Bienheureux Pierre François Jamet, Prêtre à Caen. Fête le 12 Janvier.

Vendredi 12 Janvier 2018 : Fête du Bienheureux Pierre François Jamet, Prêtre à Caen († 1845).

10238208 2

http://nominis.cef.fr/contenus/saint/10001/Bienheureux-Pierre-Francois-Jamet.html

Bienheureux Pierre-François Jamet

Prêtre - restaure et étend l'Institut des Sœurs du Bon Sauveur pour les handicapés physiques et mentaux (✝ 1845)

Prêtre, né à Fresne (Diocèse de Sées) en 1762, Béatifié le 10 Mai 1987 par Jean-Paul II à Rome
Réf. dans l'Osservatore Romano: 1987 n.22 et dans la Documentation catholique: 1987 p.690.

Refuse de prêter le serment de la Constitution civile. Après la Révolution, il restaure et étend l'Institut des Sœurs du Bon Sauveur pour les handicapés physiques et mentaux. Recteur de l'université de Caen (1822 - 1830).
"On ne connaît plus vraiment l’œuvre pourtant importante de l’Abbé Pierre-François Jamet (1762-1845) qui, dans les premières décennies du XIXe siècle, multiplie les combats en faveur d’un traitement plus humanitaire des "aliénés" et crée une importante école pour les sourds-muets, intégrée dans la Communauté du Bon Sauveur de Caen...

Nous avons retrouvé aux archives nationales: Mémoire sur l’instruction des sourds-muets (1820, 28 p) et Second mémoire sur l’instruction des sourds-muets (1821, 75 p).
Un troisième mémoire, Rapport sur la maison du Bon Sauveur de Caen, (1836, 20 p.), permet ensuite de réaliser une sorte de bilan de sa gestion du problème du handicap et de saisir sa conception de l’éducabilité des 'aliénés'." (Association francophone d'éducation comparée)

Lire: Chrétien, Edmond, Le Bienheureux Pierre-François Jamet, Serviteur des handicapés et recteur d'université, 1762-1845, (Epiphanie), Cerf, Paris, 1987, 168p. et Doctrine spirituelle et vertus de P.F. Jamet par G.A. Simon(1948)

"Ce Prêtre, ordonné à 25 ans pour le diocèse de Bayeux, en 1787, et qui mène, pendant la Révolution la vie errante et camouflée du clergé 'réfractaire', consacre son existence au service d’une petite communauté de Caen, celle du Bon-Sauveur, destinée à soigner les malades pauvres et à 'tenir un pensionnat pour les femmes et les filles folles'.

Quand s’y ajoutera l’éducation des sourds-muets, Pierre-François Jamet mettra au point un langage par signes et plus tard un apprentissage de l’expression orale à partir de lecture sur les lèvres.
Quant aux aliénés des deux sexes, ils reçoivent un accueil et des soins totalement ignorés à cette époque.

C’est pour implanter cette œuvre à Albi (dont l’Archevêque, Charles Brault, est l’ancien Évêque de Bayeux) que Pierre-François entreprend plusieurs fois des voyages de 900 kilomètres...
Le 'Bon-Sauveur', et donc le diocèse d’Albi qui a bénéficié de son labeur, lui doivent non seulement d’avoir perfectionné les méthodes d’une charité efficace, en considérant comme des frères des malades rejetés par la société, mais aussi d’avoir promu dans la Vie Religieuse une ouverture d’esprit qui peut surprendre chez un tel légitimiste conservateur.
Il a été Béatifié le 10 Mai 1987." (Les saints et bienheureux du XIIe au XVIIe siècle - diocèse d'Albi - Tarn)

À Caen en Normandie, en 1845, le Bienheureux Pierre François Jamet, Prêtre, qui mit tout son zèle à aider les Religieuses Filles du Bon Sauveur, tant pendant la Révolution française qu’une fois la paix rendue à l’Église.
Martyrologe romain.

Pierre francois jamet 2

http://www.abbaye-saint-benoit.ch/hagiographie/fiches/f0283.htm

Bienheureux Pierre-François JAMET

Nom: JAMET
Prénom: Pierre-François
Pays: France
Naissance: 1762  à Fresne (Dioc. de Sées)
Mort: 12.01.1845
Etat: Prêtre
Note: Refuse de prêter le serment de la Constitution civile. Après la Révolution, il restaure et étend l'Institut des Sœurs du Bon Sauveur pour les handicapés physiques et mentaux. Recteur de l'université de Caen (1822 - 1830)
Béatification: 10.05.1987  à Rome  par Saint Jean Paul II
Canonisation:
Fête: 12 janvier
Réf. dans l’Osservatore Romano: 1987 n.22 p.1-2
Réf. dans la Documentation Catholique: 1987 p.690

Notice
Pierre-François Jamet naît en 1762 à Fresne dans le diocèse de Sées (Normandie, France). Il acquiert une personnalité équilibrée grâce à une bonne éducation.
Après cinq années à l’université de Caen qui font de lui un humaniste de valeur, il reçoit la prêtrise en 1787.
En 1790, il est nommé chapelain et confesseur des Religieuses du Bon-Sauveur de Caen. Il refuse de prêter le serment exigé par la Constitution civile du clergé et poursuit son Ministère dans la clandestinité.

Après la Révolution, il s’emploie à restaurer l’Institut des Sœurs du Bon-Sauveur. Il a tant œuvré dans ce sens que les Sœurs l’ont appelé leur ‘second Fondateur’.
Il se consacre avec elles au soin des handicapés physiques et mentaux et spécialement des sourds-muets.

L’Abbé Pierre-François est un précurseur dans ce domaine.
Malheureusement, son nom est tombé dans l’oubli, alors que sont restés connus les noms de deux autres précurseurs ayant cherché à ouvrir aux sourds-muets la possibilité de communiquer avec autrui :
L’Abbé de l’Épée (+1789) et le docteur Itard (+1838). Jusqu’alors, on considérait ces handicapés comme des aliénés dont on ne pouvait rien tirer.
On se contentait de les regrouper dans des maisons à part où ils n’avaient aucun espoir de guérison.

Quant au Père Pierre-François Jamet, il s’est toujours distingué par sa charité envers les pauvres à toutes les époques de sa vie, mais c’est à 54 ans seulement qu’il s’attaque à ce problème lorsqu’on lui confie une élève sourde et muette.
Il ne cesse alors de travailler sur ce sujet, s’informe par des lectures et monte à Paris pour rencontrer un Prêtre spécialiste.

Progressivement, il met au point sa propre méthode d’enseignement du langage et tente de codifier une ‘parole manuelle’ (langage des mains).
Il espère favoriser ainsi l’intégration dans la société de ces soi-disant ‘aliénés’. Il publie deux Mémoires et un Rapport sur ce sujet. En leur permettant de retrouver un langage, il leur a rendu leur dignité.

A peu près à la même époque, il assume la lourde charge de Recteur de l’université de Caen, fonction qu’il accomplit avec diligence de 1822 à 1830. Il a ainsi beaucoup de contacts avec les jeunes.
Il accueille tout le monde avec bonté, même si dans ce milieu se côtoient des opinions contradictoires ; le recteur Jamet respecte les personnes, et il se met au service de tous, mais il assure avec fermeté le développement des institutions dont il a la responsabilité.

En pasteur soucieux de celles et ceux dont il a la charge, il reprend à son compte et adapte la Prière de Jésus :
« Père Saint, conservez, pour la Gloire de votre Nom, les enfants que vous m’avez donnés, et qu’ils soient toujours unis. »
Il meurt en 1845.

(Rappelons qu’en 1889, le Serviteur de Dieu Louis Martin, père de Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus, a été soigné – très charitablement d’ailleurs – au Bon-Sauveur de Caen, suite à des troubles du comportement. Cet ‘internement’ de trois ans fut une des plus grandes souffrances de Thérèse.)

Ajouter un commentaire

Date de dernière mise à jour : 12/01/2018