Bienheureux Peter Friedhofen, ancien ramoneur, Fondateur. Fête le 21 Décembre.

Mardi 21 Décembre 2021 : Fête du Bienheureux Peter Friedhofen, ancien ramoneur, Fondateur des “Frères de la Miséricorde de Marie Auxiliatrice” (1819-† 1860).

Bruder peter friedhofen 1819 1860 11Pierre Friedhofen. Téléversé par Benedictus1107

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Bienheureux Pierre Friedhofen

Fondateur de la Congrégation des Frères de la Miséricorde de Marie-Auxiliatrice (? 1860)

Il naquit à Coblence sur les bords du Rhin. Orphelin de père et de mère dès son jeune âge, il connut d'abord la vie professionnelle.
A l'âge de trente ans, il se donne entièrement à Dieu et au service des malades pour lesquels il fonda la Congrégation des Frères de la Miséricorde de Marie-Auxiliatrice.

Sa grande activité l'épuisa et il avait à peine quarante-et-un ans quand il entra dans la Maison de Dieu.
Béatifié le 23 Juin 1985 par Saint Jean-Paul II (homélie en italien).

À Coblence en Rhénanie, l’an 1860, le Bienheureux Pierre Friedhofen, Religieux. Chargé d’abord de l’entretien des chemins, il fonda la Congrégation des Frères de la Miséricorde de Marie Auxiliatice, pour laquelle il souffrit, d’un cœur égal, beaucoup de moqueries et de tracas.
Martyrologe romain

«Dans la personne du Bienheureux Pierre Friedhofen, l’Église honore un homme dont le programme de vie et d’action se révèle en avance sur son temps, au point de sembler aussi actuel aujourd’hui que la Bonne Nouvelle de Jésus-Christ elle-même.» (Jean-Paul II).

Peter friedhofen 2

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Bienheureux Peter Friedhofen
ancien ramoneur, Fondateur des
Frères de la Miséricorde de Marie Auxiliatrice

Pierre Friedhofen naît le 25 Février 1819 à Weitersburg près de Coblence, petit village de 300 habitants, tous Catholiques, qui domine la vallée du Rhin. Il est le sixième de sept enfants d’une famille profondément Chrétienne.
L’année suivante son père, qui était fermier, mourut. A neuf ans, ce fut au tour de sa mère...

Les enfants furent plongés dans un tel état de pauvreté que la commune de Vallendar, à laquelle appartenait leur village, les prit en charge.
Une bonne dame assuma l’éducation des trois plus petits ; mais la gêne matérielle obligea le jeune Pierre à des absences fréquentes à l’école.

A treize ans, il rejoignit son grand frère Jacob, qui était ramoneur à Ahrweiler, pour apprendre le métier avec lui.
Il fut reçut au sein de la corporation à dix-huit ans et à vingt-trois ans retourna à Vallendar, comme maître-ramoneur de la commune.

Frappé par l’indifférence religieuse des jeunes de sa commune, il commença à former des groupes de filles et des groupes de garçons afin de redonner de l’élan aux sociétés locales d’assistance et d’apostolat, et les réunit sous le patronage de Saint Louis de Gonzague. Il en rédigea même les statuts.

A vingt-six ans, il sentit un mal de poitrine - sans doute les prémices de la tuberculose - qui l’obligea à renoncer pour un temps à son métier.
Il demanda son admission au noviciat des Rédemptoristes à Wittern en Hollande et il fut marqué pendant son séjour de deux semaines par la ferveur qui y régnait.

Mais, le 27 Octobre 1845, son frère Jacob mourut, laissant une femme enceinte et une famille nombreuse (11 enfants)...Le jeune homme renonça à l’appel de la Vie Religieuse pour secourir la famille endeuillée.
Il se fit nommer comme maître-ramoneur de la ville d’Ahrweiler pour assurer l’entretien de ses neveux et de sa belle-sœur.

Il n’en continuait pas moins son apostolat poussé par l’Amour du Christ. Il créa une association, toujours sous le patronage de Saint Louis de Gonzague, pour apprendre à la jeunesse l’entraide et la fréquentation des Sacrements.

L’Évêque de Trèves le reçut le 2 Juillet 1847 avec d’autres délégations ; nous étions en pleine époque d’industrialisation et de déracinement des campagnes avec toutes les conséquences qui en découlaient.
En même temps, il fit la connaissance de l’Abbé Liehs, secrétaire de l’Évêque, dont il en fit son directeur spirituel.
Pierre voulait trouver un terrain pour faire bâtir un hospice ; l’année 1848 fut en effet l’année d’une grave épidémie de choléra et de troubles politiques.

L’Évêque, Mgr Arnoldi (1798-1864), qui connaissait désormais cet artisan humble et déterminé, se dit qu’il avait trouvé son homme pour restaurer dans la région les Frères de la Miséricorde, Congrégation de Religieux infirmiers, appelés aussi Alexiens (d’après Saint Alexis, titulaire de l’église de leur Couvent d’Aix-la-Chapelle).

Il demanda à Pierre et à son ami Charles Marchand de faire une année de noviciat chez les Frères à Aix-la-Chapelle pour apprendre les règles de la vie commune et du métier d’infirmier.

L’expérience ne fut pas totalement concluante pour Pierre, car il voulait « un nouveau feu, un nouvel esprit, une nouvelle impulsion. Je veux porter assistance aux malades et ainsi m’unir plus intimement à Jésus-Christ et convertir les pécheurs les plus obstinés. »

De plus selon la loi, depuis l'administration napoléonienne, les vœux perpétuels étaient interdits dans la région d'Aix-la-Chapelle et la gestion des finances des Frères était soumise à l' approbation du conseil municipal, ainsi que l'admission de nouveaux membres.

Les Frères, qui ne pouvaient recevoir de dons collectifs, étaient directement et individuellement payés par les malades, ce qui s’opposait au vœu de pauvreté individuelle : Pierre était donc troublé.
Ils quittèrent le noviciat au bout de cinq mois, en ayant toutefois appris de nouvelles règles.

Finalement convaincu, car la Congrégation était à l’agonie en partie à cause de la législation, l’Évêque fournit de l’aide à Pierre pour s’installer dans une pauvre maisonnette à Weitersburg, son village natal, et aider, en Novembre 1850, à la formation d’une nouvelle Communauté, les « Frères de la Miséricorde de Marie-Auxiliatrice ».

Le 15 Février 1851, Pierre transféra le siège de la Communauté à Coblence, sur les conseils du chapelain de la princesse de Wittgenstein, celle-ci assurant un soutien financier pour s’installer.
Il y trouva auprès du jeune Abbé Philippe De Lorenzi, curé de la paroisse Notre-Dame, assistance spirituelle et matérielle.
Il les recommanda auprès des médecins et les infirmières commencèrent à les former. Un mois après, Pierre et deux compagnons prirent l’habit dans la sacristie de l’église Notre-Dame et, en 1852, Mgr Arnoldi reconnut canoniquement la Communauté.

L’abbé De Lorenzi fut nommé en tant que supérieur ecclésiastique. On rédigea une règle de vie stable et ils émirent leurs vœux ; assez rapidement de nouvelles vocations se présentèrent en ces temps de bouleversements sociaux.
Des hôpitaux firent appel à eux, des soins à domicile furent organisés. En quelques années, la Congrégation s’étendit à Trèves (1853), Kyllburg (1856) et au Luxembourg (1858).

Le 14 Mars 1852, Pierre Friedhofen fut finalement reconnu comme Supérieur - la Communauté s’installera à la fin de l’année dans la maison mère de Florinspfaffengasse - et il assuma cette charge jusqu' à sa mort, le 21 Décembre 1860.

Mais dans les faits, le Bienheureux était malade des poumons et, à partir de 1857, le mal s’aggrava.
Il rédigeait de nombreuses lettres circulaires à ses Frères en dehors de Coblence, lui qui semble-t-il avait si peu d’instruction et qui avait tout appris, comme on dit ‘sur le tas’.

Ses lettres témoignent d’une grande sensibilité et d’un pragmatisme remarquable, écrites avec bon sens et charité. Dans les dernières années de sa vie, il s’éleva à une Union Contemplative de plus en plus intense.

Les funérailles furent suivies par des milliers d’anonymes ; la future impératrice Augusta (1811-1890), qui résidait au château de Coblence, fit ériger une croix sur la tombe de cet ancien ramoneur surnommé « le bon Samaritain ».

La Congrégation fut approuvée par Saint Pie X (Giuseppe Melchiorre Sarto, 1903-1914), en 1905, et définitivement, en 1926, par Pie XI (Ambrogio Damiano Ratti, 1922-1939).
Peter Friedhofen a été Béatifié le 23 Juin 1985, par Saint Jean-Paul II (Karol Józef Wojty?a, 1978-2005).

Les Frères sont actuellement présents en Europe, en Amérique Latine, et en Asie, dirigeant des hôpitaux, des maisons pour personnes âgées, des centres de rééducation.

Citation

" Notre travail doit être le fruit de notre intelligence, mais encore plus de la piété et de la patience. Si nous savons souffrir et nous taire, nous ferons l'expérience de l'aide de Dieu ".

Date de dernière mise à jour : 21/12/2021

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