Sainte Angèle Merici, Vierge, Fondatrice de la « Congrégation des Ursulines » (1474-1540). Fête le 27 Janvier.

Samedi 27 Janvier 2018 : Fête de Sainte Angèle Merici, Vierge, Fondatrice de la « Congrégation des Ursulines » (1474-1540).

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Sainte Angèle Merici

Fondatrice de la Compagnie de Sainte Ursule de Brescia (+ 1540)

Sainte Angèle Mérici naît en Italie du Nord, à Desenzano, entre 1474 et 1478. La première partie de sa vie, heureuse, est de courte durée. En quelques mois, l’adolescente perd ses parents et l’une de ses sœurs. Après ces deuils, vers l’âge de 16 ans, son oncle et sa tante, les Biancosi, la prennent chez eux.
Angèle a déjà entendu l’appel de Dieu, et elle préfère passer son temps avec le Christ, dans la Prière et une vie simple, plutôt que de s’adonner aux plaisirs mondains.

A 18 ans, afin de pouvoir se consacrer au Seigneur librement et d’être admise régulièrement à la table eucharistique (fait rare à cette époque), elle demande à entrer dans le Tiers-Ordre de Saint-François d’Assise, et devient Sœur Angèle. Elle travaille, prie, participe à la Messe et communie le plus souvent possible. Elle jeûne et mène désormais la vie simple et au service des autres qu’elle désirait.
Elle se sent alors pressée intérieurement d’accomplir sa mission: fonder une « Compagnie » de femmes qui veulent se consacrer au Seigneur. Elles vivront leur consécration sans se retirer de leur lieu de vie. Là où elles seront, elles vivront leur vie de prière et seront attentives aux besoins des autres.

Angèle qui aime beaucoup Sainte Ursule, une martyre du 4ème siècle particulièrement populaire à cette époque, la donne comme patronne à sa Fondation.
La transformation de la Compagnie en Ordre religieux, après le Concile de Trente (1545-1563), a obligé les filles d’Angèle à entrer dans des cloîtres.
Apostoliques, elles ont continué d’être apôtres en devenant éducatrices. Héritières de la «pédagogie» d’Angèle, qui excellait dans l’art d’accueillir et de conduire chacun, les Ursulines ont su alors devenir des formatrices à travers les siècles, et spécialement au service de la jeunesse, selon la mission que l’Eglise leur a confiée.

Angèle meurt le 27 Janvier 1540. Elle est Canonisée le 27 Mai 1807, par Pie VII.
Voir aussi  sur le site des Ursulines de l'Union Romaine, 'connaître sainte Angèle Mérici', 'sa vie'

Mémoire de Sainte Angèle Merici, vierge. Elle prit d’abord l’habit du Tiers-Ordre de Saint François et elle réunit des jeunes filles pour les former aux œuvres de Charité ; puis, sous le nom de Sainte Ursule, elle fonda un Ordre féminin, avec pour objectif de pratiquer la vie de perfection dans le monde et d’instruire les adolescentes dans les voies du Seigneur. Elle mourut, cinq ans après sa Fondation, en 1540, à Brescia en Lombardie.
Martyrologe romain

En tout, soyez aimables ! Gardez-vous de vouloir obtenir par la force. En effet, Dieu donne à chaque être humain le libre arbitre. Le Seigneur ne veut faire violence à personne. Il propose seulement, il invite et conseille.
Sainte Angèle Mérici, dans son testament.

Vatica10 1Statue de Sainte Angèle de Mérici au Vatican.

http://levangileauquotidien.org/main.php?language=FR&module=saintfeast&localdate=20180127&id=1514&fd=0

Sainte Angèle Merici
Vierge, Fondatrice de la
« Congrégation des Ursulines »

Angèle (Angela) Merici naquit le 21 Mars 1474 à Desenzano, sur le lac de Garde. Ses parents, profondément Chrétiens, désiraient que leurs enfants trouvent leur bonheur dans la gloire de Dieu.
Pour réaliser cet idéal, ils avaient fait un vrai sanctuaire de la maison paternelle où chacun travaillait sous le regard de Dieu et récitait la Prière en commun. Une lecture dans un livre de piété ou dans la Vie des saints terminait la journée.

À ces pieuses pratiques, Angèle ajoutait les rigueurs de la Pénitence. Elle voua sa virginité au Seigneur à l'âge de neuf ans et renonça le jour même à toute parure.
Elle perdit son père vers l'âge de treize ans ; sa mère mourut deux ans plus tard. Un oncle nommé Barthélémy la prit alors chez lui et s'attacha à favoriser ses pratiques de dévotion.
Six ans s'écoulèrent avant que Dieu vienne lui ravir son unique sœur de sang et de sentiments ; le décès de l'oncle Barthélémy suivit de près cette perte vivement ressentie.

Doublement orpheline, Angèle rentra à la maison paternelle, acheva de se dépouiller de tout ce qu'elle possédait et se livra aux plus grandes austérités.
Elle était alors âgée de vingt-deux ans. Afin de se sanctifier plus sûrement, elle s'affilia au Tiers-Ordre de Saint-François d'Assise.

En 1506, un jour qu'elle travaillait aux champs, une lumière éclatante l'environna soudain. Angèle vit une échelle s'élever du sol jusqu'au ciel et une troupe innombrable de vierges qui en parcouraient les échelons, soutenues par des anges.
Une des vierges se tourna vers elle et lui dit : « Angèle, sache que Dieu t'a ménagé cette vision pour te révéler qu'avant de mourir tu fonderas, à Brescia, une société de vierges semblable à celles-ci. »
Dieu fournit à sa servante les moyens de réaliser cet oracle, seulement vingt ans après la mémorable vision.

La réputation de sainteté d'Angèle Merici s'était répandue jusque dans la ville de Brescia. Les Patengoli, riche famille et grands bienfaiteurs des œuvres pies, habitaient cette cité.
En 1516, ayant perdu coup sur coup leurs deux fils, ils invitèrent Angèle à venir habiter avec eux pour les consoler dans leur peine.

À partir de ce moment, Angèle se fixa à Brescia, édifiant la ville par ses vertus. Chaque jour, on la voyait en compagnie de jeunes filles de son âge, rassembler les fillettes et leur enseigner la doctrine Chrétienne, visiter les pauvres et les malades, instruire les grandes personnes qui venaient, en foule, écouter leurs conférences. Ces pieuses filles s'ingéniaient à rechercher les pécheurs jusque dans leur lieu de travail.

Suivant une pratique très usitée à cette époque, Angèle entreprit plusieurs pèlerinages. Comme elle se rendait un jour à Jérusalem avec un groupe de pèlerins, une mystérieuse cécité se déclara dans la ville de Candie, l'affligeant tout le reste du parcours, pour ne cesser qu'à son retour exactement au même endroit où elle avait perdu l'usage de la vue.

Dans cette pénible circonstance, Angèle vit comme un symbole du renoncement qui devait être à la base de tous ses projets. En 1525, le Pape Clément VII (Giulio de' Medici, 1523-1534), instruit des vertus et des miracles d’Angèle, lui réserva un accueil des plus bienveillants.

Le souvenir de la merveilleuse vision demeurait toujours au fond de son cœur. Un jour, Angèle réunit douze jeunes filles qui désiraient tendre à la vie parfaite.
Elle leur proposa de mener une vie retirée dans leurs demeures et les rassemblaient fréquemment pour les former à la pratique des vertus Chrétiennes.

En 1533, ce noviciat achevé, Angèle Merici leur révéla son plan, leur démontrant que l'ignorance religieuse était la cause des ravages exercés par le protestantisme et que la fondation d'une société de religieuses d'une forme nouvelle pour l'époque, unissant la vie Contemplative à l'instruction des enfants, constituerait un remède efficace à l'état déplorable qui régnait dans l'Église.

Afin de mieux atteindre toutes les âmes dans le besoin, la Fondatrice implanta les bases d'un Ordre sans clôture.
Ses sœurs parcouraient les prisons et les hôpitaux, recherchaient les pauvres pour les instruire et rompaient généreusement leur pain avec eux.

Remontant le cours du mal jusqu'à sa source, Angèle Merici pensait qu'on ne pouvait réformer les mœurs que par la famille, laquelle dépendait surtout de la mère.
Elle réalisait que la mauvaise éducation des jeunes filles provenait de la carence de mères Chrétiennes.
Dans les desseins de Dieu, la Congrégation des Ursulines devait rayonner à travers le monde par l'éducation des jeunes filles.

Le 25 Novembre 1535, à Brescia, les premières Religieuses du nouvel institut prononcèrent les trois vœux traditionnels de pauvreté, chasteté et obéissance, ajoutant celui de se consacrer exclusivement à l'enseignement. Mère Angèle Merici plaça sa Congrégation sous le patronage de Sainte Ursule.

Dieu l'avait gratifiée des dons éminents de science infuse et de prophétie. Elle parlait latin sans l'avoir étudié, expliquait les passages les plus difficiles des Livres Saints et traitait les questions théologiques avec une si admirable fermeté et précision, que les plus doctes personnages recouraient volontiers à ses lumières. Ses dernières années furent marquées par de fréquentes extases.

Elle mourut le 27 Janvier 1540. Pendant trois nuits, toute la ville de Brescia contempla une lumière extraordinaire au-dessus de la chapelle où reposait son corps qui s'est conservé intact de toute corruption.
Sa dernière demeure était située non loin de l'église Sainte-Afre, desservie par les chanoines de Saint-Jean-de-Latran.
Son corps y fut exposé pendant 30 jours et aucune corruption ne se constata ; son visage conservait ses couleurs naturelles et son expression de douceur et de modestie éclatait toujours.

Angela Merici a été Béatifiée, le 30 Avril 1768, par Clément XIII (Carlo Rezzonico, 1758-1769), et Canonisée, le 24 Mai 1807, par Pie VII (Barnaba Chiaramonti, 1800-1823) dans la Basilique de Saint Pierre.

Icona angelaCompagnie de Sainte Ursule Institut Séculier de Sainte Angèle Merici, Fédération

Pour un approfondissement :
>>> Figlie di S. Angela Merici

 

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http://nouvl.evangelisation.free.fr/angele_merici_extrait.htm.

Sainte
ANGÈLE MÉRICI
vierge, Fondatrice de la Compagnie de Sainte Ursule
(1474-1540)
Fêtée le 27 Janvier

EXTRAIT BIOGRAPHIQUE

Sainte Angèle Mérici naît en Italie du Nord, à Desenzano, entre 1474 et 1478. Angèle, avec ses frères et sœurs, grandit, heureuse au sein d’une famille Chrétienne, dans une vie simple et harmonieuse où travail et jeux s’équilibrent.
Le soir, le père, Jean Mérici, lit à ses enfants un épisode de la vie des Saints. Ce qui marque très fort la petite Angèle. Les parents habitent une ferme, « Les Grezze », et vivent modestement mais décemment du fruit de leurs récoltes.
Angèle est une enfant gaie. Elle aime prier et s’attache à Jésus, son « unique trésor ».  Hélas, la première partie de sa vie, heureuse, est de courte durée.

En quelques mois, l’adolescente perd ses parents et l’une de ses sœurs. Après ces deuils, vers l’âge de 16 ans, son oncle et sa tante, les Biancosi, la prennent chez eux à Salò, ainsi que l’un de ses frères.
Elle y partage la vie quotidienne de son cousin Barthélémy.  Pour Angèle, c’est un changement de vie.

Elle connaît désormais une vie citadine plus aisée : les gens de la bourgeoisie passent beaucoup de temps à se parer et à faire la fête.
Angèle, pleine de vie, et aussi décrite comme jolie et possédant un belle chevelure blonde qui ne manque pas d’attirer les réflexions de ses amis : « Avec ces cheveux là, elle n’aura pas de mal à se trouver un mari ! » Ce que son oncle et sa tante lui souhaitaient.

Mais Angèle a déjà entendu l’appel de Dieu, et elle préfère passer son temps avec Le Christ, dans la Prière et une vie simple, plutôt que de s’adonner aux plaisirs mondains.
Elle retourne, pour un temps, à la ferme familiale des Grezze. C’est pendant qu’elle travaille, au lieu-dit « Brudazzo », qu’elle reçoit sa vocation.

Angèle voit une échelle élevée vers le Ciel et des jeunes filles qui montent et descendent. Dieu lui révèle qu’elle fondera un jour une nouvelle famille religieuse qui rassemblera des femmes pour accomplir une mission dans l’Église.

A 18 ans, afin de pouvoir se consacrer au Seigneur librement et d’être admise régulièrement à la table Eucharistique (fait rare à cette époque), elle demande à entrer dans le Tiers-Ordre de Saint-François d’Assise, et devient Sœur Angèle. Elle travaille, prie, participe à la Messe et communie le plus souvent possible. Elle jeûne et mène désormais la vie simple et au service des autres qu’elle désirait.

En 1516, ses supérieurs Franciscains l’envoient à Brescia pour une mission de consolation : Catarina Patengola a perdu son mari et ses fils à la guerre, et perd goût à la vie.
Angèle reste deux ans chez Catarina, puis, celle-ci rétablie, quitte la maison mais décide de rester à Brescia.
Elle accepte l’hospitalité d’un certain Antonio Romano chez qui elle habitera pendant 14 ans. La petite pièce où elle demeure lui permet de recevoir librement tous ceux qui viennent lui demander conseil.

« Sa chambre ne désemplissait pas », dira-t-on. La réputation d’Angèle grandit : elle accompagne, console, apaise les colères, réconcilie, conseille même des théologiens qui viennent l’interroger… Tous, trouvent auprès d’elle un accueil chaleureux, humain et plein de charité.
Angèle entreprend plusieurs pèlerinages. En 1524, elle part à Jérusalem avec un groupe de pèlerins. Pendant la traversée, elle est atteinte d’une infection aux yeux. En Terre Sainte, on doit la guider.

Pourtant, le pèlerinage est pour elle la source d’une grande grâce : c’est au pied du calvaire, qu’elle commence dans son cœur, à devenir la mère de cette nouvelle famille religieuse que Dieu lui montrée un jour… Pour Angèle, et pour ses filles après elle, la Passion et la Résurrection du Seigneur, seront au cœur de leur spiritualité. Pendant le retour, en Crète, Angèle guérit soudainement.

Elle fait ensuite d’autres pèlerinages : Ne pouvant plus aller à Jérusalem, elle va deux fois à Varallo, un lieu où l’on construit des petites chapelles dans la montagne. Des scènes de la vie du Christ y sont représentées, pour les Chrétiens dans l’impossibilité de se rendre en Palestine.
En 1525, elle part à Rome à l’occasion de l’Année Sainte. Elle rencontre un Prélat dont elle a fait la connaissance en Terre Sainte.
Celui-ci lui propose une audience avec le Pape, Clément VII. Fille de l’Eglise, Angèle accepte.

Le Saint-Père lui demande de rester à Rome. Mais elle s’excuse : c’est à Brescia que Dieu l’attend. Clément VII comprend et la laisse partir.
De retour à Brescia, Angèle continue sa vie de Prière, d’accompagnement humain et spirituel. Elle est disponible à chacun. Le duc de Milan aussi, François Sforza, lui demandera d’être sa mère spirituelle.

En 1529, la guerre oblige beaucoup de monde à fuir. Angèle part à Crémone. Là, elle ne cesse de recevoir pauvres et riches, nobles et servantes.
A son retour à Brescia, elle loge un temps chez Agostino Gallo. Puis, dans une chambre près de l’église Ste Afre.

Mais le temps passe et elle n’a toujours pas réalisé ce que Le Seigneur lui a demandé dans sa jeunesse.
Elle se sent alors pressée intérieurement d’accomplir sa mission : fonder une « Compagnie » de femmes qui veulent se Consacrer au Seigneur. Elles vivront leur Consécration sans se retirer de leur lieu de vie. Là où elles seront, elles vivront leur vie de Prière et seront attentives aux besoins des autres. Angèle ne donne aucune consigne d’apostolat particulier à ses filles dans ses Écrits.

Régulièrement, elles se retrouveront pour vivre l’Eucharistie, se rencontrer comme des Sœurs et s’aider à vivre leur Consécration.
Angèle qui aime beaucoup Ste Ursule, une martyre du 4ème siècle particulièrement populaire à cette époque, la donne comme patronne à sa Fondation.

C’est le 25 Novembre 1535 que les 28 premières jeunes filles qui le désirent, participent à la Messe, puis dans un oratoire, se donnent au Seigneur, sans prononcer de vœu public, mais en inscrivant simplement leur nom dans un registre : C’est le jour de la Fondation de la Compagnie de Sainte-Ursule.

La transformation de la Compagnie en Ordre religieux, après le Concile de Trente (1545-1563), a obligé les filles d’Angèle à entrer dans des cloîtres.
Apostoliques, elles ont continué d’être apôtres en devenant éducatrices. Héritières de la « pédagogie » d’Angèle, qui excellait dans l’art d’accueillir et de conduire chacun, les Ursulines ont su alors devenir des formatrices à travers les siècles, et spécialement au service de la jeunesse, selon la mission que l’Eglise leur a confiée.

Angèle meurt le 27 Janvier 1540. Elle est Canonisée le 27 Mai 1807, par Pie VII.
Aujourd’hui, Angèle a de nombreuses filles à travers le monde qui vivent de différentes façons :
Ordre Religieux, Monastères autonomes, Unions, Fédérations, Institut séculier…

Des laïcs, depuis quelques décennies, ont fait le choix, de vivre du charisme d’Angèle Mérici. Ils s’appellent « Associés », et demandent aux Ursulines de leur transmettre la spiritualité méricienne, afin de vivre l’Évangile à la manière d’Angèle.

Sant angela mericiEncore adolescente, elle vit l'expérience d'un appel intérieur dont elle comprendra plus tard toute la portée.
Dans une vision de lumière elle voit un cortège d'anges et de jeunes filles montant et descendant une échelle, selon ce qu'elle essayera de traduire plus tard.

http://www.ursulines-uc.com/angele.php

Brève rencontre d'une Fondatrice

Notre histoire commence à Brescia, en Italie, au temps de la Renaissance alors que vivait une femme nommée Angèle Merici.
Angèle est née à Desenzano vers 1474, de Catherine Bianchi et de Jean Merici. Son enfance, vécue en milieu rural, avec quatre frères et sœurs, fut profondément marquée par la condition modeste de ses parents mais surtout par leur Foi à toute épreuve.
Comme la plupart des femmes de son époque, Angèle était peu instruite mais elle savait sûrement lire.
Son père lisait aux enfants, le soir, la vie des saints et des saintes.
Devenue orpheline vers l'âge de 15 ans, Angèle est accueillie pour un temps dans la famille d'un oncle qui vivait à Salò où elle devient tertiaire de saint François.
Revenue à la ferme familiale, elle participe à la vie paysanne et développe son goût de la Prière.
Encore adolescente, elle vit l'expérience d'un appel intérieur dont elle comprendra plus tard toute la portée.
Dans une vision de lumière elle voit un cortège d'anges et de jeunes filles montant et descendant une échelle, selon ce qu'elle essayera de traduire plus tard.

À l'aube de la quarantaine, Angèle part pour Brescia où elle accomplira une mission de charité.
De là, elle partira comme pèlerine vers les lieux saints d'Italie, comme Mantoue et Varallo, puis en 1524, vers la Terre Sainte, à partir de Venise et, en 1525, vers Rome à l'occasion de l'Année sainte.
Le Pape Clément VII demande alors à la pèlerine de demeurer à Rome pour s'y engager dans les œuvres de Charité.
Mais une autre mission attend Angèle et c'est à Brescia.

En effet, la présence et l'action d'Angèle éveillent peu à peu l'attention de son entourage. Dans une Italie défigurée par la guerre et ses conséquences, Angèle fait de plus en plus figure de « repère » sûr.
Elle devient «la Madre» que fréquentent des gens de toutes conditions. On attend tout de sa sagesse, de son discernement, de son don de réconcilier les personnes et d'interpréter les Écritures.
Mais l'appel intérieur jadis entendu se fait de plus en plus urgent à son cœur de femme mûre. Le temps presse pour elle, car sa santé est fragile.
Elle a donc soixante ans quand, enfin, elle donne naissance à ce que Dieu attend d'elle depuis plusieurs années.
Le 25 novembre 1535, Angèle et ses premières compagnes s'engagent dans un état de vie tout à fait nouveau pour leur temps.
Ces femmes se consacrent à Dieu certes mais elles demeurent dans le monde. Ce qui ne s'est jamais vu encore et qui ne facilitera pas la vie des premières femmes de la Compagnie, car elles ne sont ni cloîtrées ni mariées.

Angèle lègue à ses filles une règle de vie originale, quelques brefs écrits destinés à aider les personnes qu'elle laisse à sa place pour mener à bien la Compagnie de sainte Ursule.
La Fondation toute nouvelle d'Angèle Merici se déploiera à travers le monde, selon le temps et les circonstances, sous de multiples modalités dont celle des Ursulines que nous sommes.

Angèle meurt le 27 Janvier 1540, âgée d'environ 65 ans.
Elle nous a laissé l'assurance ferme de sa présence tout au long de notre histoire, car elle est sûre que si Dieu a planté sa Compagnie, rien ni personne ne saura la déplanter à condition, évidement, que nous nous en occupions vraiment comme elle nous l'a demandé avec instance.

Un témoin important du temps d'Angèle a dit que si la Foi s'était perdue en son temps on l'aurait retrouvée en elle.
Béatifiée en 1768, Angèle a été Canonisée le 24 Mai 1807.

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Lecture.
Mes Sœurs, je vous en supplie, veuillez tenir compte et avoir gravé dans votre esprit et dans votre cœur toutes vos filles, une à une ; pas seulement leur nom, mais aussi leur condition, leur nature et pour chacune ce qu’elle a été et ce qu’elle est.
Cela ne vous sera d’aucune difficulté si vous les aimez d’une vive charité. On remarque, en effet, chez les mères selon la chair que, si elles avaient mille fils et filles, elles les auraient tous entièrement présents à l’esprit, l’un autant que l’autre, car c’est ainsi que fait le véritable amour.

Bien davantage, il semble que plus elles ont d’enfants, plus l’amour et l’intérêt grandissent en elles pour chacun. Les mères spirituelles peuvent et doivent agir ainsi bien plus encore, en ce sens que l’amour spirituel est sans aucune comparaison plus puissant que l’amour selon la chair.
Ainsi donc, mes très chères Mères, si vous aimez ces jeunes filles qui sont vôtres d’une charité ardente et viscérale, il ne sera pas possible que vous ne les ayez pas toutes bien vivantes dans votre mémoire et dans votre cœur.
(Angèle Merici, Second legs)

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Date de dernière mise à jour : 27/01/2018