ses connaissances.
Comme cela est arrivé à beaucoup d'autres saints, il semble que sa sainteté extraordinaire constituait un défi pour les personnes moins portées à prendre l'évangile au pied de la lettre, et on l'accusa d'orgueil et d'aveuglement.
Pendant près d'un an il vécut dans un logement très pauvre de la Rue du Pot de Fer, sans amis et sans Ministère précis.
Ce séjour lui fournit cependant l'occasion de méditer plus profondément sur Jésus-Christ, manifestation de la Sagesse de Dieu, et c'est probablement à cette époque qu'il composa L'Amour de la Sagesse Éternelle.

Les pauvres de Poitiers ne l'avaient pourtant pas rejeté, et ils lui écrivirent pour lui demander de revenir.
Avec l'accord de l'Évêque, il retourna à Poitiers comme Directeur de l'"Hôpital Général", et entreprit à nouveau de réformer l'établissement.
Il fut aidé dans sa tâche par une jeune femme, Marie-Louise Trichet, qui se sentait appelée à se faire religieuse et à se dévouer au service des pauvres.
Louis-Marie la persuada de venir travailler avec lui à l'"Hôpital Général", où une autre jeune femme, Catherine Brunet, la joignit plus tard.
Après de nombreuses années d'attente, ces deux femmes devaient devenir les premières Filles de la Sagesse.

Louis-Marie continuait toujours de susciter de l'opposition par ses réformes, et au bout de quelques mois l'Évêque et Marie-Louise Trichet le persuadèrent de quitter l'Hôpital une seconde fois.
Il commença à prêcher des missions à Poitiers et aux environs et avait probablement l'impression de faire le travail que Dieu l'avait appelé à faire.
Il prêcha l'une de ses premières missions dans le faubourg miséreux de Montbernage et il y utilisa plusieurs des procédés qui caractérisèrent plus tard beaucoup de ses missions: l'invitation à renouveler les promesses du Baptême, les processions et Liturgies vivantes qui attiraient les Chrétiens dont on ne s'était guère soucié dans le passé.
Mais ses succès semblent avoir suscité la jalousie de ceux qui avaient la confiance de l'Évêque, et au début du Carême de 1706 il se vit interdit de prêcher d'autres missions dans le diocèse de Poitiers.

Qu'allait-il faire? Il était de plus en plus convaincu que sa vocation était de prêcher des missions, et pourtant voilà que l'Évêque du diocèse lui interdisait de le faire.
Il songea à se tourner vers les Missions Etrangères, mais auparavant il lui fallait demander conseil à qui de droit.
Il se mit donc en route pour Rome pour y faire un pèlerinage et demander l'avis du Saint-Père, le Pape Clément XI.
Le Pape reconnut sa vocation réelle et, après lui avoir dit qu'il avait un champ d'apostolat suffisamment vaste en France, le renvoya à son pays natal avec le titre de Missionnaire Apostolique.
De retour en France, Louis-Marie se rendit d'abord au Mont Saint-Michel pour y faire une retraite avant de rechercher en Bretagne un champ d'apostolat où déployer ses efforts missionnaires.

Missions en Bretagne

Après sa retraite au Mont Saint-Michel, Louis-Marie se mit à la recherche d'une équipe de Missionnaires dirigée par l'un des plus célèbres missionnaires bretons, l'Abbé Leuduger; il les rejoignit à Dinan et fut accepté comme membre de l'équipe.
Pendant quelques mois il prêcha avec l'équipe de nombreuses missions dans les diocèses de Saint-Malo et Saint-Brieuc, dont une mission dans sa ville natale, Montfort-sur-Meu, et d'autres à Plumieux et La Chèze (où il rénova une très vieille chapelle en ruines dédiée à Notre-Dame de Pitié).
Dans les villes où se donnaient les missions, il avait toujours une préférence pour les quartiers les plus pauvres, et lançait souvent des initiatives pour secourir les pauvres, comme par exemple une soupe populaire à Dinan.

Mais il ne pouvait peut-être pas donner sa pleine mesure comme membre d'une équipe, et au bout de quelques mois il quitta l'équipe Missionnaire pour aller passer un an à Saint-Lazare, à la sortie de Montfort-sur-Meu, en compagnie de deux Frères qui s'étaient adjoints à lui.
Il s'y adonna à l'enseignement du catéchisme auprès des personnes qui visitaient l'ancien prieuré et forma les deux Frères à la vie Communautaire.
Au bout d'un an il se rendit probablement compte qu'il trouverait ailleurs davantage d'occasions de prêcher des missions et il partit travailler dans le diocèse de Nantes.

Pendant deux ans il prêcha des missions à Nantes et aux alentours et presque toutes connurent un grand succès, avec un bon nombre de conversions.
Sa réputation de grand missionnaire se propagea, et partout les gens ordinaires commencèrent à l'appeler "le bon Père de Montfort".
Il essaya de prolonger les résultats spirituels de ses missions en fondant des confraternités et associations qui encourageraient les gens à demeurer fidèles à la rénovation de leurs promesses baptismales, et aussi en érigeant des souvenirs tangibles des missions sous la forme de calvaires.
A Pontchâteau il se fit aider par plusieurs milliers de personnes pour ériger un souvenir plus impressionnant de l'Amour de Dieu sous la forme d'un calvaire géant.

Le calvaire de Pontchâteau devait pourtant lui causer bien des déceptions. La veille du jour de la Bénédiction du calvaire, l'Évêque interdit la Bénédiction car il avait appris que le roi lui-même avait ordonné la démolition du calvaire.
Cette triste affaire de la démolition par ordre royal était le résultat de la jalousie et une revanche mesquine, mais il semble bien que l'Évêque ne pouvait faire autre chose que de refréner les "excès" de ce Prêtre extraordinaire, et quelques jours plus tard il lui interdit de prêcher dans son diocèse.
Ce ne fut pas le seul cas mais peut-être le plus frappant entre tous où Louis-Marie fut invité à partager la Croix du Christ.
Il ne se laissa pas abattre par cette épreuve qui, au contraire, le porta à la réflexion et à la méditation, et il livra ses réflexions dans un court écrit, la Lettre aux Amis de la Croix.

Même si tout ministère ne lui était pas interdit dans le diocèse de Nantes, il était bien clair que s'il voulait continuer à prêcher il lui fallait aller ailleurs.
A l'invitation de l'Évêque de La Rochelle il quitta Nantes en 1711 et commença la dernière période de sa vie pendant laquelle il prêcha des missions dans les diocèses de La Rochelle et Luçon, dans la région appelée "Vendée Militaire".

Dernières années

Les cinq années d'avant sa mort en 1716 furent pour Louis-Marie des années d'activité intense.
Il était constamment occupé à prêcher des missions et se rendait de l'une à l'autre à pied. Il trouva pourtant le temps d'écrire: le Traité de la Vraie Dévotion à la Sainte Vierge, le Secret de Marie, les règles de la Compagnie de Marie et des Filles de la Sagesse, et de nombreux Cantiques qu'il utilisait dans ses missions en les faisant chanter sur des airs de danse de l'époque.
Il entreprit deux longs voyages, l'un à Paris et l'autre à Rouen, pour essayer de trouver des recrues pour sa Compagnie de Marie dont il rêvait de plus en plus alors que sa vie tirait à sa fin.
De temps à autre aussi il éprouvait le besoin de se retirer dans un endroit paisible et isolé, tel que la Forêt de Mervent ou son petit "ermitage" de Saint-Eloi près de La Rochelle.

Ses missions ont exercé une grande influence, surtout en Vendée. On a dit que l'une des raisons pour lesquelles les habitants de cette région sont restés fortement opposés aux tendances antireligieuses et anticatholiques de la Révolution Française 80 ans plus tard, était que leur Foi avait été affermie par la prédication de saint Louis-Marie.
Il eut pourtant beaucoup de difficulté à persuader d'autres Prêtres de s'adjoindre à lui et travailler avec lui comme membres de la Compagnie de Marie.
Finalement, au cours de sa dernière année, deux Prêtres, les Abbés René Mulot et Adrien Vatel, s'adjoignirent à lui, et il réunit aussi autour de lui un certain nombre de Frères qui l'aidaient dans sa tâche.

L'Évêque de La Rochelle, Mgr. Etienne de Champflour, resta pour lui un grand ami, même si d'autres continuaient de s'opposer à lui et même attentaient à sa vie.
Avec l'appui de l'Évêque, il fonda des écoles charitables pour les enfants pauvres de La Rochelle, et invita Marie-Louise Trichet et Catherine Brunet, qui attendaient patiemment à Poitiers depuis dix ans, à venir l'aider.
Elles firent enfin leur profession religieuse et c'est ainsi que naquit la Congrégation des Filles de la Sagesse. Bientôt d'autres se joignirent à elles.
En avril 1716, épuisé par le travail et la maladie, Louis-Marie se rendit finalement à Saint-Laurent-sur-Sèvre pour commencer à prêcher la mission qui devait être la dernière.
Il tomba malade au cours de la mission et mourut le 28 avril.
Des milliers de personnes assistèrent à ses funérailles dans l'église paroissiale, et peu de temps après le bruit se répandit que des miracles avaient eu lieu à son tombeau.
Les deux Prêtres de la Compagnie de Marie, les Pères Mulot et Vatel, se retirèrent à Saint-Pompain avec quelques Frères, et ce n'est que deux ans plus tard qu'ils poursuivirent l'œuvre si chère au cœur de Louis-Marie/ la prédication des missions.

En 1888 Louis-Marie fut Béatifié, et en 1947 il fut Canonisé par le Pape Pie XII.
Les Congrégations qu'il a données à l'Église, la Compagnie de Marie, les Filles de la Sagesse, et les Frères de Saint Gabriel (Congrégation qui se développa à partir du groupe de Frères réunis par saint Louis-Marie), se sont développées et propagées, en France d'abord et ensuite dans le monde entier.
Elles continuent de témoigner du charisme de saint Louis-Marie, et prolongent sa mission, qui est d'établir le Royaume de Dieu, le Règne de Jésus par Marie.

3783991879 6cfb6ff39c 1 

http://voiemystique.free.fr/ecole_francaise_t3_06.htm.

Saint Louis-Marie
Grignion de Montfort

(1673-1716)

Le triomphe du Cœur de Jésus et de
la dévotion à la Sainte Vierge

 

Louis marie de montfort

Œuvres de St Louis Marie Grignon de Montfort

St LOUIS MARIE GRIGNION DE MONTFORT : (Sommaire)

Pag 13 1

http://www.armatabianca.org/fra/consacrazione/consacrazione_7.php?sottomenu=1&level1

Les apôtres des derniers temps à la lumière de Montfort et de Fatima

Saint Louis Marie Grignion de Montfort (1673-1716) est, parmi peu de Saints, le seul, qui tient compte du futur de l’Église.
Personne d’autre. ni avant ni après, n’a parlé des apôtres des derniers temps qui préparent le retour glorieux de Jésus en combattant la dernière apocalyptique bataille qui précèdera l’avènement du Règne que nous demandons dans la Prière du « Pater ».

Dans notre publication («Les apôtres des derniers temps chez Montfort et aujourd’hui») on a approfondi ce sujet en relisant les écrits de Montfort à la lumière de l’Écriture dans les passages qui parlent des derniers temps, en les comparant aux avènements de Fatima et aux enseignements de Jean Paul II, le plus illustre porte-drapeau ecclésial de la Consécration à Christ à travers Marie selon Montfort.

Après ces réflexions on a tiré des interrogatifs merveilleux et au même temps inquiétants:
- Marie «écrasera la tête du diable et fera triompher Jésus Christ par son «talon», c’est à dire «ses humbles esclavages et ses pauvres enfants».
Le mot employé par Montfort est «enfant» qui signifie soit fils soit enfant: les enfants aussi peuvent être considérés les « apôtres des derniers temps?»
- Voilà les derniers temps auxquels fait allusion Montfort dans le Traité de la vraie dévotion à Marie en parlant des « dernières cruelles persécutions du diable» ?
- D’après Montfort, à la fin des temps il y aura lieu le retour avec puissance de Jésus dans un « déluge de feu » de Saint Esprit qui transformera à l’intérieur l’humanité (PI 16) mais au même temps il parle aussi d’un autre feu «réduira en cendres toute le terre » (PI 17):
S’agit-il de deux manifestations immédiatement successives, l’une qui construit les esprits et l’autre qui détruit la matière?
Ou bien s’agit-il d’une venue ultérieure qui désintégrera définitivement la terre, comme quelques théologiens soutiennent?
Ou bien encore tout se résumera dans une seule intervention de Miséricorde qui ne détruise pas la terre mais qui la régénère tout en réalisant des « cieux nouveaux et terres nouvelles? (Is 67,17; 2Pt3,13).

A la lumière de Fatima de la pensée de Jean Paul II et de la parole de Saint Pio de Pietrelcina («Les enfants sauveront le monde») nous pensons que parmi les apôtres des derniers temps se trouvent de plein droit les enfants avec leur offrande inconditionnelle de soi (Maman je te donne mon cœur et ma volonté, pour l’éternité, sauve l’humanité) et avec le récit du chapelet.
Leur action sera déterminante afin que tout se termine par une merveilleuse intervention de Miséricorde.
(Le menu déroulant latéral de ce site n’étant plus à jour, ouvrir soit en se servant des liens en bas de page, soit sur le lien suivant : http://www.armatabianca.org/fr/).

30221 383979036844 3265228 n 1

L’Église retient principalement de ce saint sa dévotion à Marie, développée dans son Traité de la Vraie Dévotion à la Vierge, et résumé dans Le Secret de Marie.
Pour lui, le Salut passe par Elle, Elle est une formidable espérance pour les Chrétiens. C'est pourquoi, selon Louis-Marie Grignion, le Chrétien a tout intérêt à s'abandonner complètement à l'Amour de la Mère de Dieu, qui intercède sans cesse auprès de Jésus et du Père pour les hommes, et puisqu'Elle est Immaculée, sans péché, Dieu ne peut qu'accepter les demandes qui viennent de Marie.
Cette théologie a inspiré beaucoup de nouvelles communautés : Saint-Jean, l'Eau-Vive, Marie-Reine-Immaculée-de-l'Univers, et bien d'autres encore.

La Consécration à Marie, de Louis-Marie Grignion de Montfort, est souvent prononcée par ceux qui souhaitent s'en remettre à la Vierge-Marie. La voici :

« Je vous choisis, aujourd'hui, Ô Marie,
En présence de toute la Cour Céleste, pour ma Mère et ma Reine.
Je Vous livre et consacre, en toute soumission et amour,
Mon corps et mon âme, mes biens intérieurs et extérieurs,
Et la valeur même de mes bonnes actions passées, présentes et futures,
Vous laissant un entier et plein droit de disposer de moi
Et de tout ce qui m'appartient, sans exception,
Selon Votre bon plaisir, à la plus grande Gloire de Dieu,
Dans le temps et l'éternité ».

1440b10 1

Date de dernière mise à jour : 28/04/2022

Commentaires

  • Matt Talar

    1 Matt Talar Le 10/12/2015

    Dear in Christ,

    I represent a priest who is a member of the Congregation of Marian Fathers. He wants to use the Image of St. Louis de Montfort to illustrate the book he is writing on the History of the Rosary. Do you know who owns the image? What are the conditions of obtaining and using this photo. How could we obtain the high resolution image?

    Here is the picture:

    http://www.catholictradition.org/Litanies/litany101.htm

    Thank you for your consideration.

    sincerely

    Matt Talar
    Marian Helpers Center at the National Shrine of Divine Mercy
    Congregation of Marian Fathers of BVM
    Stockbridge, MA 01263
    1-413-298-3691
    parrot pierre

    parrot pierre Le 10/12/2015

    Désolé. Je ne sais pas. Cette image se trouve partout dans les forum et les blogs.

Ajouter un commentaire