Saints Boris et Gleb, Princes Russes (+ 1015). Fête le 24 Juillet.

Mardi 24 Juillet 2018 : Fête des Saints Boris et Gleb, Princes Russes, fils de Saint Vladimir, grand prince de Kiev (+ 1015).

Santi boris e gleb di russia fFils du Tsar Saint Wladimir, Boris et Gleb furent tous les deux assassinés par leur frère aîné. Boris mourut immolé, Gleb tué alors qu'il allait assister son père. Tous deux ne se défendirent pas lorsqu'ils furent attaqués et prièrent pour le salut de leur frère avant de mourir.
Canonisés cinq ans plus tard par l'Église russe, ils ne le furent qu'en 1720 par le Pape Benoît XIII. Boris est le Saint Patron de Moscou.

Boris et Gleb (russe : Борис и Глеб ; ukrainien : Борис і Гліб, ) sont les premiers saints canonisés de la principauté de Kiev (Rus' de Kiev) en 1072. Ils sont fêtés le 24 juillet.

Fils de Vladimir Ier, prince de Kiev, ils sont assassinés en 1015 par leur demi-frère Sviatopolk le Maudit.

Un culte se développe très vite autour des deux princes martyrs, qui ont accepté la mort sans résistance (soumission à la volonté de l’aîné).

La translation de leurs reliques dans la nouvelle collégiale de Vychgorod, près de Kiev a lieu le 2 mai 1115.

Ils sont célébrés le 2 mai et le 24 juillet. De nombreux Monastères et églises leur sont dédiés en Russie, en Ukraine, en Bulgarie, etc.

Le pape Benoît XIII au XVIIIe siècle a confirmé leur culte pour les Catholiques.


http://nominis.cef.fr/contenus/saint/1556/Saints-Boris-et-Gleb.html

Saints Boris et Gleb

Princes Russes, fils de Saint Vladimir, grand prince de Kiev (✝ 1015)

Vladimir, le prince de Kiev avait deux fils, Sviatopolk et Iaroslav lorsqu'il épousa la princesse byzantine Anne.

Le Baptême de leurs sujets et du prince fut un des fruits de ce mariage. La naissance de Gleb, puis de Boris quelques années plus tard, en fut le second fruit.

Vladimir avait désigné ces deux jeunes princes comme ses héritiers, ce qui ne fut pas du goût des deux autres, en particulier Sviatopolk qui entra en guerre contre ses deux demi-frères. Boris et Gleb refusèrent de se défendre pour ne pas verser le sang. Ils furent assassinés à l'âge de 20 ans et de 15 ans.

Leur autre demi-frère les vengea et, devenu prince de Kiev, promut leur culte. La piété russe s'attacha à la figure de ces deux jeunes princes et en fit les symboles de la souffrance innocente à l'image de l'immolation du Christ.

Dans la Russie, en 1015, les Saints Boris et Gleb, martyrs. Fils de saint Vladimir, grand duc de Kiev, ils préférèrent subir la mort que de résister par la force à leur frère Sviatopolk.
Boris, prince de Rostov, reçut à vingt ans la palme du martyre en ce jour, au bord du fleuve Alta, près de Pereislavie, et Gleb, âgé de quinze ans, le 5 Septembre suivant, sur le Dniepr, près de Smolensk.
Martyrologe romain.

Je te rends grâce, Souverain Seigneur, mon Dieu, de m’avoir accordé, tout indigne que je sois, d’être rendu participant de la Passion de ton Fils, notre Seigneur Jésus-Christ. Car tu as envoyé dans le monde ton Fils monogène et les scélérats l’ont livré à la mort. Et moi aussi j’ai été envoyé par mon père pour sauver le peuple des païens qui se dressaient contre lui et voici que maintenant j’ai été blessé par les serviteurs de mon père.

Pardonne-leur leurs péchés, accorde-moi le repos en compagnie des saints. Entre tes mains, je remets mon esprit.
Dit "de la passion des Saints Boris et Gleb".

 

Fils cadets de Vladimir, premier prince chrétien de Russie, Boris et Gleb furent tués, en 1015, sur l’ordre de leur frère Sviatopolk, qui avait pris le titre de grand prince de Kiev et redoutait leur rivalité.
Huit jours après la mort de leur père, Boris apprit l’intention de son frère revenu d’une expédition guerrière ; il décida de ne pas opposer de résistance, se souvenant des paroles du Christ et de ce qu’écrivait l’apôtre Jean : « Celui qui dit : J’aime Dieu et qui a de la haine pour son frère, est un menteur ».

Il fut assassiné à l’aube du 24 Juillet 1015, après une nuit passée en prière, appelant la force de Dieu pour souffrir la passion qui l’attendait.

Gleb accepta lui aussi de mourir volontairement pour Le Christ. Il fut tué le 5 Septembre de la même année.
Par leur sacrifice, apparemment inutile, ils furent reconnus « saints qui ont souffert la Passion » : cette appellation révèle l’acceptation radicale de l’Évangile qui s’est manifestée dans leur refus de la violence, même devant la perspective de la mort.
Boris et Gleb furent les premiers Saints Canonisés de la Russie Chrétienne : ils représentent symboliquement l’énorme impact qu’ont eu sur le sens commun du peuple russe les premières conversions au Christianisme.

Icone de boris et gleb xiveme siecle 1Icône de Boris et Gleb, XIVe siècle

http://calendrier.egliseorthodoxe.com/sts/stsjuillet/juillet24bis.html

Le 24 Juillet, mémoire des Saints Martyrs BORIS et GLEB, nommés ROMAIN et DAVID au Saint Baptême(1)

Saints Boris et Gleb étaient les deux fils cadets du Saint prince Vladimir, et ils s'étaient distingués depuis leur enfance par leur douceur et leur piété. Aussitôt après la mort de Saint Vladimir (15 Juillet 1015), leur aîné, Sviatopolk, qui était depuis longtemps jaloux de la faveur de ses deux jeunes frères, décida de se débarrasser d'eux pour s'emparer de leur part d'héritage. C'est en revenant d'une expédition victorieuse contre la peuplade païenne des Petchenègues que le jeune Boris apprit la nouvelle de la mort de son père et, en approchant de Kiev, il priait le Seigneur d'accueillir Vladimir dans le choeur des justes et se consolait en pensant que Sviatopolk serait désormais pour lui comme un père. Averti par un espion que Boris ne nourrissait aucun mauvais sentiment envers lui et qu'il n'avait nullement l'intention de lui disputer la succession, Sviatopolk persista néanmoins dans son intention de le faire périr. Il choisit les plus cruels de ses serviteurs et les envoya à la rencontre de son frère, leur donnant l'ordre de le surprendre pendant son sommeil. Boris fut prévenu des intentions de son frère, mais il ne put y croire et poursuivit son chemin avec l'innocence d'une brebis. Deux jours plus tard, on lui confirma le dessein de son aîné et on l'informa que son jeune frère Gleb avait quitté Kiev en bateau pour le rejoindre. Boris s'exclama: « Béni soit Dieu! Je ne m'enfuirai pas d'ici ni ne m'opposerai à mon frère aîné. Que la volonté de Dieu soit faite! » Les boïars et les soldats qui s'étaient mis librement à son service lui proposèrent d'investir la cité et d'en chasser Sviatopolk; mais Boris refusa et décida au contraire d'envoyer une supplique à son frère, implorant sa clémence, et de congédier ses troupes. Peu après, il apprit que les serviteurs de son frère avaient été aperçus à quelques heures de cheval du camp, près de la rivière Alta. Saisi d'une crainte humaine, il se mit à prier: « Souverain, Seigneur Jésus-Christ, ne me laisse pas périr, mais étends Ton bras puissant sur moi, pécheur et misérable: délivre-moi de la fureur de ceux qui marchent contre moi; délivre-moi en cette heure, puisque Toi seul es le refuge des désespérés! » Resté seul avec son serviteur hongrois, Georges, pour attendre l'arrivée des meurtriers, il se retira dans sa tente et passa sa dernière nuit dans les larmes et la prière (24 Juillet), et trouva un réconfort et un élan de courage en se rappelant le souvenir des Saints martyrs tués par leurs parents: Nicétas, Vinceslas (cf. 28 Sept.), Barbara (4 Déc.). À l'aube, il fit célébrer les matines par un Prêtre, et se tournant vers une icône du Christ, il lui adressa cette supplique: « Seigneur Jésus-Christ, Toi qui as daigné apparaître sur la terre sous forme humaine et qui t'es laissé volontairement clouer sur la Croix, Toi qui as accepté la passion à cause de nos péchés, donne-moi aussi d'accepter la mienne. Je la reçois non de mes ennemis, mais de mon frère: Seigneur, ne la lui impute pas comme péché. » Les envoyés de Sviatopolk arrivèrent alors sur place, mais n'osant interrompre l'Office, ils attendirent à l'extérieur de la tente qu'il fût terminé. L'Office achevé, Boris, après avoir embrassé ses-proches, s'étendit sur sa couche et attendit les meurtriers qui se précipitèrent dans la tente, tels des bêtes féroces. Son fidèle Georges essaya de s'interposer et de protéger son maître en le couvrant de son corps, mais il tomba sous les coups des meurtriers qui se ruèrent ensuite sur Boris. Le Saint supplia son frère de lui laisser encore quelques instants pour prier Dieu, puis s'offrant aux lances comme un agneau innocent, il dit en pleurant: « Approchez, frères, et terminez votre office, et que la paix soit avec mon frère et avec vous. » Les hommes lui plongèrent alors leurs lances dans le corps, puis, le croyant mort, ils entreprirent de massacrer sa suite. Mortellement blessé, Boris se traîna à grand peine à l'extérieur de la tente et pria: « Je Te rends grâces, Seigneur, mon Dieu, de m'avoir accordé, tout indigne que je sois, de communier à la Passion de Ton Fils. Jai été blessé par les serviteurs de mon père, pardonne-leur leurs péchés, accorde-moi le repos en compagnie des Saints. Car Tu es mon défenseur, Seigneur, et entre Tes mains je remets mon esprit. » Revenu sur ses pas, l'un des assassins acheva Boris. Son corps fut ensuite transporté dans l'église Saint-Basile à Vychégorod.

Dès qu'il eut appris la fuite de Gleb, Sviatopolk avait dépêché à sa poursuite des hommes sûrs, leur ordonnant de le mettre à mort. Voyant approcher ces embarcations, Gleb pria ses proches de ne pas résister et même de s'éloigner. Il pensait ainsi être capturé seul et conduit devant son frère qu'il espérait apitoyer, au risque de mourir seul à la place de tous. Mais, quand le danger devint imminent, le jeune prince prit peur et supplia le Seigneur de lui porter secours. Les envoyés de Sviatoplok arraisonnèrent l'embarcation de Gleb et, montant à bord, il ordonnèrent au cuisinier du prince, qui se tenait derrière lui, de l'égorger. Celui-ci saisit la tête de son maître qui se laissa faire, comme une brebis d'abattoir, et adressant une prière au Christ, il confessa que s'offrant au glaive de ses meurtriers, il participerait de cette manière à Sa Passion salutaire. Triomphant ainsi de la peur de la mort et de la souffrance par le souvenir du Christ, il s'offrit sans résistance à son assassin qui le frappa à la tête et lui trancha la gorge. Les meurtriers emportèrent alors son corps et le dissimulèrent sous un arbre, puis ils revinrent à Kiev pour rendre compte de leur mission à Sviatopolk. Ce dernier, surnommé le "maudit", fut bientôt déposé par une révolte populaire, et son frère Iaroslav le Sage s'empara du pouvoir.

Cinq ans après la passion des deux frères, des chasseurs découvrirent dans la forêt un cadavre intact, qui resplendissait comme l'éclair. On comprit qu'il s'agissait du corps de Saint Gleb, et le prince Iaroslav ayant été prévenu, il ordonna que le corps fût transporté à Vychégorod, afin d'y reposer à côté de celui de Saint Boris. Leur culte fut bientôt reconnu par l'Église, et leur tombe devint un lieu de pèlerinage, attirant des foules immenses de fidèles qui venaient y trouver la guérison et le réconfort dans leurs afflictions.

1). Premiers Saints Canonisés de l'Église russe, ils sont aussi les premiers représentants des Strastoterptsi, c'est-à-dire les Saints laïcs "qui ont souffert la passion" sans résistance, catégorie de Saints particulière à l'hagiographie russe, cf. Sts Igor de Kiev (5 Juin), Michel, de Tver (22 Nov.), André de Bogolioubov (4 Juil.), le tsarevitch Dimitris (15 Mai), Gabriel de Bialystok (20 Av.) etc.

 

Lecture.
Tandis que s’achevait l’office du matin, Boris pria, les yeux fixés sur l’icône du Seigneur : « Seigneur Jésus-Christ, qui en cette image est apparu sur la terre et qui volontairement as été cloué sur la croix, acceptant Ta Passion par Amour à cause de nos péchés, rends-moi digne aussi d’accepter ma passion ! ».

Quand il entendit murmurer méchamment autour de la tente où il se trouvait, il se mit à frémir, ses yeux se mouillèrent de larmes et il dit : « Gloire à toi en toute chose, Seigneur, toi qui m’as donné d’accueillir cette mort amère née de la jalousie et de tout souffrir par amour de ta Parole. Car je n’ai cherché aucun gain, je n’ai rien désiré pour moi-même.

L’Apôtre a dit : « Il n’y a pas de crainte dans l’Amour, puisque l’Amour parfait bannit la crainte ».

C’est pourquoi, Seigneur, mon âme repose constamment entre tes mains, car je n’ai pas oublié ta Loi, suivant tout ce qui t’est agréable ».
(Récit, passion et louange de Boris et Gleb).

Prière.
Vous les justes qui êtes saints pour avoir souffert la passion en obéissant à la vérité de l’Évangile du Christ, vous ne vous êtes pas élevés contre votre frère qui était votre ennemi et qui tuait vos corps, sans pour autant avoir pouvoir sur vos âmes ; soyez donc dans l’allégresse avec les armées des anges et priez pour le salut des fils de la Russie.

Ajouter un commentaire

Date de dernière mise à jour : 24/07/2018