PAUL SCHNEIDER, Pasteur Luthérien et martyr. L’Église Luthérienne le fête le 18 Juillet.

Mercredi 18 Juillet 2018 : L’Église Luthérienne fête PAUL SCHNEIDER, Pasteur Luthérien et martyr (1897-1939).
(Même s’il n’est pas Catholique, je le présente ici, car c’est un saint martyr…et nombreux Chrétiens devraient être capables de suivre son exemple).

"La Prière fait des hommes des êtres humains qui ne se plient que devant Dieu, et qui confessent Dieu à la face du monde. La Prière est la force de Dieu pour le combat de la vie et de la Foi."

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http://www.peintre-icones.fr/PAGES/CALENDRIER/Juillet/18.html

Paul Schneider (1897-1939)

Une fois terminée ses études de théologie, ce fils de Pasteur, lui succède dans la paroisse de Hochelheim après avoir passé un temps de service volontaire au milieu des ouvriers de la Ruhr.
Marié à Margaret Dietrich, et père de six enfants, il se dépensa avec son épouse auprès des personnes en difficulté.

Après la prise du pouvoir par Hitler, Paul Schneider se rendit très vite compte que l'Église de Jésus entrerait inévitablement au conflit avec le régime nazi.
Lui-même vivait sans crainte en obéissant exclusivement à Dieu.

Dès 1933 il se heurte au nouveau régime, mais c'est en 1937, qu'il est définitivement arrêté, et après deux mois passés dans la prison de la Gestapo à Coblence, il est transféré au camp de concentration de Buchenwald.
Là il aide, il console et il encourage les autres détenus.

Comme il refuse d'ôter son calot pour saluer le drapeau à la croix gammée, pour l'anniversaire d'Hitler en 1938, il est envoyé au cachot.
Il prêche par la fenêtre de sa cellule, encourage les autres détenus. Les tortures, la privation de nourriture et de sommeil, une cellule sans lumière, rien ne l'empêchera d'être un père spirituel et un messager de la Parole de Dieu.
Le 18 Juillet 1939, il fut définitivement réduit au silence par une injection de strophantine.

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http://fr.wikipedia.org/wiki/Paul_Schneider_%28pasteur%29

 Paul Schneider (Pasteur)

Paul Robert Schneider (29 Août 1897 en Pferdsfeld (Hunsrück, Rhénanie-Palatinat) près Bad Sobernheim sur Nahe ; 18 Juillet 1939 en KZ Buchenwald près de Weimar) était un Pasteur Protestant et Martyr Chrétien allemand.

Biographie

Le Pasteur Paul Schneider est né à Pferdsfeld, il vint à Hochelheim (près de Wetzlar) avec ses parents à l'âge de douze ans.
Et c'est là qu'il fut confirmé par son père, le Pasteur Gustav Adolf Schneider, en 1912. Rentré de la Grande Guerre, il étudia la théologie, se demandant toujours si c'était le bon choix.

Il travaillait dans une aciérie à Dortmund, s'occupait des gens sans domicile et / ou des chômeurs à Berlin.
Quand, en 1926, son père mourut, il fut nommé Pasteur des paroisses de Hochelheim et Dornholzhausen.
Jusqu'à 1933, Paul Schneider et son épouse Margarete, née Dieterich - mariés depuis 1926 - s'occupèrent de ces deux paroisses.

Durant cette période, ils fondèrent uns organisation d'assistance pour les femmes et pour les gens sans domicile et montèrent un centre pour jeunes.
Il devint membre du Pfarrernotbund, qui deviendrait plus tard L'Église confessante allemande.

Après la prise du pouvoir par Hitler, Paul Schneider se rendit très vite compte que l'Église de Jésus entrerait inévitablement en conflit avec le régime nazi qui mettait en question l'autorité absolue de Dieu.
Lui-même vivait sans crainte en obéissant exclusivement à Dieu. Il était de plus en plus évident qu'un compromis avec les nazis était hors de question.

Depuis Septembre 1933 se produisirent les premiers affrontements contre le NSDAP, des représentants de l'Église à Hochelheim et la direction de l'Église Protestante de la Rhénanie ; c'est pourquoi il fut nommé à un autre poste.

À partir du 8 mai 1934 il devient Pasteur des paroisses protestantes reformées de Dickenschied et de Womrath (Hunsrück).
Juste après son entrée en fonction, eut lieu un scandale pendant l'enterrement d'un jeune nazi.
Il fut pour la première fois arrêté et emprisonné.
Dès lors il fut espionné, accusé, interrogé et jeté plusieurs fois en prison.

Lors de la fête d'action de grâces pour la récolte de 1937, il fut de nouveau arrêté et après deux mois passés dans la prison de la Gestapo à Coblence, il fut transféré au camp de concentration de Buchenwald près de Weimar matricule no 2491.

Il aide, il console et il encourage les autres détenus. Comme il refuse d'ôter son calot pour saluer le drapeau à la croix gammée, pour l'anniversaire d'Adolf Hitler en 1938, il est envoyé au cachot.
Il prêche par la fenêtre de sa cellule, encourage les autres détenus, et accuse la SS.

Les tortures et les supplices atroces, la privation de nourriture et de sommeil, même dans une cellule sans lumière, ne l'empêchèrent pas d'être père spirituel et messager de la Parole de Dieu.
Le 18 Juillet 1939, il fut définitivement réduit au silence par une injection de strophantine.

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http://www.monasterodibose.it/fr/priere/martyrologe/964-juillet/2407-18-juillet

PAUL SCHNEIDER
(1897-1939)
Pasteur Luthérien et martyr

En 1939, au bout de quatorze mois de sévices et d’humiliations en cellule d’isolement, meurt dans le camp de concentration de Buchenwald Paul Schneider, Pasteur de l’Église évangélique allemande.
Paul était né en 1897 à Pferdsfeld dans le Hunsrück. Une fois terminées ses études de théologie à Giessen, Marburg et Tübingen, il devint pasteur à Hochelheim, après avoir passé un temps de service volontaire au milieu des ouvriers de la Ruhr, où il accepta les travaux les plus lourds.

Marié à Margarete Dietrich et père de six enfants, il se trouva, par l’ascension au pouvoir du nazisme, face à l’alternative entre sa fidélité à l’Évangile et la fidélité au régime.

Schneider, alors, n’eut aucun doute. Membre actif de l’Église confessante, il prêcha l’Évangile avec courage, soulignant le caractère inacceptable du Paragraphe arien et des lois raciales, jusqu’à être arrêté à plusieurs reprises.
Il accueillit librement et par amour du Seigneur et du troupeau qui lui était confié le destin qui l’attendait ; à Buchenwald, où il fut interné en 1937, son unique préoccupation fut de réconforter ceux qui souffraient avec lui, leur annonçant la parole de Dieu à temps et à contretemps, avec le seul désir de faire vivre ceux qui, avec lui, allaient à la rencontre de la mort.
A la nouvelle de son exécution, Dietrich Bonhoeffer cessera d’hésiter et reviendra en Allemagne, pour le suivre peu d’années après sur le chemin du martyre.

Lecture

La Prière fait des hommes des êtres humains qui ne se plient que devant Dieu, et qui confessent Dieu à la face du monde. La Prière est la force de Dieu pour le combat de la Vie et de la Foi.
C’est vraiment là tout le contenu de notre Foi Chrétienne : Jésus Christ par sa mort salvifique a remporté pour nous la victoire, et par la Vie qu’il a retrouvée pour Lui dans sa Résurrection et son Ascension dans le Ciel, il est devenu Notre Seigneur ; donc, notre vie terrestre lui appartient tout autant que doit lui appartenir notre mort, et il réclame notre obéissance pleine et totale, tout autant que, dans sa Passion et sa mort il nous a donné le Pardon de nos péchés.

Dans cette Seigneurie de Jésus Christ qui domine claire et sans équivoque sa communauté, dans l’unique Seigneurie de Jésus Christ et en elle seulement, toutes les différences entre les Chrétiens sont abolies, y compris celles qui relèvent du domaine doctrinal, où ils ne se comprennent pas et se divisent les uns les autres. Jésus Christ est l’unité et la liberté de sa communauté.
Les critères pour l’unité et les critères de l’Amour Chrétien, nous ne devons pas faire en sorte qu’ils soient dits et prescrits par ceux qui ne croient pas en Christ comme Fils de Dieu et Seigneur de l’Église
(Paul Schneider, Sermons).

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http://www.aepeb.be/liege/Croire/connaitre/buchenwald.htm

Paul Schneider (1897-1939)

L’apôtre de Buchenwald

 Aujourd’hui que la nuit semble tomber sur notre monde, voici le témoignage d’un pasteur quasi inconnu face à un régime totalitaire et persécuteur qui était le précurseur du régime de l’Antichrist que notre monde si évolué se prépare à accueillir.

Lorsque la croix gammée nazie fut élevée au-dessus du camp de prisonniers de Buchenwald, l’ordre : “Têtes nues” retentit dans les haut-parleurs. Au cours de ce matin de mai 1938, tous les prisonniers obéirent immédiatement, sauf un Pasteur décharné venu de Rhénanie, Paul Schneider.
Ses compagnons de captivité jetèrent un coup d’œil effrayé en direction des gardes. Ces prisonniers savaient que ce jeune pasteur n’était pas un lâche, mais ce qu’il faisait était de la folie pure.

Quand on rompit les rangs, ses amis se précipitèrent vers lui et le supplièrent de coopérer. Il répondit calmement qu’il devait rendre un témoignage fidèle à Christ et protester contre la brutalité qu’il voyait autour de lui.
Ce témoignage n’allait pas tarder à être mis à l’épreuve, car le haut-parleur ordonna au prisonnier qui avait gardé son calot de se rendre au rapport à la grande porte, sans quoi tout le camp serait puni.
Schneider réagit en se dirigeant en courant vers le poste de garde.

Schneider était dans le camp parce qu’il ne souscrivait pas aux hérésies d’Hitler. Il refusa de donner la Communion à deux nazis locaux qui étaient membres de son Église. Lors des funérailles d’un membre des Jeunesses hitlériennes, un orateur déclara que le défunt avait été enrôlé dans “les troupes d’assaut du Ciel”.
Schneider reprit publiquement cet homme et fut emprisonné pendant une semaine.
Au cours de l’hiver 1935-1936, le bureau du maire le réprimanda douze fois pour avoir prêché contre le parti. Après une autre arrestation en juillet 1937, les nazis le bannirent hors de Rhénanie.
Ils l’exclurent de sa paroisse et l’avertirent qu’il ne devait jamais y retourner. Mais Schneider se rendit aussitôt à la gare; il jeta son ordre d’exclusion dans la poubelle et il rentra chez lui par le premier train.

Schneider n’était ni un brillant intellectuel dans la lignée de Dietrich Bonhoeffer, ni une célébrité nationale originale comme Martin Niemöller. Il n’était qu’un Pasteur ordinaire qui accomplissait fidèlement son Ministère quotidien.
Il fit toujours preuve de fidélité dans le camp, où il fut battu comme plâtre parce qu’il avait refusé d’ôter son calot.
Soumis à une cure d’isolement forcé pendant un an, Schneider n’en continua pas moins à protester. Lorsque des prisonniers évadés furent capturés et puis exécutés, le pasteur cria depuis sa cellule : “Au Nom de Jésus-Christ, je m’insurge contre le meurtre des prisonniers…”

Chaque fois qu’il parla ainsi, il fut de nouveau brutalisé, et le 18 Juillet 1939, il périt sous les coups.
Sa vie — et sa mort —furent si édifiantes que même les athées du camp l’appelèrent, comme les autres, “l’apôtre de Buchenwald”. Par la suite, le gouvernement communiste de l’Allemagne de l’Est édifia un mémorial pour honorer ce Pasteur Chrétien.

Peu avant son arrestation, Schneider avertit son assemblée du péril que courait le pays : “Nous ne pouvons pas fermer plus longtemps les yeux sur les vagues gigantesques que nous voyons déferler de notre ‘vie populaire’ sous le Troisième Reich.”
Il surnomma le nazisme un “paganisme flagrant” et proclama son incompatibilité avec la Foi Chrétienne. Il ne pouvait pas y avoir de juste milieu. Il était temps de confesser sa Foi sans crainte, comme dans l’Église primitive, car Jésus Lui-même a dit : “Quiconque se déclarera publiquement pour Moi, je me déclarerai moi aussi pour lui devant Mon Père qui est dans les Cieux.”

Aujourd’hui, en Occident, les Chrétiens sont rarement appelés à sacrifier leur vie pour l’intégrité de l’Église, mais il se peut qu’ils aient, eux aussi, un prix à payer. Ils doivent décider s’ils tiendront bon pour Jésus et s’ils confesseront sa vérité ou s’ils continueront à choisir la facilité et à laisser le diable triompher par défaut.
S’ils tiennent bon, ils se trouveront dans la lignée du Pasteur Schneider.
En ayant payé le prix fort, ce dernier a mérité le titre d’“apôtre de Buchenwald”. Les Chrétiens lui tirent leur chapeau, à lui, et à tous ceux dont le témoignage plein de grâce, mais intraitable, honore le Royaume de Dieu.

Commentaires (1)

1. misquette (site web) 17/08/2015

https://misquette.wordpress.com/2015/08/17/303-a-chacun-son-du/

À chacun son dû*

Buchenwald, Avril trente huit, c’est l’anniv’ d’Hitler
Dans la cour d’appel, les prisonniers rassemblés
Doivent saluer le drapeau à croix gammée
L’un d’entre-eux refuse, son nom est Paul Schneider

Il est immédiatement conduit au bunker**
Pendant quinze long mois il y est torturé
Accusant les nazis d’être des meurtriers
Soutenant ceux avec qui il vivait l’enfer

Les SS l’ont tué pour avoir son silence
De sa foi en Dieu lui venait sa résistance
« L’apôtre de Buchenwald » était son surnom

C’est la facilité, le mal nous tend les bras
Il faut lui résister, de la joie il en va
Elle est le dû de cet homme qui a dit NON!

*Devise du camp de déportation nazi, « Jedem das seine »

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Date de dernière mise à jour : 18/07/2018