Sainte Anne et Saint Joachim, parents de la Vierge Marie. Fête le 26 Juillet.

Jeudi 26 Juillet 2018 : Fête de Sainte Anne et Saint Joachim, mère et père de la Vierge Marie. Sainte Anne est la patronne de la province de Québec et de la Bretagne...

Icocc82ne de la sainte rencontre de anne et joachimIcône de la Sainte Rencontre d’Anne et Joachim.
Icône réalisée par la main de Michèle Lévesque, art et icônes. Lien du site : http://www.perichorese-icones.org/
Lien de la photo de l’icône dans le site ci-dessus : http://www.perichorese-icones.org/ALBUM/ImagesAlbumFlickr/2006-2007_AnneJoachim_perichorese.org.jpg

http://nominis.cef.fr/contenus/saint/1564/Saints-Anne-et-Joachim.html

Saints Anne et Joachim

Mère et père de la Vierge Marie (1er s.)

Marie est présentée dans les évangiles comme une jeune fille de Nazareth, fiancée de Joseph dont les ascendants sont longuement énumérés dans la généalogie du Seigneur. 
Les quatre Évangiles, entièrement tournés vers la Bonne Nouvelle du Christ, sa vie, ses paroles et sa Résurrection, ne font nulle mention de la famille de Marie, sans doute fixée aussi à Nazareth.

La tradition, dès les premiers siècles, appellent les parents de la Vierge Marie, Joachim ("Dieu accorde") et Anne ("La Grâce - la gracieuse").
L'imagination des auteurs des Évangiles apocryphes en fait un couple discret, mais il était bien réel et il a su accueillir, éduquer Marie et l'éveiller dans la grâce toute spéciale qui était la sienne, et qu'ils ignoraient.

Le culte de Sainte Anne apparaît dès le VIe siècle dans certaines liturgies orientales et, au VIIIe siècle dans les liturgies d'Occident.
Son culte est généralisé avant la fin du XIVe siècle.

Sainte Anne est souvent représentée apprenant à lire à sa fille dans le livre de la Bible. Une icône russe, image gracieuse de l'amour conjugal, immortalise le baiser qu'ils se donnèrent lorsqu'ils apprirent la conception de Marie.
C'est ainsi qu'ils ont participé au mystère de l'Incarnation.

"La mémoire des Saints Joachim et Anne, parents de la Vierge et donc grands-parents de Jésus, que l'on célèbre aujourd'hui, m'offre un deuxième point de réflexion.
Cette célébration fait penser au thème de l'éducation, qui a une place importante dans la pastorale de l’Église.
Elle nous invite en particulier à prier pour les grands-parents, qui, dans la famille, sont les dépositaires et souvent les témoins des valeurs fondamentales de la vie.
La tâche éducative des grands-parents est toujours très importante, et elle le devient encore davantage quand, pour diverses raisons, les parents ne sont pas en mesure d'assurer une présence adéquate auprès de leurs enfants, à l'âge de la croissance.

Je confie à la protection de Sainte Anne et Saint Joachim tous les grands-parents du monde en leur adressant une bénédiction spéciale.
Que la Vierge Marie, qui - selon une belle iconographie - apprit à lire les Saintes Écritures sur les genoux de sa mère Anne, les aide à toujours nourrir leur Foi et leur Espérance aux sources de la Parole de Dieu. (Benoît XVI - Angelus du 26 juillet 2009)


La Bretagne, après la découverte d'une statue miraculeuse, dans le champ du Bocéno, lui a construit une basilique à Sainte-Anne d'Auray, et en a fait sa "patronne". Les marins par le fait même l'ont choisie comme protectrice.
Sainte Anne est la patronne de la province de Québec. Tous les diocèses du Canada ont au moins une église dédiée à Sainte Anne.

Voir aussi:
-
Les saints du diocèse de Quimper et Léon.
- L'Église d’Apt est l’une des premières en Occident à avoir, dès le XIIe siècle, mis à honneur le culte de Sainte Anne, aïeule du Christ, dont la Fête solennelle figure déjà, au 26 juillet, dans deux manuscrits liturgiques locaux. (Sainte Anne - diocèse d'Avignon)

Un internaute nous a suggéré de rajouter dans la liste des Saint Patrons Sainte Anne comme patronne des ébénistes.
En effet, lorsque que les menuisiers en meubles se sont séparés de la corporation des menuisiers, sous le patronage de Saint Joseph, pour créer la corporation des Ébénistes, ils ont choisi choisis comme Patronne Sainte Anne, mère de la Sainte Vierge et ... belle mère de Saint Joseph...
Un curé a donné l'explication de ce choix: en concevant Marie, Sainte Anne a simplement conçu le premier Tabernacle...

Mémoire (au Québec: Fête) des Saints Joachim et Anne, les parents de la Vierge Marie immaculée, Mère de Dieu, dont les noms ont été conservés par d’antiques traditions Chrétiennes.

Martyrologe romain.

Le baiser de sainte anne et saint joachim au pont golden gate de jerusalem 1Le baiser de Sainte Anne et Saint Joachim
au pont «Golden Gate» de Jérusalem

Les premières légendes Chrétiennes nous apprennent que les parents de la Vierge Marie se nomment Sainte Anne et Saint Joachim.
Leur histoire est devenue célèbre dans toute l'Europe grâce au dominicain Jacobus de Voragine (mort en 1298) qui l'a transcrite dans sa Légende dorée.

Cette icône contemporaine, peinte dans le style de Novgorod, illustre le don d'amour entre les parents de la Vierge Marie.
C'est l'icône de mariage traditionnellement offerte chez les Chrétiens Orthodoxes. Elle a été peinte par l'artiste iconographe canadien, Heiko C. Schlieper, en 1987.

Joachim ana with panaghia 2

http://levangileauquotidien.org/main.php?language=FR&module=saintfeast&localdate=20160726&id=5547&fd=0

Saints Anne et Joachim
Mère et père de la Vierge Marie

Sainte Anne appartenait à ce peuple choisi qui, dans les desseins de Dieu, devait donner naissance au Sauveur des hommes ; elle était de la tribu de Juda et de la race de David.

Ses parents, recommandables par leur origine, devinrent surtout illustres entre tous leurs concitoyens par l'éclat d'une vie pleine de bonnes œuvres et de vertus.

Dieu, qui avait prédestiné cette enfant à devenir l'aïeule du Sauveur, la combla des grâces les plus admirables.

Après Marie, aucune femme plus que Sainte Anne ne fut bénie et privilégiée entre toutes les autres. Mais si elle reçut tant de grâces, comme elle sut y répondre par la sainteté de sa vie ! Toute jeune enfant, elle était douce, humble, modeste, obéissante et ornée des naïves vertus de son âge.

Plus tard, comme elle sut bien garder intact le lis de sa virginité ! Comme elle dépassait toutes les filles, ses compagnes, par sa piété, par la réserve de sa tenue, son recueillement et la sainteté de toute sa conduite !

Puis, quand il plut à Dieu d'unir son sort à celui de Joachim, combien Anne fut une épouse prévenante, respectueuse, laborieuse, charitable et scrupuleusement fidèle à tous les devoirs de son état, vaquant à propos au travail et à la prière.

Dieu lui refusa longtemps de devenir mère ; elle se soumit humblement à cette épreuve et l'utilisa pour sa sanctification.

Mais à l'épreuve succéda une grande joie, car de Joachim et d'Anne, déjà vieux, naquit miraculeusement celle qui devait être la Mère du Sauveur et, dans l'ordre de la grâce, la Mère du genre humain.

C'est sans doute un grand honneur pour Sainte Anne, que d'avoir donné naissance à la Mère de Dieu ; mais il lui revient beaucoup plus de gloire d'avoir formé le cœur de Marie à la vertu et à l'innocence !
L'Église célébrera dans tous les âges la piété maternelle de Sainte Anne, et la Gloire de sa fille rejaillira sur elle de génération en génération.

Le culte de Sainte Anne a subi diverses alternatives. Son corps fut transporté dans les Gaules, au premier siècle de l'ère chrétienne, et enfoui dans un souterrain de l'église d'Apt, en Provence, à l'époque des persécutions.
À la fin du VIIIe siècle, il fut miraculeusement découvert et devint l'objet d'un pèlerinage. Mais c'est surtout au XVIIe siècle que le culte de sainte Anne acquit la popularité dont il jouit.

De tous les Sanctuaires de Sainte Anne, le plus célèbre est celui d'Auray, en Bretagne ; son origine est due à la miraculeuse découverte d'une vieille statue de la grande Sainte, accompagnée des circonstances les plus extraordinaires et suivies de prodiges sans nombre. Sainte-Anne d'Auray est encore aujourd'hui l'objet d'un pèlerinage national.
Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.


Joachim, de la tribu de Juda et de l'antique famille de David, était pasteur de brebis à Nazareth.

Stolan, père de Sainte Anne, lui donna sa pieuse fille en mariage. Les deux époux vécurent dans la crainte du Seigneur et dans la pratique des bonnes œuvres.

Ils firent trois parts de leurs biens : l'une était destinée au temple et aux ministres de la religion ; ils répandaient la seconde dans le sein des pauvres ; la dernière servait aux besoins de la famille.

Cependant le bonheur n'était pas dans ce ménage : l'épouse de Joachim était stérile. Depuis vingt ans ils priaient Dieu de les délivrer d'un tel opprobre, lorsqu'ils se rendirent, suivant leur coutume, à la ville sainte pour la Fête des Tabernacles.
Les enfants d'Israël y venaient offrir des sacrifices au Seigneur, et le grand-prêtre Ruben immolait leurs victimes.

Joachim se présenta à son tour. Il portait un agneau ; Anne le suivait, la tête voilée, le cœur plein de soupirs et de larmes.
Le grand-prêtre, en les apercevant monter les degrés du Temple, n'eut pour eux que des paroles de mépris et de reproche : « Vous est-il permis, leur dit-il, de présenter votre offrande au Seigneur, vous qu'Il n'a pas jugés dignes d'avoir une postérité ? Ne savez-vous pas qu'en Israël l'époux qui n'a pas la gloire d'être père est maudit de Dieu ? » Et en présence du peuple il repoussa leur offrande.

Joachim ne voulut point revenir à Nazareth avec les témoins de son opprobre. Leur présence eût augmenté sa douleur. Anne retourna seule dans sa demeure. Pour lui, il se retira dans une campagne voisine de Jérusalem, où des bergers gardaient ses troupeaux.
Le calme silencieux de la vie pastorale, le spectacle touchant de la nature, apportèrent quelque soulagement à la blessure de son cœur. Qui n'a jamais senti que la solitude le rapproche de Dieu ?

Un jour qu'il se trouvait seul dans les champs, l'Ange Gabriel se tint debout devant lui. Joachim se prosterna, tremblant de peur : « Ne crains pas, dit le messager céleste, je suis l'Ange du Seigneur, et c'est Dieu Lui-même qui m'envoie. Il a prêté l'oreille à ta prière, tes aumônes sont montées en Sa présence. Anne, ton épouse, mettra au monde une fille ; vous la nommerez Marie et vous la consacrerez à Dieu dans le temps ; Le Saint-Esprit habitera dans son âme dès le sein de sa mère et Il opérera en elle de grandes choses. Après ces mots, l'Ange disparut.

Joachim vit bientôt se réaliser la prédiction de l'Archange.

De son côté, il fut fidèle aux ordres du Seigneur : sa fille reçut le nom de Marie, et, à trois ans, il la confia aux pieuses femmes qui élevaient dans le Temple de Jérusalem les jeunes filles consacrées au Seigneur.
Elle y vivait depuis huit ans sous le regard de Dieu lorsque Joachim mourut chargé de mérites et de vertus.
Anne, son épouse, le fit ensevelir dans la vallée de Josaphat, non loin du jardin de Gethsémani, où elle devait le rejoindre un an plus tard.
D'après Abbé Pradier, La Vie des Saints pour tous les jours de l'année.

30 anne et joachim 2Présentation de l'icône de Sainte Anne et de Saint Joachim avec la vierge du signe (icône de mariage)

http://iconesalain.free.fr/Presentations/30.Anne.et.Joachim.Presentation.htm

Qui sont Anne et Joachim ?

Les Évangiles sont muets à leur sujet, mais la tradition iconographique, les évangiles apocryphes et certaines révélations privées nous permettent d'imaginer ces "grands-parents de Jésus" de manière assez précise.
Ils sont descendants de David, vrais israélites, justes et fidèles à la Loi. Ils sont âgés, mariés depuis longtemps et ont sans doute connu bien des épreuves dans cette Judée occupée par les romains et dirigée par un clergé corrompu.

Mais surtout, ils sont marqués par cette terrible honte pour une femme d'Israël, d'être stérile.
Et pourtant ils ont gardé intacte leur amour et tendresse réciproque, leur confiance dans l'Amour de Dieu, jusqu'à croire à l'impossible.
Et voilà que Dieu répond enfin à leurs prières : Anne dans le Temple a la vision d'une étoile se détachant du voile du Saint des Saints pour la rendre féconde.

Anne sort de Jérusalem par la Porte Dorée (à droite sur l'icône) à la rencontre de son époux pour lui annoncer la bonne nouvelle ; ils s'embrassent fous de joie et de reconnaissance. Ce sont ces événements qui sont représentés sur le bas de l'icône.

C'est ce couple, aboutissement de l'ancienne Alliance, sommet du peuple élu, qui va engendrer la "fleur virginale d'Israël" promise par les prophètes, Marie, dont le fruit sera le Messie attendu.

Présentation de l’icône.
Dans cette icône, Anne et Joachim sont inscrits dans un triangle équilatéral dont le sommet est marqué par une étoile qui rappelle aussi Marie dont le nom signifie "Etoile de la mer".
Anne est vêtue de couleurs célestes: du manteau rouge de l'Amour divin, de la robe bleue de la fidélité et de la vie intérieure.
Joachim, homme de la terre (il était probablement agriculteur) a des habits de couleurs terreuse mais illuminés par la Foi, pleins d'énergie, de force et de droiture.

Ce triangle dans lequel s'inscrivent Anne et Joachim est l'image de la relation trinitaire qu'ils vivent dans leur relation d'amour réciproque, image de la Sainte Trinité même.
Ce triangle peut aussi être considéré comme la base de l'étoile de David, formée de deux triangles équilatéraux qui se pénètrent, et ce signe qui symbolise Israël, structure toute l'icône et se retrouve dans le dallage sur lequel marche le couple.

La maison à gauche et le temple derrière les murailles, symbolisent les deux "demeures" : celle de la Terre et celle du Ciel, mais on peut aussi y voir l'ancienne et la nouvelle Alliance, le Temple de Jérusalem et l'Église du Christ. Elles sont couvertes par un voile rouge qui a plusieurs significations:

- par convention iconographique cela veut dire que l'événement se passe à l'intérieur des bâtiments... et des personnes.
- le voile rouge représente comme dans le Saint des Saints du Temple, la présence Divine, L'Esprit-Saint qui agit, qui unit le couple et le rend fécond : c'est la conception de Marie.

Au-dessus du voile rouge qui sépare le monde "d'en haut" du monde "d'en bas", est figurée Marie sous la forme traditionnelle de la "Vierge du Signe" en référence à la prophétie d'Esaïe (7/14):
"Le Seigneur vous donnera un signe, voici, la jeune fille deviendra enceinte, elle enfantera un fils, et elle lui donnera le nom d' " Emmanuel", et Mathieu précise dans son Évangile: "ce qui signifie Dieu avec nous".
C'est pourquoi Jésus, le fils Divin de Marie, est figuré sur son sein dans un cercle. Marie lève les mains en position d'orante, rendant grâce à Dieu Le Père.

Elle est "couverte par la puissance du Très Haut" comme lui a annoncé l'Ange Gabriel (Luc 1/35).
Jésus en "Emmanuel" (jeune homme), Bénit des deux mains. Nous sommes au cœur du mystère de l'Incarnation, qui est aussi celui des épousailles du Christ avec l'humanité et l'Église à travers Marie et ses bienheureux parents.
L'image des épousailles et celle de l'Incarnation sont traditionnellement associées dans les saintes écritures et en particulier dans les textes de la Messe de mariage.

L'association sur une même icône de ces deux sujets iconographiques a été inspirée d'une icône de Monseigneur Jean de l'Église Orthodoxe de France qui figure Anne et Joachim couverts par le manteau de la Vierge Marie orante. Cette association exprime un double message pour les couples Chrétiens:

-Anne et Joachim sont considérés comme un modèle du couple Chrétien pour la force et la fidélité de leur Amour réciproque et leur confiance en Celui de Dieu, ce qui leur a permis de surmonter toutes leurs épreuves et en particulier celle de leur longue et infamante stérilité, et mérité d'engendrer Marie, la créature la plus parfaite et la plus digne de donner sa chair au Fils de Dieu.

- Anne et Joachim montrent aux couples leur véritable chemin. Ce chemin passe par Marie, "génitrice" du Christ en nous par la force de L'Esprit d'Amour.
Car chaque Chrétien, chaque homme même, a la vocation de se conformer au Christ, de faire vivre Le Christ en lui, comme St. Paul le constate.
Et notre désir le plus profond est celui de la femme stérile, celui d'avoir des enfants, certes, mais aussi d'engendrer en nous Le Christ, c.à.d. de "ressembler" à Dieu.

Mais le couple est aussi l'image de cette unité que chacun doit réaliser en lui-même, entre son "Anne" et son "Joachim", car nous sommes tous incomplets, souffrant d'un manque qui nous pousse vers l'autre.
Et l'autre le plus proche de nous est ce "conjoint", ce "vis à vis", chair de notre chair comme il est dit dans la Genèse.

C'est cet "autre" qui, par le dialogue, l'Amour partagé, mais aussi, sinon plus encore, par les frottements, la résistance, les différences, nous permet de nous connaître, de nous équilibrer, pour forger, mettre au monde notre être véritable, de nous réaliser pleinement, enfin d'être capable de vivre dans l'Amour que Dieu nous offre en Jésus-Christ et auquel nous sommes tous appelés.
Alain, Juin 1996,
Cette icône a été Bénie le 6.07.1996, lors de la Messe de mariage de Thomas Chenal et Violaine Petit en l’église de Blériot-Plage (62) et offerte au jeune couple.

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La Célébration de cette Fête fait penser au thème de l'éducation, qui a une place importante dans la pastorale de l’Église.
Extrait des Révélations de Jésus à Maria Valtorta (tome 1, chapitre 11 de L’Évangile tel qu’il m’a été révélé…
"Ma joie, comment sais-tu ces choses saintes ? Qui donc te les a dites ? 

Marie, toute petite, s’interroge sur la notion d’Amour et de péché, et comme le dira bien plus tard, Sainte Thérèse de Lisieux : « Je voudrais être une grande pécheresse pour être beaucoup aimé de Dieu, car là où le péché abonde, la Grâce surabonde »

Marie dit à sa maman Sainte Anne :
Je voudrais aussi être pécheresse, si grande pécheresse, si je ne craignais d'offenser le Seigneur... Dis-moi, maman, peut-on être pécheresse pour l'amour de Dieu ?"

"Mais que dis-tu, mon trésor ? Je ne comprends pas."

"Je veux dire : pécher pour pouvoir être aimée de Dieu qui devient Sauveur. On sauve ce qui est perdu, n'est-ce pas ?
Je voudrais être sauvée par le Sauveur pour avoir son regard d'amour; C'est pour cela que je voudrais pécher, mais sans taire de péché qui Le dégoûte. Comment peut-Il me sauver si je ne me perds ?"

Anne est abasourdie. Elle ne sait plus quoi dire. Joachim vient à son secours, en marchant sur l'herbe il s'était approché sans bruit derrière la haie des petits plants de vigne.
"Il t'a aimée auparavant, parce qu'Il sait que tu l'aimes et veux n'aimer que Lui seul. C'est pour cela que tu es déjà rachetée et tu peux être vierge, comme tu le veux" dit Joachim.

"Vraiment, mon père ?" Marie se serre à ses genoux et le regarde avec les claires étoiles de ses yeux si semblables à ceux de son père, et si heureuse de l'espérance que son père lui donne.

"En vérité, petit amour. Regarde. Je t'ai apporté ce petit passereau qui a fait son premier vol près de la fontaine.
J'aurais pu le laisser aller, mais ses faibles ailes et ses pattes trop grêles n'avaient pas assez de force pour le soulever à nouveau et le re- tenir sur les pierres glissantes de la margelle.
Il serait tombé dans l'eau.
Je n'ai pas attendu que ce malheur se produise. Je l'ai pris et je te le donne. Tu en feras ce que tu voudras.
En effet il a été sauvé avant d'encourir le danger.

C'est la même chose que Dieu a fait avec toi. Maintenant, dis-moi, Marie : ai-je aimé le passereau en le sauvant avant qu'il ne tombe ou bien l'aurais-je aimé davantage en le tirant du danger après la chute ?"
"C'est maintenant que tu l'as le mieux aimé, n'ayant pas permis qu’il périsse dans l'eau froide."

"Eh bien ! Dieu t'a aimée davantage, car Il t'a sauvée avant que tu ne pèches."

"Et moi, alors, je l'aimerai de toutes mes forces. Joli petit passereau je serai comme toi. Le Seigneur nous a aimés semblablement en nous faisant cadeau du salut...
Maintenant, je te soignerai et puis je te laisserai aller.

Toi, tu chanteras dans lebois, et moi au Temple les louanges de Dieu, et nous dirons : "Envoie, envoie Celui que tu as promis à ceux qui l'attendent". Oh ! Mon papa, quand me conduiras-tu au Temple ?"
"Bientôt ma perle, mais cela ne te fait-il pas de la peine de laisser ton père ?"       
"Tellement ! Mais tu viendras... et puis, si cela ne faisait pas mal, quel sacrifice serait-il ?"

"Et tu te rappelleras de nous ?"
"Toujours. Après la Prière pour l'Emmanuel, je prierai pour vous. Que Dieu vous donne joie et longue vie... jusqu'au jour où Lui sera Sauveur. Puis, je Lui dirai qu'il vous prenne et vous emmène à la Jérusalem du Ciel."
La vision disparaît avec l'image de Marie que Joachim serre dans ses bras...

0909anna mpoy motherPour un approfondissement biographique de Sainte Anne et Saint Joachim d’après les Révélations de Jésus à Maria Valtorta

Joachim et Anne font un vœu au Seigneur

Anne prie au Temple et Dieu exauce sa prière

"Joachim avait épousé la sagesse de Dieu renfermée au cœur de la femme juste"

Anne avec un cantique annonce sa maternité

La Sans Tache" ne fut jamais privée du souvenir de Dieu"

Naissance de la Vierge Marie

"Son âme apparaît belle et intacte comme quand Dieu la pensa"

D'ici trois années tu seras là; mon Lys"

"Voilà la parfaite Enfant au cœur de colombe"

"Ma joie, comment sais-tu ces choses saintes ? Qui donc te les a dites ? "

"Le Fils n'aurait-il pas mis sur les lèvres de sa Mère sa propre sagesse ? "

Marie présentée au Temple

L'éternelle Vierge n'a eu qu'une seule pensée : adresser vers Dieu son cœur"

Mort de Joachim et d’Anne

 Auray statue sainte anne marie

Commentaire personnel.
(Extrait de mon site internet…lien ci-dessous ou voir dans le menu déroulant à la Réflexion personnelle n°65).
Fête de Sainte Anne et Saint Joachim

J’aimerais m’arrêter aujourd’hui sur la Fête de Sainte Anne et Saint Joachim et sur ce qu’ils représentent.

Ce sont les parents relativement méconnus de La Très Sainte Vierge Marie puisque L’Evangile n’en parle pas…et pourtant, comme je l’ai déjà dit…Marie aurait-elle pu être ce qu’elle est devenu (même si elle avait reçu de Dieu le Don de L’immaculée Conception) sans de très Saints parents.

Extrait de ma Réflexion : Prière pour les Vocations. (Dimanche 3 Mai 2009).
Et que Dieu accorde à chaque famille vivant selon L’Amour de Dieu, de nombreux enfants qui désireront devenir de Saints Prêtres, de Saints Religieux, de Saintes Religieuses et de Saintes personnes Consacrées à Dieu.

J’aimerais laisser en exemple de famille vivant selon L’Amour de Dieu, celui des parents et de toute la famille de Sainte Thérèse…ses parents ayant été béatifiés.

Louis et Zélie Martin, que nous avons fêtés récemment, ont été béatifiés le 19 octobre 2008 à Lisieux et seront Canonisés le 18 Octobre 2015. En déclarant Bienheureux (et maintenant Saints) Louis et Zélie Martin d'Alençon, l'Eglise a offert à tous les couples de la terre un modèle montrant que le mariage et la vie de famille sont de merveilleux chemins de sainteté.

Comme cela est souvent le cas, les vocations naissent plus facilement dans des milieux où les parents vivent vraiment et concrètement L’Amour pour Dieu, tel que L’Evangile nous l’enseigne, tel que L’Eglise nous le demande et élèvent leurs enfants en leur faisant découvrir cet Amour dont Dieu les Aime personnellement et leur enseignent comment y répondre.

En effet, comme les Prêtres et les Religieux, comme toute personne vivante a eu, au départ, un père et une mère, qui lui a transmis la vie, je pense que notre prière pour l’Église, doit commencer par une prière pour les vocations, mais dés le sein de la famille.

Il faut de Saintes familles pour qu’il y est de Saints Prêtres et de Saints Religieux et il faut que ces familles désirent avoir de Saints Prêtres et de Saints Religieux parmi leurs enfants et leurs descendances, en priant pour eux, en les éduquant Chrétiennement et en leur montrant l’Amour de DIEU.

Pour retrouver un peu ce que fut le vie de Sainte Anne et Saint Joachim, commençons d’abord par ce que nous en dit la tradition au travers des liens en haut de page sur les Saints du jour.

        Après Marie, aucune femme plus que Sainte Anne ne fut Bénie et privilégiée entre toutes les autres. Mais si elle reçut tant de grâces, comme elle sut y répondre par la sainteté de sa vie! Toute jeune enfant, elle était douce, humble, modeste, obéissante et ornée des naïves vertus de son âge.
Plus tard, comme elle sut bien garder intact le lis de sa virginité! Comme elle dépassait toutes les filles, ses compagnes, par sa piété, par la réserve de sa tenue, son recueillement et la sainteté de toute sa conduite!

        Puis, quand il plut à Dieu d'unir son sort à celui de Joachim, combien Anne fut une épouse prévenante, respectueuse, laborieuse, charitable et scrupuleusement fidèle à tous les devoirs de son état, vaquant à propos au travail et à la prière.

Mais comme ce fut le cas de nombreux grands Saints, leurs parents semblaient être rejeté par Dieu qui ne leur accordait pas de descendance (Abraham et Sarah parents d’Isaac, Anne d'Elqana la mère de Samuel, Zacharie et Elisabeth parents de Jean-Baptiste, etc…)…pour finir par les Bénir dans leur vieillesse en leur accordant un enfant qui allait devenir un Saint ayant une vocation très spéciale et une mission toute particulière dans l’histoire du peuple de Dieu et de L’Eglise.

Comme je l’avais déjà dit lors d’une de mes précédentes Réflexions, Dieu avait promis à Abraham une très nombreuse descendance (avec Sarah son épouse) en lui demandant de quitter son pays et sa famille.
Abraham avait alors 75 ans…et il devra attendre 25 ans, soit l’âge de 100 ans pour que le premier enfant de cette promesse vienne au monde…entre deux, ne voyant aucun enfant naître de leur union, ils ont craqué en cherchant des solutions humaines et en acceptant qu’Abraham s’unisse à leur esclave Egyptienne Agar…donnant ainsi naissance à Ismaël…qui sera ensuite rejeté dans le désert avec sa mère. (Voir ma Réflexion : Jeudi 25 Juin 2009).

Il en sera de même pour Anne et Joachim, les parents de La Très Sainte Vierge Marie, comme nous venons de le voir plus haut dans la vie de Joachim (extrait de L’Evangile au quotidien).

Dieu lui refusa longtemps de devenir mère; elle se soumit humblement à cette épreuve et l'utilisa pour sa sanctification.

Mais à l'épreuve succéda une grande joie, car de Joachim et d'Anne, déjà vieux, naquit miraculeusement Celle qui devait être la Mère du Sauveur et, dans l'ordre de la grâce, la Mère du genre humain.

C'est sans doute un grand honneur pour sainte Anne, que d'avoir donné naissance à la Mère de Dieu; mais il lui revient beaucoup plus de gloire d'avoir formé le coeur de Marie à la vertu et à l'innocence!

Les deux époux vécurent dans la crainte du Seigneur et dans la pratique des bonnes oeuvres. Ils firent trois parts de leurs biens: l'une était destinée au temple et aux ministres de la religion; ils répandaient la seconde dans le sein des pauvres; la dernière servait aux besoins de la famille.

        Cependant le bonheur n'était pas dans ce ménage : l'épouse de Joachim était stérile. Depuis vingt ans ils priaient Dieu de les délivrer d'un tel opprobre, lorsqu'ils se rendirent, suivant leur coutume, à la ville sainte pour la fête des Tabernacles.

Les enfants d'Israël y venaient offrir des sacrifices au Seigneur, et le Grand-Prêtre Ruben immolait leurs victimes.

Joachim se présenta à son tour. Il portait un agneau; Anne le suivait, la tête voilée, le coeur plein de soupirs et de larmes.

Le Grand-Prêtre, en les apercevant monter les degrés du temple, n'eut pour eux que des paroles de mépris et de reproche:

"Vous est-il permis, leur dit-il, de présenter votre offrande au Seigneur, vous qu'Il n'a pas jugés dignes d'avoir une postérité? Ne savez-vous pas qu'en Israël l'époux qui n'a pas la gloire d'être père est maudit de Dieu?"

Et en présence du peuple il repoussa leur offrande...

   Joachim vit bientôt se réaliser la prédiction de l'Archange. De son côté, il fut fidèle aux ordres du Seigneur: sa fille reçut le nom de Marie, et, à trois ans, il la confia aux pieuses femmes qui élevaient dans le temple de Jérusalem les jeunes filles consacrées au Seigneur.

Comme ce fut le cas pour Anne d'Elqana, mère de Samuel, les parents de La Très Sainte Vierge Marie vécurent une vie de Sainteté sur terre où La Souffrance n’était pas absente, bien au contraire, au travers de l’absence d’enfant comme de l’opprobre vis à vis de ceux qui ne pouvaient pas en avoir.

De nos jours, nous vivons dans un monde où l’individualisme est roi et où la famille n’a plus la côte.
Souvent, dés qu’ils le peuvent, les enfants vivent leur vie et rejettent leurs parents sauf pour exiger d’eux « leurs droits » (mais parfois, les parents sont-ils responsable de cela en confiant l’éducation de leurs enfants aux écoles, nourrices et garde d’enfants) !!!

Même dans notre vie de Foi, nous nous tournons vers Jésus, seul Seigneur et seul Sauveur, mais nous oublions, négligeons, voir rejetons, ceux qui ont fait de Jésus un « homme » (Jésus est pleinement Dieu, mais aussi pleinement Homme.
N’oublions jamais que si Jésus est Fils unique du Père par Sa Divinité (Il n’a pas été crée, mais engendré par Le Père…né du Père avant tous les siècles), Il est aussi Fils unique de Marie par Son Humanité (Marie dont l’âme a été crée par Le Père, immaculée afin d’être Pure pour accueillir en ses entrailles, Dieu Le Pur qui ne peut se mélanger à la souillure d’une âme et d’un corps corrompu.

Marie qui fut Le Tabernacle parfait pour accueillir Dieu, Le Fils, en elle. Jésus dont Le Sang Divin s’est mélangé au sang humain de Marie, dont Le Cœur Divin n’a fait qu’un avec le cœur humain de Marie dans le même corps.
Jésus dont la première nourriture fut le sein de Marie…Marie qui est et restera toujours la fille du Père, l’épouse du Saint-Esprit dont l’union spirituelle permit la naissance de Jésus-Homme, et la mère du Fils…et par la dernière volonté d’un mourant, de Jésus en train de mourir sur La Croix, la mère de tous les hommes !!!

Et Jésus qui est L’Amour (ne l’oublions jamais alors que nous attachons plus souvent de l’importance à la lettre des lois qu’à leur esprit qui est L’Amour), ne peut que vénérer Sa mère, La Très Sainte Vierge Marie...et, à travers elle, ses grands-parents.

Quant on Aime, toutes nos pensées, nos paroles et nos actions sont faite par Amour, et si des erreurs sont faites sur les interprétations « à la lettre » des lois de Dieu, Dieu nous Pardonne et rectifie Lui-même nos erreurs, car Il est L’Amour et La Miséricorde.

Si, par contre nous appliquons « à la lettre » les lois de Dieu, mais qu’il n’y a pas d’Amour en nous, alors nous serons comme les « grand-Prêtres » de l’époque de Jésus…des sépulchre blanchis…et Dieu nous demandera compte de nos manques d’Amour !!!

Comment nous, pourrions prétendre Aimer et Adorer Jésus, et rejeter ses parents et ses grands-parents (rappelons-nous bien cette Parole de Jésus : « Qui prétend aimer Dieu et n’aime pas son frère est un menteur »).

Et ce frère que Jésus nous demande d’Aimer et de ne pas rejeter est d’abord notre conjoint, ceux de notre famille, nos ancêtres comme nos descendants, qu’ils soient vivant sur cette Terre…ou, encore plus vivant au Ciel, dans La Gloire de Dieu…car, comme l’a dit Jésus dans les Evangiles, Dieu est le Dieu des vivants et non pas des morts…et donc ceux qui sont morts à cette Terre, s’ils héritent du Ciel, sont vivants auprès de Dieu !!!

Et donc, Marie et Joseph, comme Anne et Joachim sont bien vivants auprès de Dieu…nous devons donc les aimer et non pas les rejeter…selon La Parole de Dieu.

Marie Aime et vénère ses parents Anne et Joachim et elle Adore Dieu qui est Son Père, Son Fils et Son Epoux.

Jésus est plein d’Amour pour Marie, Sa Mère et pour Ses grands-parents…et soyons sûr qu’Il écoute leurs Prières.

Si vous étiez « Amour » et que aviez du pouvoir, supporteriez-vous que l’on vienne vous voir en rejetant, voir méprisant, vos parents. Ne rejèteriez-vous pas les demandes et prières qui vous sont adressées par ces personnes.
N’écouteriez-vous pas plutôt ceux qui vénèrent vos parents…surtout si ces derniers viennent vous voir en vous disant :
« Fils, écoute leurs prières, je t’en prie par Amour pour nous » !!!

Sainte anne et saint joachim parents de la vierge marie 1

http://www.evangelium-vitae.org/actualite/1556/sainte-anne-et-saint-joachim.htm

Sainte Anne et Saint Joachim

Prière

Sainte Anne, au jour de votre Fête, nous venons vers vous pleins d'espoir et pleins de soucis pour nos enfants.

Nous sommes, fils de Marie, vos petits enfants et ils sont nos enfants ; pour eux nous vous prions. Apprenez-nous à les éduquer dans la Foi et à les aimer sans égoïsme.

Ce sont nos enfants et ils nous échappent ; sans démissionner, nous vous les confions. Gardez l'unité de notre foyer ; elle sera notre force et leur force.

Nous les aimons, que notre amour les aide à découvrir l'Amour que Dieu a pour chacun d'eux. Nous avons peur qu'ils tournent mal, peur de leurs faux pas.

S'ils se détournent de leurs devoirs, s'ils se détournent de Dieu, alors, alors surtout, rendez-nous capables de les aimer plus encore comme le Père aimait son enfant prodigue.

Sainte Anne, purifiez notre affection. Sainte Anne, gardez-nous et gardez-les ; gardez les foyers qui nous entourent, que tous soient respectueux du Saint-Esprit à l'œuvre en chacun d'eux. Amen.

Sainte anne et saint joachim avec leur bebe la vierge marie 1

Homélie pour la nativité de la Vierge Marie

Puisque la Vierge Mère de Dieu devait naître de sainte Anne, la nature n'a pas osé anticiper sur la grâce : la nature demeura stérile jusqu'à ce que la grâce eût porté son fruit.

Il fallait qu'elle naquît la première, celle qui devait enfanter le premier-né antérieur à toute créature, en qui tout subsiste.

Joachim et Anne, heureux votre couple ! Toute la création est votre débitrice. C'est par vous, en effet, qu'elle a offert au Créateur le don supérieur à tous les dons une mère toute sainte, seule digne de celui qui l'a créée.

Réjouis-toi, Anne, la stérile, toi qui n'enfantais pas ; éclate en cris de joie, toi qui n'as pas connu les douleurs.

Réjouis-toi, Joachim : par ta fille un enfant nous est né, un fils nous a été donné. On proclame son nom : Messager du grand dessein de Dieu, qui est le salut de tout l'univers, Dieu fort. Oui, cet enfant est Dieu.

Joachim et Anne, heureux votre couple, et parfaitement pur ! On vous a reconnus grâce à votre fruit, selon cette parole du Seigneur : Vous les reconnaîtrez à leurs fruits.

Vous avez eu une conduite agréable à Dieu et digne de celle que vous avez engendrée. A cause de votre vie chaste et sainte, vous avez produit le joyau de la virginité, celle qui devait être vierge avant l'enfantement, vierge en mettant au monde, vierge après la naissance ; la seule toujours vierge d'esprit, d'âme et de corps.

Joachim et Anne, couple très chaste ! En observant la chasteté, cette loi de la nature, vous avez mérité ce qui dépasse la nature : vous avez engendré pour le monde celle qui sera, sans connaître d'époux, la Mère de Dieu.

En menant une vie pieuse et sainte dans la nature humaine, vous avez engendré une fille supérieure aux anges, qui est maintenant la Souveraine des anges.

Enfant très gracieuse et très douce ! Fille d'Adam et Mère de Dieu ! Heureux ton père et ta mère ! Heureux les bras qui t'ont portée ! Heureuses les lèvres qui, seules, ont reçu tes chastes baisers pour que tu demeures toujours parfaitement vierge.

Acclamez Dieu, terre entière, sonnez, dansez, jouez. Elevez la voix, élevez-la, ne craignez pas.

Saint Jean Damascène.

Sainte anne auray sanctuaire 1

Histoire du sanctuaire Sainte Anne d'Auray

Yves Nicolazic, du village de Ker-Anna, était apprécié de tous. On le disait intelligent, judicieux et honnête. Sa moralité et sa piété étaient données en exemple.

Depuis son enfance, il avait une tendre dévotion pour Sainte Anne, il l'appelait sa « bonne maîtresse ».

La tradition orale prétendait qu'il y avait eu jadis, sur une des terres de sa ferme qui était appelée le Bocenno, une chapelle dédiée à sainte Anne.

C'était un champ donnant des récoltes abondantes qui ne demandait pas à être mis en jachère ; il devait être travaillé à la bêche, les bœufs refusant d'y tirer la charrue. En contrebas, l'abreuvoir du village était alimenté en eau par une fontaine antique.

 

Un soir du début août 1622, Nicolazic qui priait « sa bonne maîtresse », vit un flambeau qui éclaira subitement sa chambre.

Le phénomène se renouvela six semaines plus tard. En août 1623, en compagnie de son beau-frère Le Roux, il mena les bœufs à l'abreuvoir ; ils virent « une dame majestueuse rayonnant de lumière qui souriait, mais ne dit pas mot. »

Le 25 juillet 1625 au soir (veille de la fête de Sainte Anne), alors que Nicolazic rentrait d'Auray, la dame lui apparut à nouveau la Dame qui le précédait en tenant un flarnbeau ; elle lui dit :

« Yvon Nicolazic, ne craint pas. Je suis Anne, mère de Marie. Il y avait ici autrefois une chapelle qui m'était dédiée. C'était la première de tout le pays. Il y a neuf cent vingt-quatre ans et six mois qu'elle est ruinée.

Je désire qu'elle soit rebâtie au plus tôt, et que vous en preniez soin, parce que Dieu veut que je sois honorée ici. »

 

Si Nicolazic s'était endormi joyeux, dès le lendemain il fut tenaillé par les doutes. Qu'allaient penser ses voisins, la fa­mil­le et surtout les Prêtres ? Sainte Anne vint le rassurer.

Puis ce furent les doutes sur les moyens nécessaires à cette cons­truc­tion. Sainte Anne apparut plusieurs fois pour le soutenir :

« Ne vous met­tez pas en peine mon bon Nicolazic, je vous donnerai de quoi com­mencer l’ouvrage... tous les trésors du Ciel sont en mes mains. »

Le Recteur qui refusa catégoriquement d'accueillir sa demande de construction d'une chapelle et le menaça de lui interdire les sacrements s'il persévérait.

Quelle souffrance pour un homme pieux, fidèle à son Église, de ne pas être cru, alors qu'il a eu suffisamment de preuve qu'il n'est pas abusé pas : c'est bien Sainte Anne qu'il a vue et avec laquelle il s'est entretenu.

 

Dans la nuit du 7 mars 1625, alors qu'il était en prière dans sa chambre Sainte Anne apparut à nouveau, pour lui demander de rassembler ses voisins et de suivre le flambeau qui avait précédé son apparition.

Arrivés au Bocenno les six hommes creusèrent le sol à l'endroit où le flambeau s'était immobilisé ; ils retirent du sol une statue de bois, abîmée par un long séjour en terre.

Rapi­dement la nouvelle de la découverte de la statue s'est répandue et des milliers de personnes accoururent au Bocenno pour prier.

 

L'Évêque de Vannes ordonna une enquête méticuleuse et sévère qui reconnut la sincérité et la loyauté de Nicolazic ; Mgr de Rosmadec autorisa la reconstruction de la chapelle dont la première pierre fut solennellement posée le 26 juillet 1625.

L'immense foule des pèlerins ayant abîmé ses cultures, il répondit : « Je ne me soucie que d'une chose, que Sainte Anne soit honorée. »

Il a pris en main les travaux de la construction.

La chapelle devenue trop petite a été démontée en 1865 pour construire à sa place la grande Basilique de Sainte Anne d'Auray.

La statue en bois d'olivier découverte le 7 Mars 1625 a été brisée et brûlée dans la tourmente révolutionnaire, un reste calciné a été recueilli et placé dans la châsse de la statue de Sainte Anne, en 1825.

Detail des visages de ste anne patronne des bretons et de la vierge marie 1© Juliane PHILIPPOT (photographe ayant prise cette magnifique photo).
26-02-2012. Énorme statue en pierre autrefois au sommet du clocher de la Basilique. Elle trône actuellement près du Mémorial. Détail des visages de Ste Anne (patronne des Bretons) et de la Vierge Marie

http://www.infobretagne.com/sainte-anne-dauray.htm

ETYMOLOGIE et HISTOIRE de SAINTE-ANNE-D'AURAY

Saint-Anne-d’Auray vient du culte de Sainte Anne.

Au XVIIème siècle, Sainte-Anne-d’Auray ou Ker Anna (Keranna) est un petit hameau de l'ancienne paroisse primitive de Pluneret. 

C’est en 1623, que Sainte Anne apparaît à Yves Nicolazic et Sainte-Anne-d’Auray devient, à partir de ce moment là, la paroisse où se déroule le plus grand pardon de Bretagne.

La Sainte vénérée à Sainte-Anne-d'Auray "Santez Anna béniget" est l'épouse de Saint Joachim, c'est-à-dire la mère de la Sainte Vierge et l'aïeule de Jésus.

Sainte anne auray 0Image miraculeuse de Sainte-Anne découverte l'an 1625

Nota : Sainte-Anne-d'Auray est un haut lieu de Pèlerinage breton (Pardon du 26 juillet). Sainte Anne est apparue au XVIIème siècle à un paysan du hameau nommé Yves Nicolazic.

Les apparitions commencent pendant l'été de 1623.
La plus importante semble être celle de la nuit du 25 au 26 juillet 1624, délivrant l'essentiel du message ;

"Je suis Anne, mère de Marie. Il y avait autrefois une chapelle qui est tombée en ruine... Je te demande de la rebâtir et d'en prendre soin.. Dieu veut que je sois honorée ici..." (en breton : "Doué e venn ma vein inouret aman. Dré ur lusk a me kalon emes choéjet er léhman").

Il s'agit, semble-t-il, de l'ancienne chapelle située au lieu-dit Ker Anna et détruite vers l'an 700. En 1914, Sainte Anne devient la Patronne de toute la Bretagne.

Sainte anne auray 162Esplanade de Sainte Anne d'Auray

PATRIMOINE de SAINTE-ANNE-D'AURAY

La Basilique Sainte-Anne-d'Auray (1866-1877), due à Edouard Deperthes et édifiée à l'emplacement d'un petit sanctuaire du XVIIème siècle (vers 1630). Cette église est le centre Religieux le plus important de Bretagne.
Là s'élevait le plus ancien Sanctuaire (Vème siècle) dédié à Sainte Anne, qui fut brûlé en l'an 700. On sait, comment, en 1625, un paysan Yves Nicolazic, restaura le culte de Sainte Anne.

Le 26 Juillet 1625 fut posée la première pierre d'une nouvelle chapelle. En 1627, les Carmes réformés furent chargés du pèlerinage et achevèrent la chapelle.

Depuis cette époque jusqu'à nos jours, les pèlerins n'ont jamais cessé de venir très nombreux à "Ker Anna" (le village d'Anne). Les conversions, les guérisons, les grâces furent innombrables dès les premiers jours.

Après la Révolution, les bâtiments des Carmes et la chapelle furent rachetés par l'évêché de Vannes qui y établit un petit séminaire en 1815. Mais la chapelle était devenue insuffisante pour recevoir l'afflux sans cesse croissant des pèlerins.

Mgr Bécel s'attacha à faire construire un édifice digne du pèlerinage. Due aux plans de l'architecte Deperthes, la basilique, commencée en 1866 et bâtie en granit de la région de Vannes, fut terminée en 1872.

La première pierre de la Basilique est posée le 4 ou 8 Septembre 1866. C'est un vaste édifice de style Renaissance, richement orné avec un clocher monumental couronné par un dôme surmontée de la statue de sainte Anne. La tour a une hauteur de 75 mètres.

En 1976, on hisse au sommet de la flèche de la tour, une statue de 3,5 tonnes et haute de 6m30 représentant Sainte Anne telle qu'elle apparut à Yvon Nicolazic.

Au-dessus des deux portes latérales de la façade se dressent deux statues : l'une à l'effigie d'Yvon Nicolazic, l'autre figurant Pierre Kériolet (le pénitent), contemporain d'Yvon Nicolazic et qui se convertit pour devenir prêtre en 1636 (à noter que Pierre Kériolet fut un renégat, violent et débauché, jusqu'à l'âge de 34 ans).

A droite du choeur, au dessus de l'autel de Sainte Anne, où brûlent des centaines de veilleuses, on aperçoit la statue en bois doré de la patronne de la Bretagne : dans son socle, une parcelle de la tête de l'antique statue du VIIème siècle qui fut brûlée lors de la Révolution de 1789.

C'est en cet endroit que sont venus, implorer ou remercier la bonne grand-mère Sainte Anne (Intron Santez Anna, en langue bretonne), des millions de pèlerins, depuis des siècles, et parmi eux, le Bienheureux Pape Jean Paul II, le 20 septembre 1996 avec plus de 150 000 pèlerins.

Le mobilier est d'une grande richesse artistique. Le trésor renferme quelques pièces importantes, en particulier de très beaux ornements sacerdotaux en soieries des XVIIème et XVIIIème siècles.

Dans l'autel du bras nord du transept, se trouvent cinq scènes de la vie du Christ datant de 1532.

Le retable en pierre et marbre, comprenant sept médaillons sculptés et oeuvre du sculpteur Falguière, date du XIXème siècle et possède un groupe de sainte Anne et la Vierge, en bois doré et oeuvre de Barrême, qui date de 1825 (à noter que dans le socle de la statue, se trouve un fragment de la statue primitive brûlée à la Révolution).

A l'entrée du choeur, se trouvent les statues de saint Joachim et de saint Joseph, et, au maître-autel, les quatre Evangélistes, oeuvre d'Alexandre Falguière, qui datent de 1874.

Au fond du choeur, on peut voir des peintures murales de Charles Lameire. Au chevet, se trouve le cloître du couvent des Carmes (1638-1642).

Dans la chapelle intérieure, se trouve un tableau de Louis Couder daté de 1823 et offert par Louis XVIII.

Les peintures murales, oeuvre d'Alphonse Le Hénaff, datent de 1876. Nicolazic (né en 1591) qui décède en 1645 repose sous les voûtes de la basilique. Les murs sont aujourd'hui couverts d'ex-voto.

Vitraux image 31baie nord trav

http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2014/07/indulgence-pl%C3%A9ni%C3%A8re-pour-les-p%C3%A8lerins-pr%C3%A9sents-%C3%A0-sainte-anne-dauray.html

Indulgence plénière pour les pèlerins présents à Sainte Anne d'Auray

Message de Mgr Centène, Évêque de Vannes :
"A l’occasion du centième anniversaire de la Proclamation de Sainte Anne Patronne de Bretagne, dans le cadre des célébrations du Grand Pardon de Sainte-Anne-d’Auray, Sa Sainteté le Pape François accorde l’indulgence plénière à tous les pèlerins présents au Sanctuaire de Sainte Anne les 25 et 26 Juillet qui, après avoir reçu les Sacrements de Pénitence et d’Eucharistie et prié aux intentions du Souverain Pontife, adresseront à Dieu de ferventes Prières pour que, dans toute la Bretagne, soient préservées la solidité et la sainteté de la famille humaine et du mariage Chrétien si souvent fragilisés.

En outre, tout au long de l’année jubilaire, du 26 Juillet 2014 au 26 Juillet 2015, Sa Sainteté le Pape François accorde une indulgence plénière à tous les pèlerins qui visiteront le Sanctuaire de Sainte-Anne-d’Auray et qui, après avoir reçu les Sacrements de Pénitence et d’Eucharistie et prié aux intentions du Souverain Pontife, adresseront à Dieu de ferventes prières
- pour la fidélité de la Bretagne historique à sa vocation Chrétienne,
- pour les vocations Sacerdotales et Religieuses,
- pour la défense de l’institution de la famille humaine dont Sainte Anne et Saint Joachim sont, après la Sainte Famille, les plus lumineux exemples.

Cette indulgence est aussi accordée, aux conditions ordinaires,
- à tous les fidèles du Christ issus de la Bretagne historique et vivant loin de leur patrie qui se réuniront dans une chapelle dédiée à Sainte Anne ou devant son image pour prier aux mêmes intentions.
- à tous les Religieux et Religieuses cloîtrés de la Bretagne historique qui prieront à ces intentions dans leur église conventuelle ou dans leur propre cellule.
- aux personnes dans l’impossibilité de se déplacer (personnes âgées, malades, handicapées ou détenues) qui prieront à ces mêmes intentions devant une image de sainte Anne en s’unissant spirituellement au pèlerinage et en offrant à Dieu leurs souffrances et leurs prières.
Toutes ces indulgences sont applicables aux âmes du Purgatoire."

Commentaires (1)

1. Jeanne LE BON 01/08/2015

le 26 Juillet de chaque j'ai toujours une pensée spéciale pour Ste Anne et St Joachim à qui je dédie une petite prière pour toute ma famille , je suis moi-même une Grand-mère ou Mamy et je me sens concernée par cette grande fête où il m'est arrivée de m'y rendre , notamment lors de la visite de nôtre pape Jean-Paul ll

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Date de dernière mise à jour : 26/07/2018