Bienheureux Titus Brandsma, Prêtre, Carme, Martyr (1881-1942). Fête le 26 Juillet.

Jeudi 26 Juillet 2018 : Fête du Bienheureux Titus Brandsma, Prêtre, Carme, Martyr (1881-1942).

Bienheureux titus brandsma pretre carme martyr 1881 1943Anno Sjoerd Brandsma, de son nom monastique Titus Brandsma, né le 23 Février 1881 à Oegeklooster (Bolsward, Pays-Bas), mort le 26 Juillet 1942 à Dachau, Allemagne, est un Prêtre Carme, journaliste Catholique, professeur de philosophie et de l'histoire du mysticisme, recteur de l'Université Catholique de Nimègue et martyr.
Il a été Béatifié par le Pape Saint Jean-Paul II en 1985.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Titus_Brandsma

Le Bienheureux Titus Brandsma (à l'état civil: Anno Sjoerd Brandsma), né le 23 février 1881 à Oegeklooster (Hameau de Bolsward, Pays-Bas) et mort le 26 juillet 1942 à Dachau, Allemagne, est un Prêtre carme néerlandais, journaliste Catholique, professeur de philosophie et de l'histoire du mysticisme, recteur de l'Université catholique de Nimègue et martyr.

Béatifié par le Pape Saint Jean-Paul II en 1985 il est liturgiquement commémoré le 26 Juillet et le 27 Juillet dans le Carmel.

Jeunesse et formation

Après des études secondaires au lycée de Megen, il entre à 17 ans au noviciat des Grands Carmes à Boxmeer, où il prend le nom religieux de Titus Brandsma. Il fait ses études Religieuses à Zenderen et Oss.

Toute sa vie, extrêmement active en dépit d'une santé fragile, sera inspirée par une mystique personnelle toute intérieure, sans dévotion extérieure.

Déjà en 1901, il traduit les écrits deThérèse d'Avila en néerlandais. Il est ordonné prêtre le 17 juin 1905 à Bois-le-Duc.

De 1905 à 1909 il étudie la philosophie et la sociologie à l'Université grégorienne de Rome où il obtient son doctorat de philosophie.

Enseignement et journalisme

De 1909 à 1923 Titus Brandsma enseigne la philosophie, la sociologie et l'histoire de l'église au Philosophicum, séminaire des Carmes, à Oss.

Il y fonde un lycée, qui porte maintenant son nom. Il fonde aussi un lycée à Oldenzaal et agrandit le lycée de Zenderen.

Il s'intéresse au frison, langue de son enfance, mais aussi à l'esperanto. Il est membre actif de l'Union internationale des espérantistes catholiques, IKUE.

Ayant obtenu un diplôme de journaliste professionnel, il devient1919 rédacteur en chef d'un journal local à Oss.

Plus tard, à Nimègue, il est journaliste du journal régional De Gelderlander.
Il est conseiller spirituel de l'association des journalistes Catholiques, et s'occupe de l'amélioration des conditions de travail des journalistes et du renouveau de la presse Catholique. Il propose la fondation d'une école pour journalistes, qui ne sera réalisée qu'après sa mort.

Professorat et mysticisme

À la fondation de l'Université Catholique de Nimègue (l'actuelle Université Radboud de Nimègue) en 1923, il est nommé professeur d'histoire de la philosophie et de la mystique.

Il enseigne notamment la mystique néerlandaise et flamande et il organise des conférences internationales sur la spiritualité.

Il s'évertue à faire redécouvrir les racines spirituelles des Pays-Bas et sa collection de copies photographiées de manuscrits religieux sera à l'origine de l'actuel Centre d'études Titus Brandsma à Nimègue.

Devenu membre du conseil général de l'Ordre du Carmel, il a une influence forte sur le renouveau des Carmes.

À Nimègue, il est de 1926 à 1929 le prieur d'une petite communauté de Carmes étudiants, puis en 1929, il est fondateur d'un couvent plus grand, Doddendaal.

En 1927, il est cofondateur du journal religieux Ons geestelijk erf (« Notre patrimoine spirituel »).

En 1932/1933, il est recteur de l'université et tient son fameux discours Dieu n'est pas une chimère, mais vit en tout ce qui existe.

Journaliste et professeur, il a publié près de 800 articles scientifiques et de vulgarisation. Son livre Itinéraire spirituel du Carmel est traduit en français.

Prélude au martyre

En 1935, Titus Brandsma devient le porte-parole de l’archevêché d’Utrecht et dès ce moment il s'oppose fermement aux théories nazies et à la persécution des Juifs.

En 1938/1939 il donne une série de cours sur les principes néfastes du Nazisme et prend la défense des Juifs.

Le 10 mai 1940, les Pays-Bas sont envahis puis occupés par les Nazis qui trouvent des collaborateurs dans le parti nazi local, le mouvement national-socialiste (NSB).

Dès le début de la guerre, Titus Brandsma prend la parole contre le renvoi des écoliers et étudiants juifs et contre le NSB.

Le 30 décembre 1941, il a un entretien avec l'archevêque d'Utrecht sur la position de la presse catholique aux Pays-Bas.

Il rend ensuite visite aux directeurs et aux rédacteurs en chef des journaux catholiques, plaidant qu'on ne fasse aucune publicité pour le NSB.

Début janvier 1942, un rapport allemand sur Titus Brandsma mentionne cette opposition systématique et ordonne son arrestation.

Chemin du martyre

Le 19 janvier 1942, Titus Brandsma est arrêté à Nimègue et emprisonné à Arnhem, puis transféré à La Haye pour deux jours d'interrogatoires.

Du 20 janvier au 12 mars, il est en prison à Scheveningen ; puis du 12 mars au 28 avril au Polizeiliches Durchgangslager Amersfoort, un camp de transit.

Du 28 avril au 16 mai, il est de nouveau à la prison de Scheveningen.

Selon le témoignage de ses codétenus, dans chaque prison, il apportait réconfort et consolation.

Le Vendredi Saint 3 Avril, il tient une conférence pour les autres prisonniers sur Geert Groote et la signification de la Passion du Christ et de la souffrance humaine. En prison, par manque de papier, il écrit parfois entre les lignes d'un livre.

Du 16 mai au 13 juin, il est à la prison de Clèves où selon un juge, il défend le catholicisme contre le nazisme.

Le 13 juin, il est transféré au camp de concentration de Dachau où il arrive le 19 juin.

Sa santé est déjà fortement ébranlée et, après un mois de vie dans le camp, il est tellement affaibli qu'il tombe par moments dans le coma.

Quelques jours plus tard, le 26 juillet, une infirmière, ancienne Catholique, lui donne une injection, dont il meurt à 14h00.

Il a été incinéré dans un des fours crématoires de Dachau.

Titus Brandsma a été béatifié par le Bienheureux Pape Jean Paul II à Rome, le 3 novembre 1985. Il est le premier journaliste Béatifié.

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http://nominis.cef.fr/contenus/saint/10123/Bienheureux-Titus-Brandsma.html

Bienheureux Titus Brandsma

Martyr, Prêtre Carme (✝ 1942)

Titus Brandsma est né le 23 Février 1881 près de Boisward en Frise.

Il rejoint les grands carmes et devient recteur de l'université de Nimègue aux Pays-Bas. Il est mort le 26 Juillet 1942 dans le camp de concentration de Dachau.
- Son adhésion au Christ en tant que Carmélite, professeur et journaliste Catholique a trouvé ses dernières épreuves et son aboutissement ecclésiastique dans les événements de la deuxième guerre mondiale et dans le camp de concentration Dachau.

Il a montré sa dimension intérieure dans la détresse et dans la dégradation physique; dans la souffrance, il était lié au Christ.

Sa solidarité avec les autres prisonniers, sa Foi vécue, fournissent lumière et espoir dans la division causée par la cruauté et l'inhumanité du camp.

(d'après le discours de Jean-Paul II - allemand et italien - aux fidèles venus à Rome pour la Béatification du Père Titus Brandsma).
- Le Bienheureux P. Titus Brandsma, au camp de Dachau, donna son pauvre Chapelet, fait en cachette avec des petits bouts de cuivre et de bois, à l’infirmière, haïe et méprisée de tous les prisonniers qui devait lui injecter l’acide phénique – à Dachau, le médecin du camp parlait sarcastiquement de "l’injection de grâce".
"Je ne sais pas prier!" – fut la réponse irritée de la femme.

Il lui répondit avec douceur: "Tu n’as pas besoin de dire tout le Je vous salue Marie; dit seulement: "Priez pour nous pécheurs".
Et elle ne réussit plus à oublier le visage du Prêtre âgé auquel elle avait donné la mort. Elle racontera ensuite:

"Lui, il avait de la Compassion pour moi!"
Elle l’avait tué, mais il l’avait engendrée à la grâce. Chemin de Croix en compagnie des saints - P. André Marie Sicari o.c.d.
- Itinéraire spirituel du Carmel (Parole et Silence), texte de Titus Brandsma, carme néerlandais mort en déportation à Dachau.

Enseignant et chercheur, il s'est passionné pour les questions de communication de la vérité, ce que les totalitarismes de toutes les époques ne peuvent tolérer parce qu'ils y décèlent une fragile, mais très efficace limite à leurs ambitions inhumaines. (d'après la recension sur le site du Carmel)
- Un internaute nous signale: "Le dies natalis du Bienheureux Titus Brandsma est bien le 26 Juillet, mais comme ce jour est celui de la mémoire, obligatoire, des Saints Anne & Joachim, les Carmes ont déplacé la Fête au 27 Juillet.

Le Bienheureux Titus Brandsma est un des patrons des espérantistes Catholiques. Il était membre de l'IKUE, dans les années 1930."
Au camp de concentration de Dachau en Bavière, l’an 1942, le Bienheureux Titus Brandsma, Prêtre Carme et Martyr.

De nationalité hollandaise, il supporta d’un coeur égal, pour la défense de l’Église et de la dignité humaine, toutes sortes de peines et de cruautés, offrant un exemple d’exquise charité envers ses co-détenus comme aussi envers ses bourreaux.

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http://voiemystique.free.fr/titus_brandsma.htm

Bienheureux Titus BRANDSMA
Anno Sjoerd BRANDSMA
1841-1942
Prêtre Carme, Martyr

EXTRAIT BIOGRAPHIQUE

Anno Sjoerd Brandsma naît en 1881 à Bolsfard en Frise dans une famille modeste et nombreuse, très catholique. Très tôt, il ressent un appel à la prêtrise et veut suivre son frère chez les Franciscains mais une maladie l’en empêche.

A 17 ans, il entre chez les ‘Grands Carmes’ (distincts des Carmes déchaux) à Boxmeer où il prend le nom de Titus et il fait ses premiers vœux à 18 ans en 1899.

Il traduit et publie les œuvres de Sainte Thérèse d’Avila en 1901 et il enseigne au séminaire carme de Oss.

Il est ordonné prêtre à 24 ans en 1905 et il obtient un doctorat de philosophie à Rome en 1909.

Le Saint Père nous dépeint sa personnalité en ces termes : « La force morale que le Bienheureux Titus Brandsma a démontrée, dans ses activités aussi nombreuses que variées et finalement dans son calvaire et dans sa mort est certainement en relation avec sa nature, avec son caractère de fils de la Frise, connue pour la solidité de ses principes, sa fidélité, sa fermeté, son honnêteté.
Cette force morale était nourrie et soutenue par sa grande érudition intellectuelle, par son exceptionnelle formation théologico-juridique. Mais la principale source en fut incontestablement sa profonde vie spirituelle personnelle. »

A partir de 1923, il enseigne à l’université de Nimègue. Sa spécialité est l’histoire de la mystique. Il ne se contente pas de donner des cours à ses étudiants ; il aborde avec eux leurs problèmes de vie et les grandes questions actuelles comme le nazisme.
Il ne se limite pas au cercle restreint des étudiants. Il est un Confesseur populaire et il se lance dans le journalisme, constatant le manque d’instruction de beaucoup de Chrétiens et même de journalistes catholiques.

Sa charité s’étend encore aux Chrétiens non-Catholiques par l’œcuménisme. Un Pasteur Protestant fait cette remarque profonde : « Notre cher frère en Christ Titus Brandsma est vraiment un ‘mysterium gratiae’ ».
La grâce, c’est bien sur elle que compte cet homme humble et naturellement timide ; il répète sans cesse ces mots de Jésus : « Sans moi, vous ne pouvez rien faire ».

Mais l’amour lui donne des ailes ; malgré sa faible santé, son action est multiforme. En 1932, il est Recteur de l’université et, à partir de 1935, porte-parole de l’archevêché d’Utrecht. Face à la montée du nazisme, il ne cache pas la vérité, lui qui dit :
« Qui veut gagner le monde au Christ doit avoir le courage d’entrer en conflit avec ce monde ».

13706518Dans son livre intitulé : « Itinéraire spirituel du Carmel », il écrit : « Le néo-paganisme peut répudier l’amour, l’histoire nous enseigne que, malgré tout, nous serons vainqueur de ce néo-paganisme par l’amour. Nous n’abandonnerons pas l’amour.
L’amour nous regagnera le cœur de ces païens. La nature est plus forte que la philosophie.

Qu’une philosophie rejette et condamne l’amour et l’appelle faiblesse, le témoignage vivant d’amour renouvellera toujours sa puissance pour conquérir et captiver le cœur des hommes. »

Quand les nazis envahissent la Hollande en Mai 1940 et veulent forcer les médias, même Catholiques, à faire de la propagande, le Père Titus en dissuade ouvertement les journalistes, ce qui provoque son arrestation le 19 Janvier 1942.
Dans la prison de Scheveningen, il écrit ce merveilleux petit poème :

Toi ô Jésus soit près de moi, je n’ai jamais été si proche de toi. Reste avec moi. Reste avec moi, mon doux Jésus. Ta proximité me rend toute chose bonne.

Finalement, il aboutit au camp de concentration de Dachau. Dans cet enfer, il garde sa sérénité proverbiale, soutenant le moral des détenus, leur partageant sa maigre ration et les invitant à aimer leurs ennemis.
« Eux aussi sont des enfants de Dieu – dit-il – et peut-être quelque chose en est-il resté en eux. »

Mais les mauvais traitements le réduisent rapidement à la dernière extrémité.
C’est une ancienne Catholique, infirmière, qui lui injecte la piqûre mortelle le 2 juillet 1942, tandis qu’il pose sur elle un regard de Compassion qu’elle ne pourra plus jamais oublier.

Depuis 1992, l’“Union internationale des journalistes catholiques Chrétiens” attribue chaque année le ‘Prix Brandsma’. Cette distinction est donnée à des créateurs de médias qui se sont particulièrement engagés dans un journalisme exercé en accord avec la responsabilité chrétienne.

Béatifié le 3 Novembre 1985, à Rome par le Pape Saint Jean Paul II.

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http://www.lecarmel.org/saints/bienheureux-et-bienheureuses/titus-brandsma~.html?showall=&start=1

QUI EST TITUS BRANDSMA ?

Titus Brandsma est né sous le nom de Anno Sjoerd Brandsma le 23 février 1881, près de Bolsward dans le nord de la Hollande. Sa famille, profondément chrétienne, est issue d'une longue lignée de fermiers frisons. À onze ans, il commence ses études secondaires chez les Franciscains où l'appel au sacerdoce se précise. Mais la spiritualité séculaire du Carmel, avec son attention particulière à la dimension mystique de la vie de foi, l'attire fortement. Il sait que l'action et la contemplation y sont inséparablement unies. Titus entre au Carmel de Boxmeer en 1895. Il est heureux dans sa cellule où il trouve l'espace mystique qui favorise son appel personnel. C'est là aussi qu'il complète ses études philosophiques et théologiques. En 1905 il est ordonné prêtre. Ses supérieurs le dirigent vers Rome où, à l'Université Grégorienne, il obtient le doctorat en philosophie en 1909.

Dès son retour, Titus est nommé professeur au grand séminaire de son Ordre. L'éducation lui permettra, toute sa vie, de donner la meilleure part de lui-même. Le cœur profondément ancré et alimenté dans la solitude de sa chère cellule, malgré une santé toujours fragile, il est actif sur de multiples fronts de la vie sociale et spirituelle de l'avant-guerre.

La Frise, pays de digues, menacé par les forces de la nature, veille et lutte... Titus aime la Frise et sa langue. Il s'intéresse spécialement à son riche passé et cherche à le protéger, à le raviver, et à le rénover dans sa tradition spirituelle. Il faut, de plus, combler le retard scientifique afin de contribuer à la croissance de tout l'homme. Aujourd'hui encore, portée par l'élan dont Titus fut l’un des précurseurs, la Frise poursuit la promotion de sa culture.

En 1923, Titus Brandsma est nommé professeur à l'Université Catholique de Nimègue, érigée cette année-là, durant une période d'évolution rapide de la Hollande catholique. Il est chargé d'enseigner l'histoire de la philosophie et du mysticisme, en particulier le mysticisme des Pays-Bas. L'héritage des mystiques constitue pour Titus une source intarissable : Hadewich, Ruysbroeck, Geert Grote et la Dévotion Moderne, ainsi que Thérèse d'Avila et tant d'autres deviennent ses compagnons de route. Ses hautes envolées académiques ne l'empêcheront pas d'ouvrir les avenues de la « mystique-de-l'ordinaire » par un nombre incalculable de publications, aussi bien populaires que scientifiques. À l’occasion de la béatification de sainte Thérèse de Lisieux il écrit :

« Généralement on attend quelque chose de spécial d'un Saint, quelque chose qui sort de l'ordinaire, quelque chose qu'on pourrait appeler le poème de la vie du Saint. Ici, pourtant, on voit la sainteté si prosaïque et ordinaire que, de l'extérieur, on n'y voit pas la sainteté. Mais, précisément, c'est cela la vraie Sainteté. »

Son discours inaugural comme Recteur de l'Université sur « l'image de Dieu » reste gravé dans les mémoires ; il est conservé dans des périodiques dont, pour plusieurs, il est l'initiateur. Ses contributions à Ons Geestelijk Erf (Notre Héritage Spirituel) sont hautement appréciées.

Durant l'été 1935, Titus donne des conférences en Amérique sur le mysticisme du Carmel. Il prend la parole à l'Université de Washington, dans des collèges à Chicago, Niagara Falls et Middletown, ainsi que dans les couvents des Carmes, dont ceux de New-York et d’Allentown. Durant son voyage en Amérique du Nord, il séjourne au monastère de Niagara Falls. Il écrira que la beauté et l'immensité de la nature le plongent dans le mystère de Dieu Créateur et la manifestation de son Amour, tandis que ses yeux et ses oreilles restent captifs de la splendeur des chutes. 

Actif dans le mouvement de l'union des Églises, étant en cela un précurseur de l'œcuménisme, sa responsabilité à l'Université va de pair avec de hautes fonctions dans la direction de deux organisations qui lui tiennent à cœur : l'enseignement secondaire avec la création de lycées qui, de nos jours encore, ne cessent de se développer, ainsi que le journalisme catholique. Écrire était pour lui un besoin, car il croyait que la vie mystique appartient au peuple. C'était de plus un service. Inlassablement, il porte secours aux journaux en difficulté dans un contexte de plus en plus inquiétant. La politique d'Hitler en Allemagne est obscure et menaçante. Dès 1935, Titus s'oppose publiquement, dans des enseignements et des publications, aux théories nazies et à la persécution des Juifs.

Titus est connu comme un Mystique « sur le terrain ». Il puise dans sa relation à Dieu une force surhumaine qui le remplit de zèle et le pousse à l'action. Quand l'occupation allemande devient un fait, le 10 mai l940, il réagit vigoureusement contre la discrimination des enfants juifs dans les écoles.
Pour sa part, Mgr Jan de Jong, « l'Archevêque de la résistance », ne tarde pas à sévir avec force et sanctions lorsque les journaux sont sollicités pour soutenir la propagande nazie. Titus, aviseur national depuis l935 de l'Association Catholique des journalistes, le seconde avec conviction et audace.
Sans reculer devant des démarches personnelles dangereuses, il entrera dans une lutte qui exigera tout ce qu'un homme peut donner. Il entreprend un voyage long et périlleux pour visiter les rédacteurs de tous les journaux Catholiques afin de leur communiquer la décision des évêques et de les inviter à prendre position contre le nazisme.

Cette démarche est vue comme une résistance au régime. Le 19 janvier l942, Titus est arrêté au Couvent des Carmes à Nimègue et emprisonné. Commence alors son chemin de croix. Il est détenu à la prison d'Arnhem, transféré à Scheveningen, puis déporté à Amersfoord et finalement dirigé vers le camp de concentration de Dachau le 13 juin. Très affaibli et malade, Titus voit sa santé se détériorer rapidement.
Dans la baraque des malades, il reçoit la piqûre toxique et meurt le 26 Juillet l942.

Il a été Béatifié le 3 novembre 1985 en tant que martyr par le Pape Saint Jean-Paul II.

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Date de dernière mise à jour : 26/07/2018