Saint Henri II, Empereur d'Allemagne (972-1024). Fête le 13 Juillet.

Mercredi 13 Juillet 2022 : Fête de Saint Henri II, Empereur d'Allemagne, marié avec Sainte Cunégonde (972-1024).

Saint henri empereur des romains romain germanique 2

http://nominis.cef.fr/contenus/saint/1497/Saint-Henri-II.html.

Saint Henri II

Empereur Germanique (? 1024)

Il était le fils du duc de Bavière et, en raison de la mort prématurée de son parent Otton III, il fut couronné empereur germanique.
Comme tel, il régna sur l'Allemagne, l'Autriche, la Suisse, les Pays-Bas et l'Italie du Nord.

Il épousa sainte Cunégonde de Luxembourg que nous fêtons le 3 Mars.
Elle ne pouvait avoir d'enfants. Henri refusa de la répudier, fait inouï à cette époque et dans une société où la stérilité, surtout dans la noblesse, était une cause ordinaire de répudiation.

L'une de ses deux préoccupations majeures fut l'unité du Saint Empire romain germanique pour laquelle il dut beaucoup guerroyer.
L'autre fut de réformer les habitudes de la Papauté, avec l'aide du roi de France, Robert le Pieux, en un siècle qui vit quatorze Papes sur vingt-huit, être élus sous la seule influence des reines et des femmes.
Dans le même temps, il renforça l'influence de l'Église sur la société, fonda l'évêché de Bamberg et, Oblat Bénédictin, il soutint la réforme entreprise par les Moines de Cluny.

Privé d'héritier, il institua Le Christ comme son légataire de ses biens. A sa mort, Sainte Cunégonde se retira à l'Abbaye de Kaffungen qu'elle avait fondée.
Il sera enterré avec sa femme, Sainte Cunégonde, dans le même tombeau dans la Cathédrale de Bamberg qu'il avait lui-même fondée.
Il est le seul empereur germanique à avoir été Canonisé.

Mémoire de Saint Henri, empereur des Romains (romain-germanique), il garda, rapporte-t-on, avec sa femme Sainte Cunégonde, une continence totale, œuvra à la réforme de l’Église et à sa propagation, conduisit le futur saint Étienne, roi des Hongrois, à accueillir la Foi du Christ avec presque tout son peuple, mourut à Grona et fut inhumé, selon son désir, à Bamberg en Franconie, l’an 1024.
Martyrologe romain

Nous devons abandonner les biens temporels et mettre au second plan les avantages terrestres pour nous efforcer d’atteindre les demeures Célestes qui sont éternelles.
Car la gloire présente est fugitive et vaine si, tandis qu’on la possède, on omet de penser à l’éternité Céleste.
Lettre de Saint Henri à l’Évêque de Bamberg.

Saint henri empereur 1

https://levangileauquotidien.org/FR/display-saint/3a9192ce-de67-40d2-8902-d11f40c8eb0c

Saint Henri II
Empereur d'Allemagne
(972-1024)

Henri, surnommé le Pieux, appartenait à la famille impériale des Othons d'Allemagne, qui joua un si grand rôle au moyen âge.
Touché d'une grâce spéciale de Dieu, il fit, jeune encore, un acte de hardiesse que lui eût dissuadé la prudence humaine, en promettant à Dieu de ne s'attacher qu'à Lui et en Lui vouant la continence perpétuelle.

Héritier du royaume de Bavière par la mort de son père, il se vit obligé de prendre une épouse, pour ne pas s'exposer à la révolte de son Royaume ; le choix du peuple et le sien se porta sur la noble Cunégonde, digne en tous points de cet honneur. Elle avait fait, dès son adolescence, le même vœu que son mari.

Henri, devenu plus tard empereur d'Allemagne, justifia la haute idée qu'on avait conçue de lui par la sagesse de son gouvernement ainsi que par la pratique de toutes les vertus qui font les grands rois, les héros et les Saints.
Il s'appliquait à bien connaître toute l'étendue de ses devoirs, pour les remplir fidèlement, il priait, méditait la loi Divine, remédiait aux abus et aux désordres, prévenait les injustices et protégeait le peuple contre les excès de pouvoirs et ne passait dans aucun lieu sans assister les pauvres par d'abondantes aumônes.
Il regardait comme ses meilleurs amis ceux qui le reprenaient librement de ses fautes, et s'empressait de réparer les torts qu'il croyait avoir causés.

Cependant son âme si élevée gémissait sous le poids du fardeau de la dignité royale. Un jour, comme il visitait le cloître de Vannes, il s'écria : « C'est ici le lieu de mon repos ; voilà la demeure que j'ai choisie ! »
Et il demanda à l'Abbé de le recevoir sur-le-champ. Le Religieux lui répondit qu'il était plus utile sur le trône que dans un Couvent ; mais, sur les instances du prince, l'Abbé se servit d'un moyen terme :
« Voulez-vous, lui dit-il, pratiquer l'obéissance jusqu'à la mort ?
Je le veux, répondit Henri.
- Et moi, dit l'Abbé, je vous reçois au nombre de mes Religieux ; j'accepte la responsabilité de votre Salut, si vous voulez m'obéir.
Je vous obéirai.
- Eh bien ! Je vous commande, au nom de l'obéissance, de reprendre le gouvernement de votre empire et de travailler plus que jamais à la Gloire de Dieu et au Salut de vos sujets. »

Henri se soumit en gémissant.
Sa carrière devait être, du reste, bientôt achevée. Près de mourir, prenant la main de Cunégonde, il dit à sa famille présente :
« Vous m'aviez confié cette vierge, je la rends vierge au Seigneur et à vous. »

Sa mort arriva le 14 Juillet. C’était l’an 1024, Jean XIX étant Pape et Robert II le Pieux, Roi de France.
Saint Henri II est le patron des Oblats Bénédictins.

Saint henri ii empereur d allemagne 11

http://missel.free.fr/Sanctoral/07/13.php

Saint Henri,
Empereur Romain-Germanique

Biographie

Né en 973, au moment où disparaissait son oncle, Othon le Grand, Fondateur du Saint Empire Romain-Germanique, Henri était l’aîné des quatre enfants du duc de Bavière, Henri le Querelleur, devenu, sur le tard, Henri le Pacifique.
Sa mère, Gisèle, sage et pieuse, qui l’avait formé à la vertu et à la prière dès sa prime enfance, le confia d’abord aux chanoines réguliers d’Hildesheim (Saxe), puis à saint Wolfgang, Bénédictin évangélisateur de la Hongrie, alors Évêque de Ratisbonne (mort le 31 octobre 994).
Lorsque son père mourut (28 août 995), Henri fut élu par la noblesse duc de Bavière et confirmé par le Roi.

Dès 996, il accompagne Othon III en Italie pour secourir le Pape contre les Romains révoltés.
Un peu plus tard, il épouse la vertueuse Cunégonde de Luxembourg.
A la mort d’Othon III (23 janvier 1002), les ducs de Saxe et de Lorraine s’effacent devant la candidature d’Henri qui est élu par la diète de Werla, contre le duc Hermann de Souabe.

Hermann gardant la rive gauche du Rhin, Henri renonce à se faire couronner à Aix-la-Chapelle et reçoit l’onction à Mayence.
D’abord occupé à soumettre ses vassaux allemands, il doit aller pacifier l’Italie dont il reçoit la couronne, à Pavie, puis mâter les révoltes de Flandre et de Frise et, enfin, tenter de repousser le duc Boleslaw de Pologne.

Après avoir conforté la position du Pape Benoît VIII, il en reçoit la couronne impériale, à Saint-Pierre de Rome (14 février 1014) et s’efforce vainement d’établir sa souveraineté sur le couloir rhodanien.
A la demande de Benoît VIII, il descend au sud de l’Italie, menacé par les Byzantins : il entre à Bénévent (1002), prend Capoue, délivre le Mont-Cassin et regagne l’Allemagne en passant par Rome.
Tombé malade au début de 1024, il va cependant faire ses Pâques à Magdebourg, reste à Goslar d’avril à juin où il prend la route de l’Ouest, mais il meurt au château de Grona. Il est enterré à la Cathédrale de Bamberg.

Saint Henri, Canonisé par Eugène III, fut, toute sa vie, zélé pour la réforme de l’Église pour quoi il préside de nombreux synodes en faveur de la stricte application de discipline Canonique et de la condamnation des contrevenants, quel que soit leur rang ; il veilla scrupuleusement à nommer des Évêques dignes de leurs fonctions et favorisa les Monastères.
La sainteté de sa vie est attestée par tous et l’on sait qu’il observa la chasteté conjugale. Cunégonde fut Canonisée par Innocent III.

Kronung heinrich iiCouronnement d'Henri II, sacramentaire, Bibliothèque d'État de Bavière, Clm4456, f.11.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Henri_II_%28empereur_romain_germanique%29

Henri II, dit « le Boiteux » ou « le Saint », né en mai 973 (selon le nécroloque de Merseburg, le 6 mai) et mort en 1024, est le sixième et dernier empereur romain germanique de la dynastie saxonne et ottonienne, il règne de 1014 à sa mort. Il co-règne avec son épouse, Cunégonde de Luxembourg.

Il fut duc de Bavière en 995, Roi de Francie Orientale (Germanie) en 1002, roi d'Italie en 1004, couronné empereur romain germanique à Rome en 1014.

Il épousa Cunégonde, fille du comte du Luxembourg, qui avait fait vœu de chasteté et qu'il associa à son gouvernement. Il mena une vie pieuse, et développa le monachisme.

Il eut à combattre Boleslas Ier, duc puis roi de Pologne.

Il créa, en 1007, sur des terres qui lui appartenaient en propre depuis 995, l'évêché de Bamberg, où il fut enterré.

Il est mort en 1024 à Göttingen en Saxe, et enseveli à Bamberg. Canonisé en 1200 avec son épouse Cunégonde, il est fêté le 13 juillet (anciennement le 15 juillet).

Jeunesse

Il est le fils d'Henri le Querelleur, duc de Bavière et de Gisèle de Bourgogne, fille du roi Conrad III de Bourgogne.

Enfant, Henri est pris en main par l’Église, d’abord par l’Évêque Abraham de Freising, puis pour y être instruit, à l’école Cathédrale de Hildesheim. Il succède à son père comme duc de Bavière en 995 sous le nom d’Henri IV de Bavière.

Roi de Germanie

Il est en route vers Rome pour y secourir son cousin (issu de germain) l'empereur Otton III, quand celui-ci meurt, en janvier 1002.

Il s’empare des insignes de roi de Germanie rapidement, pour faire face à ceux qui s’opposent à ce qu’il succède à son cousin.

Il est toutefois élu roi de Germanie à Mayence le 7 juin 1002.

Ses rivaux, Eckhard de Meissen et le duc Hermann II de Souabe contestent cette élection, mais il est couronné le 8 septembre 1002 à Aix-la-Chapelle grâce à l’appui de l’archevêque de Mayence, Willigis.

Il passe les années suivantes à consolider son pouvoir en campagnes sur les frontières. Il doit d'abord faire face aux attaques polonaises de Boleslas Chrobry, qu’il bat.

Il part ensuite en Italie pour affronter Arduin d’Ivrée, auto-proclamé roi d’Italie et qui mène la révolte contre les Allemands (incendie du palais impérial de Pavie).

Il s’y fait couronner roi et parvient à restaurer l'essentiel de l'autorité germanique dans le nord de la péninsule mais une partie de la noblesse italienne refusera longtemps de le reconnaître. Il doit abandonner cette campagne difficile et pleine d’atrocités pour retourner en Pologne combattre Boleslas, s'alliant aux païens Lituaniens contre les Polonais chrétiens.

Ces campagnes s'éternisent jusqu’à la paix de Bautzen en 1018, par laquelle Boleslas conserve la Lusace et la Misnie mais doit abandonner la Bohême.

En 1006, il fait fermer le dernier marché d’esclaves de l’Empire qui était tenu à Mecklenburg.

Empereur germanique

Henri II mène une nouvelle campagne en Italie en 1013 et parvient jusqu’à Rome, où le Pape Benoît VIII le couronne empereur le 16 février 1014. Il intervient comme ses prédécesseurs, dans les affaires de l'Église.

C’est d’ailleurs dans le domaine des relations entre l’Empire et l’Église, et dans le fonctionnement interne de l’Église que se situent ses interventions les plus significatives.

Il soutient les évêques contre le clergé régulier, qui parviennent à concilier leur pouvoir séculier sur leurs territoires avec leur pouvoir spirituel.

Il renforce l’obligation de célibat du clergé, de façon à ce que les dons de terre n’aillent pas aux héritiers, ce qui lui garantit des évêques fidèles et donc un appui contre les nobles rebelles et les familles ambitieuses. Il fonde l’évêché de Bamberg en 1007, qui devient rapidement un centre de culture.

En 1020, le Pape consacre cette nouvelle cathédrale et le convainc de revenir pour une troisième et dernière campagne en Italie.

En 1022, il conduit une puissante armée sur la côte adriatique. L’archevêque Pilgrim de Cologne descend le long de la côte tyrrhénienne pour soumettre Capoue, ce qu’il fait en capturant le prince, Pandulf IV.

Une troisième armée, plus petite, commandée par Poppo d’Aquilée, suit les Apennins. Les trois armées se rejoignent pour le siège de Troia, la nouvelle forteresse byzantine, défendue par le catapan Basil Boiannes.

Henri y fait exécuter le prince félon de Capoue, tout en repoussant le moment fatidique jusqu’au dernier moment.

Il échoue dans le siège de Troia, mais le sud de l’Italie passe sous son autorité. Sur le chemin du retour, il participe à un synode à Pavie, où il défend la réforme de l’Église.

 

En 1023, à l’entrevue d'Yvois, près de l'aAbbaye de Mouzon (du 6 au 13 août), il renonce à demander du roi de France Robert II le Pieux un hommage, probablement par humilité.

Il travaille ensuite avec le Pape à un nouveau concile pour confirmer le nouveau mode de fonctionnement entre l’Église et l’Empire, mais il meurt soudainement en 1024.

Aucun enfant n'étant né de son mariage avec Cunégonde de Luxembourg, l'union du couple fut généralement considérée comme virginale, ce qui entraîna la canonisation des souverains et la nécessité d'une nouvelle élection lors de la succession. C'est Conrad le Salique qui, non sans tumulte, est choisi.

Réputé pour sa piété, et son rôle dans la réforme de l'Église, il est Canonisé en 1146 ; il est le seul empereur germanique à l'avoir été (Charlemagne fut canonisé en 1165 par l'anti-pape Pascal III.

Date de dernière mise à jour : 13/07/2022

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