Saint Pierre Canisius, Prêtre s.j.(Jésuite) et Docteur de l'Église (1521-1597). Fête le 21 Décembre.

Jeudi 21 Décembre 2017 : Fête de Saint Pierre Canisius, Prêtre s.j. (Jésuite) et Docteur de l'Église, deuxième Apôtre de l'Allemagne (1521-1597).

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http://www.peintre-icones.fr/PAGES/CALENDRIER/Decembre/21.html

Saint Pierre Canisius (1521-1597)

Né au Pays-Bas dans une famille Catholique, il entra dans la Compagnie de Jésus et lutta toute sa vie contre la Réforme de Luther qui s'étendait dans toute l'Europe.
Il prêcha dans son pays, en Allemagne puis en Suisse où il finira sa vie.

Il traduisit les Pères de l'Église et publia un catéchisme qui connut un grand succès.
Son objectif était avant tout de combattre l'ignorance, à la source de toutes les déviances. Pour cela, il se servit beaucoup de l'imprimerie.

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http://nominis.cef.fr/contenus/saint/294/Saint-Pierre-Canisius.html.

Saint Pierre Canisius

Docteur de l'Église (+ 1597)

Au temps où la Réforme s'étendait sur l'Europe, secouant fortement l'Occident Chrétien, les familles Catholiques confirmaient leur Foi en l'Église Romaine par un attachement résolu et déterminé.
Pierre Kanijs est né à Nimègue aux Pays Bas dans l'une de ces familles. Les solides études qu'il fit à Cologne affermissent davantage encore ses convictions et lorsqu'il rencontre Pierre Favre, compagnon de saint Ignace de Loyola dès la première heure, il se décide à entrer dans la Compagnie de Jésus.

Il passera désormais toute sa vie à lutter contre l'influence de Luther. Il prêche dans son pays, puis en Allemagne et en Suisse, partout où l'envoient ses supérieurs.
Il traduit les Pères de l'Église trop oubliés à l'époque et auxquels Luther ne veut se référer à aucun prix.

Il rédige un catéchisme qui connaîtra un succès fabuleux. Tout de suite les Pères du Concile de Trente font appel à ses compétences.
S'il combat la Réforme, il est douceur et tendresse pour les réformateurs protestants. Conscient des faiblesses de l'Église Catholique, il est convaincu que le renouvellement de l'Église, terme qu'il préfère à réforme, doit passer par la lutte contre l'ignorance du clergé et des fidèles.

A l'époque où l'imprimerie n'engendre que la méfiance, puisqu'elle fut l'un des instruments de la contestation, il en use abondamment: "Le progrès doit être mis au service de Dieu." Il rendra son dernier souffle à Dieu, en Suisse, à Fribourg. Il a été proclamé "Docteur de l'Église."

Le 9 Février 2011, Benoît XVI a consacré sa Catéchèse à Saint Pierre Canisius (1521 - 1597), proclamé par Léon XIII Second Apôtre de l'Allemagne, Canonisé en 1925 par Pie XI et proclamé Docteur de l'Église.
Saint Pierre Kanis, Canisius, forme latinisée de son nom de famille, figure très importante du XVIe siècle Catholique (site du Vatican)

Après avoir tracé sa Biographie, le Saint-Père a dit qu'une "des caractéristiques de Saint Pierre Canisius fut sa capacité à présenter de manière harmonieuse la fidélité aux principes dogmatiques et le respect de toute personne...
A une époque de forts contrastes religieux, il évita la dureté de propos et la rhétorique de la violence, chose alors rare entre Chrétiens, dans la présentation des racines Chrétiennes et du renouveau de la Foi en l'Église".
Ses écrits de formation spirituelle du peuple "insistent sur l'importance de la Liturgie..., sur la Messe et les Sacrements.

Mais il se préoccupait aussi de prouver l'importance de la beauté et de la Prière personnelle quotidienne, allant de pair avec le Culte et la Prière publique de l'Église...
La valeur de ses méthodes et recommandations demeure intacte, notamment avec leur reproposition par le concile Vatican II".

Pierre Canisius, a conclu Benoît XVI, "a clairement enseigné que le Ministère apostolique ne porte des fruits que si le prédicateur est un témoin réel de Jésus, sachant être son instrument dans l'union à l'Évangile et à l'Église, vivant de manière moralement cohérente, dans la Prière et l'Amour". (source: VIS 20110209 490)

Mémoire de Saint Pierre Canisius, Prêtre et Docteur de l’Église. Originaire de Nimègue, il entra dans la toute nouvelle Compagnie de Jésus sous influence du Bienheureux Pierre Favre.
Envoyé en Allemagne, il travailla avec énergie pendant de longues années à défendre la Foi Catholique et à l’affermir par ses prédications et ses écrits, parmi lesquels son grand et son petit Catéchismes eurent une importance considérable.
Il se repose enfin de ses travaux à Fribourg en Suisse en 1597. (En Suisse, sa mémoire est reportée au 27 avril).

Martyrologe romain.

Saint pierre canisius 11Saint Pierre Canisius. Gravure du XVIe. (Pour voir en grand format : canisius-gross.jpg canisius-gross.jpg).

http://levangileauquotidien.org/main.php?language=FR&module=saintfeast&localdate=20161221&id=13666&fd=0

Saint Pierre Canisius
Prêtre s.j. Docteur de l'Église

Pierre Canisius (Pieter Kanijs) était issu d'une famille de Nimègue, située dans les Pays-Bas actuels.
Pierre était l'aîné ; il naquit, le 8 Mai 1521, jour où Luther fut mis au ban de l'empire et le mois même où Saint Ignace fut blessé au siège de la citadelle de Pampelune (blessure qui valut à saint Ignace de longues semaines d'immobilisation et de souffrances, mises à profit pour lire des vies de Saints et prendre la décision de les imiter).

Pierre étudia à Cologne (D) la philosophie, et c'est alors qu'il mûrit la décision de devenir Prêtre.
Il orienta ses études de théologie vers l'Écriture Sainte et les Pères de l'Église et rencontra Pierre Favre, le premier compagnon d'Ignace de Loyola, qui, chargé d'une mission Papale, séjournait à Mayence.

Au printemps 1543, Pierre Canisius fit, sous la direction de Pierre Favre, les exercices spirituels de St Ignace durant trente jours ; puis il décida d'entrer dans la Compagnie et scella son choix par un vœu.
En 1546, il fut ordonné Prêtre. Il quitta bientôt Cologne pour l'Italie où il fut envoyé au Concile de Trente comme théologien de l'Évêque d'Augsbourg.

Après l'ajournement du Concile, Ignace l'appela à Rome et lui fit accomplir son noviciat sous sa propre direction.
Au printemps 1548, fut envoyé avec un groupe de dix Jésuites, sous la direction de Jérôme Nadal, pour fonder à Messine le premier collège Jésuite ; Pierre y enseigna le latin.

Mais bientôt, sur l'ordre du Pape Paul III (Alessandro Farnese, 1534-1549), il fut envoyé, en 1549, avec Claude Jay et Alonso Salmeron en Bavière.
C'est de cette base que pendant trente ans, notre Saint va déployer dans l'empire son activité et ses talents en faveur de l'Église alors menacée par sa propre décadence et par la puissante poussée de la réforme Protestante.

En 1556, il fonda le Collège de Prague et, jusqu’en 1569, il fut le premier supérieur de la province Jésuite de l’Allemagne supérieure.
Dans le cadre de cette charge, il établit dans les pays germaniques un réseau étroit de communautés de son Ordre, en particulier de collèges, qui devinrent des points de départ pour la réforme Catholique, pour le renouveau de la Foi Catholique.

A cette époque, il participa également au colloque de Worms avec les dirigeants Protestants, parmi lesquels Philip Mélanchthon (1557).
Il exerça la fonction de Nonce Pontifical en Pologne (1558) ; il participa aux deux Diètes d’Augsbourg (1559 et 1565).

Il accompagna le Cardinal Stanislas Hozjusz, Légat du Pape Pie IV (Giovanni Angelo Medici, 1559-1565) auprès de l’empereur Ferdinand (1560). Il intervint à la session finale du Concile de Trente, où il parla de la question de la Communion sous les deux espèces et de l’index des livres interdits (1562).
En 1580, il se retira à Fribourg en Suisse, en se consacrant totalement à la prédication et à la composition de ses œuvres, et c'est là qu'il mourut le 21 Décembre 1597.

Pierre Canisius a été :
Ø Béatifié par le Bx Pie IX (Giovanni Maria Mastai Ferretti, 1846-1878) en 1869 ;
Ø proclamé, en 1897, le deuxième Apôtre de l'Allemagne par le Pape Léon XIII (Vincenzo Gioacchino Pecci, 1878-1903) ;
Ø Canonisé et proclamé Docteur de l'Église par le Pape Pie XI (Ambrogio Damiano Achille Ratti, 1922-1939) le 21 Mai 1925.

Poet4 260Pour approfondir, lire la Catéchèse du Pape Benoît XVI :  
>>> Saint Pierre Canisius
[Allemand, Anglais, Croate, Espagnol, Français, Italien, Portugais]

BENOÎT XVI

AUDIENCE GÉNÉRALE

Salle Paul VI
Mercredi 9 Février 2011

[Vidéo]

Saint Pierre Canisius

Chers frères et sœurs,
Je voudrais vous parler aujourd’hui de Saint Pierre Kanis, Canisius, forme latinisée de son nom de famille, une figure très importante du XVIe siècle Catholique.
Il était né le 8 mai 1521 à Nimègue, en Hollande. Son père était bourgmestre de la ville. Alors qu’il était étudiant à l’université de Cologne, il fréquenta les moines Chartreux de Sainte Barbara, un centre dynamique de vie Catholique, ainsi que d’autres hommes pieux qui cultivaient la spiritualité dite devotio moderna.

Il entra dans la Compagnie de Jésus le 8 Mai 1543 à Mayence (Rhénanie-Palatinat), après avoir suivi un cours d’exercices spirituels sous la direction du Bienheureux Pierre Favre, Petrus Faber, l’un des premiers compagnons de saint Ignace de Loyola.
Ordonné Prêtre en juin 1546 à Cologne, dès l’année suivante, comme théologien de l’Évêque d’Augsburg, le Cardinal Otto Truchsess von Waldburg, il participa au Concile de Trente, où il collabora avec deux confrères, Diego Laínez et Alfonso Salmerón.

En 1548, Saint Ignace lui fit terminer sa formation spirituelle à Rome et l’envoya ensuite au Collège de Messine pour accomplir d’humbles travaux domestiques.
Ayant obtenu à Bologne un doctorat en théologie le 4 Octobre 1549, il fut destiné par saint Ignace à l’apostolat en Allemagne.

Le 2 Septembre de cette même année, 1549, il rendit visite au Pape Paul III à Castel Gandolfo, puis se rendit dans la Basilique Saint-Pierre pour prier.
Là, il implora l’aide des grands Saints apôtres Pierre et Paul, afin qu’ils accordent une efficacité permanente à la Bénédiction apostolique pour son grand destin, pour sa nouvelle mission.
Dans son journal, il note certaines phrases de cette Prière. Il dit: «J’ai alors ressenti qu’un grand réconfort et que la présence de la grâce m’étaient accordés au moyen de ces intercesseurs [Pierre et Paul].

Ils confirmaient ma mission en Allemagne et semblaient me transmettre, comme apôtre de l’Allemagne, le soutien de leur bienveillance.
Tu sais, Seigneur, de combien de façons et combien de fois en ce même jour tu m’as confié l’Allemagne pour laquelle, par la suite, je continuerais à être sollicité, pour laquelle je désirerais vivre et mourir».
Nous devons tenir compte du fait que nous nous trouvons à l’époque de la Réforme luthérienne, au moment où la Foi Catholique dans les pays de langue germanique, face à l’attraction de la Réforme, semblait s’éteindre.

Le devoir de Pierre Canisius, chargé de revitaliser, de renouveler la Foi Catholique dans les pays germaniques, était presque impossible.
Il n’était possible que par la force de la Prière.
Il n’était possible qu’à partir du centre, c’est-à-dire d’une profonde amitié personnelle avec Jésus Christ; une amitié avec Le Christ dans son Corps, l’Eglise, qui doit être nourrie dans l’Eucharistie, Sa présence réelle.

En suivant la mission reçue par Ignace et par le Pape Paul III, Pierre Canisius partit pour l’Allemagne et se rendit avant tout dans le duché de Bavière, qui pendant de nombreuses années, fut le lieu de son Ministère.
En tant que doyen, recteur et vice-chancelier de l’université d’Ingolstadt, il s’occupa de la vie académique de l’Institut et de la réforme religieuse et morale du peuple.

A Vienne, où, pendant une brève période, il fut administrateur du diocèse, il accomplit son ministère pastoral dans les hôpitaux et dans les prisons, tant en ville que dans les campagnes, et prépara la publication de son Catéchisme.
En 1556, il fonda le Collège de Prague et, jusqu’en 1569, il fut le premier supérieur de la province Jésuite de l’Allemagne supérieure.

Dans le cadre de cette charge, il établit dans les pays germaniques un réseau étroit de communautés de son Ordre, en particulier de collèges, qui devinrent des points de départ pour la réforme Catholique, pour le renouveau de la Foi Catholique.

A cette époque, il participa également au colloque de Worms avec les dirigeants Protestants, parmi lesquels Philip Mélanchthon (1557); il exerça la fonction de Nonce Pontifical en Pologne (1558); il participa aux deux Diètes d’Augsbourg (1559 et 1565); il accompagna le Cardinal Stanislas Hozjusz, Légat du Pape Pie IV auprès de l’empereur Ferdinand (1560); il intervint à la session finale du Concile de Trente, où il parla de la question de la Communion sous les deux espèces et de l’index des livres interdits (1562).

En 1580, il se retira à Fribourg en Suisse, en se consacrant totalement à la prédication et à la composition de ses œuvres, et c'est là qu'il mourut le 21 décembre 1597.
Béatifié par le Bienheureux Pape Pie IX en 1864, il fut proclamé en 1897 le deuxième Apôtre de l'Allemagne par le Pape Léon XIII, et Canonisé et proclamé Docteur de l'Église par le Pape Pie XI en 1925.

Saint Pierre Canisius passa une bonne partie de sa vie au contact des personnes les plus importantes socialement de son époque et exerça une influence particulière par ses écrits.
Il fut l'éditeur des œuvres complètes de Saint Cyril d'Alexandrie et de Saint Léon le Grand, des Lettres de Saint Jérôme et des Oraisons de Saint Nicolas de Flue.
Il publia des livres de dévotion en plusieurs langues, les biographies de plusieurs Saints suisses et de nombreux textes d’homilétique.

Mais ses écrits les plus répandus furent les trois Catéchismes composés entre 1555 et 1558. Le premier Catéchisme était destiné aux étudiants en mesure de comprendre des notions élémentaires de théologie; le deuxième aux jeunes du peuple pour une première instruction religieuse; le troisième aux jeunes ayant une formation scolaire de niveau secondaire et supérieur.

La doctrine Catholique était exposée sous forme de questions et réponses, brièvement, dans des termes Bibliques, avec une grande clarté et sans accents polémiques.
Rien que de son vivant, on dénombrait déjà 200 éditions de ce Catéchisme! Et des centaines d'éditions se sont succédé jusqu'au XXe siècle.

Ainsi en Allemagne, les personnes de la génération de mon père appelaient encore le Catéchisme simplement le Canisius: il est réellement le catéchiste à travers les siècles, il a formé la Foi de personnes pendant des siècles.
C'est bien une caractéristique de Saint Pierre Canisius: savoir composer harmonieusement la fidélité aux principes dogmatiques avec le respect dû à chaque personne.

Saint Canisius a fait la distinction entre l'apostasie consciente, coupable, de la Foi, et la perte de la Foi non coupable, du fait des circonstances.
Et il a déclaré, à l'égard de Rome, que la plupart des Allemands passés au Protestantisme étaient sans faute.

A un moment historique de fortes oppositions confessionnelles, il évitait — c'est quelque chose d'extraordinaire — l'âpreté et la rhétorique de la colère — quelque chose de rare comme je l'ai dit en ces temps de débats entre Chrétiens, — et il visait uniquement à la présentation des racines spirituelles et à la revitalisation de la Foi dans l'Eglise.
C'est à cela que servit la connaissance vaste et profonde qu'il avait des Écritures Saintes et des Pères de l'Église: cette même connaissance sur laquelle s'appuya sa relation personnelle avec Dieu et l'austère spiritualité qui lui venait de la devotio moderna et de la mystique rhénane.

La spiritualité de Saint Canisius se caractérise par une profonde amitié personnelle avec Jésus. Il écrit, par exemple, le 4 Septembre 1549 dans son journal, parlant avec Le Seigneur:
«Toi, à la fin, comme si tu m'ouvrais le Cœur du Très Saint Corps, qu'il me semblait voir devant moi, tu m'as commandé de boire à cette source, en m'invitant pour ainsi dire à puiser les eaux de mon Salut à tes sources, ô Mon Sauveur».

Puis il voit que le Sauveur lui donne un vêtement en trois parties qui s'appellent Paix, Amour et persévérance.
Et avec ce vêtement composé de Paix, d’Amour et de persévérance, Canisius a mené son œuvre de renouveau du Catholicisme.
Son amitié avec Jésus — qui est au centre de sa personnalité — nourrie par l'Amour de la Bible, par l'Amour du Sacrement, par l'Amour des Pères, cette amitié était clairement unie avec la conscience d'être dans l'Église un continuateur de la mission des Apôtres. Et cela nous rappelle que chaque évangélisateur authentique est toujours un instrument uni — et cela même le rend fécond — avec Jésus et avec son Église.

Saint Pierre Canisius s’était formé à l’amitié avec Jésus dans le milieu spirituel de la Chartreuse de Cologne, dans laquelle il était en contact étroit avec deux mystiques Chartreux: Johann Lansperger, latinisé en Lanspergius, et Nicolas van Hesche, latinisé en Eschius.
Il approfondit par la suite l’expérience de cette amitié, familiaritas stupenda nimis, avec la Contemplation des Mystères de la vie de Jésus, qui occupent une grande partie des Exercices spirituels de Saint Ignace.

Son intense dévotion au Cœur du Seigneur, qui atteint son sommet dans la Consécration au Ministère apostolique dans la Basilique vaticane, trouve ici son fondement.
Dans la spiritualité Christocentrique de Saint Pierre Canisius s’enracine une conviction profonde: il n’y a pas d’âme soucieuse de sa propre perfection qui ne pratique chaque jour la Prière, l’Oraison mentale, moyen ordinaire qui permet au disciple de Jésus de vivre dans l’intimité du Maître Divin.

C’est pourquoi, dans les écrits destinés à l’éducation spirituelle du peuple, notre Saint insiste sur l’importance de la Liturgie avec ses commentaires des Évangiles, des Fêtes, du rite de la Messe et des autres Sacrements, mais, dans le même temps, il a soin de montrer aux fidèles la nécessité et la beauté de la Prière personnelle qui accompagne et imprègne la participation au culte public de l’Église.

Il s’agit d’une exhortation et d’une méthode qui conservent leur valeur intacte, en particulier après qu’elles aient été reproposées de manière faisant autorité par le Concile Vatican II dans la constitution Sacrosanctum Concilium:
La Vie Chrétienne ne croît pas si elle n’est pas nourrie par la participation à la Liturgie, de manière particulière à la Messe Dominicale, et par la Prière personnelle quotidienne, par le contact personnel avec Dieu.

Parmi les mille activités et les multiples stimulations qui nous entourent, il est nécessaire de trouver chaque jour des moments de recueillement devant Le Seigneur pour l’écouter et parler avec Lui.
Dans le même temps, l’exemple que Saint Pierre Canisius nous a laissé, non seulement dans ses œuvres, mais surtout à travers sa vie, est toujours actuel et d’une valeur permanente.

Il enseigne avec clarté que le Ministère apostolique n’est incisif et ne produit des fruits de Salut dans les cœurs que si le prédicateur est un témoin personnel de Jésus et sait être un instrument à sa disposition, étroitement uni à Lui par la Foi dans son Évangile et dans son Église, par une vie moralement cohérente et par une Prière incessante comme l’Amour.
Et cela vaut pour chaque Chrétien qui veut vivre avec engagement et fidélité son adhésion au Christ. Merci.

Buste 10 2Buste de Saint Pierre Canisius. Munich. XVIIe.

http://hodiemecum.hautetfort.com/archive/2007/12/20/20-decembre-saint-pierre-canisius-de-nimegue-docteur-de-l-eg.html

Saint Pierre Canisius de Nimègue, Docteur de l'Église, apôtre de l'Allemagne. 1597.

" Renoncez-vous à vous-même, pour ne pas être renoncé par Le Christ ; reniez-vous, pour être reçu par Le Christ."
Salvien.

Humilité et soumission, ces deux mots résument toute l'œuvre de saint Ignace, dont saint Pierre Canisius fut l'un des premiers et des plus grands disciples.
On a souvent tourné en dérision cette sublimité de l'obéissance recommandée aux religieux de la Compagnie de Jésus.
On s'est moqué du fameux perinde ac cadaver. Mais a-t-on réfléchi que ce grand précepte de la soumission est la condition sine qua non de toute autorité divine ou humaine ?
Conçoit-on une royauté, comprend-on une armée, imagine-t-on une traversée maritime sans l'obéissance au chef du pouvoir, de l'expédition ou du vaisseau ? La soumission est la garantie de toute puissance.

Et l'humilité, cette vertu qu'il n'est donné à l'homme de comprendre que se lève les yeux en haut, n'a-t-elle pas été de tous temps le caractère distinctif de la vraie grandeur ?
L'orgueil qui lui est opposé, comme l'indépendance à la soumission, ne sont-ils pas les deux vices fondamentaux qui ont amené la ruine du protestantisme ?

Luther et Saint Ignace naissent en même temps : l'un prêche la révolte à l'autorité, et ses premiers disciples appliquant rigoureusement les principes de leur maître, arrivent à l'impuissance et à l'anarchie ; l'autre recommande à ses enfants la soumission à l'autorité, et trois siècles ne font qu'assurer à son œuvre une plus longue durée.

Magnifique et vivant enseignement que cette lutte perpétuelle de la vérité contre l'erreur ! Chaque ère qui se lève sur le monde l'atteste, mais chaque ère aussi vient proclamer plus haut le triomphe de cette vérité immuable comme son principe, qui est le bien et le vrai éternel, sur l'erreur qui, malgré ses formes chaque jour différentes, n'est que ruine et poussière ; car elle ne s'appuie que sur le faux et sur le mal.

Notre Saint du jour n'est plus " populaire ". Et pour cause ! Il fut un combattant jamais vaincu des droits de l'Église contre les désordres de l'anarchie, un champion de la vérité contre les sectateurs des ténèbres du mensonge.
Nos temps qui s'enfoncent chaque jour un peu plus sous l'empire du prince de ce monde combattent ardemment - jusque dans leur commémoraison - des figures comme celle de saint Pierre Canisius.
Ce champion du Concile de Trente ne saurait guère plus plaire à la secte usurpatrice du si beau nom Catholique qui plastronne à Rome et coule lentement dans un syncrétisme satanique.

N'importe ! Honorons en ce 21 Décembre, le grand Saint Pierre Canisius, infatigable apôtre de la vérité, de Notre Seigneur Jésus-Christ et de son Église, et de Notre Dame pour laquelle il avait - avec Saint Michel archange - une particulière et tendre dévotion.

La famille de Pierre Canisius était l'une des plus distinguées de la Hollande ; son père, d'abord conseiller du duc Charles de Lorraine, fut ensuite bailli de Verdun.
Né en 1521, c'est sous le toit paternel que Pierre passa, dans l'innocence, ses premières années.
Puis, il fut envoyé à Cologne, pour y apprendre les belles-lettres. En peu de temps, il eut achevé son cours d'humanités et reçut le grade de docteur en droit civil. Il vint alors à Louvain pour s'initier au droit canonique.

On était alors aux plus mauvais jours du XVIe siècle. Luther s'était levé du sein de l'Église, impétueux, opiniâtre, orgueilleux à l'excès.
Poussé par l'esprit du mal et de la révolte, cet homme avait dépouillé sa robe de Moine et, l'anathème à la bouche, avait voué au Catholicisme la plus implacable des haines ; il avait juré la ruine de la Papauté.

Canisius naissait à Nimègue pendant que le Moine brûlait, à Wittemberg, les bulles de Léon X.
Rien désormais ne devait arrêter l'hérésiarque. Il jeta du même coup le gant au Pape et à l'empereur Charles Quint.

Le Pape, assisté de Jésus-Christ, résiste et triomphe ; mais l'empereur, d'abord fidèle, se trouble bientôt à la vue de la guerre qui le menace et, au prix de concessions malheureuses, achète la soumission momentanée de ses sujets révoltés.
Quand Luther meurt, dans une agonie ignoble et digne de celui qui l'inspira depuis qu'il avait quitté l'Église, son œuvre est achevée, la prétendue Réformation a jeté dans l'Europe entière ses racines profondes.

Elle se développe rapidement. L'Allemagne qui les reçoit avec le plus de faveur doit en être la première victime ; avec la Foi Catholique la constitution impériale est menacée ; les princes, qui ne sont plus obéis, se révoltent à leur tour contre Charles Quint ; le sang coule à flots de tous côtés.

L'Église se recueille un instant : puis assistée de L'Esprit Saint, elle se lève tout entière à la voix de son chef, et s'affirme plus vivante et plus forte que jamais. A la ligue formée à Smalkalde par les protestants, elle oppose le Concile de Trente...
C'est Saint Pierre Canisius qui doit nous introduire dans l'assemblée des Pères de l'Église.

C'est là que se forma le jeune Religieux ; aussi ses progrès dans la voie de la perfection furent si rapides que son noviciat à peine achevé à Cologne sous la direction du Père Pierre Lefèvre, il fut jugé digne de la prêtrise et tout aussitôt appelé à succéder à ce même Pierre Lefèvre, dans la charge de supérieur.

Nous le retrouvons expliquant aux théologiens de l'Université les Épîtres de Saint Paul, et les Évangiles aux élèves du collège du Mont, et préparant en même temps une édition des œuvres du Mystique Jean Tauler et une nouvelle édition des œuvres de Saint Cyrille d'Alexandrie et de Saint Léon le Grand.
Mais tout à coup il est convié à de plus grandes destinées. De ce moment commence sa lutte contre la Révolution ou prétendue Réforme.

Un grand scandale est venu fondre sur l'Église d'Allemagne : l'Archevêque de Cologne, Hermann de Weda, s'est laissé séduire et entraîné dans l'hérésie.
A la vue de la trahison de son pasteur, la cité s'indigne ; le clergé, l'Université, les magistrats, jaloux de conserver intact le trésor de leur Foi, se décident à demander la déposition du coupable.
Toutefois, nul n'osait se rendre près de Charles Quint et de Georges d'Autriche, prince-Évêque de Liège, pour présenter une aussi grave requête.

On jette les yeux sur notre Saint : c'est lui qui sera, près de l'empereur et du Cardinal, l'interprète chargé de réclamer contre l'indignité du coupable. Délicate mission qui témoigne de l'estime qu'on avait déjà pour le jeune Jésuite !
Dieu seconde alors l'envoyé des habitants de Cologne ; le Pape excommunie Hermann et le remplace par un Saint Prêtre.

Pendant son voyage, le Saint s'était rencontré à Ulm avec le Cardinal Othon Truchess, Évêque d'Augsbourg.
Le prélat, frappé de son rare mérite, résolut de l'envoyer au Concile de Trente comme son théologien.

Saint Ignace de Loyola, consulté, répondit au Cardinal que son choix ne pouvait mieux tomber.
Ce fut en vain qu'au retour de son négociateur, Cologne fit valoir ses droits sur lui ; Canisius avait sa place marquée au sein des Pères du Concile.

La réunion des Pères de l'Église à cette époque semblait impossible. L'empereur Charles-Quint pris entre les Catholiques et les Protestants, ne voulait rien faire qui semblât favoriser les uns ou les autres ; le roi de France ne souhaitait pas une assemblée où le Pape serait le maître : enfin le Pape lui-même pouvait craindre quelque entreprise contre son autorité : et cependant, au milieu de tant de difficultés et d'entraves, l'œuvre de Dieu s'accomplit, et la Foi fut sauvée.

Éternel enseignement que de tout temps Dieu se plaît à donner aux audacieux qui voudrait résister à son Christ et à son Église.
Parmi la foule nombreuse de prélats et de théologiens appelés au Concile par la voix du Pontife romain, Canisius, dès le début des sessions, fut placé au premier rang.

Au moment où, les préliminaires terminés, le Concile allait commencer ses séances dogmatiques, des fièvres se déclarèrent à Trente et le siège de l'assemblée fut transféré à Cologne.
Assisté du savant Jésuite Jacques Laynez, théologien du Pape, Canisius fut chargé de faire le relevé exact des erreurs avancées au sujet des Sacrements par les hérétiques et de recueillir dans les monuments de la tradition les bases des règles définitives.

L'attente de Saint Ignace et du Cardinal Othon Truchess ne fut pas trompée : chaque fois que le jeune Jésuite élevait la voix au sein de l'assemblée, les Pères du Concile admiraient en lui l'homme de Dieu, venant avec sa noble et touchante éloquence remuer les cœurs et convaincre les esprits.

Mais voici qu'après les troubles qui suivirent le meurtre du duc de Plaisance l'assemblée est dissoute : notre Saint Pierre Canisius est appelé à Rome par Saint Ignace. Nous le retrouverons bientôt à la prochaine session du Concile.

Saint Ignace et Saint Pierre Canisius avaient, il semble, hâte de se mieux connaître... Qui dira les épanchements de ces deux âmes !
Saint Ignace initiait Saint Pierre Canisius aux secrets desseins du Seigneur sur son œuvre naissante, et, qui sait ?
Dans sa sublime bonté, le Très-Haut déchirant les voiles de l'avenir, leur montrait peut-être cette compagnie de Jésus embrassant l'univers entier de flammes de l'Amour Divin et tout à la fois régénérant l'ancien monde et convertissant le nouveau.

Tout, au temps de Saint Ignace, était à fonder : il fallait des maîtres capables d'éclipser leurs rivaux hérétiques.
On sait que Luther dut une partie de sa puissance à son éloquence ardente, à sa facilité prodigieuse pour traiter les matières philosophiques et religieuses dans sa langue maternelle ; les disciples qui devaient le remplacer dans son enseignement l'imitaient et acquéraient très vite ce prestige qui éblouit les esprits faibles.
Saint Ignace forma des maîtres qui surpassèrent bien vite les prétendus réformateurs.

Saint Pierre Canisius, après cinq mois passés dans la Prière et l'étude près de son supérieur, partit pour Messine ; et lui qui peu de temps auparavant siégeait parmi les Pères du Concile, eut à enseigner la rhétorique.
Pendant un an, il s'acquitta de cette mission avec ce dévouement, cet amour du devoir qui lui faisait trouver du charme au moindre des emplois. Il devait reparaître bientôt sur une plus vaste scène.

Il est subitement rappelé par Rome pour y prononcer ses vœux solennels : c'était, pour ainsi parler, l'achèvement de l'homme de Dieu.
Pierre se consacre solennellement et irrévocablement à l'œuvre de la Providence ; Ignace peut mourir en paix, il compte un vaillant lutteur de plus dans son armée d'élite.

C'est à l'Allemagne qu'appartient désormais le religieux profès ; nous allons voir ce vrai réformateur à l'œuvre.

Le duc Guillaume a fait demander de saints maîtres pour relever l'instruction publique en Bavière.
Canisius, Le Jay, Salmeron, trois disciples prédestinés du général de la Compagnie de Jésus, reçoivent l'ordre de se rendre à Ingolstadt pour y fonder un collège.

Ils ont pour tout bagage le Crucifix, les Éxercices spirituels et le Ration studiorum ou " plan d'études ".
Avec ces deux petits livres, les Jésuites ont remué le monde ; dans le premier, ils puisent cette force surhumaine qui les guide au-delà des mers vers les peuples infidèles ; le second leur sert de règle infaillible dans l'œuvre d'éducation de la jeunesse.

Le duc Guillaume n'eut qu'à se louer des Jésuites ; le succès le plus éclatant vint couronner leurs efforts.
L'Université nomme Canisius son recteur ; il se défend de cet honneur, mais Ignace ordonne, et le Religieux se soumet.

De ce jour tout prospère, les livres entachés d'hérésie sont enlevés aux étudiants, les discussions entre maîtres et élèves s'apaisent, la parole du saint ranime au cœur de la jeunesse le respect et l'amour du travail.
Aussi, l'Université veut perpétuer la mémoire de son recteur et inscrit son éloge dans ses annales.

Quand les six mois de son rectorat furent achevés, l'apôtre d'Ingolstadt put rendre grâces à Celui qui se plaisait à répandre tant de faveurs par ses mains.

Le bruit de ses merveilles se répandait rapidement dans l'Allemagne ; de tous côtés, des lettres et des prières étaient adressées aux supérieurs de Canisius ; on le voulait partout.
Ferdinand, roi des Romains, appuyé par le souverain Pontife, obtint sa présence à Vienne.

L'Autriche, à son arrivée, présentait un spectacle navrant. Le clergé séculier, les Ordres Religieux, les écoles, étaient infectés de la lèpre hideuse dont Luther avait partout déposé le germe.
Les villes n'avaient plus de pasteurs, les Sacrements n'étaient plus administrés, les Cérémonies religieuses n'étaient plus célébrées.
Saint Pierre Canisius est d'abord effrayé de l'immensité du mal, mais bientôt il se prosterne devant Dieu et obtient de lui que l'Autriche soit régénérée.

Notre Saint se multiplie ; il prêche à la cour, il prêche au peuple, il catéchise les enfants.
Soudain, terrible châtiment de Dieu !
La peste éclate dans la ville ; c'est encore notre Saint qu'on retrouve au chevet des mourants, soignant les corps et régénérant les cœurs des malheureux Viennois.
Enfin, il obtient du Saint-Père un jubilé, c'est lui qui en est le prédicateur ; et au milieu d'un concours immense, il venge l'honneur méconnu des indulgences.

En même temps, la générosité de nobles familles aidant, il ouvre un pensionnat ; les fils des plus nobles habitants y accourent.
Bientôt l'angélique Stanislas Kotska, guidé par la Vierge Marie, viendra se former là aux saintes vertus qui doivent charmer le monde.

Vienne renaissait à la Foi ; le roi des Romains voulut récompenser le zèle de l'apôtre, en lui offrant le siège épiscopal de ce diocèse, qu'il venait de transformer si heureusement.
Notre Saint accepta pendant quelques temps le devoir d'une charge si lourde mais il en refusa les honneurs.

Nous l'avons dit : à l'apostolat de la Parole, Saint Pierre Canisius sut joindre l'apostolat de la plume.
Faisons halte, pour ainsi dire, au milieu de sa vie, pour parler de celui de ses ouvrages qui est resté le plus célèbre et le plus populaire ; son catéchisme.

Ferdinand, ce prince que nous voyions tout à l'heure si plein d'admiration pour le Saint, avait réclamé de Saint Ignace un exposé court et solide de la doctrine Chrétienne.
C'est à Canisius, comme au plus capable, que fut confié une œuvre aussi importante.
Cet abrégé de la doctrine Chrétienne, Summa doctrinae christianae, restera, avec le catéchisme du Concile de Trente, comme un éternel monument du triomphe de l'Église sur l'erreur au temps de Luther.

A peine le livre eut-il paru, que Ferdinand, par un rescrit solennel, le répandit dans tout l'empire.
Philippe II d'Espagne imita bientôt son oncle, et le fit imprimer dans les États de l'ancien et du nouveau monde ?
Il fut traduit dans toutes les langues de l'Europe : la Russie, la Pologne, la Suède, le Danemark, l'Angleterre, l'Irlande, la Hollande et la Suisse, connurent à peine, pendant bien longtemps, d'autre exposition élémentaire de la Foi Catholique.

" En 1686, nous dit le révérend Père Alet, quand le catéchisme de Canisius fut publié à Paris par l'autorité de Mgr de Harlay, on était au moins, la préface le constate, à la quatre centième édition."

La raison de ce succès et en même temps son plus grand éloge sont tombés des lèvres augustes de Pie IX, dans le bref de la Béatification de Saint Pierre Canisius :
" Ayant remarqué que l'hérésie se propageait partout au moyen de petits livres, Canisius pensa qu'il n'y avait pas de meilleur remède contre le mal qu'un bon abrégé de la Doctrine Chrétienne.
Il composa donc le sien, mais avec tant d'exactitude, de clarté et de précisions qu'il n'en existe pas de plus propre à instruire et à confirmer les peuples dans la Foi Catholique."


Dominé par les sentiments de cette extrême humilité qui le caractérisait, Saint Pierre Canisius avait résolu de ne pas se faire connaître comme l'auteur du catéchisme, mais le secret, peut-être mal gardé, fut bientôt divulgué, et la renommée de notre Saint s'en accrut immensément.
Ce ne fut plus l'Allemagne seulement qui réclama sa présence ; la Transylvanie, la Hongrie, la Silésie, la Pologne se le disputèrent bientôt.

Nommé, sur ces entrefaites, provincial d'Allemagne par Saint Ignace, le Saint s'occupa d'abord d'assurer l'existence complète des collèges de Prague, d'Ingolstadt et de Munich ; puis au moment où il allait se rendre en Bavière, il fut appelé au colloque de Worms.

Les Protestants avaient demandé aux seigneurs d'Allemagne, présents à la diète de Ratisbonne, qu'un certain nombre d'hommes choisis dans les deux camps vinssent se réunir en conférence dans la ville de Worms?
Cette proposition plus à Ferdinand : il voulait ménager les susceptibilités des princes luthériens, dont il allait avoir besoin pour faire la guerre aux Musulmans.

Saint Pierre Canisius, malgré une certaine répugnance, se rendit au colloque sur le désir de ses supérieurs : il y trouva déjà réunis le vieux Philippe Mélanchton, l'âme damnée de Luther, Erasme Scneff, Henri Buttinger et Flach Francowitz, tous prédicants acharnés du " pur Évangile ".

Il y eut d'abord, il faut le dire, et le triomphe n'en fut que plus éclatant, il y eut peu d'enthousiasme du côté des Catholiques, les discussions chaque jour renouvelées n'amenaient point de vrais résultats.
Saint Pierre Canisius eut alors recours à son grand moyen ; il pria, et une inspiration du Ciel le secourut aussitôt.

Il était facile de voir que les théologiens de l'hérésie ne s'entendaient pas entre eux, même sur les articles les plus essentiels.
Or, le colloque n'avait été accordé qu'aux seuls partisans de la Confession d'AUgsbourg. Il insinua donc que, pour éviter la confusion, il serait utile d'écarter les docteurs qui n'admettraient pas cette règle de Foi.

On ne saurait dire combien cette proposition inattendue déconcerta les dissidents. Les voilà qui commencent à s'attaquer les uns les autres.
Les Sacramentaires condamnent les Anabaptistes, les Anabaptistes les Sacramentaires et ainsi des différentes sectes.

Mélanchton, malgré son grand âge, a le chagrin de se voir insulté par ses disciples. Bientôt on en vient aux injures, aux outrages les plus violents, et l'on pu craindre un moment qu'il n'y eut une véritable mêlée.
Enfin, les plus emportés ont le dessus, et cinq, qui avaient montré plus de modération, sont réduits à quitter la place.
Ils s'éloignent, en laissant entre les mains du président une protestation contre l'indigne conduite de leurs collègues.

Le colloque ne pouvait plus se prolonger dans des conditions si nouvelles. Le roi des Romains décida que l'assemblée était dissoute et l'on se sépara, à la grande désolation des hérétiques, qui s'en prirent à Saint Pierre Canisius de leur échec.
En effet, amis et ennemis s'accordaient à reconnaître que c'était à lui que revenait l'honneur d'un résultat si heureux pour la cause Catholique.

Les Luthériens vaincus essayèrent alors leurs armes les plus honteuses contre celui qu'on appelait déjà le " marteau des hérétiques " : ils inventèrent contre lui des fables ridicules, répandirent partout les plus infâmes calomnies.
L'homme de Dieu redoubla de patience et méprisa ces attaques et s'ingénia sans s'émouvoir à multiplier contre ses adversaires les actes de la plus ardentes Charité.
On l'appelait dans l'Alsace supérieure, il en traversa toutes les villes en faisant le bien et en guérissant les tristes blessures que la prétendue Réforme infligeait à l'Église.

Mais le mal s'aggravait toujours et il venait d'atteindre la Pologne? Le Pape aussitôt y envoie un nonce apostolique ; deux théologiens l'accompagnent ; l'un est notre Saint. A son arrivée, il trouva la religion dans le plus grand des périls.

Ce malheureux pays était alors gouverné par l'indolent Sigismond. Ce prince, à la vue des ravages déjà causés par la prétendue Réforme, réunit une diète à Piotrkow.
Mais l'élan et l'enthousiasme manquèrent d'abord à cette assemblée ; Saint Pierre Canisius essaya à plusieurs reprises de remuer la Foi dans les cœurs indifférents, ses efforts furent à la fin récompensés.
Sigismond, stimulé par lui, déclara solennellement qu'il n'entendait point qu'on touchât aux droits de l'Église.

Cependant les sessions du Concile de Trente, un instant suspendues, allaient reprendre leur cours.
Pie V, l'empereur Ferdinand et les légats apostoliques jugèrent d'un commun accord que la présence de Canisius était nécessaire ; ils n'avaient pas oublié cette éloquence si douce à la fois et si ferme qui les avaient aussi de quel poids était l'autorité de Canisius, de quelle valeur serait une décision motivée par lui.

Arrivé à Trente le 14 Mai 1562, il trouva le Saint Cardinal Osius, son ami, tout près de mourir.
Mais la joie que ressentit le prélat à embrasser celui qu'il désirait voir si ardemment lui rendit soudain la santé.

A la reprise des travaux de l'assemblée, Canisius fut chargé de présider une commission qui dut revoir l'Index ou Catalogue des livres condamnés.
Plusieurs fois le Saint apôtre eut à traiter devant les Pères le grand sujet de l'Eucharistie.

C'est alors que son cœur débordait vraiment sur ses lèvres. La Foi l'inspirait et les théologiens assemblés rendaient grâces à Dieu qui leur parlait par une bouche si éloquente. Quant à l'orateur, il écrivait à ce propos :
" Il m'a été commandé de parler au Concile, c'est à d'autres que le succès était recommandé. Le Seigneur m'a aidé en vue des prières de notre Compagnie. A Lui seul toute la Gloire."

Le Concile se sépara définitivement en 1563. Restait maintenant à faire accueillir ses décisions par les princes de l'Allemagne.

Le souverain Pontife, dans son anxiété, ne savait qui charger d'une aussi délicate mission, quand il jeta les yeux sur Canisius ; il le nomma aussitôt nonce apostolique et l'envoya en Allemagne.
La tâche fut remplie au-delà de toute espérance, et bientôt l'on vit les seigneurs promulguer les décrets du Concile apportés par le nonce.
Cette mission touchait à sa fin quand le Pape Pie V ordonna à Canisius de se rendre à la diète d'Augsbourg qui s'ouvrait le 24 Mars 1566.

Un nouveau péril menaçait l'Église. L'Islamisme était prêt à fondre sur la Chrétienté. Pour détourner ce fléau, il fallait une armée puissante.
Les Protestants refusaient de souscrire aux subsides nécessaires pour lever des troupes. A la diète, ce fut encore Canisius qui par sa fermeté triompha de toutes ces résistances, et on le vit provoquer de la part des Catholiques une adhésion solennelle aux décrets du Concile de Trente.

Après tant de labeurs, le repos semblait permis ; mais pour le Saint le repos était dans la lutte même.
Le souverain Pontife apprend un jour que les principautés hérétiques de Magdebourg ont composé et publié les annales ecclésiastiques intitulées : Centuries de Magdebourg.
C'était un odieux pamphlet, rempli des calomnies les plus perfides contre l'Église Catholique.

Le Saint Pape, ému d'une telle nouvelle, ordonne à Canisius de réfuter cette mordante satire, et le bienheureux donne au monde le livre des Altérations de la parole divine, chef-d’œuvre de controverse en même temps que brillante apologie de la Religion.

A peine la réfutation a-t-elle paru que Grégoire XIII envoie Canisius en députation auprès des princes de l'Allemagne, pour les engager à consolider l'établissement du collège germanique en fondant dans leur pays d'autres collèges et des séminaires en faveur de la jeunesse allemande.

D'Allemagne, Saint Pierre Canisius revient à Rome pour régler les affaires de la fondation du collège germanique, puis il repart pour le colloque de Nuremberg, accompagnant l'Évêque de Brescia.
Le colloque est différé, et tandis que le Saint se croit un instant libre, voici qu'il lui reste à accomplir une dernière et magnifique mission.

Une supplique des Évêques de Bâle, de Constance et de Lausanne était venue signaler à Grégoire XIII le danger que la Foi courait dans la Suisse Catholique.
L'Évêque de Verceil, chargé par le Pape de rendre compte de l'état du pays, écrivit à Rome que le seul moyen de sauver la religion était d'y établir un collège dirigé par les Pères de la Compagnie de Jésus.

Ce projet fut approuvé, mais lorsqu'on apprit en Suisse que les Jésuites étaient sur le point d'arriver, Protestants et Catholiques s'unirent dans les plus menaçantes déclamations.
Les calomnies répandues à dessein sur la compagnie de Jésus portaient leurs fruits.

Un seul homme, pensa-t-on à Rome, est capable de triompher de ces résistances.
C'était nommer Canisius. La présence seule du Saint apôtre changea l'aspect de ce pays.

A peine arrivé à Fribourg, le Saint fut l'objet de la vénération de tous : un collège y fut fondé et Canisius se plut à le diriger lui-même.
Quoique recteur de la maison qui venait de s'ouvrir, notre Saint trouvait encore le temps de prêcher, de visiter les malades et de convertir les dissidents.

Les Fribourgeois s'attachaient de plus en plus à leur apôtre. Un jour, les Luthériens de Genève, de Lausanne, de Bâle, envoient à Fribourg de honteux libelles contre la Compagnie de Jésus.
Le canton de Fribourg répond à ces calomnies en s'engageant par un serment solennel à maintenir toujours intacte la Foi Catholique.

Le 5 Août 1596, les bâtiments du collège venaient d'être terminés : on en fit la solennelle inauguration.
A la fin de la cérémonie, le Saint vieillard appuyé sur son bâton voulut remercier les Fribourgeois de leurs généreux sacrifices et de leur fidélité : il les supplia de ne jamais trahir leur sainte Foi et leur promit le dévouement impérissable de la Compagnie de Jésus.

Ce fut son Nunc dimittis. Ne désirant plus rien que le Ciel, le Saint vieillard se renferma tout entier en Dieu.
Bientôt, pour que rien ne manquât à ses mérites déjà si nombreux, il fut atteint d'une hydrophisie qui lui fit souffrir un véritable martyre.

Le 20 Décembre 1597, après quatre mois de souffrances aigües, il déclara que sa vie sur la Terre était enfin terminée et le lendemain, vers trois heures de l'après-midi, en présence de ses Frères, il rendit à Dieu sa belle âme. Il était âgé de 78 ans ; il en avait passé 54 dans la Compagnie de Jésus.

A peine la nouvelle se fut-elle répandue, qu'on eut dit qu'une calamité publique avait soudain fondue sur la cité.
On se pressait en foule aux portes du collège, on attendait avec anxiété que les restes du Saint fussent exposés à la vénération publique.

Enfin, une chapelle ardente fut disposée, et les Fribourgeois purent venir en foule s'agenouiller près du corps du bienfaiteur.
Les uns restaient là immobiles et comme attendant que ses lèvres vinssent se ranimer pour leur adresser de saintes paroles ; d'autres se prosternaient pour baiser avec respect les mains et les pieds du serviteur de Dieu ; quelques uns, voulant à tout prix satisfaire leur dévotion, lui coupaient en cachette une mèche de cheveux ; on alla jusqu'à mettre en lambeaux ses vêtements sacrés.

Le surlendemain, le clergé, le sénat, la magistrature firent élever le corps et lui rendirent les honneurs funèbres, aux frais du trésor public, dans la Cathédrale Saint-Nicolas, où il fut inhumé, avec la réserve que la précieuse dépouille serait rendue aux Jésuites dès qu'ils disposeraient d'une église pour la recevoir.

L'oraison funèbre du vénérable défunt fut prononcée par le prévôt du Chapitre. Les Fribourgeois, jaloux de perpétuer à jamais la mémoire de Saint Pierre Casinius, firent graver sur sa tombe une inscription qui retraçait en termes magnifiques les services que le Saint apôtre avait rendus à la cause de la Religion.

Le 20 Novembre 1864, Rome était en fête. Pie IX ordonnait qu'aux yeux de la ville et du monde le titre et les honneurs de Bienheureux fussent décernés au vénérable Pierre Canisius.

Canonisé, il a été proclamé Docteur de l'Église en 1925 et sa Fête fut déplacée du 20 Décembre au 27 avril.

On représente Saint Pierre Canisius ayant près de lui un chien qui aboie contre l'hérésie. En effet, son nom hollandais, De Hond, signifie chien.
C'est aussi la raison pour laquelle les Luthériens, furieux de leurs défaites systématiques contre lui et mécontents de ses œuvres, l'appellent encore aujourd'hui le chien de Nimègue.

On peut trouver sa châsse dans la chapelle du Collège Saint-Michel de Fribourg autrefois tenu par les Jésuites.

Pierre canisius ph1 2

http://nouvl.evangelisation.free.fr/pierre_canisius.htm.

Saint Pierre Canisius est issue d'une famille de Nimègue, située dans les Pays-Bas actuels, dont il le fils aîné.
Il est né le jour où Luther est mis au ban de l'empire et le mois même où Saint Ignace de Loyola fut blessé au siège de la citadelle de Pampelune (blessure qui vaudra à Saint Ignace de longues semaines d'immobilisation et de souffrances, mises à profit pour lire des vies de Saints et prendre la décision de les imiter).

Saint Pierre Canisius étudia à Cologne (Allemagne) la philosophie, et alors qu'il mûrit la décision de devenir Prêtre, il oriente ses études de théologie vers l'Écriture Sainte et les Pères de l'Église.
Il rencontra Pierre Favre — le premier compagnon d'Ignace de Loyola — qui, chargé d'une mission papale, séjournait à Mayence.

Au printemps 1543, Saint Pierre Canisius fait sous la direction de Pierre Favre, les exercices spirituels de Saint Ignace durant trente jours ; ce fut alors qu'il décida d'entrer dans la compagnie et scella son choix par un vœu.
En 1546, il fut ordonné Prêtre.

Saint Pierre Canisius quitta bientôt Cologne pour l'Italie. Il y fut envoyé pour assister au Concile de Trente comme théologien de l'Évêque d'Augsbourg.
Après l'ajournement du Concile, Ignace appela Pierre Canisius à Rome et lui fit accomplir son noviciat sous sa propre direction.

Au printemps 1548, le nouveau Jésuite fut envoyé avec un groupe de dix autres Jésuites sous la direction de Jérôme Nadal pour fonder à Messine le premier collège Jésuite, Saint Pierre Canisius y enseigna le latin.

Mais bientôt l'heure de Pierre Canisius sonna : par l'ordre du Pape Paul III, il fut envoyé en 1549, avec Claude Jay et Alonso Salmeron, en Bavière.
C'est de cette base que pendant trente ans, Pierre Canisius va déployer dans l'empire son activité et ses talents en faveur de l'Église alors menacée par sa propre décadence et par la puissante poussée de la réforme Protestante.

Quatre points essentiels marquent l'action de Saint Pierre Canisius :
1°) D'abord la “lutte contre l'ignorance religieuse et contre la dépravation morale” qui en était la conséquence.
En d'innombrables prédications, souvent préparées de nuit ( plus de 12.000 pages in-4° de sermons manuscrits sont conservés), Saint Pierre Canisius exposait la doctrine de l'Église et amenait ses auditeurs à vivre chrétiennement.
Pour la réforme du clergé, Saint Pierre Canisius employait surtout les exercices ignatiens.
Plus étendue encore et plus durable, l'action de Saint Pierre Canisius  s'exerça par l'imprimé, principalement par les trois Catéchismes et les divers livres de prières écrits par lui.

2°) Le second point capital concernait “l'éducation et la formation du clergé”.
Saint Pierre Canisius commença par la réforme de l'université d'Ingolstadt, dont le Pape avait fait à Pierre Canisius l'immédiate obligation, puis il travailla à la réforme de l'université de Vienne tombée dans un état de langueur désespérant ; mais Saint Pierre Canisius appréciant de manière réaliste la situation, porta sur le domaine de l'éducation, le principal de ses efforts, en érigeant des collèges.
Ceux-ci devaient former une nouvelle génération chrétienne pour servir dans l'Église et dans le monde.
Les commencements furent laborieux. Cependant à la mort de Pierre Canisius on comptait dans l'Empire 100 fondations dont beaucoup étaient directement ou indirectement l'œuvre de Saint Pierre Canisius.

3°) Le troisième point était “la situation interne des Jésuites” l'ordre monastique de Pierre Canisius. Il fut le maître d'œuvre spirituel et l'organisateur de la Compagnie de Jésus dans l'Empire.
Lorsqu' en 1556, Ignace érigea deux provinces allemandes de l'ordre, il nomma Pierre Canisius au gouvernement de la Germania Superior qui, jusqu'en 1563, engloba aussi l'Autriche.
Pendant plus de treize ans, outre le reste de son travail, Saint Pierre Canisius eut à diriger et à superviser le nombre toujours croissant des compagnons, leurs communautés et leurs travaux apostoliques.

4°) Le quatrième point consistait à “conseiller Évêques et princes” dans les questions touchant la réforme de l'Église et de l'État liée à cette réforme.
C'est ainsi que Saint Pierre Canisius eut à intervenir six fois comme théologien des Légats Pontificaux ou du roi, aux assemblées d'Empire. Sur mandat du Pape et pour ses propres supérieurs, Pierre Canisius rédigea toute une série de mémorandums concernant la réforme de l'Église.

Durant l'hiver 1565-1566, par commission papale, Saint Pierre Canisius  eut à remettre et à commenter les décrets du concile de Trente aux évêques et aux princes catholiques de l'Empire.
De son temps, Saint Pierre Canisius a été le plus puissant agent de la réforme intérieure de l'Église Catholique dans l'Empire.
Pierre Canisius a fortement contribué à contenir les progrès et la pression de la réforme Protestante et à ramener à l'Église des régions perdues, surtout dans l'Allemagne méridionale et en Autriche.
Extrêmement ferme sur ses positions, Pierre Canisius était, en face des Protestants, tout disposé aux attitudes iréniques, et celles-ci se manifestaient aussi dans ses propres  jugements.

Saint Pierre Canisius passa ses dernières années (1580-1597) à Fribourg, en Suisse où Sil avait été envoyé pour fonder un collège.
Autant que lui permettaient ses forces usées par une activité de trente ans, il continua son action à Fribourg pour réformer l'Église et affermir la Foi. Saint Pierre Canisius y mourut le 21 décembre 1597.
Saint Pierre Canisius fut Béatifié en 1864, et déclaré Docteur de l'Église en 1925.

les Œuvres de Saint Pierre Canisius
1°) Le premier travail de Saint Pierre Canisius a été l'édition allemande, à Cologne, en 1546, des œuvres de Jean Tauler (mystique).
Saint Pierre Canisius a également publié :
- trois volumes de sermons et d'autres ouvrages de Saint Cyrille d'Alexandrie (Cologne 1546),
- un volume d'homélies de Saint Léon le Grand (1546, 1548, 1566 )
- puis les Lettres de Saint Jérôme ( 1562) ;
Ces éditions  sont le fruit de ses études patristiques.

2°) L'œuvre la plus importante de Saint Pierre Canisius, qui étendra son action durant des siècles et à travers de nombreux pays, est constituée par ses catéchismes.
La première rédaction connue sous le nom de “Grand Catéchisme” parut en 1555 : Summa doctrina christianae, in-12°, 193 f. La traduction française parut à Liège en 1588.

Également en 1556, Saint Pierre Canisius publia un “catéchisme pour les gens simples et pour les enfants des écoles” : Summa doctrina christianae ad captum rudiorum accomodata (Ingolstadt, 1556).
Pour les classes moyennes,  Saint Pierre Canisius composa enfin “Parvus Catechismus Catholicorum” que l'on tient pour la meilleure œuvre du Saint. Pierre Canisius travailla tout le reste de sa vie à améliorer et à compléter ses catéchismes.

A la mort de Pierre Canisius, quinze traductions et plus de deux cents éditions avaient été faites.
Par son catéchisme, Saint Pierre Canisius donnait à la jeunesse de son temps un traité de Foi et aussi une introduction à la vie Chrétienne.
3°) Autres ouvrages destinés à soutenir la Prière et à enseigner la doctrine Chrétienne:
4°) Sermons.
Saint Pierre Canisius n'a publié qu'un Avent réduit aux quatre dimanches.
Il  existe de nombreux sermons manuscrits aux archives de la province Jésuite de Germanie Supérieure.

5°) Saint Pierre Canisius entreprit par obéissance la “réfutation des Centuries de Magdebourg”, réfutation de cette histoire de l'Église violemment antipapiste édité par Flacius Illyricus ( 8 vol., Bâle, 1559-1574 ).
Pierre Canisius n'était pas un historien et le résultat de son patient travail est une apologie de la Foi Catholique Romaine dans sa lecture de la Bible, avec des aspects de controverse anti-protestante.
6°) A Fribourg, Saint Pierre Canisius publia des biographies populaires de plusieurs Saints de la Suisse: Nicolas de Flue, Meinrad, Ida, Fridolin, etc.
7°) Exhortationes domesticae.
8°) 1.310 Lettres.
Cf. J.F. Gilmont Les écrits spirituels des premiers jésuites, Rome, 1961, p. 209-31

St peter canisius 2Complément sur sa Biographie.

Pierre Canisius
Docteur de l'Église, Saint
(1521-1597)

http://nouvl.evangelisation.free.fr/leblanc_pierre_canisius.htm.

Image 2

http://jesusmarie.free.fr/pierre_canisius.html.

Saint Pierre Canisius
Docteur de l'Église Catholique
8 mai 1521 - 21 décembre 1597

Le Grand Catéchisme--
Traduction par l'abbé A.-C. Peltier, Besançon et Paris, 1856-1857, 6 volumes, in-8.

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p.93-134 Que penser de l'enfer et des peines de l'enfer ?

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Date de dernière mise à jour : 20/12/2017