Sainte Brigitte de Suède, Veuve, Fondatrice d'Ordre, Co-Patronne de l'Europe (1303-1373). Fête le 23 Juillet.

Samedi 23 Juillet 2022 : Fête de Sainte Brigitte de Suède, veuve, Fondatrice de l'Ordre du Saint-Sauveur, Co-Patronne de l'Europe (1303-1373).
Sainte Brigitte de Suède est Patronne de l'Europe avec les Saints Cyrille et Méthode, Saint Benoît, Sainte Catherine de Sienne et Sainte Thérèse-Bénédicte de la Croix (Édith Stein).

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http://nominis.cef.fr/contenus/saint/1552/Sainte-Brigitte-de-Suede.html

Sainte Brigitte de Suède

Veuve, Fondatrice de l'Ordre du Saint-Sauveur (? 1373)

Elle appartenait, ainsi que son mari Urf Gudmarson, à la première noblesse de Suède. Elle alla se fixer à Rome à la mort de son mari.
Sa fille sainte Catherine la rejoignit l'année suivante et elles vécurent désormais ensemble. Favorisée de grâces extraordinaires, elle suivait à la lettre le saint Évangile, pratiquant la pauvreté, mendiant même sous le porche des églises afin de récolter le mépris des passants.

A une princesse romaine qui lui reprochait de ne pas savoir garder son rang, elle répondit: "Jésus s'est abaissé sans avoir eu votre autorisation."
Les Papes s'étaient alors réfugiés en Avignon. Elle les harcelait pour qu'ils reviennent à Rome.

Au début de 1372, elle partit pour la Terre Sainte avec une escorte armée. Ce furent les quinze mois les plus beaux de sa vie, disait-elle.
Elle avait fondé l'ordre des Brigittines qui existe encore en Suède sur les bords du lac de Vadstena.
Pour en savoir plus: Vie de Sainte Brigitte de Suède écrite d'après les documents authentiques par une Religieuse de l'Adoration perpétuelle - 1879 - site de l'abbaye Saint Benoît
"La figure de la Sainte suédoise, d'avant la réforme, reste un précieux lien œcuménique." (Jean Paul II, 1999)

Le 27 Octobre 2010, la catéchèse de Benoît XVI a consisté en un portrait de Brigitte de Suède (1303-1373), proclamée Co-Patronne de l'Europe par Jean-Paul II.
On distingue deux périodes dans sa vie, a d'emblée souligné le Pape.

D'abord une femme mariée et la mère de huit enfants, qui s'initia à l'étude de l'Écriture et l'adopta comme règle de vie avec son époux comme Tertiaires Franciscains. Elle fut d'une charité généreuse et fonda un hôpital...
La seconde vie de Brigitte commença après son veuvage et son refus de se remarier afin d'approfondir "son union avec Le Seigneur dans la Prière, la Pénitence et la Charité...
Après avoir distribué ses biens aux pauvres, elle se retira au Monastère Cistercien d'Alvastra, sans devenir Moniale"...

En 1349, Brigitte prit le chemin de Rome pour participer au jubilé durant lequel le Pape approuva la Fondation de son Ordre Consacré au Saint Sauveur.
Moines et Moniales se trouvent sous l'autorité d'une Abbesse, une formule classique au Moyen Age.
"La grande tradition Chrétienne reconnaît à la femme une dignité particulière, à l'exemple de Marie, reine des apôtres, et une place spéciale au sein de l’Église qui, si elle ne coïncide pas avec le Sacerdoce Ordonné, a une grande importance pour la Vie spirituelle de la communauté".

Sainte Brigitte alla également en pèlerinage à Assise et en Terre Sainte. Elle fut Canonisée dès 1391.
Sa sainteté et ses multiples qualités en firent une figure remarquable de l'histoire européenne, "qui montre comment le Christianisme a profondément imprégné la vie des peuples du continent...
En la proclamant Co-Patronne de l'Europe, Jean-Paul II exprima le vœu que Brigitte, qui vivait dans une Chrétienté occidentale non encore blessée par la division, intercède en faveur de la pleine unité des Chrétiens".
Benoît XVI a conclu en demandant son intercession afin que l'Europe continue de puiser à ses racines chrétiennes. (Source: VIS 20101027 590)


Mémoire (en Europe: Fête) de Sainte Brigitte, Religieuse. Mariée toute jeune en Suède au prince Ulf, elle en eut huit enfants qu’elle éduqua dans la plus grande piété, et elle entraîna son époux à la piété par ses paroles et ses exemples.
Après la mort d’Ulf, elle entreprit de nombreux pèlerinages à divers lieux saints, elle écrivit beaucoup pour la réforme de l’Église dans sa tête et ses membres et jeta à Rome, où elle mourut en 1373, les Fondations de l’Ordre du Très Saint Sauveur.

Martyrologe romain

"Béni sois-tu, Jésus-Christ, Mon Seigneur, qui as prédit ta mort avant l’heure. Qui, à la dernière Cène, as merveilleusement consacré avec du pain matériel ton Corps qui nous rachète.
Qui l’as donné par Amour aux apôtres en mémoire de ta très précieuses Passion. Toi qui, en leur lavant les pieds de tes très saintes et nobles mains, leur as donné humblement un modèle d’Humilité"
Prière attribuée à Sainte Brigitte.

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Pour un approfondissement biographique
> > > Vie de Sainte Brigitte de Suède

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Pour un approfondissement complet
> > > Sainte Brigitte de Suède. Sa vie, ses Révélations et son Œuvre.

 Santa brigida di svezia hSainte Brigitte de Suède (à droite) et sa fille Sainte Catherine de Suède (à gauche).

https://levangileauquotidien.org/FR/display-saint/f6bfe50d-dd4b-4512-8aef-22c7268aa4e9

Sainte Brigitte de Suède 
Co-Patronne de toute l’Europe
(1303-1373)

Brigitte naît à Finster, en Suède, de famille royale. Sa mère avait été sauvée d'un naufrage en considération de l'enfant qu'elle portait dans son sein.
Bien qu'à sa naissance un saint personnage eût reçu de la Sainte Vierge l'assurance que cette enfant ferait entendre sa voix dans tout l'univers, Brigitte fut muette, jusqu'à l'âge de trois ans ; mais, ce temps écoulé, elle parla tout à coup aussi bien qu'une grande personne.

À l'âge de dix ans, elle fut singulièrement touchée par un sermon sur la Passion du Sauveur.
La nuit suivante, elle vit le Divin Crucifié tout couvert de plaies et de sang, et l'entendit dire : « Regarde, ma fille, comme J'ai été traité ».
Et qui Vous a traité si cruellement ?” dit-elle. Ce sont ceux qui me méprisent et sont insensibles à mon Amour pour eux. »
À partir de cette époque, la seule pensée des mystères de la Passion faisait couler ses larmes.

Une nuit qu'elle était en Prière, sa tante, chargée de son éducation après la mort de sa mère, la surprit et voulut la frapper ; mais la verge se rompit entre ses mains.
Brigitte, tout enfant, était souvent assaillie par le démon qui prévoyait en elle une grande ennemie ; mais elle trouvait un secours assuré en courant dans sa chambre se jeter aux pieds du Crucifix qui lui avait parlé.

Malgré son goût pour la virginité, Brigitte accepta le mariage par obéissance ; elle et le prince, son mari, se préparèrent par un an de prières et de bonnes œuvres aux obligations de leur état.

Dieu donna à ces pieux époux huit enfants. Brigitte fut le modèle des mères par sa sollicitude envers sa famille ; elle éloignait de sa maison tout ce qui n'y aurait pas apporté l'édification et la vertu : « Après la lecture de la Bible, répétait-elle à ses enfants, n'ayez rien de plus cher que la vie des Saints.».

À la mort de son mari, elle s'adonna aux saintes œuvres avec plus de liberté que jamais, apprenant à ses enfants à laver les pieds des pauvres, à soigner les plaies des malades, à soulager toutes les misères.

Mais la grande mission de sa vie, Brigitte l'accomplit pendant ses dernières années, qu'elle passa dans la Pénitence et la Contemplation de Jésus Crucifié. Ses révélations étonnantes ont fait d'elle la merveille de son siècle.

C'est à Rome, où elle aimait à séjourner près des tombeaux des Saints, que le Sauveur lui fit connaître l'heure de sa mort prochaine ; le 23 Juillet 1373, à l’âge de 70 ans, elle rendit le dernier soupir en prononçant avec Amour les dernières paroles de Jésus expirant : « Mon Père, je remets mon âme entre vos mains. »
Brigitte de Suède a été Canonisée en 1391, à peine 18 ans après sa mort, par le Pape Boniface IX (Pietro Tomacelli, 1389-1404).

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Pour approfondir, lire la Catéchèse du Pape Benoît XVI :
>>> Sainte Brigitte de Suède
[Allemand, Anglais, Croate, Espagnol, Français, Italien, Portugais]

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http://sandamiano.centerblog.net/564-sainte-brigitte-

SAINTE BRIGITTE

Sainte Brigitte naquit vers 1302 ou 1303 de famille royale de Suède. Ses parents vivaient intensément leur Foi.

Son père, Birger, fit le pèlerinage à Compostelle et se confessait tous les Vendredis. Sa mère, Sigride, fit construire plusieurs églises et les entretenait elle-même. Elle mourut jeune.

A la naissance de Brigitte (« feu qui rayonne »), un saint Prêtre (qui par la suite devint évêque) vit dans la nuit une grande clarté et une vierge assise sur les nuées. Elle avait un livre à la main et une voix disait : « Il est né une fille à Birger, dont la voix admirable retentira par le monde entier ».

A 7 ans, Brigitte vit apparaître La Sainte Vierge qui lui présenta une magnifique couronne… Dès lors, l’enfant prit la résolution de tout faire par Amour de Jésus pour la mériter.

A 11 ans, Notre Seigneur lui apparut couvert de sang et de plaies toutes fraîches…pleurant de Compassion, elle lui dit :
-O Jésus, qui vous a fait autant de mal ???
-Ce sont ceux qui me rejettent et méprisent mon Amour…répondit-il.

Dès lors, Brigitte cherchait par tous les moyens à Le consoler et se levait la nuit, même par grand froid, disant : « C’est L’Amour de Dieu qui me réchauffe ».

Lorsqu’elle eut 13 ans, son père l’accorda en mariage (c’était la coutume) au prince Ulf de Néricie qui n’en n’avait que 18 !!!
Ils eurent 4 garçons et 4 filles qu’ils élevèrent dans une grande sainteté. Ils jeûnaient souvent au pain et à l’eau et fondèrent un hôpital où ils soignaient eux-mêmes les malades.

Tellement épris de L’Amour de Dieu, ils décidèrent d’entrer en religion, après avoir partagé leurs biens entre leurs enfants.

En 1344, à la mort de son mari, Sainte Brigitte reçut du roi de Suède, un terrain sur lequel elle édifia un Monastère, y instituant l’Ordre du Saint Sauveur.
Elle désirait œuvrer par ce moyen pour la réforme de l’Église de Suède qui s’était séparée de la Papauté.

C’est dès son arrivée à Rome en 1349, appelée par Jésus, que Sainte Brigitte reçut beaucoup de révélations…Notre Seigneur l’envoya ensuite en pèlerinage à Jérusalem où il l’éclaira sur sa Naissance, sa Vie et sa douloureuse Passion, la Sainte Famille, la Sainte Vierge et l’Église naissante.

De retour à Rome, Jésus lui apparut pour lui annoncer le jour et l’heure de sa mort (23 Juillet 1373).
Devant tous les miracles obtenus par son intercession, le Pape Boniface IX la Canonisa le 13 Octobre 1391.

Son corps fut ramené en Suède au Couvent de Vodsténa qu’elle avait fondé, et où sa fille, la future Sainte Catherine de Suède, venait d’être élue « supérieure générale ».

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http://fr.wikipedia.org/wiki/Brigitte_de_Su%C3%A8de

Brigitte de Suède

Sainte Brigitte de Suède, fille de Birger, prince suédois et issue de la famille des Brahe, est née vers 1302, 1303 en Suède.
Mère de huit enfants dont Catherine de Suède, veuve en 1344. Elle se fixa en 1349 à Rome où elle vécut volontairement dans la pauvreté.
Renommée pour ses prophéties et ses révélations mystiques, elle était consultée par les chefs d'État et les Papes réfugiés à Avignon.

Après un pèlerinage en Palestine, elle mourut à Rome le 23 Juillet 1373.
Canonisée dès 1391, elle fut d'abord fêtée le 08 Octobre puis le 23 Juillet. Saint Jean-Paul II l'a proclamée Co-Patronne de l'Europe avec Sainte Catherine de Sienne et la philosophe Edith Stein, Canonisée sous le nom de Sainte Thérèse-Bénédicte de la Croix.

Vie

Elle est la petite-nièce de la bienheureuse Ingrid Elofsdotter, fondatrice d'un couvent dominicain à Skänninge (Ostrogothie). En 1318, elle épouse Ulf Gudmarson, prince et sénéchal de Néricie, dont elle a 8 enfants. En 1335, elle est nommée intendante par le roi Magnus IV de Suède.

Après la mort de son mari, lors de leur retour du pèlerinage de Compostelle en 1344, elle fonda vers 1346 l'abbaye de Wadstena (couvent de Vadstena) au diocèse de Linköping, fondé comme monastère double. Elle y institue un ordre nouveau : l’Ordre du Très Saint Sauveur (ordre des religieuses du Saint-Sauveur connues comme "les Brigittines") qui suivait la règle de saint Augustin. Elle s’installe vingt ans à Rome (à partir du jubilé de 1350). Elle partit ensuite pour Jérusalem, sur une vision qu'elle avait eue à l'âge avancé de 69 ans, et réussit à visiter les lieux saints.

« 1391 » Sainte Brigitte de Suède est canonisée par le Pape Boniface IX et elle est devenue et restée particulièrement populaire dans les pays scandinaves, l’Allemagne, la Pologne et la Hongrie.

Sainte Brigitte de Suède patronne de la Suède. Sainte Brigitte de Suède patronne des pèlerins.

Sainte Brigitte, qui a œuvré de son vivant pour l'unité au sein de l'Église catholique, devient un exemple pour l'unité des chrétiens.

En 1991 les trois Ordres fondés par la sainte avaient écrit à Jean-Paul II pour lui demander de proclamer Sainte Brigitte patronne de l'Europe. Une demande dans ce sens lui avait été également adressée par la conférence des évêques catholiques scandinaves et par l'Église luthérienne.
Elle a été déclarée co-sainte patronne de l'Europe par le Pape Jean-Paul II le 1er octobre 1999, à l'ouverture du synode des évêques sur l'Europe, en même temps que Catherine de Sienne et Edith Stein (Thérèse-Bénédicte de la Croix) : "ce n'est pas par hasard que l'une de ses filles, Catherine, est vénérée comme sainte", dira à ce propos le pape (cf. Lettre apostolique en forme de «Motu proprio» pour la proclamation de Sainte Brigitte de Suède Sainte Catherine de Sienne et Sainte Thérèse-Bénédicte de la Croix co-patronnes de l'Europe).

Cette sainte est révérée car elle a su mener une vie sainte dans le cadre de ses responsabilités publiques et de sa vie d’épouse, de mère de huit enfants, et dans sa vie religieuse jusqu'à sa mort.

On a de cette sainte des Révélations, qui furent mises en écrit par le moine Pierre, prieur d'Alvastre ; elles ont été imprimées à Rome en 1455, et traduites en français sous le titre de Prophéties merveilleuses de Sainte Brigitte, Lyon, 1536. Les apparitions, extases et locutions ont été approuvées par trois papes et par le Concile de Bâle de 1436, et leur absolue authenticité et véracité a été confirmée par le pape Jean-Paul II

Elle est appelée Brigitte en France, Birgitt en Suède, Brigitta en Allemagne, Bridget en Grande-Bretagne, Brigida en Italie.

Le 27 octobre 2010, Benoît XVI a consacré sa catéchèse sur sainte Brigitte de Suède.

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http://missel.free.fr/Sanctoral/07/23.php

Biographie

Comme sainte Catherine de Sienne, sainte Brigitte pria et agit pour la fin du Grand schisme d'Occident et le retour du pape à Rome. Ses paroles et son œuvre, écrit Jean-Paul II à l'Abbesse générale de l'Ordre du Saint-Sauveur, pourront être d'un grand soutien à ceux qui désirent se consacrer sincèrement à la réalisation de l'invitation du Christ Utunum sint (Jean XVII 21). Le Saint-Pèreaffirmait que L'urgence missionnaire, qui illumina sa vie itinérante du nord au sud du continent européen, fait d'elle un exemple à imiter surtout dans l'œuvre de la nouvelle évangélisation en Europe.

Sainte Brigitte, apparentée par sa mère à la famille royale de Suède, naquit vers 1303, d’une noble famille de Finsta, à Skederid, dans le Roslagen à une cinquantaine de kilomètres au nord de Stockholm. Son père, le chevalier Birger Persson était sénateur du Royaume et lagman (sénéchal) de la province d'Upland, la principale de Suède, pour quoi il rédigea une nouvelle loi qui, au XIV° siècle, fut à la base de la nouvelle loi civile et criminelle commune à tout le Royaume. Cette famille observait les jeûnes, se confessait tous les vendredis, faisait des lectures spirituelles et des pèlerinages.

Orpheline de mère en 1314, Brigitte fut confiée à un de ses tantes maternelles, femme du sénéchal d’Ostrogothie, qui la maria, lorsqu’elle eut treize ans (1316), à Ulf Guodmarsson, beau jeune homme de dix-huit ans, dont elle eut quatre garçons et quatre filles : Gudmar, Bengt et Ingeborg, moururent en bas âge ; Marta, Karl, Birger, Catherine et Cecilia parvinrent à l'âge adulte. Ulf Guodmarsson fut successivement sénéchal, chevalier et sénateur du Royaume. Jusqu’en 1340, Brigitte s'occupa de l'éducation de ses enfants mêlés à ceux qui vivaient dans la grande propriété d'Ulvasa, leur lisant la Bible et la Vie des Saints. Elle fit construire sur le domaine un bâtiment pour les pauvres et les malades qu'elle soignait elle-même avec ses enfants.

En 1335, Brigitte reçut la charge d’initier aux coutumes suédoises Blanche de Dampierre, fille du comte de Namur que, le roi Magnus Eriksson venait d’épouser et elle exerça à la cour une influence certaine. Elle séjournait souvent au château de Vadstena, sur les bords du lac Vattere, proche d’Alvastra, première abbaye cistercienne de Scandinavie.

En 1341, Brigitte et Ulf, fidèles à une tradition familiale vieille de quatre générations, partirent pour saint Jacques de Compostelle, accompagnés de parents, d'amis et de prêtres dont un cistercien, confesseur de Brigitte. Sur le chemin du retour, Ulf tomba malade à Arras et se retira à l'abbaye d'Alvastra où un de ses fils était moine, et où il mourut, en 1344. Veuve, Brigitte s’installa dans une dépendance d'Alvastra où commencèrent les révélations qu’elle eut jusqu'à sa mort. Elle reçut les conseils et l’appui de Pierre Olafsson, sous-prieur, puis prieur d'Alvastra, qui était à la fois son directeur spirituel et son secrétaire ; lorsque mourut Maître Matthias, chanoine de la cathédrale de Skenninge, célèbre par sa grande érudition théologique, qui était depuis longtemps son confesseur, il fut remplacé par Pierre de Skenninge ; un autre Pierre Olafsson, aumônier de l’hôpital de Skenninge, conseillait aussi Brigitte.

On peut distinguer quatre cycles de Révélations :

1/ Le cycle suédois (1344-1349) qui s'accompagne de missions à la Cour de Stockholm ainsi qu'auprès de nobles et du clergé. Ce sont des révélations mariales ecclésiales, sur l'institution de l'Ordre du Saint Sauveur, destinées aux sept anges (évêques) de Suède, sur la souveraineté suédoise, sur le déclin de la Chevalerie chrétienne, en faveur de l'indiction d'un second jubilé (année sainte) à Rome, que le prieur d'Alvastra et l'évêque Hemming d'Abo portèrent, de la part de Brigitte, au pape Clément VI à Avignon, comme ils avaient porté aux rois de France et d’Angletterre l’ordre de faire la paix.

2/ Le cycle italo-romain s'ouvre en 1349 où, sous motion divine, sainte Brigitte vient en Italie pour gagner le jubilé de 1350 ; elle a des visions à Milan, puis à Saint-Pierre de Rome le 24 décembre 1349 lors de l'ouverture de la Porte sainte, et, ensuite, en bien d'autres circonstances et lieux romains. Ce sont des avertissements et des menaces avec des promesses de pardon et des appels répétés pour le retour du pape à Rome. A Saint-Paul-hors-les-Murs notamment, devant un crucifix, elle reçoit communication de ses oraisons de la Passion.

3 Le troisième cycle eut lieu de 1364 à 1370 lors des pèlerinages de Brigitte dans divers sanctuaires d'Italie : Assise (saint François), Ortono a Mare (saint Thomas apôtre), Mont Gargan (saint Michel), Bari (saint Nicolas), Bénévent (saint Barthélemy), Naples (avec plusieurs missions auprès de la reine Jeanne), Salerme (saint Matthieu), Amalfi (saint André).

4/ Le quatrième cycle eut lieu pendant son pèlerinage en Terre sainte (1371-1373) : la Passion (au saint Sépulcre), la Nativité (à Béthléem), la vie de la Vierge (dans la grotte de Jérusalem), et des révélations mineures au Cénacle, sur le mont des Oliviers, près du Jourdain ainsi qu'à l'aller et au retour à Chypre. D’autres révélations comprennent des messages pour la cour de Famagouste de l'empereur byzantin.

Toutes ces révélations furent faites à l'état de veille et en extase, avec des visions corporelles et des auditions. Brigitte eut aussi des locutions intérieures. Elle retenait tout jusqu'à ce qu'elle l'ait dicté à un secrétaire qui transcrivait en latin. Alors la sainte ne retenait plus que le sens général des entretiens qu'elle avait eus avec le Seigneur, la Vierge, les anges ou les saints...


Lettre du Pape Jean-Paul II à l'occasion des 600 ans de la canonisation de Ste Brigitte

A ma bien-aimée Fille Tekla Famiglietti
Abbesse générale de l'Ordre du Saint-Sauveur de Sainte-Brigitte

1. Six cents ans se sont écoulés depuis que, le 7 octobre 1391, dans la basilique du Vatican, mon prédécesseur le Pape Boniface IX[1] canonisa sainte Brigitte de Suède. Dans la Bulle « Ab origine mundi » on soulignait à juste titre, parmi les vertus et les charismes de la nouvelle sainte, sa piété manifeste, les dons de discernement des cœurs et des intuitions surnaturelles, un esprit prophétique.

La mémoire historique est encore aujourd'hui pleine d'admiration devant cette femme, expression et interprète de la terre de Suède[2]. En effet, nous ne sommes pas simplement en présence d'une des figures les plus représentatives du mysticisme de la fin du Moyen Age dont l' Eglise a été riche aux XIV° et XV° siècles, mais on reconnaît surtout en elle la profonde dévotion avec laquelle elle a su servir et défendre le Siège apostolique et le successeur de Pierre. Ce n'est pas un hasard si le Congrès d'étude qui se tiendra dans les prochains jours à Rome, dans la maison où la sainte s'éteignit le 23 juillet 1373, a pour thème : « Sainte Brigitte, prophétesse des temps nouveaux. » Les dimensions internationales et interconfessionnelles d'une telle rencontre manifestent l'actualité du charisme de Brigitte de Suède. Son témoignage déterminant de femme « fidèle à la sainte Mère Eglise » constitue un encouragement pour tous les croyants. L'urgence missionnaire, qui illumina sa vie itinérante du nord au sud du continent européen, fait d'elle un exemple à imiter, surtout dans l'œuvre de la nouvelle évangélisation en Europe. Sainte Brigitte de Suède est en effet une sainte aux dimensions européennes. Ardente d'amour divin, elle se consacra tout entière à la cause du Règne, œuvrant activement pour l'unité des chrétiens.

Dans cette lettre, alors que je rends grâces au Père céleste pour les nombreux dons spirituels prodigués à la fondatrice de votre ordre, je tiens à souligner et à soumettre encore une fois à la réflexion de tout le peuple de Dieu certains aspects de son message, profondément conscient que ses paroles et son œuvre pourront être d'un grand soutien à ceux qui désirent se consacrer sincèrement à réaliser l'invitation du Christ : « Ut Unum sint.[3] »

2. Une épouse chrétienne exemplaire[4]. Ce fut la note dominante de la première partie de la vie de sainte Brigitte (1316-1344) jusqu'à la mort de son mari, survenue au monastère d'Alvastra, où il s’était retiré. Mère exemplaire de huit enfants, elle les éleva, avec son fidèle mari, à la perfection chrétienne et, suivant les traditions religieuses de l'époque, les accompagna en pèlerinage aux sanctuaires de Compostelle, d'Alvastra et dans beaucoup d'autres lieux sacrés pour la piété populaire de l'époque[5].

Brigitte et Ulf, son mari, se consacrèrent intensément à la contemplation de la passion du Christ, aux jeûnes et à la charité envers les pauvres et les malades, et ils persévérèrent dans la prière et la méditation des Ecritures Saintes.

En 1344, après la mort de son mari, dont elle veilla longtemps et avec amour la dépouille mortelle, Brigitte se mit en route pour Rome. Elle eut à cette époque de sa vie des expériences extraordinaires de « mystique conjugale », s'abandonnant aux mystérieux desseins du Ciel grâce à de longs silences intéreurs et une oraison ardente et pleine de confiance.

3. Fidélité à la sainte Mère Eglise. L'expérience d'Alvastra fit mûrir en elle le désir de se donner entièrement au Seigneur. Voulant revivre le climat spirituel de l'Eglise priant autour de Marie au Cénacle, elle fonda le monastère de Vadstena en Suède.

C'était l'époque des grandes épreuves pour la papauté, et Brigitte œuvra avec tous les moyens dont elle disposait pour faire revenir le Pape sur le siège de Rome, car elle concevait cet engagement comme une mission particulière que le Seigneur lui aurait confiée.

Pour mener à bien cette action en faveur du successeur de saint Pierre elle se laissa guider par ses intuitions intérieures et par la lumière de l’Esprit de Dieu.

Elle choisit Rome pour seconde patrie et, le cœur plein d'ardeur apostolique, d'amour sans ombres pour le Siège de Pierre, elle favorisa par tous les moyens la paix en Suède, en France, en Angleterre et en Italie. Sa présence fut particulièrement efficace à Milan, Pavie, Assise, Monte Sant'Angelo, Manfredonia, Bari, Bénévent, Naples, Aversa, Salerne et Amalfi : lieux qui conservent aujourd'hui encore avec gratitude le souvenir de son passage.

Elle fut estimée et vénérée par les croyants non seulement dans sa terre d'origine, mais partout où elle eut à travailler. Un tel témoignage unanime de dévotion, qui subsiste encore aujourd'hui, constitue un signe prophétique de réconciliation et d'espérance pour le continent européen et pour l'humanité entière.

4. Comme l'esprit de sainte Brigitte est actuel ! Son expérience religieuse est marquée par le désir d'unité et d'adhésion à Jésus, Dieu et homme, auquel la sainte s'adressait avec des accents de confidence tendre et inspirée. Son amour pour la Vierge Marie, « Mater gratiæ » était intense et filial. Un modèle d'ascétisme si riche a inspiré pendant des siècles de nombreuses pratiques de piété populaire qui, après si longtemps conservent encore la fraîcheur de leur attraction. Il s'agit d'un courant spirituel simple, qui considère Jésus comme 1'époux et le compagnon de chaque jour.

Pour ceux qui veulent la connaître et suivre ses traces, Brigitte apparaît comme la femme forte, qui a laissé une empreinte particulière dans la maison et à la cour où elle vécut[6] : l’épouse fidèle engagée dans l’union mystique avec le Christ ; la mère sainte désireuse de transmettre à ses enfants les secrets du salut éternel ; la religieuse exemplaire qui consuma son existence dans la charité et brûla du désir de « se perdre » en Dieu.

5. Le souvenir d'un personnage aussi significatif dans l'histoire de l'engagement pour l'unité de l'Eglise fait spontanément penser à une autre femme, elle aussi suédoise, qui a de nouveau proposé aux hommes de ce siècle la spiritualité de sainte Brigitte. Il s'agit de Mère Marie Elisabeth Hesselblad, morte à Rome, dans la même maison que la sainte, le 24 avril 1957[7].

Son œuvre se situe dans le sillage lumineux du charisme de la sainte fondatrice transmis à travers les siècles par les différentes familles religieuses brigidines, masculines et féminines, disséminées dans le monde. Ayant elle aussi rejoint Rome et le catholicisme, elle fonda une nouvelle branche des Brigidines ayant un but œcuménique significatif. L'ardent désir de réconciliation et de communion ecclésiale a ensuite été hérité par ses filles spirituelles, qui continuent à offrir leurs prières et leurs sacrifices, pour que l'unité se reforme au plus tôt parmi tous ceux qui professent leur foi en Jésus-Christ.

6. Tandis que, avec une âme reconnaissante au Seigneur, je m'unis à la joie de ceux qui célèbrent en ces jours le sixième centenaire de la canonisation de sainte Brigitte, je souhaite de tout cœur que son service courageux rendu à l'Eglise soit aujourd'hui encore un stimulant et un encouragement pour ceux qui veulent se consacrer à la nouvelle évangélisation de l'humanité.

Que le Rédempteur de l'homme transmette le souffle prophétique et missionnaire de la mystique suédoise aux instituts qui œuvrent dans le sillage de sa spiritualité, et aussi à toute la communauté de l'Eglise qui s'achemine vers le troisième millénaire chrétien. Que Marie Mater gratiæ accompagne de façon spéciale tout le développement de l'ordre dont vous êtes, chère Fille, responsable. Enfin, que chaque membre de cet ordre du Saint-Sauveur et des autres familles religieuses qui s'inspirent de sainte Brigitte, obtienne de Dieu, grâce à la protection céleste de la Mère fondatrice commune, le don de la fidélité et de la persévérance.

Que dans ce cheminement de perfection évangélique si prenant, ma Bénédiction apostolique puisse vous aider, vous et vos sœurs.

Du Vatican, le 8 septembre 1991, fête de la nativité de la Très Sainte Vierge, treizième année de mon pontificat.

[1] Boniface IX : Pierre Tomacelli, né à Naples vers le milieu du XIV° siècle, fut élu pape le 2 novembre 1389 et couronné le 9 novembre 1389 ; il mourut à Rome le 1° octobre 1404.

[2] Sainte Brigitte, née vers 1303 à Skederid (Roslagen), dans la noble famille de Finsta, est apparentée par sa mère à la famille royale de Suède. Son père, le chevalier Birger Persson est sénateur du Royaume et lagman (sénéchal) de la principale province de Suède, l'Upland, pour quoi il rédigea une loi qui, au XIV° siècle, est à la base de la loi civile et criminelle commune à tout le Royaume. Cette famille observait les jeûnes, se confessait tous les vendredis, faisait des lectures spirituelles et des pèlerinages.

[3] « Qu’ils soient un »(évangile selon saint Jean, XVII 21).

[4] Orpheline de mère (1314), Brigitte fut confiée à sa tante maternelle, femme du sénéchal d’Ostrogothie, qui la maria (1316), à Ulf Guodmarsson dont elle eut quatre garçons et quatre filles ; trois moururent en bas âge. Ulf fut successivement langman de Néricie (1330), chevalier et sénateur du Royaume. Jusqu’en 1340, Brigitte s'occupa de l'éducation de ses enfants mêlés à ceux qui vivaient à Ulvasa, leur lisant la Bible et la Vie des Saints. Elle fit construire sur le domaine un bâtiment pour les pauvres et les malades qu'elle soignait elle-même avec ses enfants.

[5] En 1341, fidèles à une tradition familiale, ils partirent pour saint Jacques de Compostelle, avec des parents, des amis et des prêtres dont un cistercien, confesseur de Brigitte. Sur le chemin du retour, Ulf tomba malade à Arras et se retira à l'abbaye d'Alvastra où un de ses fils était moine, et où il mourut, en 1344.

[6] En 1335, elle reçoit la charge d’initier aux coutumes suédoises Blanche de Dampierre que Magnus II Eriksson  vient d’épouser; elle exerce à la cour une influence certaine.

[7] Elisabeth Hesselblad, née à Faglavik (Suède) le 4 juin 1870, dans une famille luthérienne, elle eut très jeune la nostalgie de la réunion des Eglises en même temps qu'un grand intérêt pour la vie de sainte Brigitte. A dix-huit ans, après la mort de son père, elle émigra aux Etats-Unis où elle devint infirmière à New York. Elle fut reçue dans l'Eglise Romaine (15 août 1902). En 1904, atteinte d'une maladie jugée incurable, elle voulut finir ses jours à Rome, dans la maison où avait résidé sainte Brigitte et qui était occupée par des carmélites. Son état de santé s'étant amélioré, Pie X lui accorda de faire profession dans l'ordre des brigittines en continuant à résider dans son carmel romain (1906). En 1908, elle entreprit de visiter les couvents brigittins encore existants en Espagne, en Angleterre, aux Pays-Bas et en Allemagne, afin d'en mieux connaître la règle et d'inviter les religieuses à « faire quelque chose » pour la Suède luthérienne. Elle comprit que pour réintroduire l'ordre en Suède, il était indispensable d'en modifier la règle pour l’adapter à la culture suédoise moderne. Revenue à Rome, elle décida, avec l'aide de son directeur spirituel, le jésuite Hagen, directeur de l'Observatoire astronomique du Vatican, de fonder une nouvelle branche de l'ordre des brigittines, orientée nettement vers l'union des Eglises et dont la règle pourrait convenir à des Suédoises. Un premier couvent put être ouvert en Suède, à Vilohem, en 1923 ; une seconde maison fut fondée en 1929 à Nordkoping.


Prière

Béni soyez-vous, Jésus Christ mon Seigneur, qui avez prédit votre mort avant l'heure ; qui, à la dernière Cène, avez merveilleusement consacré avec du pain matériel votre corps qui nous rachète ; qui l'avez donné par amour aux Apôtres en mémoire de votre très précieuse passion ; vous qui, en leur lavant les pieds de vos très saintes et nobles mains, leur avez donné humblement un modèle d'humilité.

Honneur à vous, Jésus Christ mon Seigneur qui, par la peur de votre passion et de votre mort, avez fait jaillir une sueur sanglante de votre corps innocent ; pourtant vous avez accompli notre rédemption que vous vouliez réaliser ; et ainsi vous avez manifesté avec une parfaite évidence votre amour pour le genre humain.

Béni soyez-vous, Jésus Christ mon Seigneur, qui fûtes conduit devant Caïphe et qui avez humblement permis, vous qui êtes le juge de tous, qu'on vous livrât au jugement de Pilate.

Gloire à vous, Jésus Christ mon Seigneur, pour les moqueries que vous avez subies : vous avez été revêtu de pourpre, couronné d’épines très aiguës, et vous avez supporté avec une grande patience de recevoir des crachats sur votre face glorieuse, d'avoir les yeux voilés et d'être frappé durement à la machoire et au cou par les mains cruelles des impies.

Louange à vous, mon Seigneur Jésus Christ, qui vous êtes laissé lier à la colonne, atrocement flageller, conduire et montrer tout sanglant au tribunal de Pilate, avec une infinie patience, comme l'Agneau innocent.

Honneur a vous, Jésus Christ mon Seigneur : avec tout votre glorieux corps ensanglanté, vous avez été condamné à mourir sur la croix ; vous avez douloureusement porté la croix sur vos saintes épaules ; et, conduit par des furieux au lieu de votre passion, puis dépouillé de vos vêtements, vous avez voulu être ainsi cloué à la croix.

Perpétuel honneur à vous, Seigneur Jésus Christ : dans une telle angoisse vous avez regardé avec des yeux d'amour votre noble mère qui n'avait jamais commis de péché ni consenti à la plus légère faute ; et pour sa consolation vous l'avez confiée à la garde de votre disciple.

Bénédiction éternelle à vous, Jésus Christ mon Seigneur : dans les affres de la mort, vous avez donné à tous les pécheurs l'espérance du pardon lorsque vous avez miséricordieusement promis la gloire du paradis au malfaiteur qui se tournait vers vous.

Louange éternelle à vous, Jésus Christ mon Seigneur, pour cette heure où vous avez souffert sur la croix, pour nous pécheurs, les plus grandes amertumes et les angoisses les plus extrêmes ; car les souffrances très aiguës de vos blessures atteignaient durement votre âme et transperçaient cruellement votre cœur sacré ; finalement votre cœur a éclaté, vous avez rendu l'esprit et, penchant la tête, vous êtes remis humblement aux mains de Dieu votre Père, et alors votre corps a connu le froid de la mort.

Béni soyez-vous, Jésus Christ mon Seigneur, qui avez racheté les âmes par votre sang précieux et votre mort sacrée, qui les avez miséricordieusement ramenées de l'exil à la vie éternelle.

Béni soyez-vous, Jésus Christ mon Seigneur, qui pour notre salut avez permis que votre côté et votre cœur fussent percés par la lance, et qui avez fait jaillir de votre côté les flots de votre sang précieux pour nous racheter.

Gloire à vous, Jésus Christ mon Seigneur, parce que vous avez voulu que votre corps béni fût déposé de la croix par vos amis et couché dans les bras de votre mère très douloureuse ; et parce que vous avez permis qu'elle l'enveloppât de linges, qu'il fût mis au tombeau et gardé par des soldats.

Honneur éternel à vous, Jésus Christ mon Seigneur, qui êtes ressuscité des morts le troisième jour ; qui vous êtes manifesté vivant aux témoins de votre choix ; qui, après quarante jours, êtes monté au ciel à la vue de beaucoup, et qui y avez établi avec honneur vos amis que vous avais délivrés des enfers.

A vous, jubilation et louange éternelle, Seigneur Jésus Christ, qui avez envoyé le Saint-Esprit dans le cœur de vos disciples et avez développé en eux un amour infini de Dieu.

Béni soyez-vous, digne de louange et de gloire éternellement, Jésus mon Seigneur, qui trônez dans votre royaume céleste dans la gloire de votre divinité, vivant corporellement avec vos membres très saints que vous avez tirés de la chair de la Vierge. Et c’est ainsi que vous viendrez au jour du jugement pour juger les âmes de tous, vivants et morts. Vous qui vivez et régnez avec le Père et le Saint-Esprit pour les siècles des siècles. Amen.

Sainte Brigitte de Suède.

Date de dernière mise à jour : 23/07/2022

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