Bse Ascensión del Corazón de Jesús (Florentina Nicol Goñi), Vierge et Co-Fondatrice. Fête le 24 Février.

Samedi 24 Février 2018 : Fête de la Bse Ascensión del Corazón de Jesús (Florentina Nicol Goñi), Vierge et Co-Fondatrice des « Missionnaires Dominicaines du Très Saint Rosaire » (1868-1940).

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http://nominis.cef.fr/contenus/saint/12495/Bienheureuse-Ascension-del-Corazon-de-Jes%FAs.html.

Bienheureuse Ascensión del Corazón de Jesús.

Espagnole, Co-Fondatrice et première supérieure générale des Missionnaires Dominicaines du Rosaire (✝ 1940).

Ascensión del Corazón de Jesús, espagnole, Co-Fondatrice et première supérieure générale des Missionnaires Dominicaines du Rosaire.
Béatification, 14 mai 2005
"La Bienheureuse Ascensión du Coeur de Jésus est l'une des grandes missionnaires du siècle dernier...
Son premier domaine d'apostolat fut l'enseignement dans le collège jouxtant le Monastère. Les sources des témoins s'en souviennent comme d'une excellente éducatrice, gentille et forte, compréhensive et exigeante...

Mais Le Seigneur avait des projets différents pour elle. A l'âge de quarante-cinq ans il l'appela à devenir missionnaire au Pérou.
Avec un enthousiasme juvénile et une totale confiance dans la Providence, elle quitta sa patrie et se consacra à l'évangélisation du monde, commençant par le continent américain...

Soutenue par une Foi vive et une fervente dévotion au Sacré-Cœur de Jésus et à la Madone du Rosaire, elle se consacra au Salut des âmes jusqu'à se sacrifier elle-même. Elle exhortait souvent ses filles à en faire tout autant, leur disant que l'on ne sauve pas les âmes sans se sacrifier soi-même..."
Homélie du cardinal José Saraiva Martins

Ascensión del Corazón de Jesús (1868-1940) - Biographie - site du Vatican.
100 ans de l’arrivée à Maldonado au Pérou. Missionnaires Dominicaines du Rosaire, vidéo sous-titrée en français.


http://levangileauquotidien.org/main.php?language=FR&module=saintfeast&localdate=20180224&id=14674&fd=0

Bse Ascensión del Corazón de Jesús
Vierge et Co-Fondatrice des
« Missionnaires Dominicaines du Très Saint Rosaire »

Ascensión del Corazón de Jesús (1868-1940) - Biographie - site du Vatican.

ASCENSIÓN DEL CORAZÓN DE JESÚS NICOL GOÑI
(1868-1940)

Ascensión del Corazón de Jesús, dans le siècle Florentina Nicol Goñi, dernière fille de Juan Nicol, commerçant de chaussures, et Agueda Goñi, naît à Tafalla (Navarre, Espagne) le 14 Mars 1868.
Elle découvrit encore enfant sa vocation en fréquentant l'Ecole des Dominicaines du Tiers Ordre à Huesca, où elle suivit des études.

Le 22 Octobre 1885, elle entra au noviciat de la communauté des religieuses de Santa Rosa de Huesca, puis elle devint enseignante dans l'école de la communauté.
En 1912, le gouvernement ferma l'école et Mère Ascension accepta de partir travailler avec les autres sœurs de la Communauté des Mères de Huesca dans la mission d'"Urubamba y Madre de Dios", au Pérou à la suite de l'invitation missionnaire du Père dominicain Ramón Zubieta.

Au Pérou, les Religieuses espagnoles entrèrent dans la Communauté de Notre-Dame du "Patrocinio" de Lima, où la Mère Ascensión fut nommée Prieure, malgré de nombreuses difficultés dues à l'intégration des nouvelles venues.

En 1918, le Père Theissling, de l'Ordre des Frères Prêcheurs, suggéra la Fondation d'une nouvelle Congrégation, qui prit le nom de "Missionnaires Dominicaines du Très Saint Rosaire", dont les premières constitutions furent approuvées le 27 septembre et qui fut érigée le 5 octobre de la même année à Lima. La Mère Ascensión en fut nommé Supérieure générale.

Le 25 mars de l'année suivante le Pape Benoît XV annexa l'Ordre à la Congrégation des Frères Prêcheurs.
L'inauguration du Collège de Sonsonete, au Salvador, marqua le moment de l'autonomie de la Congrégation qui accomplissait une œuvre remarquable d'éducation à une époque où le monde fut successivement tourmenté par la Guerre civile espagnole, la Deuxième Guerre mondiale et la révolution communiste en Chine.

Au cours des années, la Congrégation prit la forme d'une institution internationale; en 1926 elle accepta de diriger le Collège national de Cuzco, ainsi que diverses écoles et le Collège national d'Arequipa, jouant un rôle important dans l'éducation civile en plus de l'éducation religieuse.
En 1932, l'appel Missionnaire conduisit les Sœurs de la Congrégation en Chine avec Mère Ascensión à leur tête, qui se rendit dans ce pays à plusieurs reprises.
Lors du troisième Chapitre général celle-ci fut à nouveau élue supérieure générale, mais quelques temps plus tard se déclara la maladie qui devait la conduire à la mort.
Elle s'éteignit à Pampelune le 24 Février 1940, entourée d'une grande réputation de sainteté.

Ascensión del Corazón de Jesús a été Béatifiée le 14 Mai 2005, dans la Basilique de Saint Pierre à Rome, par le Card. José Saraiva Martins, Préfet de la Congrégation pour les causes des Saints, qui représentait le Pape Benoît XVI.

(>>> Homélie du Cardinal José Saraiva Martins)

Lors de la Béatification de Mère Ascensión del Corazón de Jesús, la Congrégation comptait 785 Religieuses dans 21 pays des cinq continents.


Mère Ascension Nicol Goñi
Co-Fondatrice des Dominicaines Missionnaires du Rosaire

Mère Ascension est née à Tafalla, Navarre (Espagne) le 14 mars 1868. Au Baptême elle reçut le prénom de Florentina.
Sa première éducation fut celle des familles Chrétiennes de l’époque. Elle était la dernière de quatre frères.
A 14 ans, elle alla au Collège – Internat de Sainte Rose de Lima, dans la ville de Huesca. Son premier contact avec la vie religieuse Dominicaine éveilla en elle un grand point d’interrogation sur sa vocation.
Quand elle prit la décision de se faire religieuse, après avoir fini ses études, elle décida de revenir une année à la maison familiale, pour mieux clarifier son option.
Après ce temps de réflexion elle retourna au Collège, en 1885, pour commencer son noviciat. Une année plus tard elle fera ses premiers vœux et y resta travailler comme professeur, tâche à laquelle elle se donna pendant vingt huit ans.
Avec ses Sœurs, elle partageait le grand désir d’aller vers les personnes les plus pauvres, même dans les pays lointains dont elle avait des nouvelles par les revues missionnaires de l’époque.

Le Royaume devient son souci

L’Etat dépouilla la communauté de Huesca de l’École Normale et de celle de Gradué que les Sœurs dirigeaient, toutes deux passèrent au gouvernement de la Province.
Ainsi les Sœurs furent privées d’une grande partie de leur travail et de leur apostolat. Depuis longtemps, toutes souhaitaient collaborer avec les missions et ceci en fut l’occasion: elles écrivirent en Amérique et aux Philippines pour offrir leurs services.
En 1913, arriva à Huesca le Serviteur de Dieu Ramón Zubieta O.P., venant du Vicariat Apostolique de Puerto Maldonado, qui se trouve dans la zone forestière, au Pérou.
Il tenait en mains la lettre que les Sœurs avaient écrite elles-mêmes, proposant leur collaboration.
Mère Ascension, qui souhaitait vivement s’offrir à Dieu «pour tout sacrifice», donna son Nom et fut acceptée.
En novembre 1913 partit la première expédition. Le groupe était formé de 5 Sœurs et 3 Missionnaires, ils arrivèrent au Pérou le 30 décembre.
Ils étaient accompagnés par Monseigner Zubieta, expert en voyage et expéditions difficiles. Les religieuses s’installèrent au Couvent-Beaterio des Dominicaines du Patrocinio, à Lima. Ce logement était provisoire pour attendre de partir au Vicariat Apostolique qui venait d’être fondé.

Évangéliser á partir des pauvres

Mère Ascension, avec deux autres religieuses, partit dans la montagne pour sa première expédition.
Cette nouvelle suscita une grande admiration à Lima. Jusqu’alors, personne n’avait osé réaliser un voyage aussi long et dangereux.
Elles devaient traverser la chaîne de montagnes des Andes et ensuite naviguer sur de grandes rivières.
Il leur a fallu 24 jours de voyage avant d’arriver à leur première mission et elles ont compris ce qu’était être religieuse missionnaire.
En 1915, elles arrivèrent à Puerto Maldonado, petit village entre deux grandes rivières la Madre de Dios et le Tambopata, Toute la communication, avec la population se faisait á travers ces rivières.
Les Sœurs furent reçues avec grande joie et sympathie. Elles vont aider à l’éducation de la femme et des enfants, jusque là, peu habituelle dans cette zone forestière.
Mère Ascension a fait l’expérience de la présence de Dieu au milieu de la forêt et des pauvres. Les grands sacrifices de sa nouvelle vie n’avaient pour elle aucune importance, comparés à la grande joie qu’elle ressentait dans sa vie missionnaire.

Les pauvres...critères de confrontation

Elle se sentait heureuse dans la mission, sa «préférence pour les humbles» et petits, la comblait de joie.
Quelques jours après son arrivée á Maldonado, elle ouvrit un collège pour les filles et peu après un internat pour les plus nécessiteuses, dispersées dans la forêt.
Arrivèrent les premières filles de la tribu Baraya qui restèrent à l’internat. Celui-ci fut vite rempli et rapidement la situation sociale qui se vivait dans la forêt fit resurgit l’affrontement entre natives et étrangères.
Les Sœurs optèrent pour les natives et décidèrent qu’il y aurait un lieu pour accueillir toutes celles qui voulaient venir, mais en donnant la priorité aux natives.
Tout de suite, des malades graves vinrent demander de l’aide. Les Sœurs, sans moyens adéquats, les reçurent dans leur maison, en attendant de trouver une autre solution.
Elles-mêmes les visitaient et leur donnaient quelques remèdes. Interpellées par les besoins de cette nouvelle situation, elles commencèrent d’autres formes d’apostolat.
Mère Ascension vivait d’une Foi profonde et était très fidèle á la Prière. Elle a compris que Le Seigneur était avec elle sur son «chemin».
Elle sentait sa présence en elle et dialoguait avec Lui. Elle Le trouvait dans ses jours de voyages en bateau, sur le cheval, sur la pirogue et quand elle découvrait la beauté de la nature. Elle sentait sa présence surtout lorsqu’elle était avec les jeunes filles, les malades qu’elle devait soigner, les femmes qui vivaient autrement que ce qu’elle avait connu.
L’expérience de Dieu était si forte qu’elle disait «Il m’est très difficile d’expliquer ce que mon âme expérimente. Jamais je me suis sentie si près de Dieu comme dans ces mois passés sur la montagne».

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http://nouvl.evangelisation.free.fr/ascension_nicol_goni.htm.

Ascension Nicol Goñi
Dominicaine, Fondatrice, Bienheureuse
1868-1940

Florentina (Florentine) Nicol Goni naît en 1868 dans une famille de commerçants à Tafalla, ville de la province de Navarre en Espagne.
Elle reçoit une bonne éducation Chrétienne qu’elle poursuit à partir de 14 ans à Huesca, dans l’Internat “Sainte Rose de Lima” tenu par les moniales Dominicaines.
Elle réfléchit depuis longtemps à sa vocation et, à la fin de ses études, elle prend la décision de se faire religieuse.
Elle décide de rester d’abord une année à la maison pour clarifier son appel. Le 22 octobre 1885, âgée de 17 ans, elle entre au noviciat des Dominicaines de Huesca, fait profession l’année suivante et prend le nom de Ascensión del Corazón de Jesús (Ascension du Cœur de Jésus).
Dévotions au Sacré-Cœur et à la Vierge du Rosaire seront son soutien dans sa vie de Sacrifice et d’apostolat.
Elle devient professeur dans le collège où elle a été élève. Ce sera son premier champ d’apostolat pendant 28 ans.
Les témoins garderont d’elle le souvenir d’une excellente éducatrice, à la fois douce et forte, compréhensive et exigeante. Dès cette époque, avec d’autres sœurs, elle désire aller vers les plus pauvres, même dans les pays lointains dont elles reçoivent des nouvelles par les revues missionnaires.

Or, voici qu’un événement négatif va lui permettre de réaliser ses aspirations. L’État anticlérical ferme l’école en 1912.
Les Sœurs écrivent des lettres en Amérique et aux Philippines pour proposer leurs services. Mère Ascension est “prête pour tout sacrifice”.
Un Dominicain Missionnaire du Pérou très dynamique, le Père Ramón Zubieta vient en Espagne et accepte leur proposition.

Les Religieuses partent à cinq en 1913, avec trois Pères Missionnaires. Sœur Ascension a 45 ans.
Après un séjour de deux ans à Lima, elle est invitée avec deux autres sœurs à œuvrer dans le tout nouveau Vicariat apostolique de Puerto Maldonado dont le Père Zubieta est nommé Évêque.
Le lieu qui leur est dévolu est un endroit perdu dans la forêt où vit une tribu d’Indiens ; mais atteindre ce but paraît impossible pour les gens de Lima : jamais personne n’a tenté un tel itinéraire, car il faut franchir la Cordillère des Andes et voyager sur de dangereuses rivières. Elles y arrivent pourtant, à l’étonnement de tous, après 24 jours de voyage.

La Sœur Ascension fonde une école pour petites filles, mais à côté des ‘natives’ il y a les ‘étrangères’ et les rapports ne sont pas faciles ; les sœurs accueillent tout le monde mais privilégient les ‘natives’.
Sur la suggestion d’un Père Dominicain, elle fonde le 5 octobre 1918 les “Missionnaires Dominicaines du Très Saint Rosaire”.

La Mère Ascension, Supérieure générale, exerce une véritable maternité spirituelle toute empreinte de douceur ; en même temps, c’est une lutteuse pleine de courage. Peu à peu, sa Congrégation devient internationale.
Elle fait de nombreux voyages au Pérou et en Espagne, allant même par deux fois jusqu’en Chine.

On peut dire que “la Bienheureuse Ascensión du Cœur de Jésus est l’une des grandes Missionnaires du siècle dernier” (Cardinal Saraiva Martins).
De cet apostolat fructueux, la Croix en est le prix. “On ne sauve pas les âmes sans se sacrifier soi-même”, dit-elle souvent aux sœurs.
Elle-même s’offre comme victime à l’Amour Miséricordieux de Dieu (on pense à l’offrande de la Petite Thérèse de 1895).
Peu après avoir été élue une troisième fois comme Supérieure générale, elle tombe malade et meurt à Pampelune (Navarre) le 24 Février 1940

Remarque : Mère Ascension Nicol Goni est Béatifiée avec Mère Marianne Cope le Samedi soir 14 Mai 2005, veille de la Pentecôte, au cours d’une Eucharistie présidée par le Cardinal José Saraiva Martins, Préfet de la Congrégation pour le Culte des Saints.
C’est la première Béatification de Benoît XVI, qui reprend la tradition de déléguer un Cardinal pour la cérémonie, au début de laquelle celui-ci lit le décret du Pape. (Mais le Saint-Père continuera à présider personnellement les cérémonies de Canonisations.)
En effet Paul VI, en 1971 avait décidé de Béatifier lui-même le Prêtre Polonais Maximilien Kolbe.
Et Jean-Paul II avait continué dans cette ligne en présidant toutes les Béatifications.
Cette décision de Benoît XVI permet de mieux mettre en valeur les Canonisations qui offrent un Saint pour le culte de l’Église universelle, tandis qu’une Béatification n’ouvre le culte, en principe, que pour l’Église locale.

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Date de dernière mise à jour : 24/02/2018