Sainte Gianna (Jeanne) Beretta Molla, Mère de famille, médecin exemplaire (1922-1962). Fête le 28 Avril.

Samedi 28 Avril 2018 : Fête de Sainte Gianna (Jeanne) Beretta Molla, Mère de famille, médecin exemplaire (1922-1962).

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http://nominis.cef.fr/contenus/saint/10023/Sainte-Jeanne-Beretta-Molla.html.

Sainte Jeanne Beretta Molla

Mère de famille (✝ 1962).

Biographie, site du Vatican. Photo.
"Une jeune mère du diocèse de Milan qui, pour donner la vie à sa fille, a sacrifié la sienne dans une immolation préméditée" (Paul VI)
Elle a été Béatifiée par Jean Paul II le 24 avril 1994, lors de l'Année Internationale de la Famille.
Homélie du pape Jean-Paul II lors de la canonisation le VIe Dimanche de Pâques, 16 mai 2004
À Magenta dans le Milanais, en 1961, la Bienheureuse Jeanne Beretta Molla, mère de famille, qui, alors qu’elle était enceinte dans des conditions difficiles, préféra donner la vie à son enfant au péril de la sienne.
Martyrologe romain.

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Sainte Jeanne Beretta Molla
Mère de famille, médecin exemplaire

Gianna Beretta est née à Magenta (Milan) le 4 Octobre 1922. Dès son enfance, elle accueille avec une adhésion totale le don de la Foi et une éducation fortement Chrétienne qu'elle reçoit de ses parents extraordinaires. Ceci la porte à considérer la vie comme un don merveilleux de Dieu, à avoir confiance en la Providence, à être certaine de la nécessité et de l'efficacité de la Prière.

Durant les années de lycée et d'université, alors qu'elle s'adonne avec sérieux aux études, elle traduit sa Foi en s'engageant dans un apostolat généreux pour les jeunes de l'Action Catholique Italienne et charitable pour les personnes âgées et les pauvres avec la Conférence St-Vincent-de-Paul.

Docteur en médecine et en chirurgie en 1949 à l'Université de Pavie, elle ouvre en 1950 un dispensaire à Mesero, près de Magenta. Elle se spécialise en pédiatrie à l'Université de Milan en 1952 et préfère parmi ses assistés les mamans, les enfants, les personnes âgées et les pauvres.

Alors qu'elle remplit sa charge de médecin, qu'elle ressent et pratique comme une « mission », elle accroît encore son engagement dans l'Action Catholique, en se donnant sans compter pour les « plus jeunes ».
En même temps, elle exprime en faisant du ski et de l'alpinisme sa grande joie de vivre et son bonheur de jouir de l'œuvre de Dieu dans la nature.
Elle s'interroge, prie et fait prier pour sa vocation qu'elle considère aussi comme un don de Dieu.
En choisissant l'appel au mariage, elle y répond avec tout son enthousiasme et elle s'y donne totalement : « pour former une famille vraiment Chrétienne ».

Elle se fiance avec l'Ingénieur Pietro Molla et, durant les fiançailles, elle est radieuse par son comportement et par son sourire.
Elle en remercie sans cesse le Seigneur. Elle se marie le 24 Septembre 1955 dans la Basilique St-Martin à Magenta.
Elle est une femme heureuse. En novembre 1956, elle devient maman pour la première fois : Pierluigi naît ; puis en décembre 1957, c'est Mariolina ; en juillet 1959, c'est Laura la troisième.
Elle sait harmoniser avec simplicité et équilibre ses devoirs de mère, d'épouse, de médecin et sa grande joie de vivre.

En septembre 1961, vers le 2ème mois d'une nouvelle grossesse, elle connaît la souffrance et le mystère de la douleur : un fibrome à l'utérus apparaît. Il faut l'opérer.
Tout en sachant les risques que cela comporte de continuer la grossesse, elle supplie le chirurgien de ne pas recourir à l'avortement, mais de sauver la vie qu'elle porte en elle et elle se confie à la Prière et à la Providence.

La vie est sauve. Elle remercie le Seigneur et passe les 7 mois qui la séparent de la naissance avec une force d'âme incomparable et avec une ardeur de chaque instant comme mère et médecin.
Anxieuse, elle craint que son bébé puisse naître souffrant et demande à Dieu que cela lui soit
épargné.

Quelques jours avant l'accouchement, tout en se confiant pleinement à la Providence, elle est prête à donner sa vie pour sauver celle de son enfant :
« Si vous devez décider entre moi et l'enfant, n'hésitez pas : choisissez, et je l'exige, l'enfant. Sauvez-le ».
Le matin du 21 Avril 1962, Gianna Emanuela est née, saine et sauve.

Le matin du 28 Avril, malgré tous les efforts et les soins pour sauver aussi la mère, au milieu de douleurs indicibles, après avoir répété: « Jésus, je t'aime. Jésus, je t'aime », elle meurt saintement.
Elle avait 39 ans. Son enterrement est une grande manifestation unanime de profonde émotion, de Foi et de Prière. Elle repose aujourd'hui au cimetière de Mesero, à 4 km de Magenta.

« Immolation préméditée », c'est ainsi que Paul VI a défini le geste de la Bienheureuse Jeanne à l'Angélus du 23 Décembre 1973 en évoquant « Une jeune mère du diocèse de Milan qui, pour donner la vie à sa fille, a sacrifié la sienne dans une immolation préméditée ». La référence Christologique au Calvaire et à l'Eucharistie du Saint Père est évidente.

Gianna Beretta Molla a été Béatifiée le 24 Avril 1994, lors de l'Année Internationale de la Famille, et Canonisée, le 16 Mai 2004, par le Pape Saint Jean Paul II (Karol Józef Wojtyła, 1978-2005).

L'Ingénieur Pietro Molla, avec les enfants Pierluigi, Laura et la dernière fille Gianna Emanuela, étaient présents lors de la cérémonie : c’était la première fois, dans l’histoire millénaire de l’Église, qu’il se vérifiait un cas pareil.

(sources du Vatican : http://www.vatican.va/news_services/liturgy/saints/ns_lit_doc_20040516_beretta-molla_fr.html ).

Img 106 70 sgianna courmayeur Pour un approfondissement biographique et détaillé :
 & >>> Sainte Jeanne Beretta Molla

 

Tumblr m5x1m4lkgi1rz7spbo1 1280Je voudrais terminer par un bref aperçu de la vie d’une autre personne. Il s’agit de Chiara Corbella (28 ans). Ce n’est pas encore une Sainte (elle est morte le 13 Juin 2012, il y a presque 6 ans), et pourtant sa vie suit le même chemin que celle de Sainte Gianna Beretta Molla…aussi je me permets de la signaler ici face à un monde qui prône les libertés sexuelles et l’avortement des bébés…d’autres personnes choisissent le choix du Sacrifice pour sauver la vie d’un bébé à naître.
Le mari dira à ce propos : Le monde, aujourd'hui, encourage les gens à prendre de mauvaises décisions par rapport aux enfants à naître, aux malades, aux vieillards, mais Le Seigneur répond avec des histoires comme la nôtre.

Chiara 1

http://leblogdejeannesmits.blogspot.com/2012/06/je-vais-au-ciel-la-mort-dune-nouvelle.html.

“Je vais au Ciel” : la mort d'une nouvelle sainte Gianna Beretta Molla

Ils étaient radieux, rayonnants de joie lorsqu'ils ont pu parler au Pape, début mai, à la fin d'une audience du mercredi.
 Chiara et Enrico Petrillo Corbella étaient venus lui présenter leur petit Francesco, né il y a un peu plus d'un an.
Et dire que Chiara allait mourir. Bientôt. Car elle avait refusé les traitements lourds qui auraient pu la sauver d'un cancer très agressif pour ne pas risquer de porter atteinte à la vie de leur troisième enfant.
Benoît XVI en avait été profondément ému, caressant l'enfant, les touchant avec tendresse.

Chiara est morte le 13 juin. Dans la Paix de Dieu qui dépasse toute intelligence.

Ses obsèques ont été célébrées en l'église Sainte-Françoise-Romaine de Rome, le 16 juin, par le vicaire général de Rome, le cardinal Vallini.
Il a souligné combien l'histoire de Chiara ressemblait à celle de sainte Gianna Beretta-Molla qui s'est sacrifiée pour laisser vivre sa fille Gianna, aujourd'hui une ambassadrice émouvante du respect de la vie.

Le mariage et la vie de Chiara et Enrico, membres d'une paroisse Franciscaine, ont été profondément marqués par le pontificat de Jean-Paul II.
Et leur union est devenue un véritable Evangile de la Vie. Leurs deux premiers enfants, Maria et David, étaient atteints de malformations graves décelées in utero.
Maria, atteinte d'anencéphalie, est morte 30 minutes après sa naissance. David, né sans jambes et avec de graves lésions internes, n'a vécu que quelques heures.
Chiara et Enrico n'ont même pas songé à avorter : c'était la « solution » qui leur était proposée…
Le couple allait bientôt témoigner dans les rencontres pro-vie de la beauté de ces petites vies respectées jusqu'au bout.
Leur entourage leur disait d'attendre avant d'avoir un nouvel enfant.
« Nous étions de plus en plus amoureux l'un de l'autre et de Jésus. Nous n'avons jamais été déçus par cet amour, nous n'avons jamais perdu de temps », devait confier Enrico après la mort de sa femme.

L'annonce d'une troisième grossesse où, cette fois, tout allait bien, fut vite assombrie, fin 2010, par un diagnostic de cancer particulièrement grave.
Chiara et Enrico se trouvaient devant un dilemme tragique : accepter les traitements qui entraîneraient la mort de leur nouveau bébé – choix moralement acceptable, puisque cette mort ne serait ni recherchée ni désirée, ni directement provoquée – ou bien laisser filer le cancer, mais laisser naître l'enfant. Ils optèrent, ensemble, pour l'héroïsme.

Chiara corbella2 240x317 1Rapidement, Chiara allait perdre la vue dans un œil. Le cancer évoluait. Francesco est né le 30 mai 2011.
Et sa jeune maman -28 ans- se préparait à le quitter. Les traitements entamés dès la naissance ne feraient pas d'effet.

Une semaine avant sa mort, Chiara a écrit une lettre à son garçon. « Je vais au Ciel pour m'occuper de Maria et David. Toi, tu restes ici avec Papa. Je prierai pour toi. »
Elle lui a écrit que Dieu l'avait voulu de toute éternité, qu'Il lui montrerait le chemin à suivre, que la Joie de l'éternité nous est déjà donnée ici-bas.

Enrico, lui, a beaucoup parlé de ses derniers mois et de ses derniers jours avec sa femme. Témoignant sur Radio Vatican, il livré ces mots magnifiques et courageux :

« C'était merveilleux de découvrir cet amour qui ne cessait de grandir face à tant de problèmes. (…)
Le monde, aujourd'hui, encourage les gens à prendre de mauvaises décisions par rapport aux enfants à naître, aux malades, aux vieillards, mais le Seigneur répond avec des histoires comme la nôtre.


Nous sommes ceux qui aiment philosopher à propos de la vie, de qui l'a créée, et au bout nous nous laissons embrouiller jusqu'à vouloir devenir propriétaires de la vie, et échapper à la croix que le Seigneur nous donne.
La vérité, c'est que la croix – si vous l'embrassez avec Le Christ – cesse d'être aussi laide qu'elle la paraît.
Si vous mettez votre confiance en Lui, vous découvrez que ce feu, que cette croix ne brûlent pas, et qu'on peu trouver la Paix dans la souffrance, et la Joie dans la mort.


J'ai passé beaucoup de temps cette année à méditer la phrase de l'Evangile qui dit que le Christ donne une croix qui est douce et un fardeau léger.
Lorsque je regardais Chiara sur le point de mourir, j'étais évidemment très triste. Mais j'ai rassemblé mon courage et quelques heures avant sa mort – il était huit heures du matin, et Chiara est morte à midi – j'ai osé lui demander.


J'ai dit : “Mais Clara, mon amour, cette croix est-elle vraiment douce, comme le dit le Seigneur ?”
Elle m'a regardé et elle m'a souri, et d'une voix douce elle a dit : “Oui, Enrico, elle est très douce.”
En ce sens la famille ne l'a pas vue mourir paisiblement, mais dans la Joie, ce qui est complètement différent. »


Lorsque son fils sera grand, a-t-il ajouté, il lui dira que « c'est merveilleux de se laisser aimer par Dieu, car lorsqu'on se sent aimé, on peut tout faire : c'est ce qu'il y a de plus important dans la vie, se laisser aimer afin d'aimer et de mourir heureux. »
552912 10150907353527424 1194800610 n« Je lui dirai que c'est ce que sa mère, Chiara, a fait. Elle s'est laissée aimer, et en un certain sens, je crois qu'elle aimait tout le monde de cette manière.
Je la sens plus vivante que jamais. La voir mourir heureuse aura été pour moi un défi lancé à la mort. »


Enrico a expliqué enfin qu'ils avaient appris de leurs trois enfants qu'il n'y a pas de différence entre une vie qui dure 30 minutes et une vie qui dure 100 ans.

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Date de dernière mise à jour : 28/04/2018