Bienheureuse Speranza di Gesù, Fondatrice. Fête le 08 Février.

Jeudi 08 Février 2018 : Fête de la Bienheureuse Speranza di Gesù, Fondatrice des Servantes de l'Amour Miséricordieux et des Fils de l'Amour Miséricordieux (1893-✝ 1983).

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http://nominis.cef.fr/contenus/saint/12799/Venerable-Speranza-di-Ges%F9.html

Bienheureuse Speranza di Gesù

Fondatrice des Servantes de l'Amour miséricordieux et des Fils de l'Amour miséricordieux (✝ 1983)

Maria Esperanza Alhama
Esperanza de Jesús (María Josefa Alhama Valera), Religieuse espagnole Fondatrice des Servantes de l'Amour miséricordieux et des Fils de l'Amour miséricordieux (1893 - 1983). (décret du 5 juillet 2013)

La Béatification de Madre Speranza di Gesù, 'apôtre de l’Amour Miséricordieux de Jésus', a eu lieu au sanctuaire de Collevalenza, près de Pérouse (Italie) le Samedi 31 Mai 2014. Béatification de Madre Speranza (en italien).

Née en 1893 en Espagne, à Santomera, dans la province de Murcie, elle est d'abord entrée chez les Clarétines, avant de fonder à Madrid en 1930, les Servantes de l'Amour miséricordieux et à Rome, en 1951, les Fils de l'Amour miséricordieux.
Elle s'est éteinte le 8 Février 1983 à Collevalenza, le sanctuaire qu'elle a fait édifier à la demande du Christ.

Madre Speranza, chez qui Dieu se dévoile de manière personnelle et extraordinaire au point d’éclairer toute son existence terrestre, écrira:
'Il me dit que je dois faire en sorte que les hommes connaissent Dieu comme un Père bon qui prend tous les moyens possibles pour réconforter ses enfants, les aider et les rendre heureux, et qui les suit et les cherche d’un amour inlassable comme s’il ne pouvait être heureux sans eux'.
- Famille de l'Amour Miséricordieux
- La vie de Mère Espérance, une vie donnée au service de Dieu, des Prêtres et des plus nécessiteux.
- diocèse d'Orvieto-Todi (en italien)
- le son des cloches annonce la joie de la reconnaissance d'un miracle par l'intercession de Madre Speranza (en italien)
- communiqué de Mgr Benedetto Tuzia au clergé et aux fidèles du diocèse annonçant la béatification de la Mère Espérance le 31 mai 2014 (en italien).

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http://www.zenit.org/fr/articles/beatification-de-madre-speranza-apotre-de-l-amour-misericordieux

Béatification de Madre Speranza, apôtre de l'Amour Miséricordieux

En la Fête de la Visitation 2014

Rome, 8 Octobre 2013 (Zenit.org) Anita Bourdin

La Béatification de Madre Speranza di Gesù (1893–1983), "apôtre de l’Amour miséricordieux de Jésus", aura lieu au sanctuaire qu'elle a fait édifier, à Collevalenza, près de Pérouse (Italie) le samedi 31 Mai 2014.

Née en Espagne, à Santomera, dans la province de Murcie, elle est d'abord entrée chez les  Clarétines, avant de fonder, à Madrid, en 1930, les Servantes de l'Amour miséricordieux et à Rome, en 1951, les Fils de l'Amour miséricordieux.
Elle s'est éteinte à Collevalenza, le sanctuaire édifié à la demande du Christ, le 8 Février 1983.

Mgr Angelo Becciu, substitut de la Secrétairerie d’État, a informé l’Évêque du diocèse de Orvieto-Todi, Mgr Benedetto Tuzia, de cette décision du Pape François.
Le représentant du Pape sera le Cardinal Angelo Amato, préfet de la Congrégation pour les Saints.
La Prière de Madre Speranza aurait obtenu des centaines de miracles de son vivant et après sa mort.
Grande mystique, elle était favorisée d'extases et ses collaborateurs ont plus d'une fois assisté à ses dialogues avec Dieu. Elle demandait pourtant à tous de ne pas la regarder dans ces moments-là.

Elle avait le don de bilocation: elle aurait ainsi rendu visite au pape Pie XII au Vatican, mais pour le moment, le récit de cet événement n'a pas été publié par l'Église. Et elle portait dans son corps les stigmates de la Passion du Christ.

Tant de fois, surtout dans les restrictions de l'après-guerre, dans le quartier défavorisé de la Casilina, à Rome, elle a nourri les pauvres: les marmites ne se vidaient pas, le pain ne s'épuisait pas, l'huile ne manquait pas.
Sa vocation, c'était d'être un « paratonnerre de l’humanité », une « médiatrice de miséricorde ».

Le Pape Jean-Paul II s'est rendu à Collevalenza le 22 novembre 1981, donc du vivant de Madre Speranza, et il a dit cette Prière à l’Amour Miséricordieux:

"Amour Miséricordieux, ne nous fais pas défaut, nous t’en prions !
Amour Miséricordieux, ne te lasse jamais !
Sois constamment plus grand que tout mal qui se trouve dans l’homme et dans le monde !
Sois plus grand que ce mal qui a grandi dans notre siècle et dans notre génération !
Sois plus puissant par la force du Roi Crucifié !
« Béni soit son Royaume qui vient ! »."

Lettre de Mgr Tuzia à ses diocésains
Chers amis,
Notre Église de Orvieto-Todi est remplie de joie et élève des hymnes et des chants de louange au Seigneur, notre Père bon et miséricordieux, pour le don qu’il nous fait de la Béatification de Madre Speranza, apôtre de l’Amour miséricordieux de Jésus, précisément en cette Année de la Foi et au cours du Jubilé Eucharistique extraordinaire.

En effet, la conclusion du procès a abouti, avec l’accord du Pape, au décret pour la Béatification de la vénérable Madre Speranza Alhama Valera, signé par le Cardinal Angelo Amato, préfet de la Congrégation pour les saints.

Nous apprenons maintenant que le Pape François a accordé que le rite de la Béatification ait lieu à Collevalenza le samedi 31 Mai 2014.
Il sera représenté par le Cardinal Amato.

En ce début d’une nouvelle année pastorale, nous nous unissons à la joie de la Famille de l’Amour miséricordieux et du sanctuaire de Collevalenza où Madre Speranza fonda les deux Congrégations, celle des Servantes et celle des Fils, ainsi que toutes les œuvres de Charité qui ont été créées parmi nous et en d’autres lieux, avec neuf Fondations en Espagne, en Allemagne, au Brésil, en Roumanie, en Inde, à Cuba, au Mexique, en Bolivie et aux Philippines.

Cette Béatification de Madre Speranza, apôtre de l’Amour miséricordieux, est un grand don du Seigneur pour notre cheminement de Foi et pour la nouvelle évangélisation : nous devons nous sentir tous envoyés en mission jusqu’aux lointaines périphéries existentielles de notre territoire pour annoncer l’Amour éternel et irrévocable de Dieu.

À une époque de désarroi et de découragement comme celle que nous vivons, où des millions d’hommes et de femmes vivent désespérément loin de la véritable source d’eau vive, le seul message d’espérance que nous puissions annoncer, comme Chrétiens, alors que nous sommes tous appelés à participer à la ré-évangélisation, est celui de l’Amour miséricordieux de Dieu en Jésus-Christ.
Dans la Miséricorde, en effet, l’homme peut redécouvrir le sens de son existence et le lieu où demeurer, et tout acquiert une signification, même la fatigue, la souffrance, les obstacles, les inévitables défaites qui accompagnent notre chemin.
L’Amour miséricordieux de Jésus va à la rencontre de l’homme d’aujourd’hui qui, dans sa liberté, peut aussi le refuser ; mais l’homme ne peut pas empêcher Le Seigneur de l’aimer tout autant.
« L’homme le plus pervers et le plus misérable, et même le plus abandonné et négligé, écrivait Madre Speranza, est aimé de Dieu avec une immense tendresse : Dieu est pour lui un père et une mère tendre ».

La miséricorde de Jésus est pour nous une source inépuisable d’espérance. Devant un tel Amour, personne ne peut se décourager, personne ne peut dire : « je ne vaux rien ».
Jésus nous a clairement montré que tout homme a une immense valeur aux yeux de Dieu.

Le Dieu que Madre Speranza a connu et nous présente est un Père qui va à la recherche des hommes comme « le meilleur des Pères » et qui demande « que nous l’appelions Père », parce qu’il veut nous rendre participants de sa divine Bonté.
« Pour tous, écrit Madre Speranza, il est un Père bon qui nous aime d’un Amour infini, qui ne fait pas de distinctions ».
Pour tous les hommes, donc, pas seulement pour les Chrétiens et « notre Bonheur ne se trouve qu’en Lui ».

Et plus loin, Madre Speranza, chez qui Dieu se dévoile de manière personnelle et extraordinaire au point d’éclairer toute son existence terrestre, écrira :
« Il me dit que je dois faire en sorte que les hommes connaissent Dieu comme un Père bon qui prend tous les moyens possibles pour réconforter ses enfants, les aider et les rendre heureux, et qui les suit et les cherche d’un Amour inlassable comme s’il ne pouvait être heureux sans eux ».

Face à l’indifférence, à l’orgueil et aux offenses des hommes, Dieu se manifeste, non comme un juge sévère mais comme un père capable d’oublier et de pardonner, et Madre Speranza, justement, nous rappellera que Dieu est « un Père plein d’Amour et de Miséricorde qui n’est pas un comptable, mais qui pardonne et oublie les offenses et les misères de ses enfants ».

Madre Esperanza est littéralement saisie d’étonnement par la personne de Jésus qui se fait pour tous père, mère, ami, époux, frère, maître, compagnon, parce qu’en Lui se reflète le visage du Père et tout en lui est l’incarnation de l’Amour et de la Miséricorde.

« D’où jaillit tant de Miséricorde Divine ? D’où vient cette tendre Compassion, humainement inexplicable, envers les pécheurs ?
Quelle en est la cause ? La raison, écrit Madre Speranza, c’est que Jésus multiplie son Amour en proportion de la misère de l’homme…
Le Cœur de Jésus bat d’un immense Amour pour tous les hommes… notre pauvre cœur n’aime que par moments, mais Jésus, lui, n’a jamais cessé un seul instant de penser à nous et son Amour veillera sans interruption sur nous tout au long de notre vie…

Il ne disparaît pas, il ne se lasse pas, il Pardonne ; il ne compte pas. En Lui, il n’y a pas de changement. Jésus souffre en silence et avec patience pour toutes nos fautes mais il se penche sur nous pour nous combler de grâces et nous aimer d’un Amour infini.
Il habite en nous et cherche notre Amour avec tendresse, comme s’il ne pouvait pas vivre sans nous ».

Mais ce qui remplit d’étonnement Madre Speranza, c’est un mystère difficile à accepter, c’est qu’il s’humilie jusqu’à se faire « mendigo de amor », mendiant d’Amour, pour le Salut de tous les hommes.

Chers frères et sœurs, je vous exhorte tous à faire en sorte que se multiplient les initiatives d’annonce et de prière, pour que soit porté à tous ce message chargé d’espérance et en harmonie avec le magistère du Pape François.

La Béatification de Madre Speranza est un grand don du Seigneur en cette Année de la Foi qui va bientôt se conclure.
Cet événement doit nous aider à vivre intensément la seconde année du Jubilé Eucharistique pour que notre vie, grâce à l’Eucharistie, soit une vie donnée à Dieu, à l’Église et à nos frères, et pour que le message de l’Amour miséricordieux que Madre Speranza a annoncé et chanté et dont elle a été le témoin, soit le cœur de notre message pour la nouvelle évangélisation.
Traduction de Zenit, Hélène Ginabat

Pour approfondir sa biographie (en espagnol) :
Te llamarás Esperanza

 

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http://levangileauquotidien.org/main.php?language=FR&module=saintfeast&localdate=20180208&id=17131&fd=0

Bienheureuse Esperanza de Jesús
Religieuse, Mystique et Fondatrice des :
Siervas y los Hijos del Amor Misericordioso
(Servantes et Fils de l'Amour Miséricordieux)

Esperanza de Jesús, dans le siècle María Josefa Alhama Valera, naît le 30 Septembre 1893 en Espagne, à Santomera, dans la province de Murcie.
Elle est l’aînée de neuf enfants, d'une famille très pauvre : le papa, José Antonio, est un ouvrier agricole occasionnel.
Entre sept et huit ans, elle est introduite dans la maison du curé de Santomera, où elle est éduquée par les deux sœurs du Prêtre.

A neuf ans environ, est animée du grand désir de faire sa première Communion. A cette époque là, cette cérémonie était repoussée à l'âge de douze ans.
Un matin, alors qu'un Prêtre, venu de l'extérieur, Célèbre la Sainte Messe, Josefa en profite pour « voler Jésus » et elle commence avec Lui une relation d'intimité qui durera toute la vie.

Dans la fleur de la jeunesse, grandit en Josefa le désir de consacrer toute sa vie à son ami Jésus et aux gens pauvres et nécessiteux qu'elle connaît bien.
Désireuse de comprendre la volonté de Dieu, elle s’approche des lieux de la souffrance humaine.
« En passant dans une salle d’hôpital, avec la Sœur chargée du service, j'avais remarqué un pauvre homme en fin de vie, qui râlait et souffrait beaucoup...
Je le désignai à la Sœur, pensant qu'elle ne s'en était pas aperçue... La Sœur s'approcha du lit du moribond et lui couvrit le visage du drap... et elle partit.
J'en restai très secouée et j'éprouvais beaucoup de peine pour cet homme qui souffrait; la Sœur s'en aperçut et me dit:
“Tu verras qu'avec le temps, ton cœur aussi s'endurcira !

Et moi: “Cela me suffit: avant que mon cœur ne s'endurcisse, moi, je m'en vais” ». (Exhortations)

Le 15 Octobre 1914, à l'âge de 21 ans, elle entre à Villena, chez les Filles du Calvaire, dans le dernier et très pauvre Couvent d'une Communauté en voie d'extinction.
Là, au moment de sa profession Religieuse, elle reçoit le nom d'Espérance. Les filles du Calvaire s'unissent ensuite à l'Institut des Missionnaires Clarettines, vouées à l'enseignement. Mère Espérance entre, elle aussi, dans le nouvel Institut.

Le Bon Jésus, comme elle l'appelle, la prépare à la mission qui l'attend. Elle collabore avec un Dominicain, le Père Arintero, dans la diffusion de la spiritualité de l'Amour Miséricordieux, aussi ancienne que l'Évangile.

Surtout, à cette époque, Le Seigneur l'unit mystérieusement à Sa Passion et lui fait expérimenter intensément son Amour afin qu'elle le communique à tous:
« Aujourd'hui, 5 Novembre 1927, j'ai été distraite, c'est-à-dire que j'ai passé une partie de la nuit hors de moi et très unie au Bon Jésus, et Lui m'a dit que je dois faire en sorte que les hommes Le connaissent, non pas comme un Père offensé par les ingratitudes de ses enfants, mais comme un Père plein de Bonté qui cherche par tous les moyens de réconforter, d'aider et de rendre heureux ses enfants, qui les suit et les cherche avec un Amour infatigable comme s'il ne pouvait être heureux sans eux. » (Journal 5 - 11 - 1927)

Le discernement se poursuit, entre épreuves et incompréhensions, jusqu'à ce que, dans la nuit de Noël 1930, à Madrid, dans un appartement loué et dans la pauvreté la plus grande, Espérance fonde, avec trois autres Sœurs, la Congrégation des “Servantes de l'Amour Miséricordieux”.

Pauvres comme Jésus à Bethléem, elles mangent un peu de soupe aux choux, dorment par terre, appuyant la tête sur l'unique matelas qu'elles ont, et elles sont remplies de joie et d'enthousiasme.
C'est avec un grand esprit d'initiative et une activité vertigineuse, aidée par la Providence et les médiations humaines, parmi lesquelles excelle sa grande bienfaitrice et amie intime, M. Pilar de Arratia, qu'en l'espace de quelques années, elle fait surgir, en Espagne, 12 maisons pour enfants pauvres, pour personnes âgées et pour malades assistés aussi à domicile.

Ce sont les communautés de Madrid, Alfaro, Bilbao, Larrondo, Colloto, Hecho, Ochandiano, Menegaray, Santurce, Sestao, San Sebastian et Villava. Mère Espérance dit qu'à la porte de toutes ces maisons on devrait écrire:
« Frappez, pauvres, et il vous sera ouvert; frappez, vous qui souffrez et vous trouverez consolation; frappez, malades, et vous serez assistés; frappez, orphelins, et dans les Servantes de l'Amour Miséricordieux, vous rencontrerez des mères. »

L'activité continue, encore plus intense quand, en 1936, éclate la guerre civile en Espagne avec tous les drames qu'elle entraîne avec elle.
C'est durant cette période que la Mère fait son premier voyage à Rome, accompagnée par la très fidèle Pilar de Arratia, pour commencer, là aussi, un travail intense parmi les pauvres de la périphérie romaine, sur la Via Casilina.

La seconde guerre mondiale ayant éclatée, à Rome, sous les bombardements et les menaces des Allemands, avec l'aide des Sœurs, elle recueillit des enfants, cache des réfugiés, sans prêter attention à la couleur idéologique, soigne les blessés des bombardements, donne à manger à des milliers d'ouvriers et de nécessiteux en des repas improvisés, console tout le monde.

L'après-guerre est dur, tant en Italie qu'en Espagne, les blessures à soigner sont nombreuses et elle travaille, encourage, organise selon un rythme infatigable.
Pour l'Année Sainte de 1950, est déjà construite la Maison Généralice des Servantes de l'Amour Miséricordieux à Rome, dans la Via Casilina, qui accueille les pèlerins de cette année là et des années suivantes.
De plus en plus surgissent de nouvelles Fondations en Italie: Todi, Gubbio, Pavie, Gênes, Vazzola, Borsea, Francenigo, Pérouse, Rieti, Colfosco, Fratta, Todina.

Mais Le Seigneur, imprévisible dans ses dessins, la prépare à l'œuvre la plus grande de sa vie. Au mois de mai 1949, elle transcrit dans son Journal la voix mystérieuse et claire du Bon Jésus qui lui communique:
« Des années plus tard, toi, avec mon aide, avec plus de soucis, de fatigues, de souffrances et de sacrifices, tu organiseras le dernier et magnifique atelier qui sera d'un grand secours matériel et moral pour les jeunes filles qui auront la chance d'y être admises.
A côté de cet atelier, il y aura la plus grande et la plus magnifique organisation d'un Sanctuaire dédié à mon Amour Miséricordieux, une Maison pour les malades et les pèlerins, une pour le Clergé, le Noviciat de mes Servantes, le Séminaire de mes Fils de l'Amour Miséricordieux; tous deux vivront en s'aidant mutuellement, les Servantes par le travail matériel et les Fils, toujours par le travail spirituel, en diffusant autour d'eux le parfum suave du bon exemple, en attirant à Moi tous ceux qui visiteront ce Sanctuaire unique de mon Amour Miséricordieux
 ».

Le 24 février 1951, elle note : « Le Bon Jésus m'a dit que le moment est venu de réaliser la Fondation des ‘Fils de l'Amour Miséricordieux’ ».
Le 15 août de la même année, à Rome, elle donne naissance à la Congrégation des ‘Fils de l'Amour Miséricordieux’, dont le premier est le Père Alfredo di Penta.

Trois jours après, le 18 août, elle s'établit avec eux et quelques Sœurs, à Collevalenza, au cœur de L'Ombrie, où elle fera édifier, dans un bosquet, le Grand Sanctuaire de l'Amour Miséricordieux.

La nouvelle Congrégation des ‘FAM’ a, comme but principal, l'union avec les Prêtres diocésains pour venir, avec eux, en aide à toutes les pauvretés des hommes, avec un cœur Miséricordieux.
Outre Collevalenza, elle s'étend en Italie à Fermo, Campobasso, Pérouse, Rome, Macerata; en Espagne, à Larrondo, La Nora, Villava, Léon, Bilbao; au Brésil, à Mogi das Cruzes et à Juiz de Fora.

Dans l'intervalle, les Sœurs, elles aussi, fondent trois Communautés en Allemagne, à Ludwigshafen, à Hingolsheim et Gemersheim; trois autres au Brésil, à Mogi das Cruzes, et une en Bolivie, à Cochabamba.

Dans la pensée et le cœur de Mère Espérance, les deux Congrégations des ‘EAM’ et des ‘FAM’ constituent une seule Famille, divisée en six branches qui veulent embrasser tous les domaines où l'on peut manifester la Miséricorde du Seigneur.

Établie à Collevalenza, Mère Espérance y passe les dernières années de sa vie, tout en alternant les travaux du Sanctuaire et des constructions annexes, surtout dans les premières années, avec de fréquents voyages dans les Communautés qui se développent.

Le 22 Novembre 1981, Saint Jean-Paul II fait sa première sortie après le sanglant attentat du 13 mai sur la Place Saint Pierre et il va, pèlerin presque convalescent, à Collevalenza, pour remercier l'Amour Miséricordieux.
Il connaissait Mère Espérance depuis l'époque où il était Cardinal de Cracovie: il était venu la voir deux fois et parler avec elle.

Sur la place du Sanctuaire remplie de monde, il pousse un cri au nom de toute l'humanité : « Amour Miséricordieux, nous t'en prions, ne viens pas à nous manquer ! » Et il ajoute:
« Il y a un an, j'ai publie l'encyclique "Dives in misericordia" (Riche en miséricorde). Cette circonstance m'a fait venir aujourd'hui au Sanctuaire de l'Amour Miséricordieux.
Par cette présence, je désire reconfirmer, en quelque sorte, le message de cette encyclique... Dès le début de mon Ministère, sur la Chaire de Saint Pierre à Rome, j'ai considéré ce message comme ma mission particulière. 
»

C'est dans une attitude de don de soi que Mère Espérance passe les dernières années de sa vie a Collevalenza.

Un jour d'hiver, quand la terre dort dans l'attente de la résurrection, le Bon Jésus, qu'elle avait ‘volé’ dans son enfance sans jamais Le restituer, le Bon Jésus vient, Lui aussi, comme un voleur, sur la pointe des pieds, en marchant sur la neige immaculée qui recouvre les douces collines de l'Ombrie, et dérobe à la terre les membres fatigués et usés dans le service de Miséricorde de son Espérance, il est 8 heures du matin, le 8 Février 1983.

Esperanza de Jesús a été Béatifiée le 31 Mai 2014, sur l’esplanade du sanctuaire de Collevalenza, par le Cardinal Angelo Amato s.d.b., Préfet de la Congrégation pour la cause des Saints, qui représentait le Pape François (Jorge Mario Bergoglio).
À Concélébrer la Cérémonie il y avait 6 Cardinaux, 38 Évêques et 280 Prêtres.

Pour un approfondissement :
>>> Collevalenza.it/Profili/Fr/

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Date de dernière mise à jour : 08/02/2018