Sainte Angèle (Angela) de Foligno, Pénitente italienne, Mystique (v. 1248-1309). Fête le 04 Janvier.

Jeudi 04 Janvier 2018 : Fête de Sainte Angèle (Angela) de Foligno, Pénitente italienne, Mystique (v. 1248-1309).

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Sainte Angèle de Foligno (+1309)

Fille d’une riche famille de Foligno, en Ombrie, mariée alors qu’elle est encore jeune, elle met au monde plusieurs enfants et mène une vie confortable au milieu des mondanités et du luxe.
Vers le milieu de sa vie, après que St François lui soit apparu, elle est saisie de remords et éprouve le besoin de changer de vie.

Après avoir confessé ses fautes au chapelain franciscain de la Cathédrale Saint-Félicien, elle distribue tous ses objets de valeur et commence une nouvelle vie faite de pénitence et d’austérités.
Dans le même temps, elle a la douleur de perdre la plupart des membres de sa famille proche (sa mère, son mari et ses enfants).

Désormais libre, elle vend tout ce qui lui reste et se retire comme recluse en compagnie d’une autre femme prénommée Marie.
Elle commence également à être témoin de nombreux phénomènes mystiques spectaculaires et sa santé se détériore graduellement jusqu’à un point qui fait craindre pour sa vie. Elle parvient tout de même à guérir et vers 1290 elle rejoint le Tiers Ordre.

Au cours des années qui suivent, elle effectue plusieurs pèlerinages à Assise, au cours desquels se produisent de fréquentes extases aussi spectaculaires qu’inquiétantes pour son entourage.
La renommée d’Angèle commence à se répandre et plusieurs disciples viennent se placer sous sa direction.

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http://nominis.cef.fr/contenus/saint/365/Sainte-Angele-de-Foligno.html

Sainte Angèle de Foligno

Pénitente italienne ( 1310)

Née à Foligno en Ombrie, dans une famille riche, elle est mariée toute jeune par ses parents et elle connaît alors une vie mondaine et frivole qui lui fait abandonner la pratique des Sacrements.
Subitement convertie, elle voudrait bien se confesser, mais elle n'ose avouer toutes ses fautes au confesseur.
Elle s'en va communier et reste tourmentée par cette Communion sacrilège.

C'est à ce moment-là qu'elle reçoit la vision de saint François d'Assise, mort vingt ans avant sa propre naissance.
Elle multiplie alors les austérités, médite de longues heures, distribue aux pauvres ce qu'elle possède et passe pour folle aux yeux des siens.
Et puis, elle perd coup sur coup, sa mère, son époux, ses fils. Elle se livre alors à la pauvreté absolue.

Des visions du Christ crucifié lui font atteindre les sommets de la mystique dans des crises violentes qui effraient ses amis.
Les Frères Mineurs, disciples de saint François, se méfient d'elle d'autant qu'elle prend part aux controverses qui opposent, dans l'Ordre, les partisans d'une pauvreté mitigée et ceux d'une application stricte de l'idéal Franciscain primitif.
Les dernières années de sa vie seront plus paisibles, favorisées de grâces extraordinaires. "Elle semblait jouir du Bonheur Céleste."

Le 13 octobre 2010, Benoît XVI a tracé un portrait de Sainte Angèle de Foligno. Si on reste fasciné, a-t-il dit, "par les sommets de son expérience d'union avec Dieu, on néglige souvent les débuts de sa conversion, le long cheminement qui a conduit" cette mystique italienne (1248 - 1309) "de sa grande peur de l'Enfer à son union trinitaire".

Née dans une famille aisée, elle reçut une éducation mondaine, se maria jeune et eut plusieurs enfants.
Mais sa vie fut marquée par des drames, le violent séisme de 1279, la guerre de sa ville contre la voisine Perugia, qui remirent en question sa vie même.

En 1285, elle eut une vision de Saint François qui la porta à accomplir une Confession générale.
Après la disparition rapide de sa famille, trois ans plus tard, elle quitta ses biens pour entrer dans le tiers ordre Franciscain.

L'histoire d'Angèle est connue grâce à la biographie de son confesseur, qui rapporte sa "terreur initiale de l'Enfer.
Cela correspondait -a souligné le Pape- au type de Foi qu'elle avait au moment de sa conversion, encore pauvre de Charité et d'Amour de Dieu.
Crainte, repentance et pénitence avaient poussé Angèle vers la douloureuse perspective de la Croix". Sa conversion la mit sur la voie de l'Amour...

Elle se sentit en devoir d'offrir quelque chose à Dieu afin de racheter ses péchés, comprenant peu à peu qu'elle n'avait rien d'autre à donner, se sentant nulle face à lui.
Elle comprit que ce ne serait pas sa volonté mais son Amour qui lui donnerait l'Amour de Dieu.
La volonté ne pouvait qu'offrir son vide...

Ainsi comprit-elle la profondeur de la réalité centrale qui était se sauver de l'indignité et de la peine de l'Enfer, et que ...cela ne viendrait pas de la connaissance de la vérité mais du Christ crucifié pour elle".

La conversion de Sainte Angèle de Foligno, a conclu le Saint-Père, grandie par son immersion dans les souffrances du Crucifié, est "parvenue à maturation lorsque le pardon divin lui apparut comme don gratuit de l'Amour du Père...
Dans son cheminement spirituel, le passage de la conversion à l'expérience mystique, où l'inexplicable s'explique, s'est produit à travers le Christ en Croix.

Toute sa Vie Mystique tendit à la parfaite ressemblance avec lui, par des transformations et des purifications de plus en plus profondes...
Son identification au Christ signifia également vivre dans la Prière et le secret ce que Jésus vécut, la pauvreté, le mépris, la souffrance". (VIS 20101013 440)
Le pape François confirme la sainteté d'Angèle de Foligno

À Foligno en Ombrie, l’an 1310, la Bienheureuse Angèle qui, après la mort de son époux et de ses fils, suivit les traces de Saint François, se consacra entièrement à Dieu et confia au livre de sa vie les hautes expériences de sa Vie Mystique.
Martyrologe romain.

Cette Charité, efforcez-vous de l'acquérir ! Ne jugez personne, même s'il vous arrive de voir quelqu'un pécher mortellement. Ne jugez pas les pécheurs, vous ne connaissez pas le Jugement de Dieu.
Angèle de Foligno - Ses dernières paroles.

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Sainte Angèle (Angela) de Foligno
Grande Mystique médiévale
(v. 1248-1309)

Angèle (Angela) naquit à Foligno, à trois lieues d'Assise, aux alentours de 1248. Mariée fort jeune, elle ne prit point au sérieux ses devoirs d'épouse et de mère, et elle connut trop, avec les plaisirs du monde, ses excès et ses désordres.

Plusieurs événements, comme le violent tremblement de terre de 1279, un ouragan, l’antique guerre contre Pérouse et ses dures conséquences, ont une influence sur la vie d’Angèle, qui prend progressivement conscience de ses péchés, jusqu’à accomplir un pas décisif : elle invoque Saint François, qui lui apparaît en vision, pour lui demander conseil en vue d’une bonne Confession générale à accomplir : nous sommes en 1285, Angèle se confesse à un Frère à San Feliciano.

Trois ans plus tard, la voie de la conversion prend un nouveau tournant : la dissolution des liens affectifs, étant donné qu’en quelques mois, à la mort de sa mère suit celle de son mari et de tous ses enfants. Elle vend alors ses biens et, en 1291, rejoint le Tiers-Ordre de Saint François.

En 1291, elle fut admise dans le Tiers-Ordre de Saint François. Elle se plongea alors encore plus profondément dans la prière, vit à plusieurs reprises Le Christ lui apparaître, dans des manifestations de Mysticisme qui effrayaient son entourage.

Elle bénéficia de nombreuses visions de la Passion du Christ, qui devinrent de plus en plus réalistes.
En particulier, un Jeudi Saint, Angèle de Foligno rapporte qu'après un silence de plusieurs jours durant la Semaine Sainte, elle entendit Le Christ prononcer cette phrase qui la bouleversa :
Ce n'est pas pour rire que je t'ai aimée.

Sa vie dès lors fut remplie de sacrifices et d'austérités. Un jour qu'elle était tentée de découragement : « Quand il serait vrai, Seigneur, dit-elle, que vous m'auriez condamnée à l'enfer que je mérite, je ne cesserais de faire pénitence et de demeurer, s'il vous plaît, à votre service. »

Sa grande grâce fut l'Amour de Jésus crucifié. La Contemplation des souffrances du Sauveur lui devint si familière, que la vue d'un crucifix provoquait spontanément chez elle des torrents de larmes :
« Quand je méditais sur la Passion, dit-elle, je souffrais le supplice de la Compassion ; j'éprouvais dans les os et les jointures une douleur épouvantable et une sensation comme si j'avais été transpercée corps et âme. »

Cette grande Mystique ne fut pas moins admirable par ses visions, ses écrits et ses extases que par ses vertus. Elle meurt à Foligno le 4 janvier 1309.

Un texte inspiré — écrit en latin — vibrant d'Amour, à la fois humble et impétueux dans l'expression des grandes visions qui le traversent, nous a transmis l'enseignement de la Religieuse italienne.
Connu sous le titre Le Livre d'Angèle de Foligno, il est considéré comme l'un des purs chefs-d'œuvre de l'écriture Mystique.

Ce n'est pas un ouvrage spéculatif mais le témoignage d'une expérience vécue : celle de l'irruption du Dieu sensible au cœur, dans l'existence d'une femme qui, ayant tout perdu, se laissa perdre elle-même dans l'Amour du Christ.

Elle est Béatifiée le 11 Juillet 1701 par le Pape Clément IX et Canonisée par le Pape François le 9 Octobre 2013 (Canonisation équipollente).
La Canonisation équipollente signifie que le Pape étend d’autorité à toute l’Église le culte, à travers l’inscription de sa Fête, avec Messe et office, dans le Calendrier de l’Église universelle).

Bse angele de foligno chassePour approfondir, lire la Catéchèse du Pape Benoît XVI :
>>> Sainte Angèle de Foligno
[Allemand, Anglais, Croate, Espagnol, Français, Italien, Portugais]

 

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http://missel.free.fr/Sanctoral/01/04.php

Biographie

Angèle naquit en 1248, dans la petite ville de Foligno (Ombrie). Issue d’une famille opulente, elle mena une vie mondaine jusque vers l’âge de quarante ans.
Elle se maria assez jeune et eut plusieurs enfants. Rentrée en elle-même et favorisée d’une apparition de saint François d’Assise, elle commença par se mortifier rudement.
« Je commençai à faire de sérieuses considérations sur ma mauvaise conduite, et Dieu me fit la grâce de me donner une claire connaissance de mes péchés, ce qui me jeta dans une grande appréhension de la damnation éternelle. »

Sa mère, son mari, ses enfants étant morts à bref intervalle, elle vendit son château, se dépouilla de toute sa fortune et vécut en recluse avec une compagne nommée Marie.
Guérie d’une maladie qui la conduisit aux portes de la mort, Angèle se fit agréger au tiers-ordre de la pénitence et fit profession de la sainte règle (vers 1290).
Bientôt entourée d’un petit groupe de compagnes qui formèrent avec elle une sorte de communauté, elle vécut à l’ombre du couvent des Frères mineurs, dans la pratique des plus hautes vertus.

Un pèlerinage à Assise fut marqué par une invasion violente de Dieu et des faits étranges (souffrances, cris) qui jetèrent ses compagnons dans la stupeur.
Un Franciscain, le Frère Arnaud, du couvent d’Assise, venu à Foligno devint son Confesseur et exigea d’elle, par des instances réitérées le récit des révélations qui se multipliaient, au milieu d’étranges maladies.
Il écrivait sous sa dictée une sorte de Mémorial reproduisant jusqu’aux mots dont elle s’était servie ;  puis il relisait le chapitre afin que la sainte pût le corriger.
L’ouvrage, achevé en 1297, fut approuvé par le Cardinal Jacques Colonna, ami des spirituels.

La caractéristique du récit de sa vie vient de ce qu’il est comme une autobiographie et donc d’une haute valeur pour l’étude de la Mystique Divine, nul mieux que la Bienheureuse n’ayant pu exprimer les merveilles Célestes dont elle fut l’objet ou l’instrument. Celui-ci écrivait sous sa dictée.

Umbertin de Casale la connut vers 1298. A l’occasion d’un entretien qu’il eut avec elle, il se convertit à la stricte observance.
Il garda de la rencontre un souvenir plein d’admiration pour celle qui, lui révélant les secrets replis de son âme, y aviva aussi les flammes de son zèle ; il en consigna plus tard, vers 1305, les détails au premier prologue de l’Arbor vitæ crucifixæ Jesu, dans un éloge enthousiaste.

Douée du don de pénétration des cœurs, Angèle fortifiait ainsi dans le droit chemin ceux qui la consultait et servait de guide aux âmes éprises du noble idéal de la perfection.
Elle maintint ses nombreux disciples dans la ferveur sans les laisser s’égarer aux folies du « Libre Esprit ».
Quelque temps avant le pontificat de saint  Célestin V, en 1294, elle subit des tourments qui durèrent plus de deux ans.
Mais les visions et les autres grâces surnaturelles ne se ralentirent pas jusqu’à sa mort qui arriva le 4 Janvier 1309, laissant une haute réputation  de sainteté et de doctrine.
Dès sa mort, ses contemporains l’appellent Bienheureuse.
En 1535, elle était l’objet d’un culte officiel à Foligno depuis longtemps.
Rome en 1701 accorda un office propre. Pie X fixa sa Fête au 4 Janvier.
Son tombeau à l’église Saint-François de Foligno a toujours été l’objet d’une vénération ardente.

De la doctrine de Ste Angèle

La doctrine spirituelle d’Angèle de Foligno est celle d’une Franciscaine stricte et orthodoxe ; sa part personnelle est l’accent d’Amour passionné dont elle l’a marqué.
Angèle a été plongée dès sa conversion, dans le milieu Franciscain spirituel. Assise est sa patrie mystique ; saint François son maître.
Mais elle a opté, à l’encontre des Relâchés, pour la pauvreté et la pénitence rigoureuse des spirituels.
Malgré cela, elle a réagi fortement contre les égarements du Libre Esprit dont elle stigmatise le dévergondage (les illusions et les dangers de l’amour et de l’amitié).
A ce titre, c’est la dévotion ardente à Jésus Crucifié qu’elle prêcha avant toutes choses (Contemplation, imitation) sous l’influence des écrits de saint Bonaventure, dont elle s’inspire fréquemment.
La Pénitence, la fuite du monde et des richesses, la Prière sont les conditions d’un Amour sincère.
Tardivement une trace dionysienne se retrouve dans sa pensée  (Ténèbres divine, ineffabilité, tout de Dieu).
Mais le propre de son œuvre, son incomparable prix, c’est la passion amoureuse qu’elle exprime en mots inoubliables (Amour non connu!... Ce n’est pas pour rire que je t’ai aimée).

La véhémence des invasions divines répond à l’héroïsme des poursuites ou plutôt le prévient.
Une rédaction balbutiante ne donne que plus de jaillissement à l’impétuosité de l’Amour.
Nul Mystique n’a exprimé avec cette force le tragique de la destinée Chrétienne, faite des folies d’un Dieu Crucifié.
La sagesse de ses conseils spirituels, nés de l’expérience d’une époque très troublée, assure son disciple contre toute déviation, mais ses cris d’Amour réveilleront les âmes les plus endormies et toucheront les cœurs même incroyants.
Angèle de Foligno est une cime spirituelle de l’Église Catholique et du monde.

Derniers enseignements

Mon âme reçut davantage du Seigneur Dieu quand je pleurai et souffris pour les péchés du prochain avec tout mon cœur, que quand je pleurai mes péchés.
Et, en vérité, il n’est Charité plus grande sur terre que de pleurer les péchés du prochain.
Le monde se gausse de ce que je dis : car cela me semble être contre nature, savoir que l’homme puisse pleurer et souffrir des péchés du prochain comme des siens, plus que des siens.
Mais la Charité qui fait cela n’est pas de ce monde. O mes petits enfants ! Efforcez-vous d’avoir cette Charité
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Sainte Angèle de Foligno

Divers enseignements sur l'oraison

L'Oraison est là où est trouvé Dieu. Et sont trois écoles, savoir, trois parties de l'Oraison, hors desquelles Dieu n’est pas trouvé. Il y a, en effet, oraison corporelle, mentale et surnaturelle.
Corporelle est celle qui se fait avec son de paroles et exercice corporel, comme génuflexions. Et celle-ci, jamais je ne l'abandonne.
Pour ce qu'en effet, quelquefois, je voulais m'exercer en la mentale, et quelquefois j’étais trompée par paresse et sommeil et perdais mon temps.
Aussi je m'exerce en la corporelle. Et cette corporelle mène à la mentale. Elle doit, en effet, être faite avec attention, et quand tu dis :
« Notre Père », considère ce que dis. Non en courant, t'efforçant d’achever certain nombre, comme ces petites femmes qui font certains travaux aux pièces.

Elle est mentale, quand la méditation de Dieu occupe tellement l’âme qu'elle ne pense à rien d'autre qu’à Dieu.
Et si quelque autre cogitation entre en l'esprit, je ne l'appelle pas mentale. Et cette oraison coupe la langue, car elle ne peut parler.
L’âme, en effet, est totalement pleine de Dieu, tellement qu'elle ne peut être occupée à aucune autre chose en pensant ou en parlant, sinon de Dieu et en Dieu. Et de cette mentale on vient à la surnaturelle.


J’appelle surnaturelle, celle où l'âme est ravie par cette pitié de Dieu et méditation, tellement qu'elle est entraînée quasi au delà de sa nature ; et elle comprend de Dieu plus qu'elle ne voit que par sa nature peut être compris ; et elle connaît qu’elle ne peut comprendre.
Et ce qu’elle comprend, elle ne peut l'expliquer : car tout ce qu'elle voit et sent est au-dessus de sa nature.


En ces trois écoles donc, chacun se connaît soi-même et Dieu. Et de ce qu'on connaît on aime. Et plus on aime, plus on désire avoir ce qu'on aime.
Et c'est signe du vrai Amour, que celui qui aime ne transforme pas une part de soi, mais tout soi en l'aimé.
Mais par ce que cette transformation n'est pas continue, et ne dure pas, le désir prend l’âme de rechercher tous les modes par lesquels elle pourrait être transformée en la volonté de l'aimé, afin de revenir de nouveau en cette vision. Et elle cherche ce qu'aima Celui qu'elle aime.

Sainte Angèle de Foligno
Documents.

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http://jubilatedeo.centerblog.net/6572803-Les-saints-du-jour

Extrait d’un passage du Livre d'Angèle de Foligno.

Le Jeudi saint, je dis à ma compagne de se mettre à la recherche du Christ. Et de dire « Allons à l’hôpital!
Peut-être y trouverons-nous Le Christ parmi ces pauvres, ces souffrants et ces affligés ». Nous prîmes avec nous les bonnets que nous avons pu trouver à la maison ; nous n ‘avions plus rien d’autre à vendre.

Nous dîmes à Gigliola, servante à 1’hôpital, de les vendre pour payer un peu de nourriture pour les malades de 1 ‘hôpital.
Elle manifesta beaucoup de répugnance, disant que nous nous moquions d’elle ; mais en fin de compte, devant notre insistance, elle accepta et la vente de ces bonnets lui permit d’acheter des poissons.
Nous y avons ajouté tout le pain qui nous avait été donné pour notre viatique.

Une fois faite la distribution des provisions, nous avons lavé les pieds des femmes et les mains des hommes.
Particulièrement celles d’un lépreux dont les mains tombaient en lambeaux, comme des moignons; et nous avons bu de cette eau.

Nous avons senti une telle douceur sur le chemin du retour, elle nous envahissait d’une grande suavité comme si nous étions en communion.
Et précisément j ‘avais le sentiment d’être en communion, car j ‘éprouvais une joie immense tout comme quand je communie.
Angèle de Foligno, Livre de l’expérience 1.

Extase 2

Livre des visions et instruction (Lien, sur le site de mon épouse Myriam de Gemma, à ouvrir pour lire le livre).

LE LIVRE DES VISIONS ET DES INSTRUCTIONS
DE LA BIENHEUREUSE ANGÈLE DE FOLIGNO.
TRADUIT PAR ERNEST HELLO

+ La Vie de Sainte Angèle de Foligno par le frère Arnaud (PDF)

(Source : http://livres-mystiques.com/partieTEXTES/Foligno/Visions.html)


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http://nouvelle-evangelisation.blogspot.com/2012/03/la-passion-selon-angele-de-foligno-iii.html

LA PASSION SELON ANGÈLE DE FOLIGNO III

LA PASSION DE JÉSUS

Selon Angèle de Foligno

Les trois compagnes du Christ

Selon Angèle de Foligno, il est des douleurs qui furent les compagnes fidèles et continuelles de la vie du Christ, mais qui se manifestèrent avec un éclat particulier au moment de la Passion.
C’est pourquoi il semble utile de les rapporter ici. Ces trois fidèles compagnes furent la pauvreté, le mépris et la douleur.

Jésus voulut vivre la pauvreté, et d’abord, être pauvre de toutes les choses temporelles du monde.
Il fut également pauvre de ses proches et de toute amitié temporelle: personne ne chercha à lui épargner une seule de ses douleurs sur le chemin de Croix...
Jésus, sur la terre, fut aussi “très pauvre de sa propre puissance, de sa propre sagesse et de sa propre gloire.

La deuxième compagnie à laquelle la vie du Christ fut continuellement associée en ce monde fut le mépris voulu et parfait...
Il vécut comme un serviteur... couvert d’opprobres, tourné en dérision, frappé, fustigé, flagellé, et finalement condamné sans raison et mis à mort.


Enfin, sa troisième compagne, expérimentée... fut une extrême douleur à laquelle l’âme du Christ fut immédiatement associée.
Cette âme très sainte connaissait et voyait comment il devait être trahi, vendu, capturé, abandonné, renié, ligoté, tourné en dérision, frappé, flagellé, jugé et condamné comme un voleur, mené à la croix, dépouillé, crucifié, mis à mort, blasphémé, frappé par la lance, et ouvert en son saint côté."

L’âme de Jésus connaissait tout cela, et ainsi sa vie fut accompagnée d’une douleur continuelle.

Pourquoi partager et vivre la Passion de Jésus
Jésus, Fils de Dieu, n’était pas soumis à la loi. Mais le Père voulut que son Fils devint sujet de la loi, et que “lui qui était libre devint esclave.
C’est pourquoi ceux qui veulent servir Le Christ doivent se conformer à la vie du Christ... en se soumettant à la loi, aux préceptes et même aux conseils divins... car, plus la grâce divine plonge l’âme dans l’humilité, plus cet approfondissement de l’humilité fait grandir la grâce divine.”


Angèle nous confie aussi les enseignements de Jésus sur la “nécessité de partager la compagnie du Christ, c’est-à-dire sa pauvreté, sa douleur, son état de méprisé et son obéissance véritable.”
Jésus prend d’ailleurs la peine de lui faire comprendre qui sont ceux qui sont appelés par Dieu, et par quel chemin ils sont venus:
“Ils sont venus par les chemins de la tribulation: ce sont les vierges, les chastes, les pauvres, les souffrants et les malades...
Ceux-là sont ceux qui savent qu’ils sont beaucoup aimés de Dieu, mais savent aussi qu’ils en sont indignes. Pour apprendre cela, ils vont à la Croix; ils restent là à contempler et apprennent l’Amour.”

Jésus dira aussi: “souffre et ressens de la douleur, âme qui dois passer près de la Croix sur laquelle est mort Le christ.
Il faut que tu t’y places et t’y reposes, car la Croix est ton Salut et ton lit.”
 Dieu dit encore: “Que tous ceux qui veulent rester en état de grâce ne quittent pas la Croix des yeux, quoi que je leur donne ou permette, joie ou tristesse.”

Jésus montra également à Angèle “la profondeur de l’humilité de Dieu à l’égard des hommes.”
Plus loin Angèle comprend aussi “pourquoi il y eut dans l’âme du Christ une douleur non mitigée, car lorsque son âme est transformée en la Passion du Christ, elle découvre une telle douleur dans cette Passion du Christ qu’elle ne trouve en elle aucun adoucissement.”
Et encore: “C’est le signe du travail du véritable Amour que d’apporter la Croix à l’âme, c’est-à-dire une pénitence aussi longue que la vie, et aussi grande et dure que possible...” et après, quand tout sera fini, nous nous apercevrons que nous ne sommes que des serviteurs inutiles.

Le pécheur et la Croix
Comment une âme pécheresse peut-elle se convertir en regardant la Croix, “ce livre de vie, la vie et la mort du Dieu-homme crucifié.”
Bien sûr, il nous faut, pour comprendre, nous, hommes du XXIème siècle, nous resituer dans le contexte du Moyen-âge, à la fin du XIIIème siècle. Mais si nous transposons correctement, nous nous apercevons qu'il y a beaucoup à apprendre et à prendre, pour enrichir notre vie spirituelle.

“Lorsqu’elle regarde la Croix, l’âme considère comment elle a offensé Dieu avec sa tête, en la lavant, la peignant, la parfumant pour paraître aux yeux des autres, au déplaisir de Dieu...
Parce que l’âme a exagéré en lavant, peignant et parfumant sa tête, la tête très sainte du Dieu-homme qui eut les cheveux arrachés, fut piquée et percée d’épines, tout ensanglantée de son sang précieux et même frappée avec un roseau...

L’âme considère ainsi comment, en pénitence pour les péchés de ce genre, le visage de Jésus fut couvert d’opprobres...
Parce qu’elle voit qu’elle a offensé Dieu en se lavant exagérément le visage, l’âme voit le Christ giflé et couvert de crachats....
Elle voit que Le Christ, pour le péché de nos yeux, a les yeux voilés, ensanglantés par le sang coulant de sa tête percée d’épines...
Parce qu’elle a offensé Dieu avec ses oreilles... l’âme réalise que Le Christ a, pour ce péché, supporté la pénitence la plus horrible. De ses oreilles, en effet, il entendit les cris horribles de ceux qui lançaient contre Lui: 'Crucifie-le, crucifie-le...' Il entendit les impies se moquer de Lui et blasphémer...


“Et parce que l’âme sait qu’elle a offensé Dieu par sa bouche et sa langue en disant des paroles vaines et meurtrières, en se délectant de mets recherchés, elle voit qu’à cause de cela, les lèvres du Christ ont été souillées de crachats, sa langue et sa bouche ont goûté l’amertume du vinaigre et du fiel... parce qu’elle a offensé Dieu en se délectant de parfums, l’âme repense à la puanteur terrible des crachats que les narines du Christ ont respirée pour nous... Elle considère qu’à cause de ses mouvements de colère et d’orgueil contre Dieu, Le Christ a été frappé de très cruels soufflets.

“...elle voit encore qu’elle a offensé Dieu par des étreintes déshonnêtes et des gestes des épaules, et elle considère que Le Christ a, pour cela, supporté une grande pénitence, car, de ses bras sacrés, Il a étreint la Croix, et Il l’a portée sur ses épaules, sous une masse d’insultes...
Elle voit que Le Christ a été étendu sur la Croix, couché, tiré, étiré en tous sens à la manière d’une peau, ses mains et ses pieds sacrés fixés à la Croix, très durement blessés et percés par les pointes d’horribles clous...


“...l’âme considère comment elle a offensé Dieu en se vêtant de façon recherchée et ambitieuse; elle voit qu’à cause de cela, Le Christ a été mis à nu et élevé honteusement sur la Croix tandis que des soldats se partageaient ses vêtements...
L’âme voit aussi qu’elle a offensé Dieu de tout son corps, et elle voit que, pour cette offense, le Corps tout entier du Christ a été torturé de multiples flagellations et des tourments les plus horribles, qu’il a même été transpercé par une lance et tout ensanglanté de son Sang précieux.
Parce qu’elle s’est intérieurement délectée de chacun de ces péchés, l’âme voit que Le Christ a supporté dans son âme très sainte des souffrances de tous genres, diverses et horribles, c’est-à-dire la Passion de son corps qui crucifia son âme, la Compassion pour sa très sainte Mère, le respect dû à Dieu violé par le péché, et la Compassion pour notre misère. Toutes ces souffrances rassemblées dans son âme très sainte crucifièrent Le christ de façon très horrible et indicible.”


Le Christ soumis aux créatures
Angèle de Foligno explique longuement comment Le Christ s’est soumis à toutes les créatures, notamment aux créatures inanimées.
Elle dit, entre autres, à propos de sa Passion:
“... Il a donné pouvoir aux verges de le frapper très durement. Il a donné pouvoir aux clous de percer et de pénétrer les mains et les pieds très divins de Celui qui a tout fait.
Il a donné pouvoir au gibet qu’on appelle la Croix, de porter son Auteur et Seigneur tout ensanglanté et percé.
Il a donné pouvoir à l’éponge, au vinaigre, au fiel et à bien d’autres choses insensibles, d’insulter leur Auteur et Seigneur, et d’avoir plein pouvoir sur Lui. Il a même donné pouvoir à la lance de pénétrer, d’ouvrir et de percer son très divin côté.”

Et Angèle de conclure :
“Que l’humilité très profonde, très humble et absolument inouïe de cette très haute majesté, dégonfle et confonde l’orgueil de notre nullité!”
Vraiment Jésus peut dire, à chacun d’entre nous: “Je ne t’ai pas aimé par plaisanterie”, phrase qui a été souvent traduite par: ”Ce n’est pas pour rire que je t’ai aimé.”

Non! Ce n’est pas pour rire que Jésus nous a aimés !

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Date de dernière mise à jour : 04/01/2018