Sainte Agathe de Catane, vierge et martyre en Sicile. Fête le 05 Février.

Lundi 05 Février 2018 : Fête de Sainte Agathe de Catane, vierge et martyre en Sicile (✝ 251).

Medaillonsteagathe 1Vitrail de l'église de Lignières (diocèse de Bourges): Sainte Agathe conduite au supplice pour s'être refusée aux hommages du gouverneur Quintionnus.

http://nominis.cef.fr/contenus/saint/571/Sainte-Agathe-de-Catane.html

Sainte Agathe de Catane

Martyre en Sicile (✝ 251)

Son nom signifie "bonté"
Cette belle jeune fille serait née en Sicile.
Le gouverneur de Palerme ou de Catane la convoitait et, malgré une entremetteuse, il ne parvint pas à la persuader de céder à sa passion.
Les bourreaux rivalisèrent de sadisme pour la vaincre. Une seule chose est sûre: elle garda jusqu'à la mort la pureté qu'elle avait vouée au seul Christ.
Elle y gagna sa place dans le canon romain de la Prière Eucharistique avec Sainte Lucie, Sainte Agnès et Sainte Cécile.

Mémoire de Sainte Agathe, vierge et martyre. À Catane en Sicile, encore jeune fille, quand sévit la persécution de Dèce, vers 250, elle conserva son corps pur et sa Foi intacte dans le martyre, offrant au Christ Seigneur le témoignage de sa vie.
Martyrologe romain.

Sainte agathe 11

http://levangileauquotidien.org/main.php?language=FR&module=saintfeast&localdate=20180205&id=1788&fd=0

Sainte Agathe
Vierge et martyre
(† 251)

Deux villes de Sicile, Palerme et Catane, se disputent l'honneur d'avoir donné naissance à Sainte Agathe ; ce qui est certain, c'est qu'elle fut martyrisée à Catane, sous l'empereur Dèce.

Dénoncée au préteur Quintianus, comme Chrétienne, Agathe lui fut amenée. La beauté de la jeune fille le séduisit ; il conçut pour elle une passion criminelle et crut venir à bout de son dessein en la remettant aux mains d'une femme débauchée, nommée Aphrodisia.
Celle-ci employa son art et son artifice afin de séduire Agathe, sans pouvoir y réussir ; et après un mois de tentatives, elle s'en fut trouver le préfet pour lui annoncer l'inutilité de ses efforts.

Le juge alors fit comparaître la servante du Seigneur devant son tribunal.
« Qui es-tu ?
- Je suis noble et d'une illustre famille, toute ma parenté le fait assez connaître.
- Pourquoi donc suis-tu la chétive condition des Chrétiens ?
- Parce que la véritable noblesse s'acquiert avec Jésus-Christ dont je me dis la servante.
- Quoi donc ! Sommes-nous dégradés de noblesse pour mépriser ton Crucifié ?
- Oui, tu perds la véritable liberté en te faisant esclave du démon jusqu'au point d'adorer des pierres pour lui faire honneur. »

Afin d'apprendre à la jeune fille à mieux parler, Quintianus la fit frapper sur la joue, et commanda qu'on la conduisît en prison, lui disant qu'elle eut à se préparer à renier Jésus-Christ ou à mourir dans les tourments.
Le lendemain, le juge essaya de gagner Agathe par des promesses, mais il la trouva inébranlable, et ses réponses excitèrent tellement la rage du persécuteur, que, sur son ordre, on lui arracha un sein.
Elle dit à Quintianus : « N'as-tu pas honte, ô cruel tyran, de me faire souffrir de cette façon, toi qui as sucé ta première nourriture du sein d'une femme ? »

Quand elle fut rentrée dans la prison, où le préfet avait défendu de lui rien donner, Saint Pierre lui apparut et la guérit au Nom du Sauveur ; la Sainte s'écria : « Je vous rends grâces, ô Mon Seigneur Jésus-Christ, de ce qu'il vous a plu de m'envoyer votre Apôtre afin de guérir mes plaies et de me rendre ce que le bourreau m'avait arraché » et la prison fut remplie d'une si éclatante lumière que les gardiens s'enfuirent épouvantés, laissant les portes ouvertes.

Les autres prisonniers conseillaient à Agathe de prendre la fuite, mais elle répondit : « Dieu me garde de quitter le champ de bataille et de m'enfuir en voyant une si belle occasion de remporter la victoire sur mes ennemis. »

Quatre jours après, Agathe fut ramenée devant le juge qui, la voyant saine et sauve, fut rempli d'étonnement ; sa rage n'en devint que plus grande.
Par son ordre, on roula Agathe sur des têts de pots cassés et sur des charbons, en même temps que l'on perçait son corps de pointes aiguës.

Ste agathe 3759ccPendant ce supplice, un tremblement de terre survint, et les principaux ministres de la cruauté de Quintianus furent écrasés.
La ville, épouvantée, vit là un châtiment du Ciel, et le persécuteur, craignant qu'on ne lui enlevât sa victime, se hâta de la renvoyer en prison.

Quand elle y fut rentrée, Agathe dit : « Ouvrez, Seigneur, les bras de votre Miséricorde, et recevez mon esprit qui désire vous posséder avec tous les transports d'Amour dont il est capable » et en achevant ces mots elle expira.

Aussitôt que la nouvelle de cette mort se fut répandue, toute la ville accourut pour honorer les restes de Sainte Agathe, et au moment où on voulut la mettre dans le tombeau, cent Anges, sous la figure de jeunes hommes, apparurent, et au front d'Agathe inscrivirent ces mots : « C'est une âme sainte ; elle a rendu un honneur volontaire à Dieu et elle est la rédemption de sa patrie. »

Quintianus, de son côté, était parti pour se mettre en possession des biens de la servante de Dieu, mais au passage d'une rivière, un cheval le mordit au visage et un autre, à coups de pieds, le précipita dans l'eau où il se noya.

La dévotion à Sainte Agathe ne tarda pas à se répandre partout, mais nulle part elle ne fut plus honorée qu'à Catane.
Plusieurs fois sa protection a sauvé cette ville des éruptions de l'Etna, et pour cela il suffisait aux habitants de donner, comme barrière aux torrents de lave qui descendaient de la montagne, un objet qui avait touché le corps de la Sainte.

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http://missel.free.fr/Sanctoral/02/05.php

Sainte Agathe

Particulièrement honorée à en Italie, Sainte Agathe était célèbre dans toute la chrétienté occidentale parce qu'elle est citée au canon de la Messe.
On attribue au Pape Saint Damase la composition d'une hymne en son honneur, Saint Ambroise de Milan et le Saint Pape Gélase composèrent une préface particulière pour le jour de sa Fête, Saint Jérôme en fit mention dans son lectionnaire et Saint Augustin en parla dans ses soliloques.
Sainte Agathe était dans le calendrier de Carthage (VI° siècle) et dans tous les martyrologes latins et grecs.

Fêtée d'abord au 12 Juillet, elle passa au 5 Février, réputé jour anniversaire de son martyre où, après plusieurs jours de prières et de pénitences faites par les habitants de Catane menacés d'incendie, cessa une éruption de l'Etna.
Lors de l'irruption de l'Etna, les habitants de Catane étaient allés chercher le voile qui recouvrait le tombeau de Sainte Agathe pour le porter en procession autour de la cité, et la coulée de lave s'était arrêtée aux portes de la ville.

En France, au Moyen-âge, on la trouve dans les litanies populaires des Saints, dont une, au XV° siècle, la met au nombre des Saints auxiliaires :
Saint Blaise, glorieux martyr, avec madame Sainte Agathe, garde mon âme au départir du corps, que l'enfer ne l'abatte ;

Une autre litanie du XIII° siècle disait : Sainte Agathe, vierge pucelle, qui souffris en ta mamelle, tu y souffris pour Dieu amour, prie pour moi Notre Seigneur ; tandis qu'ailleurs on l'invoquait ainsi :
Sainte Agathe, vierge piteuse, qui souffris peine douloureuse pour Jésus-Christ en ta poitrine, prie Dieu qu'il me donne son amour fine.

A Paris, en l'église Saint-Merry on exposait un riche reliquaire rond, en argent, offert la reine Isabeau de Bavière, les reliques venaient de la collégiale de Champeaux qui les avaient échangées contre des reliques de Saint Merry ; il fut détruit par les révolutionnaires mais les reliques qui échappèrent à la profanation, sont encore à Saint-Merry.

Francisco de zurbaran 031Sainte Agathe, Francisco de Zurbarán (Pour voir en grand format : francisco-de-zurbaran-031.jpg francisco-de-zurbaran-031.jpg)
1630-1633, 127 × 60 cm
Musée Fabre, Montpellier

http://www.abbaye-saint-benoit.ch/voragine/tome01/041.htm

SAINTE AGATHE, VIERGE

Agathe, vierge de race noble et très belle de corps, honorait sans cesse Dieu en toute sainteté dans la ville de Catane.
Or, Quintien, consulaire en Sicile, homme ignoble, voluptueux, avare et adonné à l’idolâtrie, faisait tous ses efforts pour se rendre maître d'Agathe (Bréviaire).

Comme il était de basse extraction, il espérait en imposer en s'unissant à une personne noble; étant voluptueux, il aurait joui de sa beauté; en s'emparant de ses biens, il satisfaisait son avarice; puisqu'il était idolâtre, il la contraindrait d'immoler aux dieux.
Il se la fit donc amener.

Arrivée en sa présence, et ayant connu son inébranlable résolution, il la livra entre les mains d'une femme de mauvaise vie nommée Aphrodisie, et à ses neuf filles débauchées comme leur mère, afin que, dans l’espace de trente jours, elles la fissent changer de résolution.
Elles espéraient; soit par de belles promesses, soit par des menaces violentes, qu'elles la détourneraient de son bon propos.

La bienheureuse Agathe leur dit : « Ma volonté est assise sur la pierre et a J.-C. pour base ; vos paroles sont comme le vent, vos promesses comme la pluie, les terreurs que vous  m’inspirez comme les fleuves.
Quels que soient leurs efforts, les fondements de ma maison restent solides, rien ne pourra l’abattre. »

En s'exprimant de la sorte, elle ne cessait de pleurer et chaque jour elle priait avec le désir de parvenir à la palme du martyre.
Aphrodisie voyant Agathe rester inébranlable dit à Quintien : « Amollir les pierres, et donner au fer, la flexibilité du plomb serait plus facile que de détourner l’âme de cette jeune fille des pratiques Chrétiennes et de la faire changer. »

Alors Quintien la fit venir et lui dit: «De quelle condition es-tu? Elle, répondit     « Je suis noble et même d'une illustre famille, comme ma parenté en fait foi. * »
Quintien lui dit : « Si tu es noble, pourquoi, par ta conduite as-tu des habitudes de personne servile ? »
« C'est, dit-elle, que je suis servante de J.-C., voilà pourquoi je parais être une personne servile.»
Quintien : «Puisque tu es noble, comment te dis-tu servante? » Elle répondit : « La souveraine noblesse, c'est d'être engagée au service de J.-C. »
Quintien : « Choisis le parti que tu voudras, ou de sacrifier aux dieux, ou d'endurer différents supplices. »
Agathe lui répondit: « Que ta femme ressemble à ta déesse Vénus, et toi-même, sois tel que l’a été ton dieu Jupiter. »
Alors Quintien ordonna de la souffleter avec force en disant : « N'injurie pas ton juge par tes plaisanteries téméraires. »
Agathe répliqua : «Je  m’étonne qu'un homme prudent comme toi en soit arrivé à ce point de folie d'appeler tes dieux ceux dont tu ne voudrais pas que ta femme, ou bien toi, suivissiez les exemples, puisque tu dis que c'est te faire injure que de te souhaiter de vivre comme eux.

En, effet si tes dieux sont bons, je ne t'ai souhaité que du bien ; mais si tu as horreur de leur ressembler, tu partages mes sentiments. »
Quintien « Qu'ai je besoin d'entendre une série de propos superflus ? Ou sacrifie aux dieux, ou je vais te faire mourir par toute espèce de supplices. »
Agathe : « Si tu me fais espérer d'être livrée aux bêtes, en entendant le nom de J.-C., elles s'adouciront ; si tu emploies le feu, les anges répandront du ciel sur moi une rosée salutaire ; si tu  m’infliges plaies et tortures, je possède en moi Le Saint-Esprit par la puissance duquel je méprise tout. »

Alors le consul la fit jeter en prison, parce qu'elle le confondait publiquement par ses discours.
Elle y alla avec grande liesse et gloire, comme si elle fût invitée à un festin; et elle recommandait son combat au Seigneur.
Le jour suivant, Quintien lui dit : « Renie le Christ et adore les dieux. » Sur son refus, il la fit suspendre à un chevalet et torturer.
Agathe dit : « Dans ces supplices, ma délectation est celle d'un homme qui apprend une bonne nouvelle, ou qui voit une personne longtemps attendue, ou qui a découvert de grands trésors.
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Le froment ne peut être serré au grenier qu'après avoir été fortement battu pour être séparé de sa balle; de même mon âme ne peut entrer au paradis avec la palme du martyre que mon corps n'ait été déchiré avec violence par les bourreaux. »
Quintien en colère lui fit tordre les mamelles et ordonna qu'après les avoir longtemps tenaillées, on les lui arrachât.

Agathe lui dit : « Impie, cruel et affreux tyran, n'as-tu pas honte de mutiler dans une femme ce que tu as sucé toi-même dans ta mère?
J'ai dans mon âme des mamelles toutes saines avec lesquelles je nourris tous mes sens; et que j'ai consacrées au Seigneur dès mon enfance. »
Alors il commanda qu'on la fît rentrer en son cachot avec défense d'y laisser pénétrer les médecins, et de ne lui servir ni pain, ni eau.

Et voilà que vers le milieu de la nuit, se présente à elle un vieillard précédé d'un enfant qui portait un flambeau, et ayant à la main divers médicaments.
Et il lui dit : « Quoique ce magistrat insensé t'ait accablée de tourments, tu l’as encore tourmenté davantage par tes réponses, et quoiqu'il t'ait tordu ton sein; mais son opulence se changera en amertume : or comme j'étais présent lors de toutes tes tortures, j'ai vu que ta mamelle pourrait être guérie. »

Agathe lui dit : « Je n'ai jamais employé la médecine pour mon corps, et ce me serait honte de perdre un avantage que j'ai conservé si longtemps. »
Le vieillard : « Ma fille, je suis Chrétien, n'aie pas de honte. »
Agathe : « Et qui me pourrait donner de la honte, puisque vous êtes un vieillard fort avancé en âge ?
D’ailleurs mon corps est si horriblement déchiré que personne ne pourrait concevoir pour moi aucune volupté : mais je vous rends grâces, mon seigneur et père, de l’honneur que vous me faites en vous intéressant à moi. »
« Et pourquoi donc, répliqua le vieillard, ne me laisses-tu pas te guérir? »
« Parce que, répondit Agathe, j'ai Mon Seigneur J.-C. qui d'une seule parole guérit et rétablit toutes choses. C'est lui, s'il le veut, qui peut me guérir à l’instant. »

Et le vieillard lui dit en souriant : « Et je suis son Apôtre; et c'est Lui-même qui  m’a envoyé vers toi; sache que, en son Nom, tu es guérie.
« Aussitôt l’Apôtre Saint Pierre disparut.
La bienheureuse Agathe se prosterna et rendit grâces à Dieu ; elle se trouva guérie par tout son corps et sa mamelle était rétablie sur sa poitrine.

Or, effrayés de l’immense lumière qui avait paru, les gardes avaient pris la fuite en laissant le cachot ouvert, alors quelques personnes la prièrent de s'en aller.
« A Dieu ne plaise que je  m’enfuie, dit-elle, et que je perde la couronne de patience! Je mettrais mes gardiens dans les tribulations. »

Quatre jours après, Quintien lui dit d'adorer les dieux afin qu'elle n'eût pas à endurer de plus grands supplices.
Agathe lui répondit : « Tes paroles sont insensées et vaines; elles souillent l’air et sont iniques, Misérable sans intelligence; comment veux-tu que j'adore des pierres et que je répudie le Dieu du Ciel qui m’a guérie? »
Quintien : « Et qui t'a guérie?». Agathe : «J.-C., Le Fils de Dieu.» Quintien ; « Tu oses encore proférer le Nom du Christ que je ne veux pas entendre ? »
Agathe : « Tant que je vivrai, j'invoquerai J.-C. du cœur et des lèvres. »
Quintien : « Je vais voir si Le Christ te guérira. »
Et il ordonna qu'on parsemât la place de fragments de pots cassés, que sur ces tessons on répandit des charbons ardents, puis qu'on la roulât toute nue dessus.

Pendant qu'on le faisait, voici qu'il survient un affreux tremblement de terre ; il ébranla tellement la ville entière que deux conseillers de Quintien furent écrasés sous les ruines du palais et que tout le peuple accourut vers le consul en criant que c'était uniquement pour l’injuste cruauté exercée contre Agathe que l’on souffrait ainsi.

Quintien craignant et le tremblement de terre, et une sédition du peuple, fit reconduire Agathe en prison; où elle fit cette prière :
« Seigneur J.-C., qui  m’avez créée, et  m’avez gardée dès mon enfance, qui avez préservé mon cœur de souillure, qui l’avez sauvegardé contre l’amour du siècle, et qui  m’avez fait vaincre les tourments, en  m’octroyant la vertu de patience, recevez mon esprit et permettez-moi de parvenir jusqu'à votre Miséricorde. »

Après avoir adressé cette prière, elle jeta un grand cri, et rendit l’esprit vers l’an du Seigneur 253, sous l’empire de Dèce.

Au moment où les fidèles ensevelissaient son corps avec des aromates et le mettaient dans le sarcophage, apparut un jeune homme vêtu de soieries, accompagné de plus de cent autres hommes fort beaux; ornés de riches vêtements blancs, qu'on n'avait jamais vus dans le pays; il s'approcha du corps de la Sainte, à la tête de laquelle il plaça une tablette de marbre ; après quoi il disparut aussitôt.
Or, cette table, partait cette inscription : « Ame sainte, généreuse, honneur de Dieu, et libératrice de sa patrie.»
En voici le sens : Elle eut une âme sainte; elle s'offrit généreusement, elle rendit honneur à Dieu, et elle délivra sa patrie.

Quand ce miracle eut été divulgué, les gentils eux-mêmes et les Juifs commencèrent à grandement vénérer son sépulcre.
Pour Quintien, comme il allait faire l’inventaire des richesses de la Sainte, deux de ses chevaux prirent le mors aux dents et se mirent à ruer; l’un le mordit et l’autre le frappa du pied et le fit tomber dans un fleuve, sans qu'on ait pu jamais retrouver son corps.

Un an après, vers le jour de la Fête de Sainte Agathe, une montagne très haute qui est près de la ville (l’Etna), fit éruption et vomit du feu qui descendait comme un torrent de la montagne, mettait en fusion les rochers et la terre, et venait avec impétuosité sur la ville.
Alors une multitude de païens descendirent de la montagne, coururent au sépulcre de la Sainte, prirent le voile dont il était couvert et le placèrent devant le feu.

Le jour du martyre de cette vierge le feu s'arrêta subitement et ne s'avança pas. Voici ce que dit Saint Ambroise en parlant de cette vierge, en sa préface:
« O heureuse et illustre vierge qui mérita de purifier son sang par, un généreux martyre pour la gloire du Seigneur!
O glorieuse et noble vierge, illustrée d'une double gloire, pour avoir fait toutes sortes de miracles au, milieu des plus cruels tourments, et qui, forte d'un secours mystérieux, a mérité d'être guérie par la visite de l’apôtre!
Les Cieux reçurent cette épouse du Christ ; ses restes mortels sont l’objet d'un glorieux respect. Le chœur des anges y proclame la sainteté de son âme et lui attribue la délivrance de sa patrie.»
Ste agathe 1Un an après sa mort, l'Etna entra en éruption, déversant un flot de lave en direction de Catane.
Les habitants s'emparèrent du voile qui recouvrait la sépulture d'Agathe et le placèrent devant le feu qui s'arrêta aussitôt, épargnant ainsi la ville.
Depuis, on invoque son nom pour se protéger des tremblements de terre, des éruptions volcaniques ou des incendies.

Commentaires (1)

1. Adou Kouabenan Ernest 05/02/2018

merci pour les infos sur ste Agathe Dieu nous bénisse seulement je voulais sa vie en audio

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Date de dernière mise à jour : 04/02/2018