Saint Marc, Évangéliste, Évêque d’Alexandrie, Martyr († v. 75). Fête le 25 Avril.

Mercredi 25 Avril 2018 : Fête de Saint Marc, Évangéliste, Évêque d’Alexandrie, Martyr († v. 75).

San marco cathedral in venice 11Statue de Saint Marc, Évangéliste avec le lion ailé sur le toit de la Cathédrale Basilique Saint Marc à Venise (photo en grand format:  san-marco-cathedral-in-venice.jpg ).

http://nominis.cef.fr/contenus/saint/1033/Saint-Marc.html.

Saint Marc

Un des quatre évangélistes (1er s.)

Second dans l'ordre des évangiles synoptiques, serait-il l'inventeur du genre évangélique ? C'est possible puisque son livre, en mauvais grec, semé de sémitismes, fut composé très tôt à Rome, selon les données orales de Saint Pierre.
Sans doute au plus tard en 70. L'auteur en serait le jeune Jean, surnommé Marc, fils de Marie chez qui la première communauté Chrétienne de Jérusalem se réunissait pour prier (Actes 12. 12).
Il accompagne Paul et Barnabé dans leur mission à Chypre. Peu après, il refuse de suivre Paul, en partance pour l'Asie Mineure. Il préfère rentrer à Jérusalem.
Saint Paul lui en voudra, un moment, de ce lâchage : il préféra se séparer de Barnabé plutôt que de reprendre Marc (Acte 15. 39)
Mais Marc se racheta et deviendra le visiteur du vieux prisonnier à Rome. Dans le même temps, saint Pierre le traite comme un fils (1ère lettre de Pierre 5. 13).
Certains considèrent que Saint Marc aurait été l'évangélisateur de l'Egypte. Ce n'est pas invraisemblable.
D'autres affirment que son corps serait désormais à Venise. Après tout, pourquoi pas ? En tous cas, il fut un fidèle secrétaire pour Saint Pierre dont il rédigea les "Mémoires", qui sont l'évangile selon saint Marc, à l'intention des Romains.
De Jérusalem, il suivit d’abord Saint Paul dans ses voyages missionnaires, puis s’attacha aux pas de Saint Pierre, qui l’appelait son fils et dont, selon la tradition, il recueillit dans son Évangile la catéchèse aux Romains. Il aurait enfin fondé l’Église d’Alexandrie.
Martyrologe romain

Les dernières années de la vie de Marc sont partiellement voilées de mystère. Eusèbe rapporte qu’il se retira en Egypte et posa les fondements de l’Église d’Alexandrie.
À Alexandrie, Marc aurait subi le martyre à une date inconnue. Selon la tradition, son corps fut transporté à Venise en 828.
En 1968, une de ses reliques fut remise par le Cardinal Urbani au Pape d’Alexandrie Cyrille VI, pour marquer ainsi le commencement du dialogue entre Église Copte et Église Catholique après des siècles d’hostilités et d’incompréhension.

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 Saint Marc
Évangéliste, Évêque d’Alexandrie
Martyr († v. 75)

Marc était probablement de la race d'Aaron ; il était né en Galilée. Il semble avoir fait partie du groupe des soixante-douze disciples du Sauveur ; mais il nous apparaît surtout dans l'histoire comme le compagnon fidèle de l'apostolat de saint Pierre.

C'est sous l'inspiration du chef des Apôtres et à la demande des Chrétiens de Rome qu'il écrivit l'Évangile qui porte son nom.
Marc cependant ne suivit pas Saint Pierre jusqu'à son glorieux martyre ; mais il reçut de lui la mission spéciale d'évangéliser Alexandrie, l'Égypte et d'autres provinces africaines.

Le disciple ne faillit pas à sa tâche et porta aussi loin qu'il put, dans ces contrées, le flambeau de l'Évangile.
Alexandrie en particulier devint un foyer si lumineux, la perfection Chrétienne y arriva à un si haut point, que cette Église, comme celle de Jérusalem, ne formait qu'un cœur et qu'une âme dans le service de Jésus-Christ. La rage du démon ne pouvait manquer d'éclater.

Les païens endurcis résolurent la mort du Saint évangéliste et cherchèrent tous les moyens de s'emparer de lui.
Marc, pour assurer l'affermissement de son œuvre, forma un clergé sûr et vraiment apostolique, puis échappa aux pièges de ses ennemis en allant porter ailleurs la Croix de Jésus-Christ.
Quelques années plus tard, il eut la consolation de retrouver l'Église d'Alexandrie de plus en plus florissante.

La nouvelle extension que prit la Foi par sa présence, les conversions nombreuses provoquées par ses miracles, renouvelèrent la rage des païens.
Il fut saisi et traîné, une corde au cou, dans un lieu plein de rochers et de précipices. Après ce long et douloureux supplice, on le jeta en prison, où il fut consolé, la nuit suivante, par l'apparition d'un ange qui le fortifia pour le combat décisif, et par l'apparition du Sauveur Lui-même.

Le lendemain matin, Marc fut donc tiré de prison ; on lui mit une seconde fois la corde au cou, on le renversa et on le traîna en poussant des hurlements furieux.
La victime, pendant cette épreuve douloureuse, remerciait Dieu et implorait sa Miséricorde. Enfin broyé par les rochers où se heurtaient ses membres sanglants, il expira en disant : « Seigneur, je remets mon âme entre vos mains. »
Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.

Le lion et l vangile

http://calendrier.egliseorthodoxe.com/sts/stsavril/avril25.html.

Le 25 Avril nous Célébrons la mémoire du Saint Apôtre et Évangéliste MARC

Le Saint et glorieux Apôtre Marc, appelé aussi Jean, était fils d'une pieuse femme de Jérusalem, Marie, qui offrait sa maison aux disciples des Apôtres pour leurs réunions de prières.
Saint Pierre s'y rendait souvent et prit en affection le jeune Marc, qu'il instruisit dans la Foi et qu'il Baptisa, le considérant comme son fils (cf. I Pierre 5:13).
Il était aussi cousin du Saint Apôtre Barnabé, que celui-ci prit avec lui lorsqu'il partit pour Antioche en compagnie de Saint Paul (cf. Actes 12:24).
Pendant ces voyages d'évangélisation, Marc assistait humblement les deux prédicateurs, pourvoyant à leurs besoins matériels et assimilant leur enseignement.

Parvenu à Pergé de Pamphylie, Marc fut saisi de crainte devant les difficultés de la mission et se sépara de Paul et Barnabé pour retourner à Jérusalem (cf. Actes 13:13).
Saint Paul semble avoir été froissé de cette séparation, aussi, quand ils le retrouvèrent à Antioche, il se refusa à emmener : « celui qui les avait abandonnés en Pamphylie et n'avait pas été à l'œuvre avec eux » (Actes 15:37).
La discussion s'échauffa et Barnabé décida de s'embarquer pour Chypre avec Marc, alors que Paul partait avec Silas pour évangéliser la Syrie et la Cilicie (52).

Dix ans plus tard, on retrouve Saint Marc à Rome, en compagnie d'Aristarque et de Jésus le Juste, pour assister Paul dans sa captivité (cf. Col. 4:10).
De là il partit avec la Bénédiction du Grand Apôtre pour visiter les Chrétiens de Colosses. Lors de sa seconde captivité, Paul écrivant à Timothée, lui recommande d'amener Marc avec lui : «Car il m'est précieux pour le ministère» assure-t-il (II Tim. 4:11).
C'est aussi vers l'an 65 que Marc retrouva Saint Pierre à Rome, au moment où les deux Coryphées allaient subir leur martyre.
L'éclat de l'enseignement de Saint Pierre avait brillé tellement dans l'esprit des nouveaux convertis de Rome qu'ils supplièrent Marc de mettre par écrit cette doctrine Divine.
Confirmé par une révélation Divine, et avec l'accord de Pierre, il se mit à l'œuvre et rédigea de manière brève, simple, populaire et pleine de vie un résumé des actes et des paroles du Sauveur, conforme à la prédication du Coryphée des Apôtres.
Sans se préoccuper de la présentation littéraire ni de répondre à toutes les questions que pouvaient se poser les fidèles, il écrivit tout ce qui est utile au Salut et à la connaissance du Fils de Dieu fait homme, et rien de plus.

Une fois cette œuvre achevée, Saint Pierre l'envoya en Egypte pour y porter la Bonne Nouvelle.
Pendant la traversée le navire fut pris dans une tempête que Marc apaisa par sa prière, et il put faire escale dans l'île de Pittyouse, en face de la Cilicie, où il fut reçu par un notable nommé Bassos, qui avait été converti par Saint Pierre à Antioche, et grâce à son appui il convertit la plupart des habitants de l'île.
Lorsqu'il aborda à Alexandrie, la sandale de Marc, usée par la marche, s'étant rompue, il la donna à raccommoder à un savetier nommé Anien.
Celui-ci, frappé par l'éclat extraordinaire qui se dégageait du visage de l'Apôtre, laissa échapper son aiguille et se perça le doigt, en s'écriant : « Un seul Dieu ! »
Saint Marc le guérit de sa blessure et saisit cette occasion pour l'instruire sur la vérité du seul Dieu devenu homme pour notre Salut.
Anien écouta avec attention ces paroles de vie et, après avoir fait Baptiser toute sa maison, il quitta sa profession et tout attachement au monde pour devenir le plus étroit collaborateur de l'Apôtre.

Dans cette immense cité, métropole du paganisme et de la culture hellénique, la parole de l'Apôtre, simple et dépourvue des ornements futiles de la rhétorique, retentissait comme un tonnerre, et ses miracles confirmaient la prophétie du Psaume disant : « Le Seigneur mettra la parole dans la bouche de ceux qui annoncent la Bonne Nouvelle avec une grande puissance » (Ps. 67:12).
Au Nom de Jésus, Lumière du monde, il rendit la vue à un aveugle. Aussitôt on lui amena malades et possédés pour qu'il leur imposât les mains.
Et, devant le spectacle des guérisons accomplies par la puissance de Dieu, jusqu'à trois cents païens en un seul jour demandèrent à recevoir le Baptême.
De manière semblable au Christ, Marc ressuscita aussi le fils d'une veuve qui était venue se jeter en larmes à ses pieds, et la foule, voyant le jeune homme se relever, s'écria : « Il n'y a qu'un seul Dieu, le Christ prêché par Marc ! »

La semence évangélique commençant donc à germer, Marc organisa les premières institutions Liturgiques de l'Église d'Egypte, ordonna Anien Évêque d'Alexandrie avec pour le seconder trois Prêtres : Milée, Sabin et Cerdon, sept Diacres et onze autres Clercs de rang inférieur, puis il continua ses missions vers l'Ouest.

D'Alexandrie il se rendit à Mendession' et y délivra du démon un enfant aveugle. Les parents de l'enfant, au comble de la joie, lui offrirent une forte somme d'argent, mais Marc la refusa, en disant que la grâce de Dieu ne s'échange pas pour de l'argent, et il leur recommanda de le distribuer en aumônes.
Un nombre considérable de païens s'étant convertis à la suite de ce miracle, Marc fonda dans cette cité une Église et ordonna un Évêque, des Prêtres et des Diacres, puis il continua son voyage vers Cyrène de Pentapole, où il délivra nombre de païens des ténèbres de l'idolâtrie.
Il alla ensuite évangéliser la Libye. Dès son arrivée dans la capitale, la fille du phylarque Ménodore, qui était tourmentée par un démon depuis son enfance, entra dans une crise furieuse qui provoqua sa mort ; mais la Prière de l'Apôtre la ressuscita et entraîna la conversion d'un grand nombre.
De là, Saint Marc passa en Marmorique, répandant sur son passage la lumière de l'Evangile. Une nuit le Seigneur lui apparut en vision et lui ordonna de retourner à Alexandrie pour y achever sa mission.
Malgré les pleurs et les supplications des nouveaux convertis qui voulaient retenir leur père et sauveur, l'Apôtre, confirmé par une nouvelle vision lui annonçant qu'il devrait sceller sa mission par la gloire du martyre, s'embarqua pour Alexandrie, où il put admirer les progrès de l'évangélisation pendant ses deux années d'absence.

Toutefois les païens et les Juifs ne pouvaient supporter les succès remportés par le disciple du Christ et, grinçant des dents, ils cherchaient une occasion de le perdre.
Une année où la célébration de Pâques coïncidait avec la fête du dieu Sérapis, fête que les païens d'Alexandrie avaient coutume de célébrer par d'ignobles dérèglements, ils se précipitèrent sur le Saint, au moment où il célébrait la Divine Liturgie et le traînèrent jusqu'à l'amphithéâtre, où se trouvait le gouverneur, en l'accusant de pratiques magiques.
Aux accusations pleines de haine l'Apôtre répondit calmement et exposa, comme à son habitude, en peu de mots, la sublime doctrine du Salut.
Déconcerté et ne pouvant rien objecter à ses arguments, le gouverneur se tourna vers la foule, demandant ce qu'il devait faire de Marc.
Les uns criaient de le brûler devant le temple de Sérapis, les autres de le lapider. Finalement, sur l'ordre du magistrat, il fut étendu à terre, les membres écartelés, et fut cruellement fustigé.
Puis la populace, s'emparant du corps meurtri du Saint et lui passant une corde aux pieds, le traîna durant tout le jour dans les rues de la ville, en arrosant les Pierres et la terre de son sang. Le soir venu, on l'enferma en prison, où, vers minuit, un Ange vint le réconforter.
Au matin du samedi 4 avril, les bourreaux l'attachèrent à une corde et le traînèrent, comme la veille, jusqu'à un lieu escarpé, en bordure de mer, nommé Boucole, où il trouva la mort. Il était âgé de cinquante-sept ans.
Les païens voulurent brûler son corps, mais un violent orage les mit en fuite et permit aux Chrétiens de l'enlever et de le déposer dans un rocher creux.
Par la suite, on construisit une église au-dessus du tombeau du Saint Apôtre à Boucole, qui devint le haut lieu de la piété des Chrétiens d'Alexandrie.
Au IXe siècle, le corps de Saint Marc fut transporté à Venise, dans la fameuse Basilique qui lui est dédiée. (photo en grand format: san-marco-cathedral-in-venice.jpg san-marco-cathedral-in-venice.jpg )

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http://www.abbaye-saint-benoit.ch/voragine/tome01/061.htm

SAINT MARC, ÉVANGÉLISTE

Marc, Évangéliste, Prêtre de la tribu de Lévi, fut, par le Baptême, le fils (spirituel) de Saint Pierre, apôtre, dont, il était le disciple en la Parole Divine.
Il alla à Rome avec ce Saint. Comme celui-ci y prêchait la bonne nouvelle, les fidèles de Rome prièrent Saint Marc de vouloir écrire l’Évangile, pour l’avoir toujours présent à la mémoire.
Il le leur écrivit loyalement, tel qu'il l’avait appris de la bouché de son maître Saint Pierre, qui l’examina avec soin, et après avoir vu qu'il était plein de vérité, il l’approuva et le jugea digne d'être reçu par tous les fidèles*.
Saint Pierre, considérant que Marc était constant dans la Foi, le destina pour Aquilée, où après avoir prêché la Parole de Dieu, il convertit des multitudes innombrables de gentils à J.-C.

On dit que là aussi, il écrivit son Évangile que l’on montre encore à présent dans l’Église d'Aquilée, où on le garde avec grand respect.
Enfin Saint Marc conduisit à Rome, auprès de Saint Pierre, un citoyen d'Aquilée, nommé Ermagoras, qu'il avait converti à la Foi afin que l’apôtre le consacrât Évêque d'Aquilée.

Ermagoras, après avoir reçu la charge du pontificat, gouverna avec zèle cette Église : il fut pris ensuite par les infidèles et reçut la couronne du martyre.
Pour Saint Marc, il fut envoyé par Saint Pierre à Alexandrie, où il prêcha le premier la Parole de Dieu **.
A son entrée dans cette ville, au rapport de Philon, juif très disert, il se forma une assemblée immense qui reçut la Foi et pratiqua la dévotion et la continence.
Papias, Évêque de Jérusalem, fait de lui le plus grand éloge en très beau langage ; et voici ce que Pierre Damien dit à son sujet :
« Il jouit d'une si grande influence à Alexandrie, que tous ceux qui venaient en foule pour être instruits dans la Foi, atteignirent bientôt au sommet de la perfection, par la pratique de la continence; et de toutes sortes de bonnes œuvres, en sorte que l’on eût dit une communauté de Moines. On devait ce résultat moins aux miracles extraordinaires de Saint Marc et à l’éloquence de ses prédications, qu'à ses exemples éminents. »
Le même Pierre Damien ajoute qu'après sa mort, son corps fut ramené en Italie, afin que la terre où il lui avait été donné d'écrire son Évangile, eût l’honneur de posséder ses dépouilles sacrées.
« Tu es heureuse, ô Alexandrie, d'avoir été arrosée de son sang glorieux, comme toi, en Italie, tu ne l’es pas moins de posséder un si rare trésor. »

On rapporte que Saint Marc fut doué d'une si grande Humilité qu'il se coupa le pouce afin que l’on ne songeât pas à l’ordonner Prêtre *.
Mais par une disposition de Dieu et par l’autorité de Saint Pierre, il fut choisi pour Évêque d'Alexandrie:
A son entrée dans cette ville, sa chaussure se rompit et se déchira subitement; il comprit intérieurement ce que cela signifiait, et dit : « Vraiment, Le Seigneur a raccourci mon chemin, et Satan ne sera pas un obstacle pour moi, puisque Le Seigneur  m’a absous des œuvres de mort. »

Or, Marc voyant un savetier qui cousait de vieilles chaussures, lui donna la sienne à raccommoder : mais en le faisant, l’ouvrier se blessa grièvement à la main gauche, et se mit à crier : « Unique Dieu. »
En l’entendant, l’homme de Dieu dit : « Vraiment Le Seigneur a rendu mon voyage heureux. »
Alors il fit de la boue avec sa salive et de la terre, l’appliqua sur la main du savetier qui fut instantanément guéri.
Cet homme, voyant le pouvoir extraordinaire de Marc, le fit entrer chez lui et lui demanda qui il était, et d'où il venait.
Marc lui avoua être le serviteur du Seigneur Jésus.

L'autre lui dit : « Je voudrais bien le voir. » Je te le montrerai, lui répondit Saint Marc. » Il se mit alors à lui annoncer l’Évangile de J.-C. et le Baptisa avec tous ceux de sa maison.

Les habitants de la ville ayant appris l’arrivée d'un Galiléen, qui méprisait les sacrifices de leurs dieux, lui tendirent des pièges.
Saint Marc, en ayant été instruit, ordonna Évêque Anianus, cet homme-là même qu'il avait guéri *, et partit pour la Pentapole, où il resta deux ans, après lesquels il revint à Alexandrie.

Il y avait fait élever une église sur les rochers qui bordent la mer, dans un lieu appelé Bucculi ** ; il y trouva le nombre des Chrétiens augmenté.
Or, les prêtres des temples cherchèrent à le prendre; et le jour de Pâques, comme Saint Marc célébrait la- Messe, ils s'assemblèrent tous au lieu où était le Saint, lui attachèrent une corde au cou et le traînèrent par toute la ville en disant : « Traînons le buffle au Bucculi ***. »

Sa chair et son sang étaient épars sur la terre et couvraient les pierres, ensuite il fut, enfermé dans une prison où un ange le fortifia.
Le Seigneur J.-C. Lui-même daigna le visiter et lui dit pour, le conforter : « La Paix soit avec toi, Marc, mon Évangéliste; ne crains rien car je suis avec toi pour te délivrer. »
Le matin arrivé, ils lui jettent encore une fois une corde au cou, et le traînent çà et là en criant : « Traînez le buffle au Bucculi. »
Au milieu de ce supplice, Marc rendait grâces à Dieu en disant : « Je remets mon esprit entre vos mains. »
Et en prononçant ces mots, il expira. C'était sous Néron, vers l’an 57.

Comme les païens le voulaient brûler, soudain, l’air se trouble, une grêle s'annonce, les tonnerres grondent, les éclairs brillent, tout le monde s'empressa de fuir, et le corps du Saint reste intact.
Les Chrétiens le prirent et l’ensevelirent dans l’église en toute révérence.

Voici le portrait de Saint Marc * : Il avait le nez long, les sourcils abaissés, les yeux beaux, le front un, peu chauve, la barbe épaisse.
Il était de belles manières, d'un âge moyen ; ses cheveux commençaient à blanchir, il était affectueux, plein de mesure et rempli de la grâce de Dieu.

Saint Ambroise dit de lui : « Comme le bienheureux Marc brillait par des miracles sans nombre, il arriva qu'un cordonnier auquel il avait donné sa chaussure à raccommoder, se perça la main gauche dans son travail, et en se faisant la blessure, il cria: « Un Dieu! » Le serviteur de Dieu fut tout joyeux de l’entendre : il prit de la boue qu'il fit avec sa salive, en oignit la main de l’ouvrier qu'il guérit à l’instant et avec laquelle cet homme put continuer son travail. Comme le Sauveur il guérit aussi un aveugle-né. »

L'an de l’Incarnation du Seigneur 468, du temps de l’empereur Léon, des Vénitiens transportèrent le corps de Saint Marc, d'Alexandrie à Venise, où fut élevée, en l’honneur du Saint, une église d'une merveilleuse beauté.
Des marchands vénitiens, étant allés à Alexandrie; firent tant par dons et par promesses auprès de deux Prêtres, gardiens du corps de Saint Marc, que ceux-ci le laissèrent enlever en cachette et emporter à Venise.
Mais comme on levait le corps du tombeau, une odeur si pénétrante se répandit dans Alexandrie que tout le monde s'émerveillait d'où pouvait venir une pareille suavité.

Or; comme les marchands étaient en pleine mer, ils découvrirent aux navires qui allaient de conserve avec eux qu'ils portaient le corps de Saint Marc; un des gens dit :
« C'est probablement le corps de quelque Égyptien que l’on vous a donné, et vous pensez emporter le corps de Saint Marc. »
Aussitôt le navire qui portait le corps de Saint Marc vira de bord avec une merveilleuse célérité et se heurtant contre le navire où se trouvait celui qui venait de parler, il en brisa un côté.
Il ne s'éloigna point avant que tous ceux qui le montaient n'eussent acclamé qu'ils croyaient que le corps de Saint Marc s'y trouvât.

Une nuit, les navires étaient emportés par un courant très rapide, et les nautoniers; ballottés par la tempête et enveloppés de ténèbres, ne savaient où ils allaient; Saint Marc apparut au Moine gardien de son corps, et lui dit : « Dis à tout ce monde de carguer vite les voiles, car ils ne sont pas loin de la terre. » Et on les cargua.
Quand le matin fut venu, on se trouvait vis-à-vis une île. Or, comme on longeait divers rivages, et qu'on cachait à tous le saint trésor, des habitants vinrent et crièrent : « Oh! Que vous êtes heureux, vous qui portez le corps de Saint Marc ! Permettez que nous lui rendions nos profonds hommages. »
Un matelot encore tout à fait incrédule est saisi par le démon et vexé jusqu'au moment où, amené auprès du corps, il avoua qu'il croyait que c'était celui de Saint Marc.
Après avoir été délivré, il rendit gloire à Dieu et eut par la suite une grande dévotion au Saint.

Il arriva que, pour conserver avec plus de précaution le corps de Saint Marc, on le déposa au bas d'une colonne de marbre, en présence d'un petit nombre de personnes; mais par le cours du temps, les témoins étant morts, personne ne pouvait savoir, ni reconnaître, à aucun indice, l’endroit où était le saint trésor.
Il y eut des pleurs dans le clergé, une grande désolation chez les laïcs, et un chagrin profond dans tous.
La peur de ce peuple dévot était en effet qu'un patron si recommandable n'eût été enlevé furtivement.
Alors on indique un jeûne solennel, on ordonne une procession plus solennelle encore ; mais voici que, sous les veux et à la surprise de tout le monde, les pierres se détachent de la colonne et laissent voir à découvert la châsse où le corps était caché.

A l’instant on rend des actions de grâces au Créateur quia daigné révéler le Saint patron ; et ce jour, illustré par la gloire d'un si grand prodige, fut fêté dans la suite des temps *.

Un jeune homme, tourmenté par un cancer dont les vers lui rongeaient la poitrine, se mit à implorer d'un cœur dévoué les suffrages de Saint Marc; et voici que, dans son sommeil, un homme en habit de pèlerin lui apparut se hâtant dans sa marche.
Interrogé par lui qui il était et où il allait en marchant si vite, il lui répondit qu'il était Saint Marc, qu'il courait porter secours à un navire en péril qui l’invoquait.
Alors il étendit la main, en toucha le malade qui, à son réveille matin, se sentit complètement guéri.
Un instant après le navire entra dans le port de Venise et ceux qui le montaient racontèrent le péril dans lequel ils s'étaient trouvés et comme Saint Marc leur était venu en aide.
On rendit grâces pour ces deux miracles et Dieu fut proclamé admirable dans Marc, son Saint.

Des marchands de Venise qui allaient à Alexandrie sur un vaisseau sarrasin, se voyant dans un péril imminent, se jettent dans une chaloupe, coupent la corde, et aussitôt le navire est englouti dans les flots qui enveloppent tous les Sarrasins.
L'un d'eux invoqua Saint Marc et fit comme il put vœu de recevoir le Baptême et de visiter son église, s'il lui prêtait secours.
A l’instant, un personnage éclatant lui apparut, l’arracha des flots et le mit avec les autres dans la chaloupe.
Arrivé à Alexandrie, il fut ingrat envers son libérateur et ne se pressa ni d'aller à l’église de Saint Marc, ni de recevoir les Sacrements de notre Foi.
De rechef Saint Marc lui apparut et lui reprocha son ingratitude. Il rentra donc en lui-même, vint à Venise, et régénéré dans les fonts sacrés du Baptême, il reçut le nom de Marc.
Sa Foi en J.-C. fut parfaite et il finit sa vie dans les bonnes œuvres.

 — Un homme qui travaillait au haut du campanile de Saint Marc de Venise, tombe tout à coup à l’improviste; ses membres sont déchirés par lambeaux; mais, dans sa chute, il se rappelle Saint Marc, et implore son patronage alors il rencontre une poutre qui le retient.
On lui donne une corde et il s'en relève sans blessure; il remonte ensuite à son travail avec dévotion pour le terminer.

 — Un esclave au service d'un noble habitant de la Provence, avait fait vœu de visiter le corps de Saint Marc; mais il n'en pouvait obtenir la permission : enfin il tint moins de compte de la peur, de son maître temporel que de son maître Céleste.
Sans prendre congé, il partit avec dévotion pour accomplir son vœu. A son retour, le maître, qui était fâché, ordonna de lui arracher les yeux.
Cet homme cruel fut favorisé dans son dessein par des hommes plus cruels encore qui jettent, par terre, le serviteur de Dieu, lequel invoquait Saint Marc, et s'approchent avec des poinçons pour lui crever les yeux : les efforts qu'ils tentent sont inutiles, car le fer se rebroussait et se cassait tout d'un coup.
Il ordonne donc que ses jambes soient rompues et ses pieds coupés à coups de haches, mais le fer qui est dur de sa nature s'amollit comme le plomb.
Il ordonne qu'on lui brise la figure et les dents avec des maillets de fer; le fer perd sa force et s'émousse par la puissance de Dieu.

A cette vue son maître stupéfait demanda pardon et alla avec son esclave visiter en grande dévotion le tombeau de Saint Marc.

 — Un soldat reçut au bras dans une bataille une blessure telle que sa main restait pendante.
Les médecins et ses amis lui conseillaient de la faire amputer; mais ce soldat qui était preux, honteux d'être manchot, se fit remettre la main à sa place et l’assujettit avec des bandeaux sans aucun médicament.
Il invoqua les suffrages de Saint Marc et sa main fut guérie aussitôt : il n'y resta qu'une cicatrice qui fut un témoignage d'un si grand miracle et un monument d'un pareil bienfait.

 — Un homme de la ville de Mantoue, faussement accusé par des envieux, fut mis en une prison, où, après être resté 40 jours dans le plus grand ennui, il se mortifia par un jeûne de trois jours en invoquant le patronage de Saint Marc.
Ce Saint lui apparaît et lui commande de sortir avec confiance de sa prison. Cet homme, que l’ennui avait endormi, ne se mit pas en peine d'obéir aux ordres du Saint, tout en se croyant le jouet d'une illusion.
Il eut une seconde et une troisième apparition du Saint qui lui renouvela les mêmes ordres.
Revenu à soi, et voyant la porte ouverte, il sortit avec confiance de la prison et brisa ses entraves comme si c'eût été des liens d'étoupes.
Il marchait donc en plein jour au milieu des gardes et des autres personnes présentes, sans être vu, tandis que lui voyait tout le monde. Il vint au tombeau de Saint Marc pour s'acquitter dévotement de sa dette de remerciements.

L'Apulie entière était en proie à la stérilité, et pas une goutte de pluie n'arrosait cette terre. Alors il fut révélé que c'était un châtiment de ce qu'on ne célébrait pas la Fête de Saint Marc.

Donc on invoqua ce Saint et on promit de fêter avec Solennité le jour de sa Fête.
Le Saint fit cesser la stérilité et renaître l’abondance en donnant un air pur et une pluie convenable.

 — Environ l’an 1212, il y avait à Pavie, dans le, couvent des Frères Prêcheurs, un Frère de sainte et religieuse vie, nommé Julien, originaire de Faënza, jeune de corps, mais vieux d'esprit; dans sa dernière maladie il s'inquiéta de sa position auprès du prieur, qui lui répondit que sa mort était prochaine.
Aussitôt la figure du malade devint resplendissante de, joie et il se mit à crier en applaudissant des mains et de tous ses membres : « Faites place, mes frères, car ce sera dans un excès d'allégresse que mon âme va sortir de mon corps, depuis que j'ai entendu d'agréables nouvelles. »
Et en élevant les mains- au Ciel, il se mit à dire : « Educ de custodia animam meam, etc. Seigneur, tirez mon âme de sa prison. Malheureux homme que je suis! Qui me délivrera de ce corps de mort? »
Il s'endormit alors d'un léger sommeil, et vit venir à lui Saint Marc qui se plaça à côté de son lit : et une voix qui s'adressait au Saint, lui dit : « Que faites-vous, ici, ô Marc? »
Celui-ci répondit : « Je suis venu trouver ce mourant, parce que son Ministère a été agréable à Dieu. »
La voix se fit encore entendre : « Comment se fait-il que de tous les Saints, ce soit vous de préférence qui soyez venu à lui? »
«C'est, répondit-il, parce qu'il a eu pour moi une dévotion spéciale et qu'il a visité avec une dévotion toute particulière le lieu où repose mon corps.
C'est donc pour cela que je suis venu le visiter à l’heure de sa mort. »

Et voici que des hommes couverts d'aubes blanches remplirent toute la maison. Saint Marc leur dit : « Que venez-vous faire ici ? »
« Nous venons, répondirent-ils, pour présenter l’âme de ce Religieux devant Le Seigneur. »

A son réveil, ce frère envoya chercher aussitôt le Prieur qui  m’a lui-même raconté ces faits, et lui rendant compte de tout ce qu'il avait vu, il s'endormit heureusement et en grande joie dans le Seigneur *.

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Date de dernière mise à jour : 25/04/2018