Saint Sabas, Abbé en Palestine (439-531). Fête le 05 Décembre.

Mardi 05 Décembre 2017 : Fête de Saint Sabas, Abbé en Palestine (439-531).

Sabbasthesanctified 1Icône de Saint Sabas (avec sa Laure en fond)

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Saint Sabas
Abbé
(439-531)

Sabas, né près de Césarée, en Cappadoce, de parents nobles et pieux, fut mis, à l'âge de cinq ans, sous la tutelle d'un oncle fort méchant ; il s'enfuit et se réfugia dans un Couvent.
C'était la Providence qui avait conduit ses pas ; il embrassa généreusement toutes les saintes rigueurs de la Vie Monastique.

Dix ans plus tard, le désir de visiter les lieux sanctifiés par la vie mortelle du Sauveur le conduisit à Jérusalem.
Ayant fait son pèlerinage, il résolut de se fixer au milieu des célèbres anachorètes de la Palestine et vécut jusqu'à l'âge de trente ans sous la direction du saint solitaire Théoctiste. Mais il lui semblait que Dieu demandait de lui davantage, et, croyant n'avoir encore rien fait, il s'enfonça dans la solitude voisine pour y vivre avec Dieu seul.

Renfermé dans une petite grotte, il y passait cinq jours de la semaine sans prendre aucune nourriture, uniquement appliqué à la Prière, au chant des psaumes et au travail manuel. Chaque Samedi, il apportait au Monastère qu'il avait habité tous les paniers qu'il avait tressés, passait le Dimanche avec ses Frères et revenait à son Ermitage.
Plus tard, il se retira sur les bords du Jourdain, où le démon le tourmenta par des spectres horribles, des hurlements affreux, des menaces, des coups, et surtout des apparitions séduisantes.

Le Saint, armé de la Prière, remporta autant de victoires qu'il eut à livrer de combats, jusqu'à décourager son redoutable ennemi.
Sabas, toujours poussé par le désir d'une solitude de plus en plus profonde, se retira sur des rochers abrupts ; il y établit, pour monter et pour descendre, un gros câble à nœuds qui lui servait de rampe. Il lui fallait aller chercher de l'eau à deux lieues de là et la monter sur ses épaules.

Sa nourriture consistait uniquement en racines sauvages ; mais, en revanche Dieu nourrissait son âme de l'abondance de ses consolations.
Sabas fut découvert par la vue de la corde qui pendait du rocher, et dès lors sa solitude se changea en affluence énorme de pèlerins qui venaient lui demander communication des biens Célestes dont il était rempli.

Beaucoup demeuraient ses disciples, et il groupa dans la vallée un grand nombre de petites cellules pour les recevoir. De grands Saints, attirés par la renommée de ses vertus, vinrent eux-mêmes le visiter.
Il s'arrachait parfois à sa solitude, quand la gloire de Dieu le demandait, et plusieurs fois la cour de Constantinople fut édifiée de ses vertus.
Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.

Saint sabas

http://nominis.cef.fr/contenus/saint/225/Saint-Sabas.html.

Saint Sabas

Abbé en Palestine (+ 531)

Né en Cappadoce, il entra tout jeune dans un Monastère de cette région. A 18 ans, le voilà parti pour Jérusalem.
Il rêve de solitude et pour cela s'en va rejoindre saint Euthyme qui l'envoie faire un stage de vie communautaire à la Laure de Saint Théoctiste(*) près de la Mer Morte: "La vie solitaire n'est pas faite pour cette jeunesse." pense Saint Euthyme.

Dix ans durant, Sabas apprend à être Moine. Puis il s'établit dans une grotte, seul devant Dieu durant la semaine, avec ses frères pour la liturgie du Dimanche.
Mais de nombreux Moines le rejoignent car "la sainteté attire les disciples comme le miel attire les ours. " Il doit fonder la Grande Laure.

A 55 ans, le Patriarche de Jérusalem le nomme archimandrite des Ermites de Palestine. Les controverses théologiques divisent ses moines. Lui-même soutient le concile de Chalcédoine. Il se fait le promoteur d'un monachisme modéré, obtient de l'empereur l'abolition des impôts sur les artisans et fait indemniser les pauvres paysans.
Ses reliques qui, lors des invasions arabes, avaient été conduites à Venise, ont été rendues par Paul VI aux moines melkites du Couvent de Mar Saba (Saint Sabas) en 1965.

(*) Compagnon d'ascèse de Saint Euthyme le Grand (+467) dont on fait mémoire le 3 Septembre au calendrier Orthodoxe.
Près de Jérusalem, en 532, saint Sabas, abbé. Né en Cappadoce, il s’en vint au désert de Juda, où il instaura une nouvelle forme de vie érémitique en sept monastères appelés laures, qui regroupaient des solitaires sous l’autorité d’un supérieur ; il passa de longues années dans la grande Laure, qui depuis a porté son nom, brillant par son exemple et l’éclat de sa sainteté et combattant avec vigueur pour la Foi de Chalcédoine.
Martyrologe romain.

Saint sabbas le sanctifie 1

http://fr.wikipedia.org/wiki/Sabas_le_Sanctifi%C3%A9
Saint Sabas est né en Cappadoce, dans le bourg de Mutalask, près de Césarée de Cappadoce, en 439 et mort le 05 Décembre 532. Il est fêté le 05 Décembre.

Biographie

Très jeune, il entre au Monastère de Flaviana non loin de son village natal. À dix-sept ans, il obtient la Bénédiction du supérieur pour accomplir un pèlerinage à Jérusalem.
Parvenu en Palestine, il va trouver saint Euthyme le Grand et lui demande de le recevoir comme disciple.
Mais Euthyme, qui n'avait pas coutume de recevoir de jeunes moines, le recommanda à saint Théoctiste.

Lorsque Théoctiste mourut, Sabas alla mener une vie de solitaire dans les environs du Monastère.
À l'approche du Grand Carême, Euthyme venait le chercher et le conduisait avec lui dans un désert où les deux moines restaient dans les jeûnes et la Prière jusqu'au dimanche des Rameaux.
À la mort d'Euthyme, Sabas se retira plus loin dans le désert.
Au bout de quatre années passées dans une extrême solitude, il vint, conduit par un ange, s'installer dans une grotte qui dominait les gorges du Cédron.
Au bout de cinq années passées seul dans ces lieux inhospitaliers, Sabas estima le moment venu pour accepter de s'entourer de novices.
Ses disciples devinrent rapidement nombreux : ainsi naquit la laure ou monastère de saint Sabas.

À l'âge de 53 ans, Sabas est ordonné Prêtre.
Saint Sabas organisa sa Communauté en la répartissant en trois sites : la laure, le Monastère de Castellion qu'il avait fondé dans les parages pour les Moines expérimentés et un troisième Monastère pour les novices.
Quant aux tout jeunes moines encore imberbes, il les envoyait au Monastère de saint Théodose le Cénobiarque.

Le Patriarche Saluste de Jérusalem avait en effet nommé saint Sabas et saint Théodose archimandrites, c’est-à-dire responsables de plusieurs Monastères.
Les deux saints avaient pour mission de mettre de l'ordre dans le monachisme de Palestine qui était alors profondément affecté par les controverses entre orthodoxes et monophysites.
L'un avait reçu la charge de superviser les Moines cénobites, l'autre, saint Sabas, en tant qu'"exarque des solitaires" devait veiller sur les Moines qui vivaient isolés ou en laure.

En 512, Sabas fait partie d'une délégation Monastique palestinienne qui est envoyée auprès de l'empereur Anastase pour tenter de le convaincre de renoncer au monophysisme, d'embrasser la Foi de Chalcédoine et d'alléger les impôts de l'Église de Jérusalem. Il est mort dans sa laure, âgé de 94 ans, le dimanche 5 décembre 532.

La laure de saint Sabas est appelée "Grande Laure", c'est pourquoi celle de saint Athanase, à l'Athos, est appelée exactement non pas Grande Laure, mais "la plus Grande Laure".
La laure de saint Sabas est devenue un Monastère cénobitique.
Elle a eu une importance capitale dans l'histoire du monachisme et de l'Église orthodoxe.
C'est là que fut élaboré le typikon (qui fixe le déroulement des Célébrations Liturgiques) et composé de nombreux hymnes. C'est là que vécurent les saints Jean Damascène, Côme de Maïouma et André de Crète.
Le tombeau de saint Sabas est toujours très vénéré, en particulier par les couples qui prient pour avoir des enfants.

Autre biographie:
St-Sabas Fils d’un officier de l’armée impériale, il voit le jour à Mutalasque, village des environs de Césarée de Cappadoce.
Alors qu’il est âgé de 5 ans, ses parents (Jean et Sophie), obligés de déménager à Alexandrie, le confient aux soins de ses oncles (Hermias et Grégoire), qui finissent par se quereller pour les questions d’argent reliées à sa garde.
Sabas s’enfuit et se réfugie au Monastère de Mutalasca, où il devient novice. À dix-huit ans, il se rend dans un autre Monastère à Jérusalem mais il n’y reste que peu de temps, préférant les Monastères du désert.
Il se présente alors à Saint-Euthyme qui, trouvant Sabas trop jeune, le confie à l’un de ses disciples, Théoctiste.
Quelque temps plus tard, il est désigné pour accompagner un des Moines qui doit se rendre à Alexandrie, ce qui lui permet de revoir ses parents.
Après le décès de Théoctiste, en 467, Sabas obtient l’autorisation de se retirer dans la solitude du désert, où il occupe son temps à tresser des paniers.

En 473, Saint-Euthyme décède, il lui succède durant cinq ans, mais décide de retourner près de Jérusalem, où il s’installe comme ermite dans une grotte.
Sa présence en ces lieux est bientôt découverte et plusieurs disciples viennent se placer sous sa direction, s’installant dans les grottes avoisinantes.
Une laure se constitue bientôt (qui prendra ensuite le nom de Grande Laure), dont Sabas assume la direction comme higoumène.
Cependant, plusieurs Moines supportent difficilement son autorité et il décide donc de partir à nouveau en quête de solitude, s’installant à nouveau dans une grotte, mais bientôt entouré une autre fois de disciples qu’il organise en Communauté.

Il revient ensuite à la Grande Laure, qui continue à se développer, de nouvelles laures étant fondées aux alentours, et Sabas partage avec Saint-Théodose la charge d’archimandrite.
Les dernières années de sa vie sont marquées par les querelles qui opposent deux courants théologiques : le "monophysite" et le "chalcédonien" (439-532)

Im st sabas 2

http://calendrier.egliseorthodoxe.com/sts/stsdecembre/dec05.html.

Le 5 Décembre, nous Célébrons la mémoire de notre vénérable Père Théophore SABAS le SANCTIFIÉ

Notre Saint Père Théophore Sabas, l'ange dans la chair et le civilisateur du désert de Palestine, vit le jour dans le petit bourg de Mutalasque en Cappadoce, en 439.
Dès l'âge de huit ans, ayant compris la vanité de toutes choses de ce monde et le cœur brûlant d'Amour pour Dieu, il entra au Monastère de Flaviana situé non loin de là.
Malgré les tentatives de sa famille pour le faire retourner en arrière, il persévéra et s'initia rapidement à toutes les observances monastiques, en particulier à la tempérance et à la récitation par cœur du Psautier.
Un jour, comme il travaillait au jardin, il lui vint l'envie de manger une pomme. Mais, il venait à peine de la détacher de l'arbre, qu'il domina avec énergie la tentation de la gourmandise en se disant: «Beau à voir et bon à manger était le fruit qui me donna la mort par l'entremise d'Adam. Adam préféra ce qui apparaissait délectable à ses yeux charnels, et il fit plus de cas de la satisfaction de son ventre que des jouissances spirituelles.
N'allons donc pas, dans la torpeur du sommeil spirituel nous éloigner des splendeurs de la tempérance».
Jetant la pomme à terre et la foulant aux pieds, il remporta la victoire contre la convoitise et, jusqu'à sa mort, ne mangea plus jamais de pomme. Le jeune enfant était ainsi si résolu et avait atteint une telle maturité qu’il s'adonnait aux labeurs du jeûne et de la veille comme les ascètes les plus expérimentés, et dépassait tous ses compagnons par l'Humilité, l'Obéissance et la maîtrise de soi.
Après avoir passé dix ans dans ce monastère, il obtint de son supérieur la Bénédiction de se rendre à Jérusalem (456).
Attiré par la renommée du vénérable Euthyme (mémoire le 20 janvier), Sabas le supplia avec larmes d'être compté parmi ses disciples; mais le Saint vieillard l'envoya d'abord au Monastère de Saint Théoctiste (mémoire le 13 septembre), car il n'avait pas coutume de recevoir des jeunes gens encore imberbes parmi les rudes anachorètes du désert.
Modèle de renoncement à sa volonté et d'Humilité, Sabas consacrait, sous la direction de Théoctiste, tout le jour au service des frères et passait ses nuits à glorifier Dieu. Il était si parfait dans toutes les vertus que Saint Euthyme le nommait: «L'enfant-vieillard».

A la mort de Saint Théoctiste (469), il obtint la permission de se retirer solitaire dans une grotte située à quelque distance du cénobion.
Il y passait les cinq jours de la semaine sans prendre aucune nourriture, à prier sans cesse en tressant des feuilles de palmiers pour occuper son corps, et revenait au monastère pour participer à la Liturgie et au repas des frères, le samedi et le dimanche.
Pendant le Grand Carême (du 14 janvier au dimanche des Palmes), Saint Euthyme avait coutume de l'emmener avec lui au désert de Rouba pour s'y exercer aux plus hautes vertus, rencontrant Dieu dans le silence et l'absence de toute consolation humaine.
Il parvint ainsi à la mesure des grands athlètes de la Foi et, après le décès de Saint Euthyme, il partit se retirer définitivement dans ces solitudes implacables pour affronter en combat singulier Satan et ses serviteurs, en ayant pour toutes que le signe de la Croix et l'invocation du Saint Nom de Jésus.
Après quatre années passées dans le désert, il fut guidé par un Ange vers une grotte perchée au-dessus d'un ravin sur la rive gauche du Cédron.
Il y passa cinq ans dans la Contemplation; puis, assuré par Dieu que le temps était venu, il commença à accepter des disciples.
Il procurait à chacun une cellule dans une des nombreuses cavernes des alentours et leur enseignait par l'expérience l'art de la vie solitaire.
Comme ses disciples avaient atteint le nombre de soixante-dix, à la prière du Saint, Dieu fit jaillir pour leur consolation une source d'eau vive dans le ravin.
Pour leurs Offices liturgiques communs, les frères se réunissaient dans une vaste grotte en forme d'église, qui avait été découverte par Saint Sabas guidé par une colonne de feu.
La laure grandissait sans cesse, cent cinquante solitaires s'y étaient rassemblés, et un grand nombre de pèlerins y accourait sans cesse pour y trouver le Salut et offrir des dons, grâce auxquels on pouvait satisfaire à tous les besoins en évitant que les moines soient obligés de se mêler aux soucis et aux tumultes du monde.
Malgré son désir d'échapper au Sacerdoce, l'humble Sabas fut cependant contraint d'accepter d'être ordonné Prêtre, à l'âge de 53 ans, pour assurer le bon ordre de son troupeau spirituel.

Le grand nombre de ses disciples ne l'empêchait pas néanmoins de persévérer dans l'amour de la retraite et, chaque année, fidèle à la coutume de son père en Dieu Euthyme, il se retirait dans le désert profond pour le grand Carême.
C'est lors d'une de ces retraites qu'il s'installa sur une colline infestée de démons, nommée Castellion, et, après l'avoir purifiée par sa Prière, il y fonda un nouveau monastère cénobitique réservé à des moines déjà éprouvés.
Pour ceux qui venaient de renoncer au monde, il fonda un troisième établissement, au nord de la laure, afin qu'ils y soient formés à la vie ascétique et à la récitation du Psautier.
Il ne laissait en effet demeurer en solitaires que les moines expérimentés, ayant acquis le discernement et la vigilance sur leurs pensées, ainsi qu'un cœur humble et un renoncement parfait à leur volonté propre.
Quant aux jeunes encore imberbes, il les envoyait se former au cénobion de Saint Théodose (mémoire le 11 janvier).

A cette époque, comme la nombreuse population monastique de Palestine était troublée par les machinations des hérétiques monophysites opposés au Concile de Chalcédoine, le Patriarche de Jérusalem, Saluste, nomma Saint Théodose et Saint Sabas archimandrite1 et exarques de tous les monastères dépendants de la ville sainte:
Théodose pour les cénobites et Sabas pour les anachorètes et les moines demeurant en cellule dans les laures.
Ce redoutable ennemi des démons était plein de douceur et d'effacement à l'égard des hommes.
C'est ainsi que, lorsque par deux fois certains de ses moines se révoltèrent, le saint vieillard se retira de lui-même, sans chercher à se justifier ou à imposer son autorité, et il n'accepta de reprendre sa charge que sur les instances du Patriarche.
Ayant acquis la bienheureuse impassibilité et inébranlablement fixé en Dieu, Saint Sabas pacifiait les animaux sauvages, guérissait les malades et, par sa Prière, attirait des pluies bienfaisantes sur la région tourmentée par la sécheresse et la famine.
Il fonda d'autres monastères, de sorte que, outre sa fonction d'exarque des solitaires, il était l'Higoumène de sept communautés.
Ce civilisateur du désert guidait avec sagesse ces légions de combattants spirituels et s'efforçait de les maintenir dans l'unité de la Foi.
En 512, il fut envoyé, avec d'autres moines à Constantinople, auprès de l'empereur Anastase (491-518), favorable au parti monophysite, pour soutenir la Foi Orthodoxe et obtenir des allègements fiscaux en faveur de l'Eglise de Jérusalem.
Ce pauvre et humble ermite aux vêtements en haillons, d'abord repoussé par les gardes du palais comme un mendiant, fit sur l'empereur une forte impression et, pendant le long séjour qu'il fit dans la capitale, le souverain aimait à le faire venir auprès de lui pour profiter de ses enseignements.
De retour en Palestine, il dut lutter avec acharnement contre les entreprises du patriarche hérétique d'Antioche, Sévère.
En 516, ce dernier, après avoir à nouveau attiré l'empereur dans les filets de l'erreur, parvint à faire expulser Elie du siège de Jérusalem; mais à l'instigation de Sabas et de Théodose les moines se rassemblèrent au nombre de plus de six mille pour convaincre son successeur, Jean, de lutter pour la défense du Concile de Chalcédoine.
Comme à la suite de cette manifestation, l'empereur se préparait à user de la force, Sabas lui envoya, au nom de tous les moines de la Terre Sainte, une audacieuse pétition.
La même année (518), Anastase mourut et, grâce à Dieu, la Foi fut confirmée par le nouveau souverain, Justin ler (518-527), qui ordonna de placer le Concile de Chalcédoine dans les Saints Diptyques.
Saint Sabas fut alors envoyé à Scythopolis et Césarée pour annoncer en personne. la victoire, au milieu de l'allégresse générale.

En 531, à la suite de la sanglante révolte des Samaritains, le vieillard fut à nouveau envoyé à Constantinople, auprès du pieux Justinien (527-565), afin d'obtenir son aide et sa protection. En retour, il prophétisa à l'empereur la reconquête de Rome et de l'Afrique, ainsi que la victoire définitive sur le monophysisme, le nestorianisme et l'origénisme, qui devait faire la gloire de son règne.
Accueilli avec joie à Jérusalem, cet infatigable serviteur de Dieu, trouva encore le temps de fonder le Monastère dit de Jérémie, avant de se retirer enfin à la Grande Laure.
Agé de 94 ans, il tomba bientôt malade et s'endormit paisiblement dans le Seigneur, le dimanche 5 décembre 532.
Son corps, miraculeusement conservé incorrompu, fut d'abord déposé dans la Laure, en présence d'une foule immense de moines et de laïcs.
Transféré à Venise au temps des croisades, il fut restitué récemment (26 octobre 1965) à son monastère.
La Laure de Saint-Sabas, devenue par la suite monastère cénobitique, a tenu une place de premier plan dans l'histoire du monachisme et de l'Eglise de Palestine.
Un grand nombre de Saints y ont fleuri: St Jean Damascène, St Cosmas de Meiouma, St Etienne, St André de Crète etc.
C'est là que s'est développé et fixé le typikon qui règle encore nos Offices liturgiques, et qu'a été rédigée une partie importante de nos hymnes.
1). Un archimandrite était à cette époque un supérieur de plusieurs monastères, ce n'est plus aujourd'hui qu'un titre honorifique.

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Date de dernière mise à jour : 05/12/2017