Saint Nicodème L'hagiorite de la sainte Montagne (+ 1809). Fête le 14 Juillet.

Samedi 14 Juillet 2018 : Fête de Saint Nicodème, L'Hagiorite de la Sainte Montagne, Moine Orthodoxe (+ 1809).

http://nominis.cef.fr/contenus/saint/7580/Saint-Nicodeme-l-hagiorite.html

Saint Nicodème l'hagiorite

Originaire de Naxos dans les Cyclades grecques (✝ 1809)

Originaire de Naxos dans les Cyclades grecques, il reçut une éducation remarquable. Il apprit le latin, le français.
Après quatre années d'études à Smyrne, il revint à Naxos, ayant la volonté de rendre accessible au peuple grec Orthodoxe, opprimé par les Turcs, les trésors de la Tradition de l'Église.
Au Mont-Athos, il prépara l'édition de la "Philocalie" et de nombreux autres ouvrages de spiritualité.
Il rédigea "le manuel des bons conseils", qui est un condensé de toute la doctrine spirituelle des Pères, n'ayant aucune documentation que celle de sa mémoire fidèle.
Les citations sont nombreuses et les références données exactes.

Il travailla à l'édition des œuvres complètes de Saint Syméon le Nouveau Théologien et rédigea un livre sur la Communion fréquente qui fut condamné par le Patriarche Procope. Tout cela était édité en 1800-1804, soit à Leipzig, soit à Vienne.

Il eut la douleur de voir détruit tout le manuscrit des œuvres complètes de saint Grégoire Palamas, parce que les Autrichiens pensaient que c'étaient des messages révolutionnaires adressés par Napoléon aux Grecs.
Nicodème expose lui-même la tradition hésychaste dans son traité La Garde des cinq sens, de l’imagination, de l’esprit et du cœur.

Enfin, il publie un recueil complet et commenté des canons de l'Église Orthodoxe (grecque), le Pidalion (c'est-à-dire le "gouvernail").
Enfin, à une époque où l'idée d'œcuménisme n'a encore effleuré aucun esprit, il traduit (en les adaptant, en sans toutefois préciser le nom de l'auteur) les "Exercices spirituels" d'Ignace de Loyola ainsi que le "Combat spirituel" de Scupoli.
Il est l'auteur d'une édition du Synaxaire largement traduite en français dans Le synaxaire, vies des Saints de l'Église Orthodoxe, 6 volumes, Thessalonique 1996.

Il est difficile de citer ici l'ensemble de tout ce qu'il a pu ainsi éditer, mais grâce à lui bien de ces œuvres ont été une source inépuisable d'enseignement à la plénitude de la vie en Christ, à une époque où la férule turque opprimait les Communautés Orthodoxes.


http://fr.wikipedia.org/wiki/Nicod%C3%A8me_l%27Hagiorite

Nicodème l'Hagiorite ou Nicodème de l'Athos, né en 1748 et mort en 1809, est un érudit et un spirituel orthodoxe, moine au Mont Athos et rénovateur de l'hésychasme.

Originaire de Naxos dans les Cyclades grecques, il reçut une éducation remarquable. Il fit ses études à Smyrne, bénéficiant de la renaissance intellectuelle grecque de l’époque, et apprit - outre le grec - le latin, l'italien et le français, ce qui le mit au contact de la pensée occidentale.

Après quatre années d'études à Smyrne, il revint à Naxos, ayant la volonté de rendre accessible au peuple grec orthodoxe, opprimé par les Turcs, les trésors de la Tradition de l'Eglise.

À Naxos, puis à Hydra, il rencontre les moines "colyvades", qui, chassés de l’Athos en décadence, rénovent dans le monde grec la vie monastique et la pratique eucharistique. Il est ainsi initié à l’hésychasme.

Il se lie au métropolite de Corinthe, Macaire, défenseur des colyvades et rénovateur de la tradition.

Le renouveau reflue sur l’Athos, où Nicodème devient moine en 1775 (de là vient son surnom d’Hagiorite : du grec "Hagios Oron", la Sainte Montagne = l'Athos).

Il déploie alors une abondante activité intellectuelle, compulsant, éditant, traduisant les textes des Pères.

Cependant, ce travail intense ne le distrait ni de la prière, ni de la vie d'Eglise. Au contraire, il enracine la vie spirituelle dans l’ensemble de la vie de l’Église, commentant les Écritures, recommandant la communion fréquente, la diction à haute voix des prières secrètes pendant la liturgie.

Nicodème a été Canonisé, à la demande de la Grande Laure de l’Athos, par le Patriarche Athénagoras Ier, en 1955.


Au Mont-Athos, il prépara l'édition de la "Philocalie" et de nombreux autres ouvrages de spiritualité.
Il rédigea "le manuel des bons conseils", qui est un condensé de toute la doctrine spirituelle des Pères, n'ayant aucune documentation que celle de sa mémoire fidèle.

Les citations sont nombreuses et les références données exactes. Il travailla à l'édition des oeuvres complètes de St Syméon le Nouveau Théologien et rédigea un livre sur la communion fréquente qui fut condamné par le patriarche Procope.

Tout cela était édité en 1800-1804, soit à Leipzig, soit à Vienne. Il eut la douleur de voir détruit tout le manuscrit des oeuvres complètes de St Grégoire Palamas, parce que les Autrichiens pensaient que c'étaient des messages révolutionnaires adressés par Napoléon aux Grecs.

Nicodème expose lui-même la tradition hésychaste dans son traité La Garde des cinq sens, de l’imagination, de l’esprit et du cœur.

Enfin, il publie un recueil complet et commenté des canons de l'Eglise orthodoxe (grecque), le Pidalion (c'est-à-dire le "gouvernail").

Enfin, à une époque où l'idée d'œcuménisme n'a encore effleuré aucun esprit, il traduit (en les adaptant, en sans toutefois préciser le nom de l'auteur) les "Exercices spirituels" d'Ignace de Loyola ainsi que le "Combat spirituel" de Scupoli.

Il est l'auteur d'une édition du Synaxaire largement traduite en français dans Le synaxaire, vies des saints de l'Église orthodoxe, 6 volumes, Thessalonique 1996.

Il est difficile de citer ici l'ensemble de tout ce qu'il a pu ainsi éditer, mais grâce à lui bien de ces oeuvres ont été une source inépuisable d'enseignement à la plénitude de la vie en Christ, à une époque où la férule turque opprimait les communautés orthodoxes.

A gauche saint nicodeme l hagiorite de la sainte montagne au centre saint aquila et a droite saint justus 1A gauche, Saint Nicodème L'Hagiorite de la Sainte Montagne, au centre, Saint Aquila et à droite, Saint Justus.

http://stmaterne.blogspot.com/2007/02/s-nicodme-lhagiorite-comment-se-prparer.html

Un extrait de l'Exomologètarion (Pénitentiel), Par saint Nikodemos l'Hagiorite.

Qu'est-ce que la conversion [ou le repentir]?

Mon frère pécheur, c'est la préparation que tu dois entreprendre avant que tu te repentes et vienne à la confession.

Sache d'abord que la conversion, d'après saint Jean Damascène, c'est revenir du démon à Dieu, et ça ne vient que dans la douleur et l'ascèse. Dès lors toi aussi, mon bien-aimé, si tu veux convenablement te repentir, tu dois quitter le démon et les oeuvres diaboliques et revenir à Dieu et à la vie propre à Dieu. Tu dois abandonner le péché, qui est contre nature, et revenir à la vertu, qui est conforme à la nature. Tu dois tant haïr le mal que tu puisses dire avec David "Je hais le mal, je le déteste" (Ps 118,163), et au lieu du mal, tu dois aimer si fort le bien et les Commandements du Seigneur que tu puisse dire aussi avec David "mais j'aime Ta Loi" (idem), et aussi : "C'est pourquoi j'aime tes commandements plus que l'or, même l'or le plus fin" (Ps 118,127). En bref, le Saint Esprit t'informe à travers le sage Sirach ce qu'est en fait la véritable conversion, en disant : "Tourne-toi vers le Seigneur, quitte tes péchés; Reviens au Seigneur, détourne-toi de ton injustice, et déteste ce qui Lui fait horreur" (Sir. 17,21-23).

Les aspects de la conversion.
Ensuite, sache que les aspects de la conversion sont au nombre de 3: Contrition, Confession, et Réparation.

Contrition.
La contrition, c'est la peine et le parfait regret du coeur, qui survient chez une personne qui, du fait des péchés commis, a déçu Dieu et transgressé Sa Loi divine.

Cette contrition n'arrive qu'au parfait et à ceux qui sont enfants de Dieu, parce qu'elle ne procède que de l'amour pour Dieu, de même qu'un fils se repent simplement parce qu'il a déçu son père, non pas parce qu'il a été privé de son héritage ou parce qu'il sera chassé hors du domicile paternel.

A cet égard, le divin Chrysostome disait : "Gémissez sur votre Péché, non pas à causé des peines que vous avez encourues; ces peines ne sont rien; mais parce que vous avez offensé Dieu; un Dieu si bon, si plein d'amour pour vous, si désireux de votre Salut, Qui n'a pas craint d'immoler Son Fils pour vous. Gémissez donc et ne cessez point de gémir".

Affliction.
L'affliction est en relation avec la contrition; elle est aussi peine et regret imparfait du coeur, qui provient non pas parce qu'une personne a déçu Dieu par ses péchés, mais parce que cette personne a été privée de grâce divine, a perdu le Paradis, et mérité l'enfer.

Cette affliction appartient à l'imparfait, c'est-à-dire à l'ouvrier et à l'esclave, parce qu'il ne procède pas de l'amour pour Dieu, mais de la crainte, et de l'amour pour soi-même, de même que l'ouvrier se repent parce qu'il risque de perdre son salaire, et l'esclave se repent parce qu'il craint la punition de son maître…

Nicodemehagiorite 1Au Mont-Athos, Saint Nicodème L'hagiorite prépara l'édition de la "Philocalie" et de nombreux autres ouvrages de spiritualité.

(Nicodème l’Hagiorite, Introduction à la Philocalie).

https://www.monasterodibose.it/fr/priere/martyrologe/964-juillet/2395-14-juillet

NICODÈME L’HAGIORITE
(1749-1809)
Moine

En 1809 meurt Nicodème l’Hagiorite, Moine et éditeur des plus importantes collections de spiritualité patristique de l’Orient Chrétien.

Nicolas Kalliboutzes, tel est son nom de Baptême, était né en 1749 sur l’île de Naxos. A vingt-six ans, il se rendit au Mont Athos pour y devenir Moine du Monastère de Dyonisiou.
Il commençait ainsi son itinéraire Monastique, qui saura associer harmonieusement la tradition hésycaste avec l’étude et la divulgation des œuvres des Pères.

Homme de Prière, doué, de plus, d’une mémoire exceptionnelle et d’une grande ouverture à la Sagesse Chrétienne, qu’elle soit d’Orient ou d’Occident, Nicodème parvint à donner à l’hésycasme, concentré sur la pratique de la Prière de Jésus, un solide enracinement biblique et patristique ; il sut, en même temps, transmettre de façon vitale le message des Pères en des œuvres qui demeurent aujourd’hui encore la référence essentielle pour la vie spirituelle de tout Chrétien Orthodoxe, comme la célèbre Philocalie rédigée à la demande de Macaire de Corinthe.

Ce travail lui fut possible grâce à son expérience personnelle de Dieu dans la solitude et dans la Prière, et à sa recherche passionnée dans les traditions du passé, y compris celles d’Occident, comme les Exercices spirituels d’Ignace de Loyola.
Nicodème sut exprimer ces traditions en un message vivant et authentique à transmettre à toute la Communauté ecclésiale pour la vivifier.

L’Hagiorite vécut une grande partie de sa vie dans de petites kellia (cellules) de la Sainte Montagne, qui constituaient le milieu idéal pour sa double activité d’étude et de Prière.

Lecture
L’enseignement du Seigneur dit : « Le règne de Dieu est au-dedans de vous » ; purifie donc d’abord l’intérieur de la coupe et alors l’extérieur sera pur !

Mais ici je commence à gémir, en effet les livres qui traitent de la connaissance de cette activité réellement apte à purifier, à illuminer et à porter à la pleine maturité Chrétienne, voilà que pour l’antiquité, c’est rareté et, permettez-moi de le dire, s’ils ont jamais été donnés à l’impression, ils sont presque disparus ; et si par hasard il en est resté, comme ils sont rongés par les mites et tous en loques, c’est comme s’ils n’existaient pas.

Il y a donc un danger que cette très douce activité cesse totalement et que suite à cela la grâce s’obscurcisse.
Si cette dernière vient à manquer, pourtant, même s’il en est un qui lutte selon ses possibilités, il n’en tirera aucun fruit.
Voici donc rassemblés ces textes qui nous mènent savamment à la pureté du cœur, à la sobriété de l’intelligence, à revivifier la grâce qui est en nous.

Ce livre propose dans tous les domaines ce qui est parfait : la chose la plus opportune est désormais de prendre en mains l’invitation au banquet de la Sagesse, pour appeler tout le monde, avec force, au festin de ce livre spirituel : Venez, vous tous qui avez part à la vocation Chrétienne, Moines et laïcs ensemble, vous qui avez trouvé le règne de Dieu qui est en vous et le trésor caché dans le champ du cœur, ou mieux le doux Christ Jésus !
(Nicodème l’Hagiorite, Introduction à la Philocalie).

Prière
Comme un grand initié de la vie vertueuse et comme un maître théophore de la piété : voilà comment l’Église Orthodoxe t’a reconnu ; en effet, tu as révélé le charisme venu du Ciel grâce à tes écrits inspirés. Père Nicodème, avec joie nous te célébrons !

Nicodemeagiorite

http://stmaterne.blogspot.com/2009/07/saint-nicodeme-de-la-sainte-montagne.html

Notre vénérable et Théophore père Nicodème de la Sainte Montagne – ou Nikodemos l'Hagiorite – fut un grand théologien et docteur de l'Église Orthodoxe, restaurateur de l'hésychasme, canoniste, hagiologue, et compositeur de poésie liturgique.

 

Saint Nicodème est né Nikolaos Kallivourtzis vers 1749 à Naxos, Grèce.

En 1775, il devint Moine à Dionysiou sur le Mont Athos. En 1777, Saint Macaire de Corinthe lui rendit visite et lui donna 3 textes à éditer et réviser : la Philocalie, oeuvre magistrale sur la spiritualité monastique, un traité "Sur la Communion fréquente," et l'Evergetinos.

Il composa aussi nombre d'oeuvres originales, telles que des vies de saints [..].
Saint Nicodème s'est endormi dans le Seigneur le 14/7/1809, et fut glorifié par l'Église Orthodoxe en 1955.

Il est un Saint local de la métropole de Paronaxia et de la Sainte Montagne de l'Athos. Son jour de commémoration est le 14 Juillet.


Saint Nicodème l'Hagiorite est un Saint de l'Église Grecque Orthodoxe. Ce fut un moine qui composa de la littérature ascétique sur la prière, et influença la redécouverte de l'hésychasme, une méthode de prière contemplative datant de la période de l'empire romain d'Orient.

Biographie
Nikolaos Kallivourtsis, le futur saint Nicodème, est né en 1749 sur l'île de Naxos, qui faisait partie à l'époque de l'empire ottoman. Selon son biographe, il possédait "une grande acuité d'esprit, une perception profonde, une clarté intellectuelle, et une excellente mémoire," qualités qui furent vite remarquées par ceux qui l'accompagnèrent dans son étude.

Il étudia d'abord sous la direction de son prêtre de paroisse puis passa à l'archimandrite Chrysanthos, qui était le frère de saint Cosmas d'Étolie.

De là, il partit étudier à Smyrne, l'actuelle Izmir turque, où il étudia à l'académie qui allait plus tard être connue sous le nom d'Evangeliki. Il y étudia la théologie, de même que le grec ancien, le latin, le français et l'italien.

Une persécution de la part des Turcs, qui régnaient à l'époque sur le monde grec, écourta ses études, et il rentra en 1770 à Naxos.
Nicolas rencontra Saint Macaire Notaras quelques années après son retour à la maison, début d'une amitié de toute une vie.

Ce fut peu après qu'il décida d'embrasser la Vie Monastique, suivant l'exemple de 3 moines qu'il avait rencontrés, Grégoire, Niphon et Arsenios.

Ces hommes étaient venus du Mont Athos, qui avait été un important centre monastique durant plus de 700 ans, et ils persuadèrent Nicolas d'y aller lui aussi. Il y arriva en 1775, à l'âge de 26 ans.
Nicolas y prit le nom de Nicodème lorsqu'il fut tonsuré, coutume habituelle pour ceux qui ont abandonné le monde. Il y fut initié à la pratique de la prière hésychaste, une méthode qui implique le silence intérieur, un contrôle de la respiration, et la répétition de la "Prière de Jésus" (Seigneur Jésus Christ, Fils de Dieu, aie pitié de moi, pécheur).

Nicodème s'aligna sur les moines appelés Kollyvades, qui cherchaient à raviver les pratiques Orthodoxes traditionnelles et la littérature patristique, et il passera le restant de sa vie à traduire et à publier ces oeuvres.

Il composera lui-même aussi beaucoup d'oeuvres originales.
La plus célèbre de ces oeuvres, celle qu'il réalisa en coopération avec Saint Macaire (Notaras) de Corinthe: Saint Nicodème compila la Philocalie, qui devint une importante oeuvre de spiritualité Monastique.
Elle contient certains des enseignements de nombreux des anciens Pères du Désert.

Il publia aussi des éditions modernes d'autres écrits théologiques, tels que ceux de saint Syméon le Nouveau Théologien et saint Grégoire Palamas. De plus, il composa le Pedalion, un traité de droit canon, et l'Exomologetarion, un guide pour les Confesseurs.

Une autre célèbre oeuvre de sa composition est le "Enchiridion de Conseils" (ou "Livre de conseils spirituels), de 1801. Ce manuel de Vie Religieuse, conçu tant pour le clergé que les laïcs, continue à être influent dans la vie spirituelle grecque actuelle.
Il fut écrit par Nicodème suite à une suggestion de son cousin Ierotheos, qui venait récemment d'être élu Évêque d'Euripos. Ce traité théologico-éthique démontre à la fois beaucoup de vision intérieure et un fin esprit scientifique, c'est un de ses plus importants livres.
Nicodème mourut le 14 Juillet 1809 sur le Mont Athos, et fut Canonisé par l'Église le 31 Mai 1955. Sa Fête est le 14 Juillet.

Saint nicodeme de la sainte montagne 1

http://calendrier.egliseorthodoxe.com/sts/stsjuillet/juillet14bis.html

Le 14 juillet, mémoire de notre vénérable Père Théophore NICODÈME L'HAGIORITE.

Cet astre brillant de l'Église s'est levé, en 1749, dans l'île de Naxos de l'archipel des Cyclades. Ses parents, pieux et craignant Dieu, lui donnèrent le nom de Nicolas au Saint Baptême et le confièrent au prêtre du village pour apprendre à lire.
Contrairement aux autres enfants, il s'éloignait des jeux turbulents pour s'adonner constamment à la lecture. Il avait été doté par Dieu non seulement d'une vive intelligence mais aussi d'une mémoire exceptionnelle, qui lui permettait d'enregistrer immédiatement tout ce qu'il lisait et de le répéter sans faille quand il le voulait.
Envoyé à Smyrne, à l'âge de seize ans, pour y suivre l'enseignement du didascale Hiérothée à l'École Évangélique, il se fit aimer de tous, maître et condisciples, pour sa douceur et le raffinement de ses moeurs.
Outre les Lettres profanes et les diverses disciplines des sciences sacrées, il apprit le latin, le français et devint maître dans la connaissance du grec ancien, ce qui lui permit de remplir la mission que Dieu lui avait préparée: rendre accessible au peuple grec orthodoxe opprimé les trésors de la Tradition de l'Église.

Après quatre ans d'études à Smyrne, comme les Turcs massacraient les Grecs de la région à la suite de la campagne russe, il fut contraint de retourner dans sa patrie, Naxos. Il y rencontra les Moines Grégoire, Niphon et Arsène, exilés de la Sainte Montagne à cause de la controverse des "Collyves"(1), qui suscitèrent en lui l'Amour de la Vie Monastique, et l'initièrent à la pratique de l'ascèse et de la Prière intérieure.

Informé par eux que vivait à Hydra un homme de vertu éminente, versé dans la doctrine des Pères de l'Église: le Métropolite Macaire de Corinthe, Nicolas s'y rendit, tel le cerf altéré de la source des eaux, et il trouva auprès du Saint Hiérarque une pleine communion de pensée et d'aspiration en ce qui concernait la nécessité urgente d'éditer et de traduire les sources de la tradition ecclésiastique. Il y fit aussi connaissance du célèbre ermite Silvestre de Césarée, qui vivait dans une cellule isolée à peu de distance de la ville.
Ce saint homme lui fit un éloge si brûlant des délices de la vie solitaire que Nicolas décida de ne plus tarder davantage pour prendre le joug doux et suave du Christ, et, c'est muni de lettres de recommandation de Silvestre, qu'il s'embarqua pour le Mont Athos (1775).

Il entra d'abord au Monastère de Dionysiou, où il revêtit rapidement l'Habit Monastique sous le nom de Nicodème. Nommé secrétaire et lecteur, il devint bientôt le modèle de tous les Frères, aussi bien dans les services, qu'il accomplissait avec une obéissance sans murmure, que dans le zèle pour la Prière et l'ascèse.

Il se tendait chaque jour en avant, soumettant la chair à l'esprit et se préparant ainsi aux combats de la vie hésychaste. Deux années s'étaient écoulées quand Saint Macaire de Corinthe, en visite à la Sainte Montagne, chargea Nicodème de la révision et de la préparation pour l'édition de la Philocalie, cette encyclopédie Orthodoxe de la Prière et de la Vie spirituelle.
Le jeune Moine se retira dans un kelion à Karyès, pour accomplir cette tâche digne des maîtres de l'hésychasme les plus avancés et qui exigeait une connaissance approfondie de la science de l'âme.
Il fit de même pour l'Évergétinos(2) et pour le Traité sur la Communion fréquente, rédigé par Saint Macaire, mais qu'il enrichit considérablement. Une fois cette oeuvre achevée, il rentra à Dionysiou; mais la fréquentation des Pères de la Philocalie, comme l'exercice intense de la Prière de Jésus, lui avaient donné le goût de s'y consacrer plus complètement.

Ayant entendu parler de Saint Païssy Velitchkovsky (cf. 15 nov.), qui guidait un millier de Moines en Moldavie dans cette sainte activité de l'intelligence tournée vers le coeur, il tenta de le rejoindre. Mais, par la providence de Dieu, une tempête l'empêcha d'atteindre son but.
De retour au Mont Athos et brûlant du désir de se consacrer à la Prière dans la quiétude, il ne retourna pas à Dionysiou, mais se retira dans une cellule proche de Karyès, puis à la skite de Kapsala, dépendance du Monastère du Pantocrator, dans un ermitage dédié à Saint-Athanase, où il recopiait des manuscrits pour subvenir à ses besoins.

Pouvant s'adonner là, nuit et jour, sans distractions, à la Prière et à la Méditation des Saints Pères, il gravit rapidement les degrés de l'Échelle spirituelle. Après peu de temps, le Saint vieillard Arsène du Péloponnèse, qu'il avait connu à Naxos, put rentrer à l'Athos et vint s'installer dans la skite.
Nicodème renonça alors de bon gré à sa solitude, pour profiter des bienfaits de l'obéissance, et devint son disciple.

Ils avaient à peine achevé la construction d'une nouvelle cellule que, troublés dans leur quiétude, ils décidèrent de se retirer dans l'île déserte et aride de Skyropoula, en face d'Eubée (l782). Mais, devant les difficultés de subsistance, Arsène partit pour un autre endroit, laissant Nicodème seul.

Cest là, qu'à la requête de son cousin, l'Évêque Hiérothée d'Euripos, le Saint rédigea son chef-d'oeuvre: Le Manuel de bons conseils, sur la garde des sens et des pensées, et sur l'activité de l'intelligence.
Âgé de trente-deux ans seulement, privé de livres et de notes, et n'ayant pour ressource que le trésor de son immense mémoire et son entretien continuel avec Dieu, il exposa dans cet ouvrage un condensé de toute la doctrine spirituelle des Pères, illustré d'un nombre impressionnant de citations, accompagnées de leurs références exactes.

Il y enseigne comment délivrer l'intelligence (noûs) de son enchaînement aux plaisirs des sens, afin de lui permettre de s'élever, par la Prière intérieure (ou "Prière du coeur"), aux "plaisirs"' spirituels de la Contemplation.
Pendant ce séjour dans l'île déserte, le Saint affronta de violentes attaques des démons, qui cherchaient à l'en chasser.
Mais alors que dans sa jeunesse de nature craintive, il n'osait dormir la porte fermée, quand par la suite les esprits des ténèbres venaient chuchoter à la fenêtre, il ne relevait la tête de son livre que pour rire de leurs impuissantes entreprises.

Après un an passé à Skyropoula, il retourna à l'Athos, y reçut le Grand-Habit et acquit le kellion de Saint-Théonas à Kapsala. Il accepta de recevoir un disciple, Hiérothée, et se consacra plus que jamais à l'écriture et à l'enseignement des Frères qui venaient s'installer dans les environs pour tirer profit de sa science.

A l'occasion d'un nouveau séjour sur la Sainte Montagne, Saint Macaire lui confia le soin d'éditer la traduction des oeuvres complètes de Saint Syméon le Nouveau Théologien. Dans l'introduction à cet ouvrage, qui contient de si profonds enseignements sur la Contemplation, Saint Nicodème précise que de tels livres ne sont pas faits seulement pour les Moines, mais aussi pour les laïcs, car tous les Chrétiens ont été appelés à vivre la perfection de l'Évangile.

Il rédigea ensuite un Manuel du Confesseur(3) et rassembla en un recueil unique, selon les huit tons et pour chaque jour de la semaine, les canons à la Mère de Dieu chantés à la fin des Vêpres ou aux Complies dans les Monastères.
Outre de nombreuses autres compositions liturgiques(4), il publia alors deux ouvrages, adaptés de fameux livres spirituels occidentaux: Le Combat invisible de Lorenzo Scuppoli (l589)(5) et les Exercices spirituels(6), qui ont connu, jusqu'à nos jours, un succès qui ne se dément pas.

Loin d'être de simples traductions, ces ouvrages ont été profondément remaniés et adaptés par le Saint hésychaste, qui y inséra un enseignement irréprochable sur le repentir, l'ascèse et la Prière de Jésus.
Entre-temps, le livre sur la Communion fréquente avait créé de violentes réactions parmi les Moines qui défendaient l'habitude, contraire aux Saints Canons et aux traditions apostoliques, de ne Communier que trois ou quatre fois par an.

Accusé d'hérésie novatrice, le livre fut condamné par le Patriarche Procope. Mais, dès l'installation de Néophyte VII (1789), l'interdit fut levé et les Collyvades se trouvèrent reconnus comme les justes défenseurs de la Tradition.
De grossières et ridicules calomnies continuèrent cependant de circuler dans certains milieux Monastiques contre Saint Nicodème, allant jusqu'à l'accuser de cacher la Sainte Communion dans son skouphos afin de pouvoir Communier en marchant.
Mais le Saint préférait garder le silence, n'attendant que de Dieu sa justification, et il versait des larmes pour la conversion de ceux qui se trouvaient dans l'erreur à propos de la commémoration des défunts le Dimanche.

Le Hiéromoine Agapios du Péloponnèse était venu au Mont Athos pour proposer à Saint Nicodème de reprendre et traduire un recueil des Saints Canons quil avait préparé, en l'amplifiant de commentaires.
Le Saint, pour qui la vie et la discipline de l'Église étaient plus précieuses que sa propre vie, se mit au travail avec acharnement, rassemblant quatre calligraphes pour achever en temps opportun ce recueil indispensable, qu'il appela "le Gouvernail" (Pédalion).
Il travailla, jour et nuit, pendant plus de deux ans, compilant, corrigeant les textes faussés ou contradictoires, mettant en parallèle les Canons des Conciles, des Pères et les décrets de la législation byzantine, et surtout enrichissant l'ouvrage d'un nombre impressionnant de notes qui procurent les critères assurés de l'application de ses Canons à la vie de l'Eglise (8).

Une fois achevé et envoyé à Constantinople, l'ouvrage attendit longtemps la bénédiction patriarcale, puis fut transmis au Hiéromoine Théodoret, qui se trouvait en Roumanie, pour être édité grâce à une souscription de tous les Moines Athonites.
Mais ce dernier, adversaire des Collyvades et de la Communion fréquente, introduisit des corrections de son cru dans le Pédalion, trahissant ainsi la pensée de l'auteur et la tradition de l'Église.
Quand le livre, paru à Leipzig en 1800, parvint à la connaissance du Saint, il en fut profondément affligé et s'écria: « Il aurait mieux fait de me frapper en plein coeur avec un glaive, plutôt que d'ajouter ou de retrancher quoi que ce fût à ce livre! »

Vers la même époque, on lui annonça que le manuscrit des oeuvres complètes de Saint Grégoire Palamas (cf. 14 nov.), qu'à la demande de Saint Athanase de Paros (cf. 24 juin sup.) et du Métropolite Léon d'Héliopolis Saint Nicodème avait rassemblées à grand peine et annotées, avait été saisi chez son imprimeur à Vienne et détruit par les Autrichiens à la recherche de messages de propagande révolutionnaire adressés par Napoléon Bonaparte aux Grecs.
Cette nouvelle ajouta à sa détresse et lui fit verser des torrents de larmes, non seulement pour le temps dépensé à ce travail irremplaçable, mais surtout pour la perte d'un tel trésor.

Après être resté quelque temps, en compagnie de Silvestre de Césarée, dans la cellule de Saint-Basile, où avait jadis vécu Saint Théophile le Myroblite (cf. 8 juil.), Nicodème reprit la vie solitaire et continua son oeuvre apostolique.
Vêtu de haillons et chaussé de grossiers sabots, il se considérait comme le dernier de tous. Il ne cuisinait jamais et se nourrissait de riz bouilli ou de miel dilué dans de l'eau, qu'il accompagnait de quelques olives et de haricots détrempés.
Quand une faim pressante le harcelait, il se rendait chez des voisins pour participer au repas; mais, le plus souvent, entraîné dans la discussion, il en oubliait de manger.

On ne lui connaissait guère que deux activités: la Prière et l'étude. A quelque heure du jour ou de la nuit, on le trouvait soit penché sur un livre ou sur son écritoire, soit le menton incliné vers la partie supérieure de la poitrine, afin d'y faire descendre son intelligence au plus profond de son coeur et d'y invoquer avec ardeur le Saint Nom de Jésus.
Il était devenu tout entier "Prière", et c'était par cette union intime au Christ que la Grâce Divine avait déposé en son cœur tout le trésor de l'Église.
Quand il écrivait, il était si absorbé par son sujet, qu'un jour, un Moine lui ayant rendu visite et l'ayant trouvé au travail, lui mit un morceau de pain frais dans la bouche. Quand il repassa le soir, il trouva le Saint dans la même position, le morceau de pain à la bouche, comme s'il n'avait rien remarqué.

Il rédigea alors un vaste commentaire des Épîtres de Saint Paul, d'après Saint Théophylacte de Bulgarie, ainsi que celui des Épîtres Catholiques, composa également un commentaire des neuf odes scripturaires intitulé le Jardin de la Grâce, et traduisit le commentaire des Psaumes d'Euthyme Zigabinos.
Comme dans toutes ses autres oeuvres, Saint Nicodème dépassait de loin la tâche d'un simple traducteur.
Prenant pour base et fil directeur un commentateur traditionnel, il le complétait par des notes abondantes, pleines de témoignages des autres Pères de l'Église sur quantité de sujets.

Source inépuisable, il édita également un choix de vies de Saints anciens (Néon Eklogion) et le Nouveau Martyrologe: recueil des vies des nouveaux-Martyrs, destiné à soutenir la foi des Chrétiens opprimés sous le joug ottoman, et grâce auquel nombre d'apostats purent se convertir et rejoindre la glorieuse phalange des Martyrs.
Toujours soucieux de l'éducation du peuple de Dieu, il composa aussi un Manuel de Bonnes Moeurs Chrétiennes (Christoètheia), admirable condensé des enseignements moraux de Saint Jean Chrysostome.

Quotidiennement, tous ceux qui avaient été bléssés par le péché ou l'apostasie, négligeant les Évêques et les Confesseurs, accouraient vers l'ascète de Kapsala pour trouver remède et consolation de l'âme.
Et non seulement des Moines, mais aussi des laïcs venus de loin, de sorte que le Saint se plaignait de ne pouvoir s'adonner comme il le voulait à la Prière et souhaitait gagner de nouveau un lieu désert et inconnu.
Mais la maladie l'empêcha de réaliser ce projet.

N'étant âgé que de cinquante-sept ans, mais épuisé par l'ascèse et ses travaux d'édition, qui suffiraient à remplir une bibliothèque, il fut atteint d'une telle faiblesse que même un surcroît de nourriture ne pouvait y remédier.
Il quitta alors son ermitage de Kapsala pour vivre quelque temps dans le kellion de ses amis Skourtaïoi à Karyès(9) puis chez un de leurs voisins, Moine iconographe. C'est alors qu'il rédigea, au prix de deux ans de travail, le Synaxaire(10).
Il retourna ensuite dans son kellion de Kapsala, où il rédigea son très riche commentaire des canons des Fêtes (Eortodromion) et celui des anavathmoi (Néa Klimax)(11) chantés le Dimanche à l'Orthros .
Il acheva ce dernier ouvrage, dans lequel apparaît toute sa science théologique et sa sève spirituelle, alors qu'il était accablé par l'anémie, avait perdu ses dents et était devenu presque sourd (1808).

De nouvelles calomnies étant parvenues à faire condamner injustement Athanase de Paros et trois autres Collyvades par le Patriarche Grégoire V, Saint Nicodème ne put prendre leur défense, et il se contenta de rédiger une Confession de Foi.
Son état de santé d'ailleurs ne tarda pas à empirer. Ayant mis une dernière main à son commentaire des Anavathmoi, il déclara: « Seigneur, retire-moi. Je suis las de ce monde! »

De jour en jour l'hémiplégie gagnait tous ses membres. Il répétait à voix haute la Prière de Jésus, s'excusant auprès des Frères de ne pouvoir la garder en secret. Après s'être Confessé et avoir reçu la Sainte Communion, il prit en ses mains les Reliques de Saint Macaire de Corinthe et de Parthénios Skourtaios, et les baisant avec larmes, il dit: « Vous êtes partis vers le Ciel et vous vous reposez des vertus que vous avez cultivées sur la Terre, goûtant déjà la Gloire de Notre Seigneur.
Moi, je souffre à cause de mes péchés. Aussi, vous qui êtes mes Pères, je vous supplie d'intercéder pour moi auprès du Seigneur, pour qu'Il ait pitié de moi et me rende digne du lieu où vous vous trouvez. »

Pendant la nuit, il s'écria: « Je meure, je meure, apportez-moi la Sainte Communion! » Après avoir Communié, il trouva un calme extraordinaire et, croisant les mains sur sa poitrine, il répondit aux Moines qui lui demandaient s'il était en repos:
« J'ai fait entrer Le Christ en moi, comment ne serais-je pas en repos? ».

Au lever du jour, le 14 juillet 1809, il remit son âme au Seigneur.
Un des assistants s'écria: « Il aurait mieux valu que mille Chrétiens meurent aujourd'hui plutôt que Nicodème! » Mais si l'astre s'est caché, ses rayons n'ont pas cessé d'éclairer l'Église, et ses livres restent une source inépuisable d'enseignement, de consolation et d'exhortation à la plénitude de la Vie en Christ.

1). Cf la notice de St Macaire de Corinthe, 17 av., note 7.
2). Cf. 17 av. n. 10.
3). Cette traduction porte le nom de Denys de Zagora, mais il est probable que St Nicodème l'ait au moins révisée en profondeur. Il composa en outre un admirable Office Liturgique en l'honneur de St Syméon, dont il a institué la célébration le 12 octobre.
4). Il reste le manuel le plus utilisé aujourd'hui dans l'Église grecque.
5). Notamment les offices des Saints Pères de l'Athos et des Nouveaux-Martyrs, dont il institua les célébrations le second et troisième dimanche après la Pentecôte.
6). St Nicodème s'était servi d'une traduction manuscrite de l'italien, qui se trouve encore aujourd'hui au monastère de Patmos, et qui lui avait été sans doute prêtée par St Macaire de Corinthe.
7). Considéré comme une adaptation du fameux traité d'Ignace de Loyola, cet ouvrage est en fait inspiré des Exercices spirituels, ainsi que d'autres oeuvres, de l'auteur spirituel italien J. P. Pinamonti.
8). Le Pédalion reste le livre canonique orthodoxe le plus utilisé, et ses notes sont souvent considérées comme ayant une autorité équivalente aux Canons eux-mêmes.
9). C'est là que sont gardées ses Reliques, dans l'église récemment érigée en son honneur.
10). Cette traduction du Synaxaire de Constantinople, largement révisée sur la base des manuscrits, fait encore autorité dans l'Eglise grecque et a servi de base au présent Synaxaire.
11). Cette énumération de ses oeuvres n'est pas exhaustive.

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Date de dernière mise à jour : 14/07/2018