Saint Aubert de Cambrai, Évêque († 870). Fête le 13 Décembre.

Mercredi 13 Décembre 2017 : Fête de Saint Aubert de Cambrai, Évêque († 870).

Saint aubert boulangers binche 2Statue-reliquaire de Saint Aubert, patron des boulangers - collégiale de Binche. (Pour voir la statue en grand format: saint-aubert-boulangers-binche.jpg saint-aubert-boulangers-binche.jpg).

http://nominis.cef.fr/contenus/saint/251/Saint-Aubert-de-Cambrai.html.

Saint Aubert de Cambrai

Évêque (+ 668)

Évêque de Cambrai et d'Arras. Il serait originaire de cette région. Devenu Évêque, il reçut souvent la visite du roi Dagobert qui avait une grande admiration pour lui.
Par ses œuvres et par sa vertu, il se rendit extrêmement cher à tous ses diocésains. Il aida à la fondation de nombreux monastères. Plus tard, saint Fulbert de Chartres en a écrit la vie et surtout les miracles.

Saint Aubert fut Évêque d'Arras et de Cambrai de 633, date probable de sa Consécration épiscopale, à 669, date de sa mort.
Il semble que l'on doive lui attribuer la Fondation de l'Abbaye de Saint-Vaast d'Arras. Il fut en relations avec Saint Landelin, Sainte Waudru, Sainte Aldegonde et Saint Ghislain.

Saint Aubert est ordinairement représenté en Belgique, ayant près de lui un âne, chargé de deux paniers remplis de pain, et portant à son cou une bourse destinée à recevoir le prix de la livraison.
Cela pourrait expliquer qu'il soit le patron des boulangers. (source: Saints du Pas de Calais - diocèse d'Arras)

Un internaute nous signale:
"deux localités, à une lieue à l'est de Cambrai, Avesnes-lez-Aubert 59129 et Saint-Aubert 59188 ainsi que le Mont-Saint-Aubert qui 'culmine' à 149 m à une lieue au nord de Tournai en Belgique (soit à 12 lieues au nord de Cambrai) attestent de l'importance et de l'activité du Saint à cette époque.

De plus, si on accepte que un U a pu être échangé par un Y, entre Cambrai et Tournai la localité Saint-Aybert 59163 vient renforcer ces témoignages de la reconnaissance des habitants envers le Saint qui semble avoir tracé sa route en suivant le cours de l'Escaut"
Liste des évêques de Cambrai : Saint Aubert de 633 à 668?

Voir aussi l'épanouissement du christianisme - diocèse de Cambrai.
A lire aussi: Saint Autbert de Cambrai (Audobertus), ( ? vers 670) Moine de Luxeuil - Évêque de Cambrai et d’Arras (Nord). (site internet des amis de saint Colomban)

À Cambrai, vers 870, Saint Aubert, Évêque, qui favorisa la Vie Monastique.
Martyrologe romain.

Aubert 2 1Les mosaïques de l'église Saint-Martin à Hénin-Beaumont.

http://nouvl.evangelisation.free.fr/aubert_de_cambrai.htm.

AUBERT DE CAMBRAI
Évêque de Cambrai et Arras, Saint
† 668

Saint Aubert fut, par son savoir et sa piété, un des plus beaux ornements de l'église gallicane, dans le septième siècle.
Il se consacra dès sa jeunesse au service de Dieu, et à mesure qu'il avançait en âge, il se perfectionnait dans la vertu et dans la connaissance de la religion.

Après avoir servi l'Église avec beaucoup de zèle pendant plusieurs années, il fut sacré Évêque de Cambrai et d'Arras, le 2l Mars 633. Ces deux sièges étaient alors unis.
Quelque fût son amour pour la retraite, il n'en était pas moins fidèle à remplir les devoirs de sa place. Sa porte était continuellement ouverte à tout le monde ; il recevait avec bonté ceux qui s'adressaient à lui, mais il avait une prédilection particulière pour les pauvres, les malades et les affligés.

Dès qu'il découvrait quelque abus dans son diocèse, il travaillait à le corriger, et il ne se rebutait point par les obstacles qui s'opposaient aux efforts de son zèle.
Ses instructions, soutenues par la sainteté de sa vie, produisaient des fruits merveilleux. Il s'appliquait surtout à former de dignes ministres à la religion.

Il veillait avec un soin extrême sur l'éducation des jeunes clercs, et il les disposait insensiblement à bien remplir les augustes fonctions auxquelles ils étaient destinés.
Non-seulement il convertit un grand nombre de pécheurs, mais il engagea encore plusieurs personnes de l'un et de l'autre sexe à renoncer au monde.

La conversion de Saint Landelin fut le fruit de ses Prières et de ses larmes. Le B. comte Vincent, la B. Waldetrade, sa femme, et sainte Aldegonde, sa sœur, reçurent l'habit religieux des mains du saint Évêque.
Tous ces Saints fondèrent des Monastères par son conseil : il en fonda lui-même quelques-uns, et bâtit plusieurs églises.

Il fit, en 666 la translation des reliques de Saint Vaast d'Arras, et concourut à la fondation du monastère qui porte le nom de ce Saint. Il fit fleurir la religion et l'étude des saintes lettres dans le Hainaut et la Flandre.
Enfin, il mourut en 668, après trente-six ans d'épiscopat, et fut enterré dans l'église de Saint-Pierre à Cambrai. C'est présentement une Abbaye célèbre, connue sous le nom du Saint Évêque.
SOURCE : Alban Butler : Vie des Pères, Martyrs et autres principaux Saints… – Traduction : Jean-François Godescard.

001 wilfrid 11Aubert sur la Maison du roi à Bruxelles. Belgique. - Grand-Place - Maison du Roi d'Espagne.
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http://jubilatedeo.centerblog.net/6573851-Les-saints-du-jour-13-Decembre.
L'épiscopat de Saint Aubert est un des plus beaux que présente l'histoire des diocèses de Cambrai et d'Arras; il le place incontestablement au rang des grands Évêques qui brillèrent au 7ième siècle dans le nord du pays des Francs.
Par sa position et son caractère, il fut en rapport avec d'illustres personnages et se servit prudemment de leur ministère pour étendre la Foi dans les vastes contrées confiées à sa sollicitude pastorale.

Les premières années de Saint Aubert sont inconnues. On ne sait même pas quels étaient ses parents, ni dans quel pays il est né.
Si l'on en croit certains auteurs, ce fut au village de Haucourt, ou du moins dans un lieu assez rapproché de Cambrai.
Jeune clerc, à peine admis à la tonsure - à Luxeuil selon divers auteurs - , on le vit marcher avec ferveur dans les voies de la perfection. Quelques années après, il fut jugé digne d'être ordonné Prêtre, et l'église de Cambrai vit avec bonheur monter à l'autel celui que Dieu destinait à la gouverner bientôt avec sagesse.

En effet, Aldebert ou Ablebert étant mort, les suffrages du clergé et du peuple se portèrent sur l'humble Aubert, à qui cet honneur et cette charge inspiraient les craintes les plus vives.
Mais il fallut céder et accepter, avec le fardeau de l'épiscopat, les peines et les fatigues qui en sont la condition inséparable.

Ce fut le 21 Mars de l'an 633 que Saint Aubert reçut l'onction sainte des mains de Leudegise, métropolitain de Reims, assisté d'Athole de Laon, et de Saint Achaire de Tournai et Noyon.
La grâce de l'Ordination sembla augmenter encore en lui le désir qu'il avait de marcher sur les traces de Jésus-Christ.

Aussi, en peu de temps, sa réputation de sagesse, de science et de vertu se répandit en tous lieux.
Des villes les plus éloignées on venait pour entendre quelques-uns de ses discours ou lui demander des conseils; et l'église de Cambrai contemplait ce spectacle qui faisait sa gloire et attestait son bonheur.
Le roi des Francs lui-même, Dagobert 1er, visita Saint Aubert dans sa ville épiscopale, et fut aussi touché des paroles sages qu'il entendit sortir de sa bouche.

Plus d'une fois il revint avec des seigneurs de sa cour, pour recevoir les conseils, les exhortations et peut-être les reproches paternels du pieux Évêque.
Saint Aubert lui parlait alors "de la vigilance, de la sollicitude qu'il devait apporter dans l'administration de son royaume.
Il lui rappelait le bonheur que Dieu réserve à ceux qui auront bien vécu sur la terre, le terrible jugement qui suivra la mort, et les douces espérances de l'éternité que nous devons entretenir dans nos âmes".

Dagobert sentait encore augmenter sa joie lorsqu'il voyait le vénérable Évêque lever les mains vers le Ciel pour appeler sur sa tête royale les Bénédictions du Seigneur.
Autant pour satisfaire sa pieuse libéralité que pour donner à Saint Aubert un témoignage de son affection et de sa reconnaissance, il fit don à l'église de Notre-Dame d'une villa du domaine royal, appelée Onnaing. Il y ajouta ensuite Quaroube; village situé à quelques lieues de Valenciennes.

Au milieu de ces honneurs que sa vertu lui attirait, le digne Évêque, toujours plein d'humilité, reportait fidèlement à Dieu les hommages qu'il savait n'être dus qu'à Lui seul.
Rien ne put jamais le détourner de ces sentiments, ni les respects dont Dagobert l'environnait, ni la charge et la dignité dont il était revêtu, ni les œuvres admirables et les miracles qu'il opérait.

Un jour même que le peuple, frappé d'un prodige accompli sous ses yeux, éclatait en transports et en cris d'allégresse, il s'efforça de le calmer, avec simplicité, ne cessant de répéter que ce n'était point à lui, mais à la seule vertu de Dieu qu'il fallait attribuer ces merveilles.

Par ses œuvres et ses vertus, Saint Aubert s'était rendu extrêmement cher à ses diocésains, et tous aimaient à se trouver près de lui, pour jouir de ses entretiens.
Les plus puissantes familles lui confiaient leurs enfants, afin qu'il leur inspirât, avec le goût de la science, l'Amour de Dieu et la pratique du bien.

Parmi ces enfants, on cite en particulier le jeune Landelin, né au village de Vaulx, près Bapaume, et que le Saint avait tenu lui-même sur les fonts du saint Baptême.
Le jeune adolescent grandissait dans la chaste crainte du Seigneur, sous les yeux de Saint Aubert, qui ne négligeait rien pour développer dans son cœur les germes des vertus.

Quelque temps il put espérer que le succès couronnerait ses désirs; mais un jour, Landelin, par imprudence, prêta l'oreille à des paroles perfides, qui le jetèrent dans la voie du vice.
Saint Aubert pleura longtemps cet enfant prodigue qui l'avait abandonné.
Il adressa au Ciel les plus ferventes prières pour que la grâce touchât son cœur et le ramenât à Dieu.
Ses vœux furent exaucés; il eut la consolation de recevoir dans ses bras ce fils tant aimé, que les remords du crime et la crainte des jugements de Dieu rappelaient à la vertu.

La vie de Landelin, devenu depuis un grand Saint, nous apprend comment le sage Évêque sut tourner à l'avantage spirituel de son disciple et de la Foi le malheur de ses égarements.
Trois voyages à Rome entrepris en esprit de Pénitence, 4 célèbres Monastères fondés sur les rives de la Sambre, de nombreux missionnaires sortant de ces retraites pour évangéliser les peuples des contrées voisines, des vertus qui firent l'admiration de tout le pays, telles sont les œuvres qui signalèrent le retour à Dieu du fils spirituel de saint Aubert.

A cette consolation succéda celle que lui causa la visite de saint Ghislain d'Athènes, qu'une voix du Ciel avait appelé dans ces lieux, où il contribua beaucoup aussi à répandre la Foi et à propager la vie religieuse.
Arrivé dans un endroit appelé Ursidonguis, où s'est formée depuis la ville qui porte son nom, saint Ghislain y jeta les fondements d'un Monastère, se proposant d'aller incontinent rendre ses devoirs à l'Évêque du lieu.

Mais déjà Saint Aubert avait été prévenu par quelques personnes, dont le zèle ne parut pas pur à ses yeux.
Du moins profita-t-il du rapport qu'elles lui firent pour leur donner une leçon de Charité et de simplicité.
Comme elles lui annonçaient qu'un étranger, venu, disait-on, d'un pays lointain, s'établissait dans son diocèse ; que peut-être c'était un faux apôtre, capable de séduire et de tromper la Foi des fidèles, le saint Évêque leur dit avec sa bonté ordinaire :
"Il ne vous appartient pas de juger ainsi un homme qui n'est pas connu, et vous ne devez point vous arrêter à ces pensées avant d'avoir éprouvé si elles viennent de Dieu".

En même temps il envoya un homme de confiance prier Saint Ghislain de venir le trouver à Cambrai.
L'Évêque s'entretint avec lui et ne tarda pas à concevoir pour le vertueux étranger un profond respect et une religieuse affection.

Il promit même qu'il irait Bénir son église aussitôt qu'elle serait achevée. En effet, à l'époque fixée, il s'y rendit avec Saint Amand, son vénérable ami, et tous 2 Consacrèrent cette nouvelle maison de Prière, au milieu d'une multitude de fidèles.
Dans la foule paraissait Mauger, depuis si connu sous le nom de Saint Vincent. Ce seigneur fut si touché des exhortations qu'adressèrent à la foule, après la cérémonie, les 2 saints Évêques, qu'il résolut dès lors de quitter le monde pour se dévouer au service de Dieu.

En effet, à quelque temps de là, il alla à Cambrai conférer sur cette importante affaire avec Saint Aubert et reçut de ses mains la tonsure; après quoi il se retira dans un Monastère qu'il fit bâtir sur la colline d'Hautmont.
Sainte Waudru, son épouse, imita son exemple. Elle demanda le voile au saint Évêque, puis s'en alla habiter une humble demeure, à Château-Lieu, où s'élève aujourd'hui la ville de Mons. Ce n'était pas la dernière consolation que cette noble famille donnait à l'église : Aldegonde, sœur de Sainte Waudru, apprenant un jour que Saint Amand et Saint Aubert se trouvaient avec d'autres serviteurs de Dieu dans l'Abbaye d'Hautmont, s'y rendit en toute hâte et les pria avec larmes de lui permettre d'embrasser, comme sa sœur, la Vie Religieuse.

Les 2 pontifes, après l'avoir interrogée avec soin, accédèrent à sa demande, et lui donnèrent le voile des vierges.
Peu après elle fonda, dans un lieu désert et sauvage, sur les rives de la Sambre, un Monastère autour duquel s'éleva la ville de Maubeuge.

Ainsi, le vénérable Aubert voyait prospérer la Foi, et les institutions Chrétiennes se multiplier dans ses 2 diocèses, où toutes ces communautés devenaient des moyens de sanctification pour les peuples.
Il eut encore la consolation de Consacrer l'église du Monastère de Marchiennes, où Sainte Rictrude s'était retirée avec ses filles après la mort tragique de son époux Adalbaud; celle de Maroilles, que Saint Humbert bâtit au retour de son second voyage à Rome; et, vraisemblablement aussi, celle de Notre-Dame de Condé, où Saint Wasnon, venu de l'Ecosse, annonçait la Parole de Dieu.
De plus, il favorisa beaucoup ces colonies d'apôtres Irlandais, qui parcouraient les vastes diocèses du nord, évangélisant partout les peuples, et fondant souvent des oratoires, des églises ou des monastères, jusque dans les terres les plus éloignées du Hainaut et du Brabant.

Mais en même temps qu'il cherchait, par toutes les saintes industries de son zèle, à former de nouveaux Saints pour le Ciel, Saint Aubert veillait aussi à honorer les reliques de ceux qui déjà jouissaient de la gloire, et dont les restes mortels étaient conservés sur la terre.
On dirait que Dieu lui-même, en plusieurs circonstances, se plut à satisfaire ces désirs du saint Évêque.

Une pieuse tradition, bien que largement légendaire, nous parle de ce souci. Une nuit qu'il était à Arras, où il se rendait à certaines époques pour régler les affaires de cette église, pendant que ses disciples prenaient leur repos, il se leva, selon sa coutume, et se mit à prier jusqu'à l'aurore.
Son oraison n'était pas encore achevée, lorsque, sortant de sa demeure, il se transporta sur les remparts de la ville, comme pour y respirer l'air pur du matin.

Là une pensée saisit tout à coup son esprit. "Il se demandait à lui-même pourquoi le bienheureux Vaast, renfermé si longtemps dans une humble sépulture, ne recevait pas sur la terre l'honneur qui lui était dû, tandis que dans le Ciel il était déjà participant des joies de la Céleste Jérusalem, où il brillait comme un astre au firmament".
Il commença aussitôt à examiner dans quel lieu il ferait transporter ce corps saint, pour lui rendre les hommages qu'il méritait.

Son esprit était tout rempli de ces pensées, lorsque, au lever du soleil, ayant le visage tourné vers l'Orient, il vit, au-delà de la petite rivière appelée le Crinchon, un homme tout brillant de lumière.
Une verge dans la main, il mesurait l'emplacement d'une église; comme l'ange qu'Ezéchiel, dans une vision prophétique, aperçut mesurant le Temple de Jérusalem.

A cette vue, Saint Aubert comprit que la volonté de Dieu était que le corps de saint Vaast fût transféré dans cet endroit.
Il s'empressa d'en donner avis à son vénérable collègue Saint Omer, et l'invita à la cérémonie qu'il préparait pour la Translation de ces reliques.

Malgré son grand âge et ses infirmités, le saint Évêque de Thérouanne se rendit avec empressement auprès de Saint Aubert, et le félicita de l'heureuse pensée que le Ciel lui avait donnée.
Une foule immense se réunit ce jour-là dans la ville d'Arras. Lorsque tout fut disposé, on ouvrit le sépulcre, et au chant des hymnes et des cantiques on enleva de ce lieu le précieux dépôt avec le plus profond respect.

Quelques parties assez considérables y furent laissées cependant, afin que cette Basilique, où sSaint Vaast avait si souvent célébré les divins Mystères et instruit son peuple, ne fut pas entièrement privée de sa présence.
A un signal donné on se mit en marche, et la procession se dirigea vers l'endroit indiqué par l'Ange du Seigneur.

Saint Aubert eut encore l'occasion de satisfaire sa piété envers les Saints, lors de la translation du corps de Saint Fursy, Abbé du Monastère de Lagny, dans l'église de Péronne, qu'avait fait bâtir Erchinoald, maire du palais.
Saint Eloi, dans le diocèse duquel se trouvait cette ville, le pria de l'assister dans l'accomplissement de ce pieux ministère.

Les 2 saints Évêques s'édifièrent mutuellement, durant les jours qu'ils passèrent sous le même toit, s'entretenant ensemble des choses de Dieu et de leurs églises : puis, après s'être donné le baiser fraternel, ils se séparèrent pour se revoir un peu plus tard au Ciel.

On ne trouve plus d'autre événement remarquable dans la vie de Saint Aubert avant le jour de sa mort, sur laquelle on n'a aucun détail.
Elle dut arriver vers l'an 669.

On représente Saint Aubert ayant près de lui un âne chargé de 2 paniers remplis de pains, et qui porte à son cou une bourse destinée à recevoir le prix de la livraison. C'est que Saint Aubert est honoré, nous ne soupçonnons pas pourquoi, comme patron des boulangers en Belgique et dans les Pays-Bas.

CULTE ET RELIQUES.

On croit que le corps de Saint Aubert fut enseveli dans l'église de Saint-Pierre, alors situé hors de la ville, et maintenant renfermée dans son enceinte.
Il y reposa jusqu'au temps de Dodilon, son 14ième successeur.
Ce dernier, voyant les horribles ravages que faisaient les Normands dans le pays, et remarquant d'ailleurs avec peine que le vénérable Évêque Aubert ne recevait plus les hommages qu'il méritait, transporta son corps dans son église Cathédrale de Sainte-Marie, l'an 888, la 3ième année de son épiscopat.

Lorsque l'empereur Othon le Grand, fils d'Henri l'Oiseleur, monta sur le trône impérial et chercha à réparer les maux des guerres passées, il fonda dans l'Allemagne plusieurs nouveaux évêchés, entre autres celui de Magdebourg, aux confins du pays des Saxons et des Slaves.

Ces peuples se convertissaient alors en grand nombre à la voix des Missionnaires qui y prêchaient l'Évangile.
Afin d'enrichir ces églises de reliques des Saints, dont les vertus, rappelées aux fidèles, fissent sur leur esprit une salutaire impression, il en demandé à plusieurs Évêques, et notamment au vénérable Fulbert de Cambrai.

Othon eût désiré obtenir, pour sa ville de Magdebourg, qu'il affectionnait particulièrement, les corps de Saint Géry et de Saint Aubert; mais, malgré toutes les faveurs que l'empereur avait accordées à la cité de Cambrai, Fulbert ne crut pas pouvoir accéder à ses désirs.

Pour le satisfaire cependant en quelque chose, et lui donner une preuve de bonne volonté, après avoir sollicité le conseil de quelques ecclésiastiques prudents, il leva de terre le corps de Saint Thierry, l'un de ses prédécesseurs, et celui d'un autre Saint dont le nom n'est pas connu.
Il les envoya à l'empereur Othon le Grand, en rajoutant une partie du corps de Saint Aubert, qui devint ainsi tout à la fois le défenseur et le patron des cités de Cambrai et de Magdebourg.

Peu de temps après, Herluin songea à réparer l'église de Saint- Pierre, dans laquelle Saint Aubert avait été enseveli ; mais la mort le prévint lorsqu'à peine il avait commencé.
Gérard 1er acheva son œuvre : il fit la Consécration de cette église le 1er Octobre 1015, et replaça le corps de Saint Aubert au lieu de sa sépulture.

Fulbert de Chartres, en terminant sa Vie de Saint Aubert, dit que, de son temps, des miracles étaient opérés par son intercession.
Balderic rapporte la même chose, et Molanus ajoute qu'ils furent surtout nombreux, en 1037, pendant un espace de 40 jours.
"Vies des Saints de Cambrai et d'Arras", par m. l'Abbé Destombes.

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Date de dernière mise à jour : 13/12/2017