Bienheureux Pierre Vigne, Prêtre et Fondateur de la Congrégation des Sœurs du Saint-Sacrement (1670-1740). Fête le 08 Juillet.

Dimanche 08 Juillet 2018 : Fête du Bienheureux Pierre Vigne, Prêtre en ardéchois et Fondateur de la Congrégation du Saint-Sacrement (1670-1740).

Bx pierre vigne pretre et fondateur de la congregation des s urs du saint sacrement 1670 1741

http://nominis.cef.fr/contenus/saint/10102/Bienheureux-Pierre-Vigne.html

Bienheureux Pierre Vigne

(✝ 1740)

Pierre VIGNE, un pur Ardéchois, à lire sur le site du diocèse de Viviers.
« Le grand voyage » à Boucieu le Roi est plus qu’un chemin de Croix. Il veut remplacer les pèlerinages à Jérusalem qui sont trop onéreux et difficiles à l’époque.

Pierre Vigne a découvert ce site de Boucieu le Roi et y a trouvé des similitudes avec Jérusalem.
Il a voulu en faire une catéchèse pour les gens de la région.

Le 30 Novembre 1715, Pierre Vigne remet la Croix et l’habit Religieux à sept jeunes femmes rassemblées pour accompagner les pèlerins au long du « Voyage du Calvaire ».

Elles ont décidé, depuis plusieurs mois, de mener ensemble une vie de Prière et de Charité.
Pour en savoir plus : Congrégation du Saint Sacrement

Le Père Pierre Vigne a été Béatifié par le Pape Saint Jean Paul II le Dimanche 3 Octobre 2004 à Rome, place St Pierre. (Biographieimage site du Vatican).

9782853136754

https://levangileauquotidien.org/FR/gospel/2018-07-09

Bienheureux Pierre Vigne
Prêtre et Fondateur de la :
« Congrégation du Saint Sacrement ».

(Source : Pierre VIGNE, un pur Ardéchois).
Pierre Vigne, un pur Ardéchois, né à Privas, le 20 août 1670, dans une famille de commerçants.
Il est leur cinquième enfant, mais seuls trois échapperont à la mortalité infantile, si fréquente à cette époque.

L’enfance de Pierre Vigne semble sans histoires et pourtant, selon une tradition ancienne, l’adolescent aurait abandonné sa Foi Catholique.
Un jour, alors qu’il se rendait à Genève, il aurait croisé un Prêtre portant le Saint Sacrement et aurait refusé de le vénérer.
Son cheval se serait alors cabré et l’aurait précipité à terre.

Ce fut pour Pierre une expérience décisive : il se convertit aussitôt et changeant de route, il partit pour le séminaire de Viviers.
Cette aventure est peut-être en partie légendaire, mais elle rend parfaitement compte de ce qui sera au cœur de la spiritualité de Pierre Vigne : sa dévotion Eucharistique.

Cette tradition, transmise au fil des siècles, explique parfaitement l’itinéraire du Bienheureux : saisi par Dieu, il lui consacre toute sa vie, à travers son Ministère de Prêtre, son engagement Missionnaire et la Fondation de la « Congrégation du Saint Sacrement ».

Ordonné Prêtre à Bourg-Saint-Andéol, le 18 Septembre 1694, il est nommé vicaire à Saint-Agrève.
En 1700, il entre chez les Lazaristes, l’Ordre fondé par Saint Vincent de Paul, où il prêche des Missions, de Lyon à Béziers, pendant cinq années.
Il réintègre alors le clergé diocésain et on le retrouve aux Ollières, à Saint-Fortunat, entre autres.
On pense à lui pour la cure de Privas, mais il n’ira jamais.

En effet, en 1712, il arrive à Boucieu-le-Roi et il est séduit par le charme des lieux ; le vallon, les collines, tout lui évoque Jérusalem.
Il décide d’y édifier un grand Chemin de Croix.

Aujourd’hui encore, les Ardéchois et les Drômois viennent en nombre, le Vendredi Saint, participer au Chemin de Croix de Boucieu.
En 1713, une jeune fille de Nozières vient demander à Pierre Vigne des conseils sur une éventuelle vocation. D’autres la suivront bientôt….

Infatigable, Pierre Vigne continue ses Missions dans les villages les plus écartés. Il est reconnu comme un grand prédicateur de la Miséricorde de Dieu et il passe des heures à Confesser, à diriger les fidèles, à les instruire.

Il n’oublie pas de favoriser l’éducation des jeunes gens et il s’efforce de soulager les misères.
Sa charité est sans limite : il donne tout ce qu’il possède, il court au-devant des malades, comme en cette année 1722 où il va soigner les habitants de Rochepaule frappés par la peste.

Il meurt le 8 Juillet 1740, au cours d’une Mission, à Rancurel, dans le Vercors. Une foule accompagne son corps jusqu’à Boucieu où il est inhumé dans l’église paroissiale.

Le grand chemin de Croix ou « le grand voyage »
« Le grand voyage » à Boucieu le Roi, c’est plus qu’un chemin de Croix. Il veut remplacer les pèlerinages à Jérusalem qui sont trop onéreux et difficiles à l’époque.
Pierre VIGNE a découvert ce site de Boucieu le Roi et y a trouvé des similitudes avec Jérusalem.
Il a voulu en faire une catéchèse pour les gens de la région.

Avec eux, il a construit en 9 mois 39 petites chapelles, tout au tour de l’église mais aussi à travers la montagne.
Chaque construction est un petit sanctuaire, bâti en pierre, recouvert d’une centaine de tuiles, et fermé par une porte grillagée.

A l’origine, à l’intérieur, des peintures retraçaient l’histoire du Christ et du début de l’Église, depuis le dernier repas de Jésus avec ses amis, jusqu’à la Pentecôte. Aujourd’hui ce sont des sculptures qui ont remplacé les peintures.

C’est un parcours d’initiation Chrétienne, de Contemplation, de lien avec la nature, de conversion et de marche avec Jésus et sa mère.
En 1713, une certaine Marguerite de Nozières offre ses services au Père Vigne pour accompagner les pèlerins sur ce parcours et l’expliquer. C’est ainsi que naîtra la Communauté du Saint Sacrement.
Voir aussi : Le Grand Voyage

De Boucieu à Burzet
Pierre VIGNE ne s’est pas contenté de réaliser le grand chemin de Croix de Boucieu le Roi.
De mars à juin 1715, il prêche une mission à Burzet et il en profite pour restaurer le chemin de Croix qui existait déjà et qui comporte 32 stations.
Des liens se sont crées entre Pierre Vigne et Burzet ; en effet des écrits témoignent de collectes et de dons qu’il a fait à l’église de Burzet.

La Congrégation des Sœurs du Saint Sacrement
Le 30 Novembre 1715, Pierre Vigne remet la Croix et l’habit Religieux à sept jeunes femmes rassemblées pour accompagner les pèlerins au long du « Voyage du Calvaire ».

Elles ont décidé, depuis plusieurs mois, de mener ensemble une vie de Prière et de Charité.
D’autres les rejoignent bientôt.
Elles s’occupent aussi d’instruire les enfants du village.

Les premières « Sœurs du Saint Sacrement » prononcent leurs vœux le 8 Septembre 1722.
Dès lors la Congrégation se développe jusqu’à déborder largement le Vivarais vers la Provence et le Dauphiné.

La Révolution française (1789) disperse les Sœurs, mais elles poursuivent clandestinement leurs œuvres de Charité.
C’est à Romans, à partir de 1804, que la Congrégation peut se réorganiser après la tourmente.

Les lois anti-cléricales de 1901 en France, obligent les Sœurs à se retirer de 56 écoles et hôpitaux.
Cinq ans plus tard, il faut quitter Romans. La Maison Mère est transférée à Valence, où elle est restée depuis.

Actuellement, les 44 Communautés de la Congrégation sont implantées en Europe (France, Italie, Angleterre, Irlande, Espagne), en Amérique Latine (Brésil), et depuis 2004 en Afrique (Tanzanie).

Pierre Vigne a été Béatifié le 03 octobre 2004, à Rome, avec quatre autres Serviteurs de Dieu : Joseph-Marie Cassant, Anna Katharina Emmerick, Maria Ludovica De Angelis, Charles d'Autriche, par Saint Jean-Paul II.

(Homélie du Pape).

 20041003 vignePour un approfondissement biographique :
>>>  Pierre Vigne
[Francese, Inglese, Italiano, Portoghese]   

PIERRE VIGNE (1670-1740)

Photo

        Pierre Vigne naquit le 20 août 1670 à Privas (France), une petite ville encore profondément marquée par les séquelles des guerres de religion du siècle précédent, entre catholiques et protestants. Son père Pierre Vigne, honnête commerçant en textiles, et sa mère, Françoise Gautier, firent baptiser leurs cinq enfants à la paroisse catholique Saint-Thomas de Privas. Deux filles moururent en bas âge. Pierre et ses deux aînés, Jean-François et Eléonore, vivaient avec leurs parents dans une relative aisance.

        À 11 ans Pierre fut remarqué par le curé de la paroisse qui le fit signer comme témoin dans les registres paroissiaux, les actes de baptême, de mariage ou de sépulture. Après avoir reçu une éducation et une instruction de bon niveau, sa vie fut soudainement transformée à la fin de l'adolescence par la prise de conscience de la présence de Jésus Christ dans l'Eucharistie. Il entra, en 1690, au séminaire sulpicien de Viviers. Ordonné prêtre, le 18 septembre 1694, à Bourg Saint-Andéol, par l'Évêque de Viviers, il fut envoyé comme vicaire à Saint-Agrève où il exerça, pendant six ans, son ministère sacerdotal, en bonne entente avec son curé et en étant proche des paroissiens.

         Toujours attentif à discerner, à travers les événements, la volonté du Seigneur concernant sa vie, il se sentit appelé ailleurs. Son désir d'être missionnaire parmi les personnes de condition modeste le poussa à entrer, en 1700, chez les Lazaristes, à Lyon. Il y reçut une solide formation à la pauvreté et aux « missions populaires » et commença à parcourir villes et villages, avec des confrères, pour évangéliser le peuple chrétien. En 1706, il quitta de son plein gré les Lazaristes. Il avait plus que jamais la passion du salut des âmes, en particulier des populations pauvres de la campagne. Après une brève période de recherche, sa vocation se dessina clairement. Il devint « missionnaire itinérant », appliquant sa propre méthode pastorale, mais en soumettant toutefois son ministère à l'autorisation de ses supérieurs hiérarchiques.

        Pendant plus de trente ans, inlassablement, il sillonna, à pied ou à cheval, les chemins du Vivarais et du Dauphiné, et même au-delà. Afin de faire connaître, aimer et servir Jésus Christ, il affronta la fatigue des déplacements, les rigueurs du climat. Il prêcha, visita les malades, catéchisa les enfants, administra  les sacrements, allant jusqu'à transporter sur son dos « son » confessionnal pour être toujours prêt à offrir la miséricorde de Dieu. Il célébrait la Messe, exposait le Saint Sacrement, apprenant aux fidèles à l'adorer. Marie « Beau Tabernacle de Dieu parmi les hommes » tint aussi une place de choix dans sa prière et son enseignement.

        Au cours d'une de ses missions, il arriva, en 1712, à Boucieu-le-Roi dont le site lui permit d'ériger un chemin de Croix. Avec l'aide des paroissiens des environs, il construisit trente stations qui, à travers le village et la campagne, apprenaient aux chrétiens à suivre Jésus de la Cène à Pâques et à la Pentecôte.

        Boucieu devient son lieu de résidence entre deux missions. Il y réunit quelques femmes qu'il chargea « d'accompagner les pèlerins » du chemin de Croix pour les aider à méditer et prier.

        C'est là qu'il fonda la Congrégation des Sœurs du Saint-Sacrement. Le 30 novembre 1715, dans l'église de Boucieu, il leur remit la croix et l'habit religieux, les invitant à se succéder pour adorer Jésus présent dans l'Eucharistie et à vivre fraternellement ensemble. Il leur confia la tâche d'enseigner aux jeunes. Soucieux d'instruire les enfants pour leur permettre d'accéder à la foi et de vivre une vie chrétienne, Pierre Vigne ouvrit des écoles et créa un « séminaire de Régentes », comme l'on nommait alors les maîtresses d'école.

        Une vie aussi intense avait besoin d'être soutenue. Ainsi Pierre Vigne ne manqua jamais, lorsqu'il allait à Lyon pour faire des achats, de se rendre chez ses anciens maîtres de Saint-Sulpice afin de rencontrer son confesseur et son directeur spirituel. Attiré par la spiritualité eucharistique des Prêtres du Saint-Sacrement fondés par Monseigneur d'Authier de Sisgaud, il fut admis comme associé dans cette société sacerdotale le 25 janvier 1724, à Valence, et bénéficia de leur aide spirituelle et temporelle.

        Tout en assurant l'accompagnement de sa jeune Congrégation, Pierre Vigne continua ses missions apostoliques et trouva la possibilité, pour prolonger les fruits de la mission, d'écrire des livres : des règlements de vie, des ouvrages de spiritualité et surtout les « méditations sur le plus beau livre qui est Jésus Christ souffrant et mourant sur la Croix ».

        La vigueur de ce marcheur de Dieu, l'intensité de son activité apostolique, ses longues heures d'adoration, sa vie de pauvreté, témoignent par-dessus tout d'un amour passionné pour Jésus Christ qui a aimé les siens jusqu'à la fin (cf. Jn 13, 1).

        À 70 ans cependant, il ressentit les effets de la fatigue. Au cours d'une mission à Rencurel, dans les montagnes du Vercors, pris d'un malaise, il fut obligé d'interrompre sa prédication. Malgré tous ses efforts pour célébrer encore l'Eucharistie et exhorter les fidèles à l'amour de Jésus, il sentit que sa fin approchait et se recueillit alors en prière. Un prêtre, puis deux Sœurs venues en hâte, accompagnèrent ses derniers moments. Le 8 juillet 1740, il rejoignit Celui qu'il avait tant aimé, adoré et servi. Son corps fut ramené à Boucieu où il repose encore dans la petite église.

        Jean-Paul II le béatifia le 3 octobre 2004. Ce fut son ultime béatification.

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Date de dernière mise à jour : 07/07/2018