Saint Richard de Chichester, Chancelier de l'université d'Oxford, Évêque. Fête le 03 Avril.

Dimanche 03 Avril 2022 : Fête de Saint Richard de Chichester, Chancelier de l'université d'Oxford, Évêque de Chichester (1197-1253).

Saint richard de chichester 11

Statue de Saint Richard à l’extérieur de la Cathédrale de Chichester.

http://nominis.cef.fr/contenus/saint/913/Saint-Richard-de-Chichester.html

Saint Richard de Chichester

Chancelier de l'université d'Oxford, Évêque de Chichester (? 1253)

Confesseur et Évêque de Chichester.
Gentleman anglais, né à Wiche dans le Worcestershire, le second fils des châtelains locaux se montre d'abord secourable à ses parents ruinés, en travaillant à la ferme familiale.
Devenu adulte, il peut enfin assouvir sa passion des études à Oxford, Paris et Bologne, les trois perles universitaires de l'époque.
En 1235, il devient chancelier de l'Université d'Oxford. Il n'a pas 40 ans. Juriste réputé, le voilà conseiller des trois Archevêques successifs de Cantorbéry : Edmond, Riche et Boniface de Savoie.
Il défend l'indépendance de l'Église face au pouvoir royal. Tardivement ordonné Prêtre en France, il est d'abord curé de paroisse avant de redevenir chancelier de l'Archevêque.
Promu Évêque de Chichester, chef-lieu du Sussex Occidental, il y restera une décennie, persécuté par Henri III, mais vénéré de ses diocésains.
De nombreuses paroisses sont sous son patronage comme celle de Chichester en Angleterre où l'hôpital aussi porte son nom, celle de Barnesville aux États-Unis.

À Chichester en Angleterre, l’an 1253, Saint Richard, Évêque, qui fut privé par le roi Henri III de son temporel, obligé de loger dans une maison d’emprunt et de manger à la table d’autrui, mais, malgré ces entraves, il visita à pied ses paroisses, veilla à la dignité du culte et aux mœurs des Prêtres et, quand son temporel lui fut restitué, distribua de larges aumônes aux pauvres.

Martyrologe romain.

Richardchichester 2

https://levangileauquotidien.org/FR/display-saint/97a1bd20-1890-44a9-b032-a658ec2ae835

Saint Richard
Évêque de Chichester
(1197-1253)

Richard naquit en Angleterre vers le 1197. Ses parents occupaient alors un rang élevé et jouissaient d'une belle fortune ; mais ils tombèrent dans une misère si profonde, qu'après leur mort, leur fils aîné fut longtemps retenu en prison pour dettes.
Richard, son frère, travailla généreusement à sa délivrance ; mais il s'appauvrit lui-même au point d'être obligé de gagner sa vie comme valet de ferme.

Bientôt il put aller à Paris continuer les bonnes études qu'il avait déjà faites dans sa jeunesse.
Il se lia d'amitié avec deux amis aussi pauvres que lui ; ils n'avaient qu'un manteau à tous les trois et se voyaient obligés de n'aller prendre leurs leçons que l'un après l'autre.
Leur nourriture était plus que frugale, un peu de pain et de vin leur suffisait, et ils ne mangeaient de chair ou de poisson que le dimanche.
Cependant Richard assura depuis que ce fut là pour lui le beau temps, tant il était absorbé par la passion de l'étude.
Ses succès furent prompts et remarquables, si bien qu'à son retour en Angleterre il professa fort brillamment à l'Université d'Oxford.

Quelques années plus tard, sa modestie, sa chasteté, sa douceur et sa dévotion lui attirèrent le respect et l'amour de tout le monde ; il fut élu chancelier de l'Université.
Nommé ensuite Évêque de Chichester, il eut à subir quelques temps les vexations du roi Henri III, en guerre avec Rome, mais il rétablit la paix par ses prières et ses procédés de conciliation.

Devenu désormais libre dans l'exercice de son Ministère, il se fit remarquer par sa grande condescendance pour les petits et par sa miséricorde pour les pauvres.
Comme on lui disait que ses dépenses excédaient ses revenus : « Il vaut mieux, dit-il, vendre son cheval et sa vaisselle d'argent que de laisser souffrir les pauvres, membres de Jésus-Christ. »

Un jour, distribuant du pain, il en eut assez pour contenter trois mille pauvres, et il lui en resta pour cent autres qui survinrent après.
Ces multiplications merveilleuses se renouvelèrent plusieurs fois. Il honorait les Religieux et les embrassait souvent :
« Qu'il est bon, disait-il, de baiser les lèvres qui exhalent l'encens des saintes Prières offertes au Seigneur ! »
Il mourut en baisant le Crucifix et en invoquant Marie contre les ennemis du Salut.

Date de dernière mise à jour : 03/04/2022

Ajouter un commentaire