Sainte Euphémie de Chalcédoine Martyre en Bithynie (+ 305). Fête le 11 Juillet.

Mercredi 11 Juillet 2018 : Fête de Sainte Euphémie de Chalcédoine, Martyre en Bithynie (+ 305).

Saint euphemia left mural rovinj croatia 2006 08 28Représentation du martyre de Sainte Euphémie à la cathédrale de Rovinj (pour voir en grand format : saint-euphemia-left-mural-rovinj-croatia-2006-08-28.jpg saint-euphemia-left-mural-rovinj-croatia-2006-08-28.jpg)

http://nominis.cef.fr/contenus/saint/1861/Sainte-Euphemie-de-Chalcedoine.html

Sainte Euphémie de Chalcédoine

Martyre en Bithynie (✝ v. 305)

Sainte Euphémie est née à Chalcédoine vers 284, de parents fortunés et chrétiens. Elle est morte martyre en 305. Elle est qualifiée de « mégalomartyre » (grande martyre).
Vierge et martyre à Chalcédoine. Arrêtée, elle connut d'abord diverses tortures avant d'être livrée aux bêtes qui la déchirèrent.
Un internaute nous écrit:
"En Orient, elle a reçu le titre rare de 'mégalomartyre' (grande martyre). Elle a deux Fêtes dans l'année: le jour de son martyre, le 16 septembre, et le 11 juillet.

Sainte Euphémie était de Chalcédoine, et sur son tombeau on édifia une grande Basilique.
C'est cette Basilique qui fut choisie pour accueillir le IVe Concile œcuménique.
Selon l'historien Nicéphore, les pères du Concile, après des jours de discussions sans fin, décidèrent de demander à Dieu de trancher sur la question de la double nature (homme et Dieu) du Christ.

Chacun des deux camps déposa dans la tombe d'Euphémie l'exposé de sa doctrine, et les pères se mirent en Prière.
Quand ils ouvrirent le tombeau, la thèse orthodoxe se trouvait sur la poitrine de la sainte, et la thèse hérétique à ses pieds.
C'était le 11 Juillet 451.
La deuxième Fête de Sainte Euphémie commémore donc ce miracle.

Saint Ambroise parle ainsi d'Euphémie: «Cette illustre vierge, cette glorieuse Euphémie, conserva la gloire de la virginité et mérita de recevoir la couronne du martyre.
Priscus son adversaire est vaincu.
Cette vierge sort intacte d'une fournaise ardente, les pierres les plus dures reviennent à l'état de cendre; les bêtes féroces s'adoucissent et se baissent devant elle.
Sa prière lui fait surmonter toute espèce de supplice.

Percée en dernier lieu par la pointe du glaive, elle quitte sa chair qui était sa prison pour se joindre avec liesse aux chœurs Célestes. Que cette vierge sacrée, Seigneur, protège votre Église; qu'elle prie pour nous qui sommes pécheurs : puisse cette Vierge pure nourrie dans votre maison vous présenter nos vœux.»"

Au martyrologe romain au 16 Septembre: À Chalcédoine en Bithynie, vers 303, Sainte Euphémie, vierge et martyre.
La tradition rapporte que, après diverses tortures, elle fut livrée aux bêtes, sous l’empereur Dioclétien et le proconsul Prisque.

Martyrologe romain

Statue ste euphemie 1 http://www.abbaye-saint-benoit.ch/voragine/tome03/140.htm

SAINTE EUPHÉMIE

Euphémie, fille d'un sénateur, voyant les tortures subies par les Chrétiens au temps de Dioclétien, courut chez le juge Priscus, et se confessant Chrétienne, animait, par l’exemple de sa constance, les cœurs des hommes eux-mêmes.
Or, quand le juge faisait massacrer les Chrétiens successivement, il ordonnait que les autres y assistassent, afin, que la terreur les forçât à immoler aux dieux, en voyant leurs frères déchirés si cruellement.

Comme il faisait décapiter avec cruauté les Saints en présence d'Euphémie, celle-ci, qui ne cessait d'encourager les martyrs à souffrir avec constance, se mit à crier que le juge lui faisait affront.
Alors Priscus fut réjoui, dans la pensée qu'Euphémie voulait consentir à sacrifier. Lui ayant donc demandé quel affront il lui faisait, elle dit:

« Puisque je suis de noble race, pourquoi donnes-tu la préférence à des inconnus et à des étrangers, et les fais-tu aller les premiers à J.-C., pour qu'ils parviennent plus tôt à la gloire qui leur a été promise ? »
Le juge lui répondit : « Je pensais que tu avais repris ton bon sens et je me réjouissais de ce que tu t'étais rappelé et ta noblesse et ton sexe. »

Elle fut donc renfermée eu prison et le lendemain elle fut amenée sans être attachée, avec ceux qui étaient garrottés.
Elle se plaignit de nouveau très amèrement, de ce que, malgré les lois des empereurs, on lui eût fait grâce des liens à elle seule.
Alors elle fut broyée de soufflets et renfermée en prison. Le juge l’y suivit et voulut lui faire violence, mais elle lutta contre lui comme un homme, en sorte que, par la permission de Dieu, une des mains de Priscus se contracta.

Il se crut sous le pouvoir d'un charme, et il envoya le prévôt de sa maison à Euphémie afin de voir si, à force de promesses, il ne lui ferait pas donner son consentement.
Mais cet homme trouva la prison close ; il ne put l’ouvrir avec les clefs, ni la briser à coups de hache ; enfin, saisi par le démon, il put à peine s'échapper, en poussant toutefois des clameurs et en se déchirant lui-même.

Plus tard on fit sortir Euphémie et ou la plaça sur une roue dont les rais étaient remplis de charbon, et le maître des tourments, qui était au milieu de la roue, avait donné à ceux qui la tiraient tel signal pour que, au bruit qu'il ferait, tous ensemble se missent à tirer et qu'ainsi à l’aide du feu qui jaillirait, les rais missent en lambeaux le corps d'Euphémie.

Mais, par une permission de Dieu, le ferrement qui retenait la roue tomba de ses mains, et fit du bruit; aussitôt les aides se mettant à tirer, la roue broya le maître des tourments et fit qu'Euphémie, debout sur la roue, fut conservée sauve et intacte.
Alors les parents de cet homme, tout désolés, voulurent, en mettant du feu sous la roue, brûler Euphémie et la roue tout à la fois ; la roue brûla en effet; mais Euphémie, déliée par un ange, fut aperçue debout sur un lieu élevé.

Appellien dit au juge : « Le courage des Chrétiens n'est vaincu que par le glaive; aussi je te conseille de la faire décoller. » On dressa donc des échelles, et comme quelqu'un voulait lever la main pour saisir la sainte, à l’instant, il fut tout à fait paralysé et on put à peine le descendre à demi-mort.

Un autre cependant, nommé Sosthène, monta mais il fut converti aussitôt par Euphémie à laquelle il demanda pardon : il dégaina donc son épée et cria au juge qu'il aimait mieux se donner la mort à lui-même que de toucher une personne défendue par les anges.
Enfin elle fut descendue et le juge dit à son chancelier de rassembler tous les jeunes libertins afin qu'ils fissent d'elle à leur volonté jusqu'à ce qu'elle défaillît d'épuisement.

Mais celui qui entra où elle était, voyant beaucoup de vierges de grand éclat et priant autour d'elle, se fit aussitôt Chrétien.
Alors le président fit suspendre la vierge par les cheveux, mais comme elle n'en restait pas moins inébranlable, il la fit renfermer en prison, défendant de lui donner de la nourriture, afin que, au bout de trois jours, elle fût écrasée comme une olive entré quatre grandes pierres.

Mais Euphémie fut nourrie par un ange, et le septième jour ayant été placée entre des pierres fort dures, à sa prière ces pierres-là même furent réduites en une cendre menue.

En conséquence le président, honteux d'être vaincu par une jeune fille, la fit jeter dans une fosse, où se trouvaient trois bêtes assez féroces pour dévorer un homme entier.
Mais elles accoururent auprès de la vierge pour la caresser, et, disposèrent ensemble leur queue de manière à lui servir de siège, et confondirent mieux encore le juge témoin de ce fait.

Le président faillit en mourir d'angoisse; mais le bourreau étant entré pour venger l’affront de son maître, enfonça une épée dans le côté d'Euphémie et en fit une martyre de J.-C.
Pour récompenser le bourreau, le juge le revêtit d'un Habit de soie, lui mit au cou un collier d'or, mais en sortant, il fut saisi par un lion qui le dévora tout entier.
Ce fut à peine si on retrouva de lui quelques ossements et des lambeaux de vêtement ainsi que le collier d'or.
Le juge Priscus se dévora lui-même et fut trouvé mort.

Or, Sainte Euphémie fut enterrée avec honneur à Chalcédoine ; et l’on dut à ses mérites la conversion de tous les Juifs et des Gentils de cette ville.
Elle souffrit vers l’an du Seigneur 280.

Saint Ambroise parle ainsi de cette vierge dans sa préface : « Cette illustre vierge, cette glorieuse Euphémie, conserva la gloire de la virginité et mérita de recevoir la couronne du martyre.
Priscus son adversaire est vaincu. Cette vierge sort intacte d'une fournaise ardente, les pierres les plus dures reviennent à l’état de cendre ; les bêtes féroces s'adoucissent, et se baissent devant elle : sa Prière lui fait surmonter toute espèce de supplice.

Percée en dernier lieu par la pointe du glaive, elle quitte sa chair qui était sa prison pour se joindre avec liesse aux chœurs Célestes.
Que cette vierge sacrée, Seigneur, protège votre Église; qu'elle prie pour nous qui sommes pécheurs : puisse cette Vierge pure nourrie dans votre maison vous présenter nos vœux. »

Ste Euphémie est la patronne de la ville de Rovinj en Croatie, a l’époque de Dioclétien elle fut torturée et jetée au lion, ses reliques furent plus tard envoyées a Constantinople, et autour de l’an 800 ces mêmes reliques auraient traversées la Méditerranée dans un sarcophage de marbre et se seraient échouées à Rovinj.
Il est à présent exposé à l’intérieur de la Cathédrale.
La Cathédrale Ste Euphémie, elle se trouve au point le plus haut de la presqu’ile.

Girouette sainte euphemie 1 http://calendrier.egliseorthodoxe.com/sts/stsjuillet/juillet11.html
Le 11 Juillet, nous célébrons la mémoire de la Sainte et grande Martyre EUPHÉMIE, qui a confirmé la confession de foi des 630 Pères Théophores réunis à Chalcédoine pour le Quatrième Concile Œcuménique (1).

Lors du IVe saint Concile Œcuménique, réuni par les pieux empereurs Marcien et Pulchérie (2) à Chalcédoine, dans la vaste Basilique de Sainte Euphémie (3), les 630 Pères entreprirent de réfuter les opinions hérétiques de l'Archimandrite Eutychès, soutenu par l'Archevêque d'Alexandrie Dioscore.

Afin de trancher leur différent par une décision venant de Dieu, le Patriarche Saint Anatole (4) suggéra que les deux partis rédigent un tome contenant leur profession de Foi respective, et que les deux documents soient déposés dans la châsse de Sainte Euphémie.
Les deux livres, dans lesquels étaient écrites les définitions de la Foi concernant la Personne du Christ, furent donc placés sur la poitrine de la Sainte et, après avoir scellé la châsse, les Pères se mirent en Prière.

Au bout de huit jours, tous se rendirent au martyrium et, ouvrant la châsse, ils découvrirent avec émerveillement que la Sainte étreignait dans ses bras le tome orthodoxe, comme si elle voulait le faire entrer dans son cœur, tandis que le tome des hérétiques gisait à ses pieds (5).
Devant cette démonstration éclatante de la vérité, les Orthodoxes rendirent grâces à Dieu et les hérétiques, hués par la foule des fidèles, furent couverts de honte.

On rapporte par ailleurs bien d'autres miracles accomplis par les Reliques de Sainte Euphémie.
Lors d'une invasion perse, les barbares, ayant envahi Chalcédoine, essayèrent de détruire par le feu les précieuses Reliques.

Mais elles restèrent intactes et du sang frais coula par un des trous qu'ils avaient faits dans la châsse.
Par la suite ce miracle se renouvelait de temps en temps, procurant de nombreuses guérisons aux fidèles qui venaient recueillir le sang de Sainte Euphémie. Mais, plus fréquemment, son tombeau exhalait un suave parfum, en témoignage de la faveur acquise par la Sainte auprès de Dieu.

Pour protéger ces précieuses Reliques de toute nouvelle profanation, on les transféra à Constantinople, où elles furent déposées dans l'église de Sainte-Euphémie, près de l'Hippodrome.
Jetées à la mer au temps de la persécution de Constantin Copronyme, tandis que l'église était transformée en magasin d'armement, elles échouèrent sur le littoral de Lemnos et furent recueillies par deux pêcheurs.

Retrouvées sous le règne de l'impératrice Irène, on les transféra solennellement dans la capitale (796), où elles continuèrent d'accomplir des miracles. Après avoir subi bien d'autres vicissitudes, elles sont aujourd'hui vénérées dans l'église du Patriarcat Œcuménique, au Phanar.

1). Cf. le résumé de sa Passion, le jour de sa mémoire principale, 16 sept.
2). Cf. notice du IVe Concile, au 13 Juillet, et celles des Sts Marcien et Pulchérie (17 Fév.), et de St Anatole (3 Juil.).
3). Cette Basilique avait été édifiée au-dessus du tombeau de la Sainte, à environ un mille de la ville. Son corps était déposé dans une châsse en argent, à l'intérieur d'un bâtiment situé sur le côté nord-est de la Basilique, où l'on ne célébrait des offices que certains jours.
4). Seules quelques versions attribuent l'initiative à St Anatole.
5). Dans une version plus ancienne du miracle, on rapporte que lorsque les Pères déposèrent les deux documents dans la châsse, la Sainte étendit la main, comme si elle était vivante, prit le tome orthodoxe, le baisa, puis le rendit aux Pères.
Dans une lettre adressée au Pape Saint Léon Ier, les Pères du Conciles écrivaient: "(La Sainte Martyr Euphémie) recevant de nous la définition dogmatique, la présenta à son Epoux par l'intermédiaire de l'empereur et de l'impératrice, comme sa propre confession de Foi, et elle confirma de la main et de la langue le décret signé par tous".

Commentaires (1)

1. TEVOEDJRE Myriam et Hyppolite 21/01/2015

Bonjour

Je veux rendre grâce à Sainte Euphémia avec ma famille de nous avoir sauvé d'une paralysie et d'une Sclérose en plaque, de déchirement quotidienne et haine installée dans le couple suite à la jalousie de tout ceux qui nous entourent. Je la remercie pour la paix retrouvée et la santé, pour avoir eu la douceur d'établir de bonne relation avec mes pires ennemis. pour avoir sauver nos enfts

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Date de dernière mise à jour : 11/07/2018