Saints Timothée et Tite, Évêques, Disciples et compagnons de Saint Paul (1er s.). Fête le 26 Janvier.

Vendredi 26 Janvier 2018 : Fête des Saints Timothée et Tite, Évêques, Disciples et compagnons de Saint Paul (1er s.).
Mémoire obligatoire le 26 Janvier pour l’Église universelle, le 23 Janvier pour l’Australie (à cause de l’Australia Day), et mémoire facultative propre à la Norvège le 27 Janvier.

Tite timothee 22

http://nominis.cef.fr/contenus/saint/511/Saints-Tite-et-Timothee.html

Saints Tite et Timothée

Disciples et compagnons de Saint Paul (1er s.)

L'Église en Occident les unit comme disciples très chers de saint Paul qui leur confie la charge épiscopale dans l'Église naissante.
Timothée, que Paul appelle "son vrai fils dans la Foi" est né en Asie mineure d'un père grec et d'une mère juive.

Converti lors de la première Mission de Saint Paul, il devient son disciple et son collaborateur fidèle.
Pour le faire accepter des Juifs et des Judéo-Chrétiens, Paul le fait circoncire. Timothée partagera la première captivité de Paul qui, lors de sa seconde captivité, le réclamera encore.
Selon la tradition, Saint Timothée serait mort Évêque d'Éphèse.

Tite est un grec converti, mais non circoncis. C'est un diplomate habile à qui Paul confie des missions délicates, tout en lui demandant d'être ferme et catégorique.
Il ramènera la paix dans la communauté de Corinthe et organisera les communautés naissantes de Crète.
La tradition nous dit en effet qu'il meurt Évêque de Cnossos en Crète.

Un internaute nous signale que le chef (tête) de Tite est visible dans une église d'Héraklion, capitale de la Crète.

Mémoire des Saints Timothée et Tite, Évêques. Disciples de l’apôtre Saint Paul, ils furent ses collaborateurs d’apostolat et dirigèrent, l’un l’Église d’Éphèse, l’autre celle de Crête.
Les trois lettres qui leur sont adressées fournissent de sages avertissements sur la formation des pasteurs et des fidèles.

Martyrologe romain

Si je t'ai laissé en Crète, c'est pour que tu finisses de tout organiser et que, dans chaque ville, tu institues des Anciens comme je te l'ai commandé.
Saint Paul à Tite – Tt 1, 5.


http://levangileauquotidien.org/main.php?language=FR&module=saintfeast&localdate=20180126&id=14519&fd=0

Saints Timothée et Tite
Évêques

Saint Timothée et Saint Tite, compagnons de voyage et amis de Saint Paul, furent choisis par l’Apôtre pour gouverner, l’un l’Église d’Éphèse et l’autre l’Église de Crète. Autrefois, le premier était fêté le 24 Janvier et le second le 4 Janvier.

Timothée, né à Lystres d’un père païen, fut, avec sa mère (Eunice) et sa grand-mère (Loïs), Juives et croyantes, converti par Saint Paul qui, sur la recommandation des prophètes de la communauté de Lystres, le prit comme compagnon de voyage.
Saint Paul lui confia des missions près des communautés (Thessalonique, Macédoine, Corinthe) et l’utilisa comme secrétaire pour rédiger les Épîtres.

Après avoir partagé sa première captivité, il accompagna Saint Paul jusqu’à ce que celui-ci lui demandât de rester à Éphèse dont il fut le premier Évêque.
Le corps de Saint Timothée fut enterré près de celui de Saint Jean, à Éphèse, où il resta jusqu’à ce qu’on le transportât à Constantinople (356).

Tite né dans le paganisme, aurait été, selon une ancienne tradition, de parents nobles, de la race royale de Minos, roi de Crète.
Cette même tradition ajoute qu’il aurait fait de solides études en lettres profanes quand il aurait entendu une voix mystérieuse lui ordonnant de quitter son pays et de sauver son âme, ajoutant que la science profane des Grecs lui serait peu utile pour son Salut.
Il aurait attendu un an au bout duquel la même voix lui aurait dit de lire les Écritures des Hébreux.

Son oncle, proconsul de Crète, ayant appris la naissance du Messie d’Israël, l’aurait envoyé à Jérusalem où il aurait connu Le Seigneur qui l’aurait compté parmi ses soixante-douze disciples.
Témoin de la vie publique de Jésus, de sa Passion, de sa Résurrection et de son Ascension, il aurait été consacré par les Apôtres et adjoint à Saint Paul.

Plus probablement, on pense que Tite, né païen, fut converti par Saint Paul qui, quatorze ans plus tard, l’ayant rencontré à Antioche, l’emmène jusqu’à Jérusalem où il assiste au fameux « Concile » qui rejette la circoncision des païens.
A partir de ce moment là, il accompagne Saint Paul dans ses voyages et lui sert de messager, singulièrement vers les communautés de Corinthe et d’Éphèse.

Après la première captivité de Saint Paul, il aborda en Crète avec l’Apôtre qui l’y laissa jusqu’à ce qu’il l’envoie en Dalmatie.
Après le martyre de Saint Paul, Tite revint en Crète où, disent les byzantins, il mourut dans un âge très avancé (quatre-vingt-quatorze ans).

Le corps de Saint Tite resta dans la Cathédrale de Gortyne jusqu’à ce que la cité fût détruite par les Musulmans (823) ; on ne retrouva que la tête de Tite qui fut transportée à Venise où elle est vénérée à Saint Marc.

Pour approfondir, lire la Catéchèse du Pape Benoît XVI :
>>>Timothée et Tite
[Allemand, Anglais, Croate, Espagnol, Français, Italien, Portugais]

BENOÎT XVI

AUDIENCE GÉNÉRALE

Mercredi 13 Décembre 2006

Timothée et Tite, les plus proches collaborateurs de Paul

Chers frères et sœurs,
Après avoir longuement parlé du grand Apôtre Paul, nous prenons aujourd'hui en considération ses deux collaborateurs les plus proches:  Timothée et Tite.
C'est à eux que sont adressées trois Lettres traditionnellement attribuées à Paul, dont deux sont destinées à Timothée et une à Tite.

Timothée est un nom grec et signifie "qui honore Dieu". Alors que dans les Actes, Luc le mentionne six fois, dans ses Lettres, Paul fait référence à lui au moins à dix-sept reprises (on le trouve en plus une fois dans la Lettre aux Hébreux).
On en déduit qu'il jouissait d'une grande considération aux yeux de Paul, même si Luc ne considère pas utile de nous raconter tout ce qui le concerne.
En effet, l'Apôtre le chargea de missions importantes et vit en lui comme un alter ego, ainsi qu'il ressort du grand éloge qu'il en fait dans la Lettre aux Philippiens: "Je n'ai en effet personne d'autre (isópsychon) qui partage véritablement avec moi le souci de ce qui vous concerne" (2, 20).

Timothée était né à Lystres (environ 200 km au nord-ouest de Tarse) d'une mère juive et d'un père païen (cf. Ac 16, 1).
Le fait que sa mère ait contracté un mariage mixte et n'ait pas fait circoncire son fils laisse penser que Timothée a grandi dans une famille qui n'était pas strictement observante, même s'il est dit qu'il connaissait l'Ecriture dès l'enfance (cf. 2 Tm 3, 15).

Le nom de sa mère, Eunikè, est parvenu jusqu'à nous, ainsi que le nom de sa grand-mère, Loïs (cf. 2 Tm 1, 5).
Lorsque Paul passa par Lystres au début du deuxième voyage missionnaire, il choisit Timothée comme compagnon, car "à Lystres et à Iconium, il était estimé des frères" (Ac 16, 2), mais il le fit circoncire "pour tenir compte des juifs de la région" (Ac 16, 3).

Avec Paul et Silas, Timothée traverse l'Asie mineure jusqu'à Troas, d'où il passe en Macédoine.
Nous sommes en outre informés qu'à Philippes, où Paul et Silas furent visés par l'accusation de troubler l'ordre public et furent emprisonnés pour s'être opposés à l'exploitation d'une jeune fille comme voyante de la part de plusieurs individus sans scrupules (cf. Ac 16, 16-40), Timothée fut épargné.

Ensuite, lorsque Paul fut contraint de poursuivre jusqu'à Athènes, Timothée le rejoignit dans cette ville et, de là, il fut envoyé à la jeune Église de Thessalonique pour avoir de ses nouvelles et pour la confirmer dans la Foi (cf. 1 Th 3, 1-2).
Il retrouva ensuite l'Apôtre à Corinthe, lui apportant de bonnes nouvelles sur les Thessaloniciens et collaborant avec lui à l'évangélisation de cette ville (cf. 2 Co 1, 19).

Nous retrouvons Timothée à Ephèse au cours du troisième voyage missionnaire de Paul. C'est probablement de là que l'Apôtre écrivit à Philémon et aux Philippiens, et dans ces deux lettres, Timothée apparaît comme le co-expéditeur (cf. Phm 1; Ph 1, 1).
D'Ephèse, Paul l'envoya en Macédoine avec un certain Eraste (cf. Ac 19, 22) et, ensuite, également à Corinthe, avec la tâche d'y apporter une lettre, dans laquelle il recommandait aux Corinthiens de lui faire bon accueil (cf. 1 Co 4, 17; 16, 10-11).

Nous le retrouvons encore comme co-expéditeur de la deuxième Lettre aux Corinthiens, et quand, de Corinthe, Paul écrit la Lettre aux Romains, il y unit, avec ceux des autres, les saluts de Timothée (cf. Rm 16, 21).
De Corinthe, le disciple repartit pour rejoindre Troas sur la rive asiatique de la Mer Egée et y attendre l'Apôtre qui se dirigeait vers Jérusalem, en conclusion de son troisième voyage missionnaire (cf. Ac 20, 4).

A partir de ce moment, les sources antiques ne nous réservent plus qu'une brève référence à la biographie de Timothée, dans la Lettre aux Hébreux où on lit: "Sachez que notre frère Timothée est libéré. J'irai vous voir avec lui s'il vient assez vite" (13, 23).

En conclusion, nous pouvons dire que la figure de Timothée est présentée comme celle d'un pasteur de grand relief.
Selon l'Histoire ecclésiastique d'Eusèbe, écrite postérieurement, Timothée fut le premier Évêque d'Ephèse (cf. 3, 4).
Plusieurs de ses reliques se trouvent depuis 1239 en Italie, dans la Cathédrale de Termoli, dans le Molise, provenant de Constantinople.

Quant à la figure de Tite, dont le nom est d'origine latine, nous savons qu'il était grec de naissance, c'est-à-dire païen (cf. Gal 2, 3).
Paul le conduisit avec lui à Jérusalem pour participer au Concile apostolique, dans lequel fut solennellement acceptée la prédication de l'Évangile aux païens, sans les contraintes de la loi mosaïque.

Dans la Lettre qui lui est adressée, l'Apôtre fait son éloge, le définissant comme son "véritable enfant selon la Foi qui nous est commune" (Tt 1, 4).
Après le départ de Timothée de Corinthe, Paul y envoya Tite avec la tâche de reconduire cette communauté indocile à l'obéissance.

Tite ramena la paix entre l'Église de Corinthe et l'Apôtre, qui écrivit à celle-ci en ces termes:
"Pourtant, le Dieu qui réconforte les humbles nous a réconfortés par la venue de Tite, et non seulement par sa venue, mais par le réconfort qu'il avait trouvé chez vous: il nous a fait part de votre grand désir de nous revoir, de votre désolation, de votre amour ardent pour moi...

En plus de ce réconfort, nous nous sommes réjouis encore bien davantage à voir la joie de Tite: son esprit a été pleinement tranquillisé par vous tous" (2 Co 7, 6-7.13).
Tite fut ensuite envoyé encore une fois à Corinthe par Paul - qui le qualifie comme "mon compagnon et mon collaborateur" (2 Co 8, 23) - pour y organiser la conclusion des collectes en faveur des Chrétiens de Jérusalem (cf. 2 Co 8, 6).

Des nouvelles supplémentaires provenant des Lettres pastorales le qualifient d'Évêque de Crète (cf. Tt 1, 5), d'où sur l'invitation de Paul, il rejoint l'Apôtre à Nicopolis en Epire (cf. Tt 3, 12).
Il se rendit ensuite également en Dalmatie (cf. 2 Tm 4, 10). Nous ne possédons pas d'autres informations sur les déplacements successifs de Tite et sur sa mort.

En conclusion, si nous considérons de manière unitaire les deux figures de Timothée et de Tite, nous nous rendons compte de plusieurs données très significatives.
La plus importante est que Paul s'appuya sur des collaborateurs dans l'accomplissement de ses missions.
Il reste certainement l'Apôtre par antonomase, Fondateur et Pasteur de nombreuses Églises. Il apparaît toutefois évident qu'il ne faisait pas tout, tout seul, mais qu'il s'appuyait sur des personnes de confiance qui partageaient ses peines et ses responsabilités.

Une autre observation concerne la disponibilité de ces collaborateurs. Les sources concernant Timothée et Tite mettent bien en lumière leur promptitude à assumer des charges diverses, consistant souvent à représenter Paul également en des occasions difficiles.
En un mot, ils nous enseignent à servir l'Évangile avec générosité, sachant que cela comporte également un service à l'Église elle-même.

Recueillons enfin la recommandation que l'Apôtre Paul fait à Tite, dans la lettre qui lui est adressée:
"Voilà une parole sûre, et je veux que tu t'en portes garant, afin que ceux qui ont mis leur Foi en Dieu s'efforcent d'être au premier rang pour faire le bien" (Tt 3, 8).
A travers notre engagement concret, nous devons et nous pouvons découvrir la vérité de ces paroles, et, précisément en ce temps de l'Avent, être nous aussi riches de bonnes œuvres et ouvrir ainsi les portes du monde au Christ, notre Sauveur.

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Date de dernière mise à jour : 26/01/2018