Saint Grégoire de Nazianze, Évêque, Patriarche de Constantinople, Docteur de l'Église. Fête le 02 Janvier.

Mardi 02 Janvier 2018 : Fête de Saint Grégoire de Nazianze, Évêque, Patriarche de Constantinople, Docteur de l'Église (329-390).

Sv gr bogoslov simonopetra kr18v 2Icône de Grégoire de Nazianze

http://nominis.cef.fr/contenus/saint/356/Saint-Gregoire-de-Nazianze.html

Saint Grégoire de Nazianze

Patriarche de Constantinople, Docteur de l'Église (✝ 390)

Basile de Césarée et Grégoire de Nazianze sont tous deux nés en Cappadoce.
Basile dans une famille de dix enfants qui deviendront presque tous des Saints.
Saint Grégoire est né dans le foyer d'un juif converti qui deviendra Évêque.
Ils se rencontrent à Athènes, lors de leurs études, et désormais ils se lient d'une grande amitié. La même Foi et le même désir de perfection animent les deux étudiants.

De retour en Cappadoce, ils font des projets Monastiques, mais l'Église a besoin d'Évêques dynamiques en cette période troublée par les hérésies.
Basile devient Évêque de Césarée. Grégoire, Évêque de Nazianze, le siège épiscopal de son père, puis de Constantinople.

La forte personnalité de Basile en fait un Évêque de premier plan qui défend la Foi Trinitaire. Il rédige également des règles Monastiques, qui sont encore en vigueur dans les Monastères "Basiliens".
Saint Grégoire est plus fragile. Chassé de Constantinople, il finira solitaire, composant d'admirables poèmes que la liturgie utilise encore.

Mémoire des Saints Basile le Grand et Grégoire de Naziance, Évêques et Docteurs de l’Église.
Basile, Évêque de Césarée en Cappadoce, appelé Grand pour sa doctrine et sa sagesse, enseigna aux Moines la méditation des Écritures, le labeur de l’obéissance et la charité fraternelle.
Il organisa leur vie par des règles qu’il avait lui-même rédigées. Par ses écrits excellents, il instruisit les fidèles et se distingua par son souci pastoral des pauvres et des malades. Il mourut le premier Janvier 379.

Grégoire, son ami, Évêque successivement de Sasimes, de Constantinople et de Naziance, défendit avec beaucoup d’ardeur la Divinité du Verbe, ce qui lui valut d’être appelé le Théologien.
Il mourut le 25 Janvier 390. L’Église se réjouit de célébrer la mémoire conjointe de si grands Docteurs.

Martyrologe romain.

St gregoire de nazianze 2

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Saint Grégoire de Nazianze
Évêque, Docteur de l'Église
(329-390)

Grégoire doit sa naissance aux prières et aux larmes de sa mère. Elle se chargea elle-même de sa première éducation et lui apprit à lire, à comprendre et à aimer les Saintes Écritures. L'enfant devint digne de sa sainte mère, et demeura pur au milieu des séductions.

« Un jour, raconte-t-il lui-même, j'aperçus près de moi deux vierges d'une majesté surhumaine. On aurait dit deux sœurs.
La simplicité et la modestie de leurs vêtements, plus blancs que la neige, faisaient toute leur parure.
À leur vue, je tressaillis d'un transport Céleste.
"Nous sommes la Tempérance et la Chasteté, me dirent-elles ; nous siégeons auprès du Christ-Roi.
Donne-toi tout à nous, cher fils, accepte notre joug, nous t'introduirons un jour dans les splendeurs de l'immortelle Trinité.
" »
La voie de Grégoire était tracée : il la suivit sans faiblir toute sa vie.

Il s'embarqua pour Athènes, afin de compléter ses études. Dieu mit sur le chemin de Grégoire, dans la ville des arts antiques, une âme grande comme la sienne : St Basile.
Qui dira la beauté et la force de cette amitié, dont le but unique était la vertu ! « Nous ne connaissions que deux chemins, raconte Grégoire, celui de l'église et celui des écoles. »
La vertu s'accorde bien avec la science ; partout où l'on voulait parler de deux jeunes gens accomplis, on nommait Basile et Grégoire.

Revenus dans leur patrie, ils se conservèrent toujours cette affection pure et dévouée qui avait sauvegardé leur jeunesse, et qui désormais fortifiera leur âge mûr et consolera leur vieillesse. Rien de plus édifiant que la correspondance de ces deux grands hommes, frères d'abord dans l'étude, puis dans la solitude de la Vie Monastique et enfin dans les luttes de l'épiscopat.

À la mort de son père, qui était devenu Évêque de Nazianze, Grégoire lui succède ; mais, au bout de deux ans, son amour de la solitude l'emporte, et il va se réfugier dans un Monastère.

Bientôt on le réclame pour le siège patriarcal de Constantinople. Il résiste : « Jusqu'à quand, lui dit-on, préférerez-vous votre repos au bien de l'Église ? »
Grégoire est ému ; il craint de résister à la volonté Divine et se dirige vers la capitale de l'empire, dont il devient le patriarche légitime.
Là, sa mansuétude triomphe des plus endurcis, il fait l'admiration de ses ennemis, et il mérite, avec le nom de Père de son peuple, le nom glorieux de théologien, que l'Église a consacré.

Avant de mourir, Grégoire se retira à Nazianze, où sa vie s'acheva dans la pratique de l'oraison, du jeûne et du travail.

Pour approfondir, lire les Catéchèses du Pape Benoît XVI :
>>>  Saint Grégoire de Nazianze (1)
[Allemand, Anglais, Croate, Espagnol, Français, Italien, Portugais]

>>> Saint Grégoire de Nazianze (2)
[Allemand, Anglais, Croate, Espagnol, Français, Italien, Portugais]

 Gregory of nazianzus 2Icône russe du XVIe siècle représentant Grégoire de Nazianze.
Pour un approfondissement biographique
> > > Saint Grégoire de Nazianze

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Date de dernière mise à jour : 02/01/2018