Vénérable Anne de Guigné (1911-1922). Fête le 14 Janvier.

Dimanche 14 Janvier 2018 : Fête de la Vénérable Anne de Guigné (1911-1922).

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http://nominis.cef.fr/contenus/saint/423/Venerable-Anne-de-Guigne.html

Vénérable Anne de Guigné

Enfant (✝ 1922)

Anne de Guigné est une enfant née au début du XXe siècle qui, après avoir vécu onze ans seulement, a laissé derrière elle une étonnante réputation de sainteté (biographie sur le site 'Anne de Guigné').
Elle a été déclarée Vénérable par Jean-Paul II le 3 Mars 1990.

"Pour parler d’elle, il n’y a pas à raconter une longue suite d’événements. Il suffit de dire que cette fillette, née à Annecy en 1911, est morte à Cannes en 1922.
Il faut ajouter cependant qu’elle s’est convertie à 4 ans!..."
Entretien avec le Père Guilmard, vice-président d’«Enfance et Sainteté» et Moine de Solesmes à l'occasion du centenaire de sa naissance.

"Pourvu que Jésus soit content".

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http://www.peintre-icones.fr/PAGES/CALENDRIER/Janvier/14.html

Vénérable Anne de Guigné (1911-1922)

La mort de son père, tombé à la tête de ses chasseurs en 1915, fut, à quatre ans, le principe de sa « conversion ».
Cette enfant, d'intelligence vive, de volonté ardente, facilement violente et jalouse, difficilement soumise, acquit rapidement une douceur et une abnégation peu ordinaires.
Elle fit sa Première Communion à 6 ans. Mais son jeune âge exigeait une dispense.

L'Évêque lui imposa donc un "examen" qu'elle franchira avec une facilité déconcertante. « Je souhaite que nous soyons toujours au niveau d’instruction religieuse de cet enfant-là » dira l’examinateur.

Extérieurement, ce fut la plus simple et la plus aimable des enfants : effacée et modeste, toute à ses petits devoirs et à ses jeux.
D'après son institutrice, Melle Basset, elle voulait sans cesse s'améliorer : « Rien d’extraordinaire dans sa vie, si ce n’est sa persévérance à devenir bonne. Le secret de sa montée spirituelle : prière et volonté. »

Son humilité, sa douceur, son obéissance, son amour du sacrifice, sa permanente charité étonnèrent ses contemporains.
Sa manière de Communier remuait les cœurs et plusieurs fois on la vit comme transfigurée.
Ses pensées révélaient aussi sa sainteté.
Sa pureté était rayonnante et sa bonté sans limites.

Elle mourut d'une méningite, à l’aube du 14 Janvier 1922 après ce dernier échange avec la Religieuse qui la veille :
« Ma Sœur, puis-je aller avec les anges ? » « Oui, ma belle petite fille » « Merci, ma Sœur, ô merci ! ».

Venerable anne de guigne

http://www.annedeguigne.fr/fr/biographie/grande-ame.html

Une très grande âme pour une toute petite fille

En 1915, un an après le début de la guerre, alors que les combats s’enlisent dans les tranchées, toutes les familles de France savent qu’une visite d’officiers d’état civil dans un foyer signifie l’annonce d’une mort au champ d’honneur.
Aussi lorsque le 29 Juillet 1915, Madame de Guigné voit le Maire d’Annecy-le-Vieux venir frapper à la porte de sa demeure, elle comprend que son mari, déjà blessé à trois reprises, ne reviendra plus.

« Anne, si tu veux me consoler, il faut être bonne » dit sa mère à sa fille âgée tout juste de quatre ans et aînée de ses quatre enfants.
À partir de cet instant, l’enfant jusqu’alors volontiers désobéissante, orgueilleuse et jalouse, va mener, avec acharnement et continuité, un combat de tous les instants pour devenir bonne, combat de sa transformation intérieure qu’elle gagnera grâce à sa volonté certes, mais surtout – et c’est elle qui nous le dit – par la Prière et les sacrifices qu’elle s’impose.

On la voit devenir rouge et serrer ses petits poings pour maîtriser son caractère devant les contrariétés qu’elle rencontre ; puis, petit à petit, les crises s’espacent et son entourage a bientôt l’impression que tout lui est agréable.
Son amour pour sa mère qu’elle veut consoler va ainsi devenir son chemin vers son Dieu.

Ce chemin est balisé par les nombreuses réflexions d’Anne qui nous montrent l’intensité de sa vie spirituelle, et par la multitude de témoignages de son entourage rapportant les efforts continuels qu’elle faisait pour progresser dans sa conversion.

Pour Anne de Guigné, le phare qui éclaire son chemin de conversion est sa première Communion à laquelle elle aspire de tout son être et de toute son âme et qu’elle prépare avec joie.
Le moment venu, son jeune âge nécessitant une dispense, l’Évêque lui imposera un examen qu’elle franchira avec une facilité déconcertante.

« Je souhaite que nous soyons toujours au niveau d’instruction religieuse de cette enfant-là » dira l’examinateur.
La suite de sa courte vie traduit la paix d’un grand bonheur intime alimenté par l’Amour de son Dieu qui s’applique, au fur et à mesure qu’elle grandit, à un cercle de personnes de plus en plus vaste : ses parents, sa famille, son entourage, les malades, les pauvres, les incroyants.

Elle vit, elle prie, elle souffre pour les autres. Atteinte très tôt de rhumatismes, elle sait ce qu’est la souffrance et y répond par une offrande : « Jésus, je vous l’offre » ou encore : « Oh ! Non, je ne souffre pas ; j’apprends à souffrir ».
Mais en Décembre 1921, elle est frappée d’une maladie cérébrale – sans doute une méningite – qui la force à s’aliter.
Elle répète sans cesse : « Mon Dieu, je veux tout ce que vous voulez » et ajoute systématiquement aux Prières qui sont faites pour son rétablissement : « et guérissez aussi les autres malades ».

Anne de Guigné meurt à l’aube du 14 Janvier 1922 après ce dernier échange avec la Religieuse qui la veille : « Ma Sœur, puis-je aller avec les anges ? – Oui, ma belle petite fille – Merci, ma Sœur, ô merci ! »

Cette petite fille est une “Sainte”, tel est alors le verdict général. Les témoignages affluent, des articles paraissent et l’Évêque d’Annecy ouvre en 1932 le procès de Béatification.
Mais l’Église n’avait encore jamais eu à juger de la sainteté d’une enfant qui ne fut pas martyre.

Les études menées à Rome sur la possibilité de l’héroïcité des vertus de l’enfance furent conclues positivement en 1981 et le 3 Mars 1990, le décret reconnaissant l’héroïcité des vertus d’Anne de Guigné et la proclamant “Vénérable” était signé par le Pape Saint Jean-Paul II.

Pour approfondir : Site consacré à la vie et au souvenir d'Anne de Guigné (1911-1922).

http://www.annedeguigne.fr/fr/

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Date de dernière mise à jour : 13/01/2018