Sainte Odile (Odilia), Vierge, première Abbesse du Monastère d’Hohenbourg, Patronne de l'Alsace (662-720). Fête le 14 Décembre.

Vendredi 14 Décembre 2018 : Fête de Sainte Odile (Odilia), Vierge, première Abbesse du Monastère d’Hohenbourg, Patronne de l'Alsace (662-720).
(Mémoire facultative propre à l’Allemagne).

Imagecache 2 Statue de Sainte Odile au monastère du Mont Sainte-Odile en Alsace. (Pour voir la statue en grand format : imagecache.jpg imagecache.jpg).

http://www.mont-sainte-odile.com/une-histoire

La Vie de Sainte Odile

Etichon (ou Adalric), duc d’Alsace sous Dagobert II, attend son premier enfant. Il espère avoir un fils. Grande déception : une fille chétive et aveugle naît.
Etichon ordonne qu’on la tue. Béreswinde, sa femme, confie l’enfant à une nourrice qui, en cachette, s’en va la porter à Palma en Bourgogne (Baume-les-Dames), où elle va être élevée dans un Couvent.

A l’âge de 12 ans, l’enfant est Baptisée par l’Évêque Ehrhard de Ratisbonne ; à l’instant même du Baptême, elle recouvre la vue et on lui donne comme nom Odile, c’est-à-dire fille de lumière.
Quelques temps après, Odile désire rentrer auprès de ses parents. Hugues, son frère puîné, décide de la chercher, malgré la défense formelle du père.
Ce geste, il le paiera de sa vie. Lorsqu’il ramène sa sœur Odile, Etichon, dans un accès de fureur, le tue.

Mais aussitôt saisi de repentir, le père reçoit Odile dans son château. Il projette de la marier à un jeune prince de son choix.
Odile refuse ce mariage, car elle s’est consacrée à Dieu. Devant l’obstination du père qui veut la forcer au mariage, elle s’enfuit.

Le Père poursuit ses traces et la découvre cachée dans les rochers de la montagne. Mais comme il s’approche, le rocher s’ouvre et donne asile à la fugitive. L’événement se serait passé en Forêt-Noire près de Fribourg.

Devant ce miracle, Etichon s’incline. Odile peut rentrer. Le père pressé par Saint-Léger, Évêque d’Autun, un proche parent, fait donation à sa fille du château de Hohenbourg, qui est transformé en Monastère.
De nombreuses filles viennent se joindre à Odile, pour une vie de Prière et de Charité.

Elle fonde Niedermunster, au pied du Mont Sainte-Odile pour y recueillir pauvres et infirmes. Elle fait jaillir d’un rocher une source qui guérit les malades.
Les miracles se font nombreux autour d’elle.
Grâce à sa Prière, son père est délivré des flammes du Purgatoire.

A l’approche de sa mort, un ange vient l’assister. Et à sa mort (720), les Sœurs déposent son corps dans un sarcophage actuellement visible à la chapelle Sainte-Odile.
Son tombeau restera intact à travers toutes les épreuves dont souffrira le Couvent au long des siècles.

Sainte odile le 13 ou le 16

http://nominis.cef.fr/contenus/saint/257/Sainte-Odile.html.

Sainte Odile

ou Adile, vierge en Alsace (+ 720)

Elle ne fut pas la bienvenue. On attendait un garçon et ce fut une fille. Puis on s'aperçut qu'elle était née aveugle.
Son père, Adalric, comte d'Alsace voulut la tuer comme c'était encore l'usage en ces temps mérovingiens. Mais sa mère la sauva et Odile fut accueillie par l'abbaye bourguignonne de Baume-les-Dames.

Quand elle fut plus âgée, elle revint à la maison où son père s'était calmé. Odile refusa de se marier puisqu'elle avait fait vœu de virginité quand elle était à Baume-les-Dames. Il lui offrit le château de Hohenbourg dont elle fit un monastère. Elle y adjoignit un hospice pour les lépreux.

Ces détails sont peut-être légendaires, mais il est sûr qu'elle fonda un Monastère qui fut prospère, qu'elle était priée quelques années après sa mort pour guérir de la cécité et, surtout, que le Mont Sainte Odile est, aujourd'hui encore, un pèlerinage très fréquenté et un haut lieu de la vie spirituelle.
Voir aussi sur le site de l'abbaye Saint Benoît.
Patronne de l'Alsace. Mont Sainte Odile.
<- Sainte Odile guérissant une jeune fille aveugle, œuvre de Gérard d’Ambroselli en grès rose des Vosges - Baptistère de l'église Sainte-Odile (75017)

C’est au IVe siècle que nous trouvons les premiers indices sûrs de l’existence d’une communauté Chrétienne avec la mention de St Amand, communauté probablement entièrement détruite lors de l’invasion des Alamans (Ve siècle).
C’est le royaume franc (au VIe siècle) qui permit l’expansion de la Foi et la Christianisation, sous l’impulsion d’Évêques (St Arbogast, VIe siècle) ainsi que de Missionnaires, notamment des Moines irlandais (St Gall, St Colomban...).

De grands noms, de Saints, d’Évêques, d’hommes de Dieu, jalonnent l’histoire de notre diocèse et l’ont marquée: qu’il suffise de citer Sainte Odile, Herrade, le Pape Saint Léon IX, fils des Seigneurs d’Eguisheim... (Historique - diocèse de Strasbourg)

Au 14 Décembre du martyrologe romain: En Alsace, vers 720, Sainte Odile, vierge, première Abbesse du Monastère d’Hohenbourg, construit par son père, le duc Adalric.
Martyrologe romain.

Sant odilia ottilia di hohenbourg c 2

http://levangileauquotidien.org/main.php?language=FR&module=saintfeast&localdate=20171213&id=14262&fd=0

Sainte Odile (Odilia)
Vierge, première Abbesse du Monastère d’Hohenbourg
Patronne de l'Alsace

La Fête de Ste Odile a longtemps été célébrée le 13 Décembre, qui était aussi la Fête de Ste Lucie, elle aussi invoquée par les fidèles pour guérir les maladies oculaires ; par conséquent, on a préféré reporter la Fête d'Odile au 14 Décembre, pour distinguer les deux Fêtes.

Le plus ancien document sur la vie de Ste Odile est un parchemin du Xème siècle où un moine a noté ce que la tradition orale transmettait depuis près de deux cents ans, au Mont Ste Odile qui domine la plaine d'Alsace.

Au temps du roi mérovingien Childéric II, Aldaric, troisième duc d'Alsace, père de Sainte Odile, tient sous son empire toute la vallée du Rhin, de Strasbourg à Bâle.
Aldaric est un Chrétien sincère, mais il s'arrache avec peine aux coutumes barbares, ses réactions sont impulsives et même dangereuses : pas de pardon pour qui l'offense.

En 660, alors qu’il attendait avec impatience la naissance de son fils premier-né, lui naquit une petite fille aveugle.
Son premier réflexe fut de vouloir la tuer, mais devant les pleurs de sa femme, Béreswinde, il accepta de lui laisser la vie à condition que le bébé disparût aussitôt.

Béreswinde, bouleversée, se mit en quête d'une nourrice. Odile fut emmenée à Scherwiller, à une trentaine de kilomètres d'Obernai.
Devant le beau linge du bébé et les soins particuliers dont il était entouré, les langues allaient bon train.
Bientôt Odile ne fut plus en sécurité chez la nourrice et, à un an, dut reprendre la route pour Baume-les-Dames, près de Besançon, où elle franchit les portes d'un Monastère.

Pendant toute son enfance, Odile était entourée du silence et de la Paix des Moniales qui essayaient de lui faire oublier sa cécité : elle apprit à se diriger seule dans le cloître, à reconnaître les appels de la cloche, à chanter par cœur les offices, faisant la joie de ses mères adoptives.

L'Évêque Ehrhardt de Ratisbonne arriva un jour au Monastère pour, dit-il, Baptiser la petite aveugle.
Devant la Communauté, Ehrhardt prononça les paroles Sacramentelles : « Odilia Je te Baptise au Nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit. »
Odilia veut dire : soleil de Dieu.

Au moment où l'eau coula sur son front, Odile ouvrit les paupières... elle voyait !
Après la guérison, l’Évêque fit avertir Aldaric qui n'eut aucun geste de repentir. Il avait maintenant quatre fils et une fille, sa fille aînée était oubliée.
Odile demeura donc à Palma chez les Religieuses qui lui apprirent aussitôt à écrire et à lire dans les livres saints.

La souffrance et la cécité l'avaient mûrie : elle faisait preuve d'une force d'âme et d'un détachement extraordinaires.
Au fur et à mesure que les mois passaient, Odile sentait grandir en elle le désir de connaître sa famille.
Certains voyageurs, qui s'arrêtaient au Monastère, lui avaient déjà parlé de son frère Hugon qu’ils disaient aimable et généreux. Par l'intermédiaire d'un pèlerin, Odile lui fit parvenir une lettre qui émut Hugon au point qu’il osa affronter son père.

L'heure du pardon n'avait pas encore sonné, Aldaric ne voulait pas revoir sa fille mais Hugon écrivit cependant à sa sœur de venir au château, pensant que la vue d'Odile ferait tomber la colère de son père.
Hélas, à l'arrivée de sa fille aînée la colère d’Aldaric redoubla : il frappa Hugon qui mourut des suites des blessures.

Ce fut le dernier accès de colère du terrible barbare qui, désespéré par la mort de son fils préféré, installa sa fille à Hohenbourg et assura sa subsistance.
Odile eut la patience de vivre ignorée des siens et se contente de ce que lui donnait son père qu'elle n'osait plus affronter.
Elle ne vivait que pour les pauvres avec qui elle partageait ses maigres ressources.

Peu à peu Aldaric se transforma et offrit à Odile le Hohenbourg et toutes ses dépendances à condition qu'elle priât pour lui.

Mont ste odile 3 photo bertheville 2La jeune fille humiliée va devenir la célèbre Abbesse représentée par les statues et les tapisseries.
Son cœur profond, son austère vertu, sa grande Charité attirèrent plus de cent trente Moniales et la plupart des membres de sa famille.
Les travaux commencèrent rapidement pour transformer le Hohenbourg en un Monastère.

Odile qui est une âme d'Oraison, couvrit de chapelles tout le sommet de la colline dont la première fut dédiée à Notre-Dame, puis une autre à Saint Jean-Baptiste qu'Odile vénérait particulièrement depuis son Baptême.

Un soir, la Moniale chargée d'appeler ses compagnes pour l'office fut éblouie par une violente clarté : Odile conversait avec Saint Jean-Baptiste.
De jour, de nuit, par petits groupes qui se succédaient, les Moniales chantaient sans cesse la louange de Dieu.
L'Abbesse était la plus ardente à la Prière ; elle aimait la mortification, mais elle était sage et prudente pour ses filles.

Peu de temps après la construction du Monastère, Aldaric mourut. Avertie par une vision, Odile le sut en Purgatoire et se mit en Prière jusqu'à ce que Notre-Seigneur lui apparût pour lui apprendre l'entrée de son père en Paradis.
Une chapelle, dite des larmes, se dresse encore aujourd'hui sur la terrasse du Couvent ; la tradition assure qu'une pierre creusée par les genoux de la Sainte existe encore devant le maître-autel.

Le Hohenbourg était le refuge des pauvres, des malheureux, des malchanceux et des pèlerins qui savaient y trouver bon accueil.
Un vieillard tomba en montant vers le Monastère. Odile le rencontra un moment plus tard et, comme pour le soulager, il fallait de l'eau, Odile implora le secours de Dieu, frappa le rocher et une source jaillit et ne tarira jamais.

Mais la preuve était faite que tous ceux qui désiraient du secours ne pouvaient parvenir au sommet de la colline. Un autre Monastère fut construit en bas.
Aucun des deux cCouvents ne voulait se passer de la présence d'Odile qui allait donc du cloître du haut à celui du bas.
En chemin elle aidait les éclopés et les infirmes.

De toutes parts on venait la voir car on savait que ses mains étaient Bénies. Parfois lorsqu'elle pansait des blessés ou des lépreux, les plaies se fermaient et les douleurs s'apaisaient. Sa préférence allait aux aveugles en souvenir de son infirmité. Elle présidait tout, elle prévoyait tout et s'intéressait à chacun en particulier.

Mais ses compagnes la voyaient de plus en plus lasse. Sentant la faiblesse la gagner, Odile se rendit à la chapelle Saint-Jean-Baptiste ; une dernière fois elle s'adressa à ses filles puis, à l'heure de l'Office elle les envoya à l'église.
Quand les Moniales revinrent de l'Office, Odile les avait quittées. Leur peine était grande d'autant plus que leur mère était partie sans avoir communié. Elles se mirent en prière et Odile revint à elle.
Après les avoir réprimandées, l'Abbesse réclama le Ciboire, se Communia et quitta définitivement la Terre, le 13 Décembre 720.

Mont sainte odile 3Pour un approfondissement voir et (ou) lire :
>>> Sainte Odile, abbesse de Hohenbourg en Alsace 

 

60 sainte odile 1

http://iconesalain.free.fr/Presentations/60.Sainte.Odile.Presentation.htm.

Présentation de l'icône de Sainte Odile
Vie de Sainte Odile

Odile est née vers 662 à Obernai en Alsace du temps du roi Mérovingien Childéric. Aveugle de naissance elle fut reniée par son père Aldéric, duc d'Alsace qui, désespéré de ne pas avoir un fils premier né voulut la tuer.
Sa mère Bériswinde obtint de lui garder la vie et la confia aux moniales de Baume les Dames près de Besançon
Le saint Évêque Ehrhardt de Ratisbonne la baptisa et elle retrouva miraculeusement la vue. Aldéric instruit de cette guérison ne changea pas d'opinion et interdit son retour.

Le frère d'Odile bravant cette interdiction, la fit revenir quand elle fut une belle jeune fille, espérant fléchir son père.
Mais celui-ci, dans sa fureur d'être désobéi, le frappa à mort. Cet accident ouvrit les yeux au père qui se réconcilia avec Odile.
Celle-ci voulant consacrer sa vie à Dieu, il lui offrit le château de Hohenburg au dessus d'Obernai et toutes ses dépendances pour qu'elle puisse en faire son Monastère et prier pour son Salut.
L'Abbesse Odile attira de nombreuses Moniales auxquelles elle donna une règle adaptée de celle des Bénédictines.
Depuis son Baptême qui lui fit recouvrir la vue Odile vénérait particulièrement St Jean Baptiste et elle lui consacra une chapelle.
Le monastère du Hohenbourg devint le refuge des pauvres et des pèlerins d'Alsace. Un jour elle eut pitié d'un vieillard épuisé par la montée et qui demandait à boire.
Elle frappa le rocher de sa crosse et une source jaillit.

Depuis cette source coule en abondance, désaltère et guérit les pèlerins. Pour faciliter l'accueil elle fit construire un second Monastère au pied du mont Niedermunster.
A la mort de son père, elle intercéda pour son Salut avec tant de pleurs que Le Seigneur l'exauça.

L'Abbesse mourut le 13 Décembre 720 pendant que les moniales étaient à l'Office mais elle revint à elle pour recevoir la Sainte Communion.
Ses nièces, Ste Eugénie et Ste Gundelinde lui succédèrent faisant du Mont St Odile la montagne sainte d'Alsace et un foyer spirituel qui a persisté jusqu'à nos jours.

Présentation de l’icône de Sainte Odile
L'iconographie traditionnelle présente Ste Odile, patronne de l'Alsace, en moniale Bénédictine tenant de sa main droite sa crosse d'abbesse et portant dans sa main gauche un livre sur lequel figurent 2 yeux ouverts rappelant sa guérison miraculeuse lors de son Baptême.

La présente icône reprend ces éléments en mettant l'accent sur son rôle d'accueil et de protection des pèlerins, des pauvres et des malades par la grande courbe enveloppante de son manteau noir doublé de chaleureuse fourrure qui n'est pas sans rappeler la tunique de peau de son vénéré St Jean Baptiste.

Sa cape couvre le Monastère d'accueil de Niedermunster au pied du mont. La Hohenbourg, château fort transformé en Monastère d'intercession trône au sommet de la montagne sainte couverte de forêts de sapins transfigurés.
Odile frappe le rocher de sa crosse (comme Moïse au mont Sinaï) et une source vivifiante jaillit.

Le nom d'Odile signifie « fille de Lumière ou soleil de Dieu ». Ses attributs : les yeux ouverts et la source rejoignent le sens du mot hébreux « Ayïn » qui signifie l'œil ou la source; l'œil qui permet de voir les merveilles de la création, le regard intérieur qui voit l'invisible et contemple la lumière; la source qui jaillit pour guérir l'homme et étancher sa soif d’Amour.

Odile accueille les pauvres, les malades, les pécheurs et comme un Moïse alsacien les guide des ténèbres vers la lumière.
Elle frappe le rocher de notre égo, de notre cœur de pierre, pour en faire jaillir le source d'Amour cachée au fond de chacun, elle ouvre nos yeux au merveilles et à la Lumière de Dieu.
Alain,

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Date de dernière mise à jour : 14/12/2018