Bienheureuse Marie de Jésus (Émilie d’Oultremont), Religieuse et Fondatrice. Fête le 22 Février.

Jeudi 22 Février 2018 : Fête de la Bienheureuse Marie de Jésus (Émilie d’Oultremont), Religieuse et Fondatrice de la société de Marie Réparatrice (1818- ✝ 1878).

Mary of jesus d oultremont

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Bienheureuse Marie de Jésus (Émilie d’Oultremont)

Fondatrice de la société de Marie Réparatrice (✝ 1878).

Émilie d’Oultremont d'Hooghvorst, Fondatrice de la société de Marie Réparatrice
"Rien ne manquait à cette jeune femme, mère de quatre enfants.
Elle avait une vie aisée et confortable.

Mais un jour, Emilie d’Hooghvorst d’Oultremont va voir son existence bouleversée par une profonde expérience spirituelle.
Touchée au fond du cœur par la Tendresse de Dieu pour le monde, elle voit autour d’elle que cet Amour passionné est méconnu et rejeté.
Elle comprend alors que c’est toute sa vie qui va en être changée, et cela pour toujours.

Veuve à l'âge de 29 ans, elle va continuer à chercher sa voie qui l’amènera plus tard à fonder une famille Religieuse, les Sœurs de Marie Réparatrice. C’était à Strasbourg, en France, en 1857."
(Sœurs de Marie Réparatrice)
Béatifiée le 12 Octobre 1997 par Saint Jean-Paul II

À Florence en Toscane, l’an 1878, la Bienheureuse Marie de Jésus (Émilie d’Oultremont). Mère de quatre enfants, devenue veuve, sans rien négliger de ses devoirs maternels, elle travailla à fonder en Belgique et à diriger la Société des Sœurs de Marie Réparatrice et, confiante dans le secours divin, après avoir surmonté des soucis assez nombreux, elle acheva saintement son pèlerinage sur Terre en faisant route vers la patrie du Ciel.
Martyrologe romain


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Bse Marie de Jésus (Émilie d'Oultremont)
Veuve Van der Linden D'Hooghvorst
Religieuse et Fondatrice des
« Sœurs de Marie Réparatrice (SMR) »

Marie de Jésus, dans le siècle Émilie d'Oultremont, naît le 11 Octobre 1818 à Wégimont, près de Liège ; ses parents appartiennent à la noblesse belge.
Avec ses deux frères elle reçoit une solide formation dans tous les domaines et une excellente éducation.

Dotée d’une riche personnalité, elle a du charme et de la volonté. Son père étant ambassadeur de Belgique auprès du Saint-Siège, Émilie l’accompagne dans ses voyages à travers l’Europe. Très jeune, elle se sent fortement attirée par l’absolu de Dieu et va découvrir la personne et la spiritualité St Ignace de Loyola (1491-1556).
En elle grandit le désir de la Vie Religieuse.

Elle a dix huit ans quand ses parents, selon la coutume de l’époque, lui parlent de mariage. Après un temps d’hésitation, elle épouse, le 19 Octobre 1837, Victor d’Hooghvorst. C’est un mariage de raison qui va devenir un mariage d’Amour et sera comblé avec la naissance de quatre enfants, deux garçons et deux filles.

La vie d’Émilie se partage entre sa famille, le service des pauvres et ses engagements mondains.
A Rome, un jour, en plein milieu d’un grand bal, Dieu se révèle à elle comme l’Unique. Jaillit en elle la réponse: « Maître, vous seul dans ma vie ! »
« A dater de ce moment, je compris qu’il y aurait entre Lui et moi une union que plus rien ne briserait. »

Le bonheur d’Émilie et de Victor sera de courte durée : Victor contracte une grave maladie et meurt prématurément en 10 Août 1847.
Émilie se retrouve veuve à vingt-neuf ans, avec quatre enfants de deux à neuf ans qu’elle éduque avec Amour.
Mais le désir d’appartenir totalement à Jésus prend de plus en plus possession de son cœur. Ses parents meurent dans les quatre ans qui suivent la mort de son mari.

Elle prend alors de la distance vis-à-vis de sa famille, décide de mettre ses fils au collège en France, fait des démarches pour venir habiter à Paris et quitte définitivement la Belgique en 1854.

Mais avant son départ, une de ses tantes l’invite dans son château de Bauffe. Là, Dieu l’attendait.
Le 8 Décembre 1854, au moment précis où le dogme de l’Immaculée Conception est proclamé à Rome, Émilie se trouve en prière dans la chapelle de Bauffe. Elle vit là une forte expérience spirituelle qui va l’illuminer pour toujours.
Émilie relate cette expérience comme une rencontre avec Marie. Celle-ci lui confie le désir secret de son cœur maternel.
Marie l’appelle à aimer Jésus, et les membres de son Corps, « avec la délicatesse d’Amour qui se trouve dans le cœur d’une mère », et à être ainsi « Marie pour Jésus ».

C’est une invitation à collaborer à la mission de Rédemption et de Réparation du Christ. Elle y répond sans réserve : « Je promis tout à Marie. »
Émilie se sent poussée à une vie de « réparation », selon un courant spirituel propre au XIXe siècle, et à une époque où l’on est sensible aux profanations de l’Eucharistie.
Elle mesure le poids de la Tendresse de Dieu pour le monde, et a conscience de l’urgence d’y répondre par le don de sa vie.

Pour Émilie, réparer, c’est vouloir sans cesse être tourné vers Le Christ, désirer le servir et le faire connaître, accepter de le suivre jusque dans sa Passion, en vivant une solidarité effective avec l’humanité éprouvée, poser des gestes de communion et être artisans de paix.
« A côté de Marie et par son cœur, tout dans notre vie sera pour Dieu, sa Gloire et la Réparation. »

Entourée de quelques jeunes femmes de diverses nationalités et aidée par plusieurs jésuites, Émilie commence peu à peu une expérience de Vie Religieuse
La première Communauté officielle est ouverte à Strasbourg le 1er Mai 1857.
Émilie prend le nom de « Marie de Jésus ». Parallèlement à cette Fondation, elle continue à s’occuper de l’éducation de ses enfants.

Dès les origines, l’unité du groupe se fait autour de l’Eucharistie, vécue dans sa double dimension d’adoration et d’annonce de la Parole dans le souci d’un équilibre entre prière et activité apostolique.
L’Institut n’a que deux années d’existence quand Mère Marie de Jésus est sollicitée pour une fondation en Inde.

C’est le début de l’expansion de la Congrégation qui va rapidement s’étendre en France, en Inde, en Angleterre, en Belgique, à l’île de La Réunion, en Italie, à l’Ile Maurice, en Irlande et en Espagne.
Ce développement rejoint les aspirations Missionnaires de la Fondatrice : « Sans crainte ni des dangers, ni de la souffrance, ni de la fatigue, nous irons partout où la Charité de Jésus-Christ voudra bien nous appeler, et, protégées par Marie notre Mère… nous traverserons les mers pour redire aux contrées les plus lointaines le Nom de Jésus, sa Miséricorde et son Amour ». (Lettre du 2 Juillet 1862)

Mère Marie de Jésus connaît les joies et les difficultés, les temps de lutte et les moments de tranquille assurance d’une Fondatrice.
En 1863, elle obtient du Bx Pie IX (Giovanni Maria Mastai Ferretti, 1846-1878) une reconnaissance canonique et un premier encouragement.
La maison généralice est établie à Rome en 1865.

Avec l’aide du P. Ginhac, s. j, la Fondatrice poursuit l’élaboration des Constitutions, qui ne seront approuvées définitivement qu’après sa mort, en 1883 par le Pape Léon XIII (Vincenzo Gioacchino Pecci, 1878-1903).
Infatigable, passionnée, Mère Marie de Jésus fondera encore après Strasbourg et Paris vingt Communautés dans huit pays.
Elle meurt sereinement à Florence, juste avant midi, le 22 Février 1878.

Saint Jean-Paul II (Karol Józef  Wojtyła, 1978-2005) l’a proclamée Vénérable le 23 Décembre 1993 et Bienheureuse le 12 Octobre 1997, sur la Place St Pierre à Rome.

Pour un approfondissement biographique :
>>> Sœurs de Marie Réparatrice 

> > > Émilie d'Oultremont

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Date de dernière mise à jour : 21/02/2018