Saint Lazare, disciple de Jésus, frère de Marthe et Marie-Madeleine, Ressuscité par Jésus (Ier s.). Fête le 29 Juillet.

Dimanche 29 Juillet 2018 : Fête de Saint Lazare, disciple de Jésus, frère de Marthe et Marie-Madeleine, Ressuscité par Jésus, 1er Évêque de Marseille (Ier s.).

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http://www.saintsdeprovence.com/les-saints/lazare/

Saint Lazare

Saint Lazare
Le ressuscité, Frère de Marthe et Marie, Premier Évêque de Marseille, Martyr, Patron du diocèse et de la ville de Marseille, Patron de l'Eglise d'Autun, Patron des lépreux sous le nom de Saint Ladre.

Superbe carte de visite! Saint Jean nous présente Lazare alors qu'il est mourant. On annonce au Christ: « Seigneur, celui que tu aimes est malade ».

Il est le frère de Marthe et Marie, et, précise l'évangéliste: « Jésus aimait Marthe et sa sœur et Lazare ».

Que fait Jésus? Il traîne. Il aurait pu se précipiter à Béthanie, guérir son ami malade, ou même le ressusciter tout de suite. Mais non. Quand il arrive, Lazare est mort. Il a été placé dans son tombeau il y a quatre jours et, détail macabre, il sent déjà mauvais. On sait que la famille de Lazare était une famille de notables fortunés et de nombreuses personnalités juives de Jérusalem se trouvaient près de Marthe et Marie lorsque Jésus arriva.

Tout le monde pleurait, Marie sanglotait, et l'évangéliste nous dit qu'ému par tant de chagrin « Jésus pleura ».
   Or, Jésus avait donc traîné. Il savait qu'il était recherché, qu'on attendait une bonne occasion de l'arrêter, qu'il n'avait plus que peu de jours à vivre et il avait décidé de frapper un grand coup, devant témoins: ressusciter Lazare.

Il demande que l'on enlève la pierre qui ferme le tombeau et ordonne: « Lazare, viens ici. Dehors. » et Lazare sort.

Merveille pour les uns qui se convertissent, scandale pour d'autres qui vont tout raconter aux pharisiens et « à partir de ce jour ils furent résolus à le (Jésus) tuer. »
   On retrouve peu après Lazare lors d'un repas à Béthanie, chez Simon le lépreux, repas auquel participait Jésus. (C'est alors qu'eut lieu la seconde onction de Marie qui scandalisa tant Judas et à l'occasion de laquelle Jésus fit une allusion à sa sépulture).

Il y avait foule, tout le monde voulait les voir et « les grands prêtres résolurent alors de tuer aussi Lazare, parce que beaucoup de juifs les quittaient à cause de lui et croyaient en Jésus » (Jean, 12,10-11).

   Nous n'avons plus ensuite de nouvelles officielles de Lazare. La Bible n'en parle plus et c'est la Tradition qui prend le relais.
   La tradition nous apprend:
   - qu'avec ses sœurs et des amis il traversa la Méditerranée sur un pauvre bateau jusqu'en Camargue*,
   - qu'il gagna Marseille qu'il évangélisa, en devint le premier Évêque. On sait qu'il y reçut la visite de saint Alexandre de Brescia dont il renforça la Foi. Il fut emprisonné Place de Lenche et souffrit le martyre sous Domitien,
   - que c'est au-dessus de sa sépulture que fut construite l'Abbaye de Saint-Victor.
   - que son corps, moins la tête gardée à Marseille, fut confié à l'Église d'Autun pour qu'il ne soit pas profané par les sarrasins, (ce que confirment les échanges entre les églises de Marseille et d'Autun). Le reliquaire qui contient son chef vient d'être remis à neuf.

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http://www.maria-valtorta.org/Personnages/Lazare.htm

Lazare (de Béthanie)
Le disciple ressuscité.

En savoir plus sur ce personnage

Plusieurs écrits attestent de l'exil de la famille de Lazare en Gaule Narbonnaise à la suite des persécutions naissantes et la nomination de Lazare comme Évêque de Marseille où il meurt. Parmi eux : "La Légende Dorée" de Jacques de Voragine au XIIIème siècle, les "Annales ecclésiastiques" du Cardinal C. Baronius à la fin du XVIème siècle, A.C. Emmerich au début du XIXème siècle, etc …

Il faut parfois distinguer dans une littérature abondante, ce que la piété populaire a pu rajouter, en faits légendaires, aux récits de la tradition. 

Épiphane (IVème siècle) écrit qu'il était de tradition de croire que Lazare avait 30 ans lorsqu'il fut ressuscité et qu'il vécut encore 30 ans après. Il serait donc mort en 60.

L'Église le fête le 29 Juillet. Sa tête est conservée dans l'antique cathédrale de la Major à Marseille     
Jusqu'au IIIème siècle les autres évêchés reconnaissaient Marseille comme le lieu de la "Première" Église des Gaules. Cette primauté du port de Marseille passa ensuite à Arles, puis à Lyon.

Évangélisation de la Gaule.
Extraits du "Premier siècle Chrétien – Une approche scientifique de la naissance du Christianisme" – Jean Aulagnier – Éditions Résiac – 1989

Jean Aulagnier : Conseiller Régional d’Auvergne, il est aussi Président de l’Association Universitaire de Recherche et d’Enseignement sur le Patrimoine et Doyen honoraire de la Faculté des Sciences Codirecteur de l'ouvrage Droit et Patrimoine ,Éditions LAMY
Membre associé FIDROIT.

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http://www.maria-valtorta.org/Personnages/Gaule.htm.

Lazare en Provence.

Je vais maintenant sauter à nouveau non pas six ans mais de nombreux siècles pour en arriver à cette tradition, dont vous attendez que je vous parle, celle de Lazare, justement, de ses sœurs et de son intendant Maximin, venus évangéliser la Provence.

Notez au passage que j'ai bien dit tradition et non pas légende. Il convient évidemment que je m'explique là-dessus ; la différence entre les deux est que la tradition, au contraire de la légende, est une transmission, de génération en génération, de faits réellement enracinés dans l'histoire des hommes. Voici donc ces faits que je vais tenter de reprendre dans l'ordre chronologique.

- 1er fait          
Un vestige archéologique : il est daté de l'époque de Néron, donc des années 60, à l'époque même où Pierre et Paul évangélisaient Rome et y mouraient en martyrs.

Il s'agit d'une pierre funéraire, érigée en l'honneur de deux martyrs chrétiens, Volusianus et Fortunatus, martyrisés par le feu.

Cette pierre a été retrouvée en 1837 lors des travaux d'agrandissement du bassin de carénage de Marseille.

Donc dans les années 60, le Christianisme était déjà implanté depuis assez longtemps à Marseille pour que des chrétiens aient pu être à ce point gênants, qu'une persécution soit déclenchée contre eux.

Ainsi quelqu'un d'assez proche de Jésus, disciple ou apôtre, était déjà venu évangéliser la communauté juive (et probablement aussi païenne) phocéenne, avant peut-être que saint Paul n'évangélisât l'Asie Mineure, la Macédoine et la Grèce.

- 2e fait           
Une constante reconnaissance par les évêques d'Arles (qui désiraient pourtant avoir la primauté sur les Eglises de Provence, celles de la deuxième Narbonnaise) de l'antériorité des Eglises d'Aix, Marseille et Avignon sur la leur, que la Tradition veut avoir été fondée au 1er siècle pourtant, par Trophime.

À cet égard il est de fait que dès son origine, les évêques de la deuxième Narbonnaise recevaient leur ordination des mains de l'évêque de Marseille.

Pourquoi ? De même, au concile d'Arles, en 313, l'évêque de Marseille, Orose, eut l'honneur de signer le premier les conclusions des travaux. Pourquoi ?    
Il est nécessaire, pour le comprendre, de rapprocher ces faits de la croyance constante des mêmes Évêques d'Arles, dont j'ai parlé à l'instant en la fondation des Eglises d'Aix, Avignon et Marseille, par "un saint du groupe de Béthanie".

- 3e fait           
La tradition se poursuit sans faille : Vers 600, l'Évêque de Cahors, écrivant à une religieuse déchue, mentionne une "vie de sainte Madeleine" en Provence.

- 4e fait           
Un autre vestige archéologique : il s'agit cette fois-ci d'un morceau d'écorce lisse, roulé, de la largeur d'une main, à l'intérieur d'une boule de liège, contenant, en latin, l'inscription suivante :

« en l'an 716 de Notre-Seigneur, en Décembre, régnant Eudes, roi de France, du temps des perfides sarrasins, le corps de Sainte Madeleine a été transporté très secrètement, pendant la nuit, de son sépulcre d'albâtre dans un de marbre, car il est plus en sûreté dans ce tombeau où reposait le corps de Sidoine que nous avons ôté ».

Cette découverte eut lieu à l'occasion d'une fouille, le 9 décembre 1279, effectuée en présence des archevêques de Narbonne, Arles, Aix et Embrun, des évêques d'Adge, Maguelone et Glandève, et devant Charles II d'Anjou, neveu de Saint Louis, qui avait ordonné les travaux. Et le moins extraordinaire de l'histoire n'est pas que cette opération eut lieu à la suite d'un songe où Marie-Madeleine révéla elle-même à Charles l'endroit où son tombeau était caché et que ce fut effectivement à cet endroit, « dans un champ voisin de l'église de Villelate" (je cite), l'actuel Saint Maximin, que les chercheurs découvrirent un tombeau d'albâtre et trois de marbre ».
Il convient de noter aussi que Charles d'Anjou était très pieux et très méfiant à la fois, et qu'il avait longuement prié le Seigneur de lui indiquer cette cachette, qu'une constante Tradition locale affirmait être celle des ossements de sainte Madeleine depuis le huitième siècle.

Comment savons-nous tout cela ? De manière très simple : d'après un parchemin, longtemps conservé dans la chapelle du monastère de Saint Maximin, et d'après la narration de ces événements, à la suite d'une visite que rendirent, en 1447, le dauphin Louis, le futur Louis XI, et René d'Anjou, le roi René, au prieur de Saint Maximin, un certain Adhémar Fidélis, en se rendant en pèlerinage à la sainte Baume, pour la Pentecôte, les trois augustes personnages s'étant évidemment entretenus de tous ces faits, aussi réels que miraculeux.         
Mais revenons à l'évolution chronologique de notre tradition

- 5e fait           
Au neuvième siècle, le martyrologe anglo-saxon du roi Alfred, que l'on ne saurait taxer de chauvinisme à l'égard de la Provence, confirme le séjour de Marie-Madeleine à la sainte Baume.

- 6e fait           
Les Moines de Chypre, peu taxables eux non plus de partialité en faveur de notre région, ont de tout temps (et cela est concrètement attesté dès le 12e siècle) mentionné la présence et la sépulture en Provence des Saints de Béthanie.

- 7e fait           
Aucun autre endroit au monde que la sainte Baume ne revendique une grotte de Marie-Madeleine.

Or, en 1221, existait en Italie, dans la campagne romaine, une église, celle de la Nunziatella, qui vénérait depuis longtemps, comme relique, une pierre, (je cite) "de la grotte où Marie-Madeleine fit pénitence".

Il convient de noter à cet égard, que la grotte où Marie-Madeleine se retira n'a rien à voir avec la "cathédrale souterraine" que l'on montre aux touristes sur le flanc nord du massif de la Sainte Baume, mais se trouve, à la taille normale d'un ermitage, sur le flanc sud de ce massif, du côté de la mer.

- 8e fait           
Enfin : pour terminer avec les faits irréfutables, dont le rapprochement autant que la matérialité, permettent à chacun de se forger une intime conviction, je dois citer le résultat de fouilles, concernant les très anciennes cryptes de Tarascon, de Saint Victor à Marseille et d'Aix, où l'on découvrit des sarcophages, antérieurs au 4e siècle, et attestant du caractère vivace, pratiquement sans discontinuité depuis l'origine, de cette tradition de l'évangélisation de la Provence par les saints de Béthanie, puisqu'ils comportent des scènes sculptées mettant en œuvre (qui ?) Marthe, Lazare et Maximin.    

Mais alors, allez-vous peut-être me dire, comment se fait-il que, pour tout le monde apparemment, même au sein de l'Église, on considère de nos jours que cette histoire relève exclusivement d'une pieuse légende ?

La contestation
C'est très simple : c'est l'œuvre d'un certain Launoy, janséniste au 17e siècle. Jean de Launoy, théologien de la maison de Navarre et philosophe, n'avait pas admis d'être exclu de la Sorbonne en même temps qu'Antoine Arnauld, le frère de la célèbre Mère Angélique de Port-Royal.

Et il se mit à pourfendre ce qui lui sembla le plus facile à attaquer dans l'Église, c'est-à-dire les traditions populaires.

Et bien sûr la Tradition des Saints de Béthanie était pour lui une cible de choix (cf. l'Introduction du Christianisme en Gaule 1659).

Comme vous le savez, insinuez, insinuez, il en restera toujours quelque chose. Eh bien on peut dire que Launoy a parfaitement réussi.

Et cela d'autant plus qu'il fut magnifiquement relayé par Monseigneur Duchesnes, académicien, directeur de l'École française de Rome et qui fut bien imprudent dans cette affaire.

Aussi, malgré les mises au point de nombreux exégètes méticuleux, dont Monseigneur Bellet et le Père Sicard, les assertions très orientées de ces deux illustres personnages firent des ravages et l'on en sait aujourd'hui le résultat.

Pour vous éclairer je ne vous citerai que quelques-uns des arguments des contestataires et la réalité qu'on peut très facilement leur opposer : …(pour voir la suite, cliquer sur le lien internet en tête de ce chapitre).

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Ce que nous en savons au travers des Révélations de Jésus à Maria Valtorta.

http://www.maria-valtorta.org/Personnages/Lazare.htm

Lazare (de Béthanie)
Le disciple ressuscité.

Présentation générale

Lazare, dont le nom signifie Dieu vient en aide, est un homme de la haute société juive, fils d'un syrien, Théophile, gouverneur local de la Province et d'Euchérie, une judéenne de lignée royale. Cela explique la protection dont lui et ses propriétés, bénéficient de la part des autorités romaines.      

Car Lazare, par héritage, est "puissamment riche. Une bonne partie de la ville (de Jérusalem) lui appartient ainsi que beaucoup de terres de Palestine." Il possède notamment :

- le Cénacle,

- une propriété à Jérusalem hors les murs, près du Cédron (Tome 2, chapitre 83, page 470),          

- le Gethsémani, à l'extérieur de la ville, sur le Mont des Oliviers;     

- un riche palais à Jérusalem, gardé par Lévi, qu'il déserte tant que dure l'inconduite de sa sœur, Marie de Magdala;     

- Béthanie où il se réfugie auprès de son autre sœur Marthe;            

- des propriétés à Antioche de Syrie (Tome 8, chapitre 47), bases futures d'une communauté Chrétienne florissante (Actes 11,19-26);           

- des vergers près de Gaza; une propriété aux confins de la Samarie premier refuge de Jésus.

Cette énumération montre combien nombre de propriétés de Lazare servent d'appui à l'évangélisation.         

Comment Jésus "qui n'a même pas une pierre pour reposer sa tête" (Matthieu 8,20Luc 9,58) peut-il avoir un ami aussi riche et puissant ? Jésus s'en explique :          

"… Lazare est une exception parmi les riches. Lazare est arrivé à cette vertu qu'il est très difficile de trouver sur la terre et encore plus difficile à pratiquer pour l'enseigner à autrui. La vertu de la liberté à l'égard des richesses" (Tome 3, chapitre 68, page 400).

Caractère et aspect  
Lazare est "Affable, distingué et plein d'assurance comme tous les hommes de grande naissance …" la petite trentaine, environ 1,65 m, il n'a rien d'imposant : "Toujours maigre et pâle, avec des cheveux courts, peu épais et sans boucles, rasé jusqu'au menton, seulement habillé de lin très blanc" (Tome 8, chapitre 27). 


Quand Simon le zélote, l'apôtre de Béthanie, lui présente son voisin Lazare, Jésus découvre un personnage très cultivé, empreint de la culture hellénisante détestée par les dirigeants d'Israël : "Celui qui initie son fils dans la science des grecs ressemble à celui qui élève des porcs" dit le Talmud (Bara Kama f 82 b). Jésus l'encourage au contraire dans ces lectures profanes : "Cela te servira à connaître le monde païen… Continue". Cette remarque anodine est à rapprocher de la tradition qui fait de Lazare l'évangélisateur de la ville grecque de Massalia (Marseille).

R1 p2Parcours apostolique

Si Lazare appartient à la haute-société, il en est écarté : c'est un sang-mêlé juif-syrien, protégé des envahisseurs romains, frère de celle qui fut d'abord la très scandaleuse Marie de Magdala. "Il est ton ami Lazare ? S'étonne un synhédriste auprès de Jésus. Mais tu ne dois pas !
Ne sais-tu pas qu’il est anathème parce que sa sœur Marie est prostituée ?".
           


Il perd tous ses amis sauf une poignée de fidèles : Joseph d'Arimathie, Nicodème, Simon le zélote, son voisin (Tome 8, chapitre 42).   

Les tourments causés par l'inconduite de sa sœur s'ajoutent aux ennuis de santé de Lazare. Mais les souffrances et les mortifications servent à la conversion tant attendue de Marie de Magdala : "Réjouis-toi car, pour t'avoir, Lazare t'a arrachée au démon..." (Tome 5, chapitre 66).          

La joie de cette conversion atténue un moment la maladie qui continue cependant sa progression inexorable. Les jambes de Lazare se putréfient en dégageant une odeur nauséabonde que tentent de supporter courageusement ses sœurs qui le soignent. "Je ne saurais pas moi non plus y résister, dit Maria Valtorta, tant sont effrayantes et répugnantes les plaies qui se sont formées le long des varices des jambes" (Tome 7, chapitre 216). D’abord révolté par l’idée de mourir, il en vient à comprendre le sens du sacrifice et à le désirer (Tome 6, chapitre 104).

Malgré la supplication de Marthe et de Marie, Jésus semble impuissant à sauver son ami de la mort : Lazare meurt au terme d'une terrible agonie (Tome 8, chapitre 4). "Seigneur, il sent" dit Marthe à Jésus revenu trop tard à Béthanie.

Sa mort déplace le "Tout Jérusalem" (Jean 11,18-19), ce qu'expliquent la richesse et la puissance du défunt : "La maison de Lazare est une grande maison, et nos usages comportent que l'on donne ces honneurs à un homme puissant qui meurt" glisse perfidement un synhédriste (Tome 8, chapitre 5). Le Sanhédrin est en effet venu surtout pour jouir de l'impuissance manifeste de Jésus à sauver son ami. L'imposture est démasquée. Certains demandent même à voir le corps pour être sûr qu'il n'y aura pas de supercherie.

Mais c'est bien un corps en décomposition que Jésus ressuscite publiquement (Tome 8, chapitre 8) : "Lazare ! vient dehors !" (Jean 11, 43).         

Le sens de sa résurrection lui est donné plus tard par Jésus : "Toi qui es nouvellement né, … Tu es un homme et tu es un enfant. Tu es homme pour l'âge, tu es enfant pour la pureté du cœur. Tu as sur les enfants l'avantage de connaître déjà le Bien et le Mal, et d'avoir déjà su choisir le Bien. Tu as été plongé dans les flammes allumées par l'amour. Tu dois être "amour", pour ne plus jamais connaître autre chose que l'étreinte amoureuse de Dieu." - "Et en agissant ainsi, j'accomplirai la mission pour laquelle tu m'as ressuscité ?" - "En agissant ainsi, tu l'accompliras." (Tome 8, chapitre 11)           

Lazare, une fois ressuscité, se montre un peu partout et "jusqu'en Syrie". Il suscite partout curiosité et appréhension mais manifeste en même temps publiquement la puissance de Jésus (Tome 8, chapitre 27). 

Après le dernier repas que Jésus prend à Béthanie (Jean 12, 1-8), il prend à part Lazare, lui annonce sa Passion imminente et lui ordonne formellement de ne pas quitter Béthanie à l'heure de la tourmente qui s'approche. Il doit accueillir les apôtres désorientés :    

"... où iront-ils dans leur désarroi? Chez Lazare. … Rassemble-les. Rends leur courage. Dis-leur que je leur pardonne. Je te confie mon pardon pour eux. Ils n'auront pas de paix à cause de leur fuite. Dis-leur de ne pas tomber dans un plus grand péché en désespérant de mon pardon." (Tome 9, chapitre 6, page 29)

Lors de l'Ascension il est appelé au plus près de Jésus :"Toi, Lazare, mon ami. Toi, Joseph, et toi, Nicodème, pleins de pitié pour le Christ quand cela pouvait être un grand danger" (Tome 10, chapitre 23).        

Avec les persécutions naissantes Lazare, comme la famille de Béthanie, s'expatrie :     

"On ne peut certainement pas se dire que Lazare, Marie et Marthe ont été des créatures craintives. Tu vois pourtant que, bien qu’avec une extrême douleur, ils se sont éloignés d’ici pour porter ailleurs la Parole Divine qui ici aurait été étouffée par les juifs" (Tome 10, chapitre 34). Ce qui corrobore la tradition de leur exil en Gaule (voir ci-dessous).

Lazarus

Extrait de ma Réflexion n°29 : Le Signe de Jonas.

Extrait des Révélations de Jésus à Maria Valtorta (tome 8, chapitre 9 de L’Evangile tel qu’il m’a été révélé…

Réflexions sur la résurrection de Lazare.

Jésus dit:

"J'aurais pu intervenir à temps pour empêcher la mort de Lazare, mais je n'ai pas voulu le faire.

Je savais que cette résurrection aurait été une arme à double tranchant car j'aurais converti les juifs dont la pensée était droite et rendu plus haineux ceux dont la pensée n'était pas droite.

De ceux-ci, et après ce dernier coup de ma puissance, serait venue ma sentence de mort.

Mais j'étais venu pour cela et désormais l'heure était mûre pour que cela s'accomplisse.

 

J'aurais pu aussi accourir tout de suite, mais j'avais besoin de persuader par la résurrection d'une putréfaction déjà avancée les incrédules plus obstinés.

Et mes apôtres aussi qui, destinés à porter ma Foi dans le monde, avaient besoin de posséder une foi soutenue par des miracles de première grandeur.

 

Chez les apôtres il y avait tant d'humanité, je l'ai déjà dit. Ce n'était pas un obstacle insurmontable. C'était au contraire une conséquence logique de leur condition d'hommes appelés à m'appartenir à un âge déjà adulte. On ne change pas une mentalité, une tournure d'esprit du jour au lendemain.

La douleur de Marthe est différente de celle de Marie à cause de l'esprit différent des deux sœurs et de la conduite différente qu'elles ont eue.

Heureux ceux qui se conduisent de manière à n'avoir pas le remords d'avoir affligé quelqu'un qui maintenant est mort, et qui ne peut plus se consoler des douleurs qu'on lui a données.

 

Mais encore plus heureux celui qui n'a pas le remords d'avoir affligé son Dieu, Moi, Jésus, et qui ne craint pas de me rencontrer, mais au contraire soupire après ma rencontre comme le rêve anxieux de toute sa vie et enfin atteint.

 

Je suis pour vous Père, Frère, Ami. Pourquoi donc me blessez-vous si souvent ? Savez-vous combien de temps il vous reste à vivre ? À vivre pour réparer ?

Vous ne le savez pas. Et alors, heure par heure, jour après jour, conduisez-vous bien, toujours bien. Vous me rendrez toujours heureux.

Et même si la douleur vient à vous, car la douleur c'est la sanctification, c'est la myrrhe qui préserve de la putréfaction de la chair, vous aurez toujours en vous la certitude que je vous aime, et que je vous aime même dans cette douleur, et la paix qui vient de mon amour. Toi, petit Jean, tu le sais si Moi je sais consoler même dans la douleur.

 

Dans ma prière au Père se trouve répété ce que j'ai dit au début : il était nécessaire de secouer par un miracle de première grandeur l'opacité des juifs et du monde en général.

La résurrection d'un homme enseveli depuis quatre jours et descendu au tombeau après une maladie bien connue, longue, chronique, répugnante, n'était pas une chose qui pût laisser indifférent ni non plus incertain.

Si je l'avais guéri alors qu'il vivait, ou si je lui avais infusé le souffle sitôt qu'il avait expiré, l'âcreté des ennemis aurait pu créer des doutes sur la réalité du miracle.

 

Mais la puanteur du cadavre, la pourriture des bandelettes, le long séjour au tombeau, ne laissaient pas de doute.

Et, miracle dans le miracle, j'ai voulu que Lazare fût dégagé et purifié en présence de tout le monde pour que l'on vît que non seulement la vie, mais l'intégrité des membres était revenue là où auparavant l'ulcération de la chair avait répandu dans le sang les germes de mort.

Quand je fais grâce, je donne toujours plus que vous ne demandez.

 

J'ai pleuré devant la tombe de Lazare et on a donné à ces pleurs tant de noms. Pourtant sachez que les grâces s'obtiennent par la douleur mêlée à une Foi assurée dans l'Éternel.

J'ai pleuré non pas tant à cause de la perte de l'ami et de la douleur de ses sœurs, que parce que, comme un fond qui se soulève, ont affleuré à cette heure, plus vives que jamais, trois idées qui, comme trois clous, m'avaient toujours enfoncé leur pointe dans le cœur.

 

La constatation de la ruine que Satan avait apportée à l'homme en l'amenant au Mal. Ruine dont la condamnation humaine était la douleur et la mort.

La mort physique, emblème et image vivante de la mort spirituelle, que la faute donne à l'âme en la plongeant, elle reine destinée à vivre dans le royaume de la Lumière, dans les ténèbres infernales.

 

La persuasion que même ce miracle, mis pour ainsi dire comme le corollaire sublime de trois années d'évangélisation, n'aurait pas convaincu le monde judaïque de la Vérité que je lui avais apportée, et qu'aucun miracle n'aurait fait du monde à venir un converti au Christ.

Oh ! Douleur d'être près de mourir pour un si petit nombre !

 

La vision mentale de ma morte prochaine. J'étais Dieu, mais j'étais homme aussi. Et pour être Rédempteur je devais sentir le poids de l'expiation, donc aussi l'horreur de la mort et d'une telle mort.

J'étais un homme vivant, en bonne santé qui se disait : "Bientôt, je serai mort, je serai dans un tombeau comme Lazare. Bientôt l'agonie la plus atroce sera ma compagne. Je dois mourir".

La bonté de Dieu vous épargne la connaissance de l'avenir, mais à Moi elle n'a pas été épargnée.

 

Oh ! Croyez-le, vous qui vous plaignez de votre sort. Aucun n'a été plus triste que le mien, de Moi qui ai eu la constante prescience de tout ce qui devait m'arriver, jointe à la pauvreté, aux privations, aux aigreurs qui m'ont accompagné de ma naissance à ma mort.

Ne vous plaignez donc pas et espérez en Moi. Je vous donne ma paix."

 

Jusqu’où peut aller notre Foi. Est-on prêt à croire à l’impossible ??? Marthe aurait voulu que Jésus guérisse Lazare avant qu’il ne meure, parce que Jésus était leur ami...et qu’Il leur devait bien cela, s’Il les aimait vraiment !!!

Mais parfois Le Plan de Dieu nous dépasse, et Le Signe que Jésus voulait accomplir devait frapper les esprits de tous afin de les convaincre qu’Il était Dieu...

Mais comme Marthe, ne dit-on pas souvent : « Si Dieu existait, Il ne permettrait pas ceci...Si Dieu était L’Amour, Il ne permettrait pas cela »…ou encore, ce qui veut dire la même chose :

« Pourtant j’ai prié et demandé à Dieu tel ou tel miracle, tel ou telle intervention dans ma vie ou dans la vie de ceux que j’aime…et rien ne s’est passé » !!!

Alors certains diront (tel de bons Pharisiens) : « C’est parce que tu manques de Foi » !!!

Mais il faudrait réaliser que notre vision est très limitée…et que celle de Dieu est « infinie » et concerne tous les hommes (car nous sommes tous liés les uns aux autres par L’Eglise et La Communion des saints…et par tous les prochains que Dieu met au fond de notre âme).

Ainsi, même si Marthe aurait voulu que Dieu agisse avant que Lazare meurt…Jésus était obligé d’attendre que le corps de Lazare soit totalement décomposé aux yeux de tous (particulièrement ses ennemis)…pour agir !!!

Souvent Dieu agit dans notre vie…mais pas comme nous l’aurions pensé. Cela nous déconcerte et nous accusons Dieu de ne pas exaucer nos Prières.

Mais, en fait, Il les exauce…pour le bien de tous !!!

Resurrection de lazare 2

Après la Résurrection de Lazare, Jésus fait le point avec Marthe, après sa souffrance de voir que Jésus (qui était soi-disant leur ami, mais  qui avait déjà guéri tant d’inconnus et ressuscité des personnes venant de mourir...mais qui n’était pas intervenu pour « son ami » Lazare, alors qu’elle avait fait prévenir Jésus par son serviteur avant qu’il ne meurt) ne venait pas guérir Lazare avant qu’il ne meurt, puis de voir qu’Il ne venait toujours pas après sa mort pour le ressusciter avant qu’il ne soit enterré…puis les heures et les jours sont passés, toujours sans que Jésus ne vienne !!!

Extrait des Révélations de Jésus à Maria Valtorta (tome 8, chapitre 8 de L’Evangile tel qu’il m’a été révélé…

La résurrection de Lazare.

Jésus dit :

"Et toi, Marthe, as-tu appris ? Non, pas encore. Tu es ma Marthe mais tu n'es pas encore ma parfaite adoratrice.

Pourquoi agis-tu au lieu de contempler ? C'est plus saint. Tu vois ? Ta force, parce qu'elle était trop tournée vers les choses terrestres, a cédé à la constatation de faits terrestres qui semblent parfois sans remède.

En vérité les choses humaines n'ont pas de remède, si Dieu n'intervient pas.

 

La créature, à cause de cela, a besoin de savoir croire et contempler, d'aimer jusqu'au bout des forces de l'homme tout entier, avec sa pensée, son âme, sa chair, son sang, avec toutes les forces de l'homme, je le répète. Je te veux forte, Marthe. Je te veux parfaite.

Tu n'as pas su obéir parce que tu n'as pas su croire et espérer complètement, et tu n'as pas su croire et espérer parce que tu n'as pas su aimer totalement.

Mais Moi, je t'en absous. Je te pardonne, Marthe. J'ai ressuscité Lazare aujourd'hui. Maintenant je te donne un cœur plus fort. A lui j'ai rendu la vie.

À toi, j'infuse la force d'aimer, croire et espérer parfaitement. Maintenant soyez heureuses et en paix. Pardonnez à ceux qui vous ont offensé ces jours-ci..."

Comme on peut le voir, le signe de Jonas nous emmène aussi à avoir une Foi qui dépasse la réflexion humaine et nous conduit à accepter de croire ce qui parait humainement impossible (j'ai promis de récompenser leur Foi si elles avaient continué d'espérer au-delà de ce qui est croyable).

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Date de dernière mise à jour : 29/07/2018