Sainte Véronique Giuliani, Vierge, Clarisse, o.f.m. (Ordre des Frères Mineurs) (1660-1727). Fête le 09 Juillet.

Lundi 09 Juillet 2018 : Fête de Sainte Véronique Giuliani, Vierge, Clarisse, o.f.m. (Ordre des Frères Mineurs) (1660-1727).

Veronica giuliani mercatello sul metauro Statue de Véronique Giuliani à Mercatello sul Metauro. Marches, Italie. Photo de Adri08.
(Pour voir la photo en grand format : veronica-giuliani-mercatello-sul-metauro.jpg veronica-giuliani-mercatello-sul-metauro.jpg)

http://nominis.cef.fr/contenus/saint/1475/Sainte-Veronique-Giuliani.html.

Sainte Véronique Giuliani

Clarisse italienne (✝ 1727)

Originaire des Marches en Italie, elle jouit de la familiarité de Notre-Seigneur dès l'âge de cinq ans.
Apprenant qu'un potier de son voisinage avait une mauvaise conduite, elle alla casser les pots de sa boutique avec un bâton.
Réaction d'une enfant qui aimait tant Dieu qu'elle voulait que tous lui donnent un même amour.

A dix-sept ans, elle entre chez les Religieuses Clarisses où elle fut patiente et Miséricordieuse comme Abbesse, autant elle avait été intransigeante et violente dans son jeune âge.
Durant les trente dernières années de sa vie, à partir du Vendredi-Saint 1697, elle porta sur elle les stigmates de la Passion du Christ, ce qui lui valut de multiples visites des enquêteurs méfiants du Saint Office du Siège Apostolique.

Le 15 décembre 2010, le Pape a évoqué sainte Veronica Giuliani, une Clarisse italienne dont on fête le 27 le 350 anniversaire de la naissance.

Dernière de sept sœurs, Ursule naquit à Mercatello et choisit la vie Monastique avec deux d'entre elles.

En 1677 elle entra à dix sept ans au Couvent de Città di Castello, recevant le nom de Véronique.
Avec sa profession solennelle, débuta l'année suivante son cheminement "pour se configurer au Christ, parsemé de grandes souffrances et d'expériences Mystiques liées à la Passion".

En 1716, a poursuivi Benoît XVI, elle devint Abbesse et mourut en 1727 après 33 jours de douloureuse agonie.
Grégoire XVI la Canonisa le 26 mai 1839.

Les 22.000 pages de son journal permettent de comprendre sa pensée. "La spiritualité de Sainte Veronica Giuliani était Christologico-sponsale, c'est à dire de se sentir aimée du Christ, époux spirituel, et de répondre de mieux en mieux à cet Amour...
Elle offrait ses Prières et ses sacrifices pour le Pape, son Évêque et les Prêtres, les pauvres et les âmes du Purgatoire...vivant en profonde participation l'Amour souffrant de Jésus... Elle en arriva à supplier Le Christ d'être crucifiée avec Lui".

Puis le Saint-Père a rappelé que cette Mystique, "convaincue de participer au Règne, invoquait tous les Saints du paradis pour qu'ils viennent à l'aide de son cheminement spirituel dans l'attente de la Béatitude éternelle, aspiration de toute sa vie terrestre...
Les moments forts de l'expérience Mystique de Veronica allaient de pair avec les évènements salvifiques célébrés par la liturgie, en accord avec la proclamation et l'écoute de la Parole.

L'Écriture illuminait, purifiait et confirmait son expérience, la rendant ainsi ecclésiale... Non seulement elle s'exprimait avec les mots de l'Écriture, mais elle en vivait".
Veronica Giuliani, qui "se révéla aussi un témoin de la puissance et de la beauté de l'Amour Divin...eut de même une grande intimité avec la Vierge Marie".

Elle nous invite, a conclu Benoît XVI, "à faire mûrir dans notre vie Chrétienne l'union avec Le Seigneur, en nous abandonnant avec une totale confiance à sa volonté.
Elle nous invite à faire grandir notre union avec l'Église, épouse du Christ, et à participer à l'amour souffrant du Crucifié pour le Salut des pécheurs.
Elle nous invite à tendre vers le paradis, but de notre pèlerinage terrestre, où nous vivrons tous ensemble dans la Joie de la pleine Communion avec Dieu, à nous nourrir chaque jour de la Parole qui réchauffe chaque cœur et oriente l'existence.
Les dernières paroles de la Sainte sont la synthèse de son expérience Mystique: J'ai trouvé l'Amour, l'Amour qui s'est laissé voir!". (source:VIS 20101215 450)

À Tiferno en Ombrie, l’an 1727, Sainte Véronique Giuliani, Abbesse du Monastère de Clarisses Capucines.
Célèbre par les faveurs spirituelles qu’elle reçut, elle communia, de corps et d’âme, à la Passion du Christ, au point d’être tenue enfermée pendant cinquante jours, offrant un exemple admirable de patience et d’obéissance.

Martyrologe romain.

Santa veronica giuliani a 1

https://levangileauquotidien.org/FR/saints/2018-07-10

Sainte Véronique Giuliani
Abbesse Clarisse Capucine, Mystique
(1660-1727)

Veronica (au Baptême : Orsola) naît le 27 Décembre 1660 à Mercatello sul Metauro, située dans la province de Pesaro et Urbino dans la région Marches en Italie centrale, de Francesco Giuliani et Benedetta Mancini.
Elle est la dernière de sept sœurs, dont trois autres embrasseront la vie Monastique.

A l'âge de sept ans, elle perd sa mère, et son père part s'installer à Piacenza comme surintendant des douanes du duché de Parme.
Dans cette ville, Ursule sent grandir en elle le désir de consacrer sa vie au Christ. L'appel se fait de plus en plus pressant, si bien qu'à 17 ans, elle entre dans la stricte clôture du Monastère des Clarisses Capucines de Città di Castello, où elle demeurera toute sa vie.

Elle y reçoit le nom de Véronique, qui signifie « image véritable » et, en effet, elle devient l'image véritable du Christ crucifié.
Un an plus tard elle prononce sa profession religieuse solennelle: pour elle commence le chemin de configuration au Christ à travers beaucoup de pénitences, de grandes souffrances et plusieurs expériences mystiques liées à la Passion de Jésus : le couronnement d'épines, le mariage mystique, la blessure au cœur et les stigmates.

En 1716, à 56 ans, elle devient Abbesse du Monastère et sera reconfirmée dans ce rôle jusqu'à sa mort, en 1727, après une terrible agonie de 33 jours, qui culmine dans une Joie profonde, si bien que ses dernières paroles furent:
« J'ai trouvé l'Amour, l'Amour s'est laissé voir! C'est la cause de ma souffrance. Dites-le à toutes, dites-le à toutes! » (Summarium Beatificationis, 115-120).

Le 9 Juillet, elle quitte sa demeure terrestre pour la rencontre avec Dieu. Elle a 67 ans, dont cinquante passés dans le Monastère de Città di Castello.
Veronica Giuliani a été Béatifiée en 1804, par le Pape Pie VII (Barnaba Chiaramonti, 1800-1823), et Canonisée le 26 mai 1839 par le Pape Grégoire XVI (Bartolomeo Mauro Alberto Cappellari, 1831-1846).

21887957Pour approfondir, lire la Catéchèse du Pape Benoît XVI :
>>> Sainte Véronique Giuliani
[Allemand, Anglais, Croate, Espagnol, Français, Italien, Portugais]

BENOÎT XVI
AUDIENCE GÉNÉRALE
Salle Paul VI
Mercredi 15 décembre 2010

[Vidéo]

Sainte Véronique Giuliani

Chers frères et sœurs,
Je voudrais présenter aujourd'hui une Mystique qui n'est pas de l'époque médiévale; il s'agit de Sainte Véronique Giuliani, une Moniale Clarisse Capucine.
La raison en est que le 27 Décembre prochain (2010) nous fêterons le 350ème anniversaire de sa naissance.
Città di Castello (Italie), le lieu où elle vécut la majeure partie de sa vie et où elle mourut, tout comme Mercatello — son village natal — et le diocèse d'Urbin, vivent avec joie cet événement.

Véronique naît donc le 27 Décembre 1660 à Mercatello, dans la vallée du Metauro, de Francesco Giuliani et Benedetta Mancini; elle est la dernière de sept sœurs, dont trois autres embrasseront la vie Monastique; elle reçoit le nom d'Ursule.
A l'âge de sept ans, elle perd sa mère, et son père part s'installer à Piacenza comme surintendant des douanes du duché de Parme.

Dans cette ville, Ursule sent grandir en elle le désir de consacrer sa vie au Christ. L'appel se fait de plus en plus pressant, si bien qu'à 17 ans, elle entre dans la stricte clôture du Monastère des Clarisses Capucines de Città di Castello, où elle demeurera toute sa vie.
Elle y reçoit le nom de Véronique, qui signifie «image véritable » et, en effet, elle devient l'image véritable du Christ crucifié.

Un an plus tard elle prononce sa profession religieuse solennelle: pour elle commence le chemin de configuration au Christ à travers beaucoup de pénitences, de grandes souffrances et plusieurs expériences mystiques liées à la Passion de Jésus: le couronnement d'épines, le mariage mystique, la blessure au cœur et les stigmates.

En 1716, à 56 ans, elle devient Abbesse du Monastère et sera reconfirmée dans ce rôle jusqu'à sa mort, en 1727, après une terrible agonie de 33 jours, qui culmine dans une joie profonde, si bien que ses dernières paroles furent:
«J'ai trouvé l'Amour, l'Amour s'est laissé voir! C'est la cause de ma souffrance. Dites-le à toutes, dites-le à toutes!» (Summarium Beatificationis, 115-120

Le 9 Juillet, elle quitte sa demeure terrestre pour la rencontre avec Dieu. Elle a 67 ans, dont cinquante passés dans le Monastère de Città di Castello. Elle est proclamée Sainte le 26 Mai 1839 par le Pape Grégoire XVI.

Véronique Giuliani a beaucoup écrit: des lettres, des textes autobiographiques, des poésies. La source principale pour reconstruire sa pensée est toutefois son Journal, commencé en 1693: vingt-deux mille pages manuscrites, qui couvrent une période de trente-quatre ans de vie de clôture.
L'écriture coule avec spontanéité et régularité, on n'y trouve pas de ratures ou de corrections, ni de signes de ponctuation ou de division en chapitres ou parties selon un dessein préalable. Véronique ne voulait pas composer une œuvre littéraire: elle fut obligée par le Père Girolamo Bastianelli, Religieux de Saint-Philippe, en accord avec l'Évêque diocésain Antonio Eustachi, de mettre ses expériences par écrit.

Sainte Véronique a une spiritualité fortement christologique et sponsale: c'est l'expérience d'être aimée par Le Christ, Epoux fidèle et sincère, et de vouloir y répondre avec un amour toujours plus intense et passionné.
En elle, tout est interprété dans une perspective d'amour, et cela lui donne une profonde sérénité.
Toute chose est vécue en union avec Le Christ, par Amour pour Lui et avec la joie de pouvoir Lui démontrer tout l'Amour dont est capable une créature.

Le Christ auquel Véronique est profondément uni est Le Christ souffrant de la Passion, la mort et la résurrection; c'est Jésus dans l'acte de s'offrir au Père pour nous sauver.
De cette expérience dérive aussi l'Amour intense et souffrant pour l'Église, sous la double forme de la Prière et de l'offrande.
La sainte vit dans cette optique: elle prie, elle souffre, elle cherche la «pauvreté sainte», comme une «expropriation», une perte de soi (cf. ibid., III, 523), pour être précisément comme Le Christ qui a tout donné de Lui-même.

A chaque page de ses écrits, Véronique recommande quelqu'un au Seigneur, dans des prières d'intercession et par l'offrande d'elle-même dans toute souffrance.
Son cœur s'ouvre à tous «les besoins de la Sainte Église», en vivant avec anxiété le désir de Salut de «tout l'univers et du monde» (ibid., III-IV, passim).
Véronique s’écrie: «O hommes et femmes pécheurs... tous et toutes venez au Cœur de Jésus; venez au bain de son précieux Sang...
Il vous attend les bras ouverts pour vous embrasser » (ibid., II, 16-17). Animée d'une ardente Charité, elle apporte à ses sœurs du Monastère attention, compréhension, pardon; elle offre ses prières et ses sacrifices pour le Pape, son Évêque, les Prêtres, et pour toutes les personnes dans le besoin, y compris les âmes du Purgatoire.
Elle résume sa mission Contemplative par ces mots: «Nous ne pouvons pas aller prêcher par le monde et convertir les âmes, mais nous sommes obligées de prier sans cesse pour toutes les âmes qui offensent Dieu... en particulier par nos souffrances, c'est-à-dire par un principe de vie crucifiée» (ibid., IV, 877).
Notre sainte conçoit cette mission comme «être au milieu» entre les hommes et Dieu, entre les pécheurs et Le Christ crucifié.

Véronique vit en profondeur la participation à l'Amour souffrant de Jésus, certaine que «souffrir avec joie» est la «clé de l'Amour» (cf. ibid., I, 299.417; III, 330.303.871; IV, 192).
Elle souligne que Jésus souffre pour les péchés des hommes, mais aussi pour les souffrances que ses fidèles serviteurs allaient devoir supporter au cours des siècles, au temps de l'Église, précisément pour leur Foi solide et cohérente.

Elle écrit: «Son Père éternel lui fit voir et entendre à ce moment-là toutes les souffrances que devaient endurer ses élus, les âmes qui lui étaient le plus chères, celles qui profiteraient de Son Sang et de toutes ses souffrances» (ibid., II, 170).
Comme le dit de lui-même l'apôtre Paul: «Je trouve la joie dans les souffrances que je supporte pour vous, car ce qu'il reste à souffrir des épreuves du Christ, je l'accomplis dans ma propre chair, pour son corps qui est l'Église» (Col 1, 24).

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Véronique en arrive à demander à Jésus d'être crucifié avec Lui: «En un instant — écrit-elle —, je vis sortir de ses très saintes plaies cinq rayons resplendissants; et tous vinrent vers moi.
Et je voyais ces rayons devenir comme de petites flammes.
Dans quatre d'entre elles, il y avait les clous; et dans l'une il y avait la lance, comme d'or, toute enflammée: et elle me transperça le cœur, de part en part... et les clous traversèrent mes mains et mes pieds.
Je ressentis une grande douleur; mais, dans la douleur elle-même, je me voyais, je me sentais toute transformée en Dieu» (Journal, I, 897).

La Sainte est convaincue qu'elle participe déjà au Royaume de Dieu, mais dans le même temps elle invoque tous les Saints de la patrie bienheureuse pour qu'ils viennent à son aide sur le chemin terrestre de sa donation, dans l'attente de la béatitude éternelle; telle est l'aspiration constante de sa vie (cf. ibid. II, 909; v. 246).

Par rapport à la prédication de l'époque, souvent axée sur le «Salut de l'âme» en termes individuels, Véronique fait preuve d'un profond sens de «solidarité», de communion avec tous ses frères et sœurs en marche vers le Ciel, et elle vit, elle prie et elle souffre pour tous.

En revanche, les choses qui ne sont pas ultimes, terrestres, bien qu'appréciées au sens franciscain comme un don du Créateur, apparaissent toujours relatives, entièrement subordonnées au «goût» de Dieu et sous le signe d'une pauvreté radicale.

Dans la communio sanctorum, elle éclaircit son don ecclésial, ainsi que la relation entre l'Église en pèlerinage et l'Église Céleste. «Tous les saints — écrit-elle — sont là-haut grâce aux mérites et à la Passion de Jésus; mais ils ont coopéré à tout ce qu'a fait notre Seigneur, si bien que leur vie a été entièrement ordonnée, réglée par ses œuvres elles-mêmes» (ibid., III, 203).

Dans les écrits de Véronique, nous trouvons de nombreuses citations bibliques, parfois de manière indirecte, mais toujours ponctuelle: elle fait preuve d'une familiarité avec le Texte sacré, dont se nourrit son expérience spirituelle.

Il faut en outre noter que les moments forts de l'expérience Mystique de Véronique ne sont jamais séparés des événements salvifiques célébrés dans la liturgie, où trouvent une place particulière la proclamation et l'écoute de la Parole de Dieu.
Les Saintes Ecritures illuminent, purifient, confirment donc l'expérience de Véronique, la rendant ecclésiale.

D'autre part, cependant, c'est précisément son expérience, ancrée dans les Saintes Ecritures avec une intensité sans égale, qui conduit à une lecture plus approfondie et «spirituelle» du Texte sacré lui-même, entre dans la profondeur cachée du texte. Non seulement elle s'exprime avec les paroles des Saintes Ecritures, mais réellement, elle vit aussi de ces paroles, elles se font vie en elle.

Par exemple, notre Sainte cite souvent l'expression de l'apôtre Paul: «Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous?» (Rm 8, 31, cf. Journal, 1, 714 ; II, 116.1021; III, 48).
En elle, l'assimilation de ce texte paulinien, cette grande confiance et cette joie profonde, devient un fait accompli dans sa personne elle-même:
«Mon âme — écrit-elle — a été liée par la volonté divine et je me suis vraiment établie et arrêtée pour toujours dans la volonté de Dieu.

Il me semblait que je n'aurais plus jamais à me séparer de cette volonté de Dieu et je revins en moi avec ces paroles précises: rien ne pourra me séparer de la volonté de Dieu, ni les angoisses, ni les peines, ni les tourments, ni le mépris, ni les tentations, ni les créatures, ni les démons, ni l'obscurité, et pas même la mort, car, dans la vie et dans la mort, je veux entièrement, et en tout, la volonté de Dieu» (Journal, IV, 272).
Ainsi avons-nous, nous aussi, la certitude que la mort n'a pas le dernier mot, nous sommes enracinés dans la volonté de Dieu et ainsi réellement dans la vie, à jamais.

Véronique se révèle, en particulier, un témoin courageux de la beauté et de la puissance de l'Amour Divin, qui l'attire, l'envahit, l'embrase.
C'est l'Amour crucifié qui s'est imprimé dans sa chair, comme dans celle de saint François d'Assise, avec les stigmates de Jésus.

«Mon épouse — me murmure Le Christ crucifié — les pénitences que tu accomplis pour ceux que j'ai en disgrâce me sont chères...
Ensuite, détachant un bras de la Croix, il me fit signe de m'approcher de son côté... Et je me retrouvais entre les bras du Crucifié.
Je ne peux pas raconter ce que j'éprouvais à ce moment: j'aurais voulu être toujours dans son très saint côté» (ibid., I, 37).

Il s'agit également de son chemin spirituel, de sa vie intérieure: être dans les bras du crucifié et être aimé dans l'Amour du Christ pour les autres.
Avec la Vierge Marie également, Véronique vit une relation de profonde intimité, témoignée par les paroles qu'elle entend un jour la Vierge lui adresser et qu'elle rapporte dans son Journal:
«Je te fis reposer en mon sein, tu connus l'union avec mon âme, et par celle-ci tu fus, comme en vol, conduite devant Dieu» (IV, 901).

Sainte Véronique Giuliani nous invite à faire croître, dans notre vie Chrétienne, l'union avec Le Seigneur dans notre proximité avec les autres, en nous abandonnant à sa volonté avec une confiance complète et totale, et l'union avec l'Église, Épouse du Christ; elle nous invite à participer à l'Amour souffrant de Jésus Crucifié pour le Salut de tous les pécheurs; elle nous invite à garder le regard fixé vers le Paradis, but de notre chemin terrestre où nous vivrons avec un grand nombre de nos frères et sœurs la joie de la pleine Communion avec Dieu; elle nous invite à nous nourrir quotidiennement de la Parole de Dieu pour réchauffer notre cœur et orienter notre vie.
Les dernières paroles de la Sainte peuvent être considérées comme la synthèse de son expérience Mystique passionnée:
«J'ai trouvé l'Amour, l'Amour s'est laissé voir!». Merci.

Je salue cordialement les pèlerins de langue française, particulièrement les lycéens de Toulon.
Avec Sainte Véronique, puissiez-vous dire de votre rencontre avec Le Christ:
«J'ai trouvé l'Amour, l'Amour s'est laissé voir»! A tous je souhaite une bonne préparation aux Fêtes de Noël.

© Copyright 2010 - Libreria Editrice Vaticana

Veronica giuliani

http://www.zenit.org/fr/articles/j-ai-trouve-l-amour-les-derniers-mots-de-sainte-veronique-giuliani.

« J’ai trouvé l’Amour » : les derniers mots de Sainte Véronique Giuliani

Catéchèse de Benoît XVI à l’audience du mercredi

ROME, Mercredi 15 Décembre 2010 (ZENIT.org) - « J'ai trouvé l'Amour. L'Amour s'est laissé voir ! » : c'est sur ces ultimes paroles de sainte Véronique Giuliani (1660-1727) que le Pape Benoît XVI a conclu sa catéchèse sur cette Mystique italienne.
Le Pape a souligné que « la mort n'a pas le dernier mot » et le « désir ardent » que la sainte avait du « Salut du monde entier ».

Le Pape a tenu l'audience générale du mercredi en la salle Paul VI du Vatican, en présence de quelque 7.000 visiteurs et a poursuivi sa présentation des femmes qui ont particulièrement marqué l'histoire de l'Église, consacrant sa catéchèse à sainte Véronique Giuliani, connue sous son nom italien de Veronica Giuliani (en latin Veronica de Julianis, Véronique indiquant la « Vraie icône », du Christ) ou, au siècle, Orsola Giuliani.
Elle était née le 27 décembre 1660 à Mercatello sul Metauro, dans les Marches. Elle s'est éteinte le 9 juillet 1727, à 67 ans, dont 50 de vie religieuse. Elle a été Canonisée en 1839 par le Pape Grégoire XVI.

Benoît XVI a présenté Sainte Véronique Giuliani comme une Mystique passionnée du Christ qui, à 17 ans, répondit à son appel à la suite de Saint François d'Assise et Sainte Claire, au Monastère italien des Clarisses Capucines de Città di Castello (dans la province de Pérouse, en Ombrie) dont elle fut l'Abbesse jusqu'à sa mort.

Benoît XVI a résumé l'actualité de l'exemple de Sainte Véronique, en quatre points : l'union au Christ et à l'Église, l'Amour de Jésus souffrant, l'espérance du Paradis, la familiarité avec la Parole de Dieu.
« Sainte Véronique Giuliani nous invite, a souligné le Pape, à faire grandir, dans notre vie Chrétienne, l'union avec Le Seigneur, en nous abandonnant à sa volonté avec une confiance complète et totale, et l'union avec l'Église, Épouse du Christ ; elle nous invite à participer à l'Amour souffrant de Jésus Crucifié pour le Salut de tous les pécheurs ; elle nous invite à tenir le regard fixé sur le Paradis, terme de notre marche terrestre, où nous vivrons ensemble à tant de frères et sœurs dans la Joie de la pleine Communion avec Dieu ; elle nous invite à nous nourrir quotidiennement de la Parole de Dieu pour réchauffer notre cœur et orienter notre vie ».

Sainte Véronique, a souligné également le Pape, a compris sa place de Contemplative « au milieu », entre l'humanité et Dieu, entre les pécheurs et Le Christ crucifié, dans la « prière » et « l'offrande » de ses épreuves.

Car, a ajouté Benoît XVI, « sa vie Mystique ne fut jamais séparée des événements du Salut célébrés dans la Liturgie, ni de la Parole de Dieu ».
Le Pape a insisté sur cette familiarité avec la Parole de Dieu : « L'Écriture Sainte illuminait, purifiait, confirmait son expérience, la rendant ecclésiale.
Aussi, non seulement sainte Véronique s'exprimait avec les paroles de l'Écriture sainte mais elle en vivait ».

Sa vie est une illustration de cette parole de Saint Paul : « Si Dieu Lui-même est pour nous, qui sera contre nous ? » (Romains 8,31), a encore souligné le Pape en citant le journal spirituel de sainte Véronique qui écrit :
« Mon âme est unie à la divine volonté, et je me suis vraiment établie et j'ai toujours demeuré dans la volonté de Dieu.

Il me paraissait que je ne pouvais plus jamais me détacher de ce vouloir de Dieu et je réfléchissais en moi-même avec ces paroles précises : '
Rien ne pourra me séparer de la volonté de Dieu, ni angoisses, ni peines, ni épreuves, ni mépris, ni tentations, ni créatures, ni démons, ni obscurité, et pas même la mort, parce que dans la vie ou dans la mort, je veux tout, et en tout, le vouloir de Dieu » (Journal V, 272).

Autre point commun avec Saint François d'Assise, Sainte Véronique reçut la grâce des stigmates de la Passion du Christ aux mains, aux pieds et au côté, le 5 avril 1697 :
« Des plaies de Jésus sortirent des traits de feu ».
Elle raconte : « Je compris clairement que je venais d'être entièrement transformée en Dieu ».
Le Pape a salué à la fin de l'audience Mgr Domenico Cancian, et la délégation du diocèse de Città Castello, qui s'apprêtent à fêter le 350e anniversaire de la naissance de leur compatriote, Sainte véronique Giuliani.

Giuliani 1Statue de la Chapelle du Monastère.

http://monasteresigolsheim.free.fr/suite.php?newsid=52.

Sainte Véronique Giuliani

Véronique Giuliani, née le 27 décembre 1660 à Mercatello, dans les Marches en Italie, jouit dès son enfance d'une familiarité inouïe avec le Christ ; elle est saisie très jeune par le désir de Dieu et elle supporte mal l'indifférence des gens envers son Seigneur.
A dix-sept ans elle entre au Monastère des Clarisses Capucines de Citta di Castello (près de Pérouse), où elle reçoit le nom de Véronique et, à l'école de Claire, est fascinée par Le Christ crucifié.
Elle devient bientôt Abbesse et perd son intransigeance, se montre patiente et Miséricordieuse, proportionnant les exigences aux conditions personnelles des Sœurs.

Sa vie d'union au Christ est si intense qu'elle est favorisée des stigmates (marques dans sa chair de la Passion du Christ) et des empreintes de la Couronne d'épines, ce qui provoque la méfiance et plusieurs enquêtes du Saint-Office de l'époque.
Dans son Diario (journal), écrit par ordre de son confesseur, elle rapporte en une langue limpide et fort belle, ses multiples et singulières expériences mystiques.
Elle meurt le 9 juillet 1727 et est Canonisée en 1839 par le Pape Grégoire XVI.

L'Amour s'est laissé rencontrer

Parmi les illustres Sœurs de Sainte Claire, Sainte Véronique Giuliani est sans doute l'une des plus remarquables. Elle est aussi particulièrement représentative de la réforme Capucine.

Après la Fondation par Maria Lorenza Longo, les Monastères de Clarisses Capucines se multiplièrent rapidement en Italie et c'est dans l'un d'eux, à Citta di Castello, en Ombrie, que Sainte Véronique entra, en plein âge d'or de la vie Capucine. Elle est considérée comme l'une des plus sublimes figures de la Mystique baroque.

« Tous m'appelaient feu »

Ursule voit le jour à Mercatello d'Urbino en 1660 ; elle est la dernière d'un foyer aisé et très pieux où vécurent cinq filles dont quatre devinrent Clarisses !
Dans ses écrits, elle nous a laissé mille épisodes de son enfance choyée de petite fille affectueuse et turbulente.

Sa mère meurt alors qu'elle n'a que 7 ans. Adolescente adulée par son père, elle aime les divertissements mais depuis sa tendre enfance, Dieu la fascine.
Très tôt, elle vit dans une étonnante familiarité avec l'Enfant Jésus et sa Mère, elle se sait aimée d'un Amour de prédilection ; elle découvre l'insondable mystère d'Amour et de souffrance du Christ Jésus et se sent poussée à lui rendre « sang pour sang », dans l'imitation, la compassion, l'expiation.

À 17 ans, elle entre chez les Capucines de Citta di Castello et se plonge avec fougue dans sa nouvelle vie.
Elle fait profession le 1er Novembre 1678 sous le nom de Véronique. En 1688, elle est nommée maîtresse des novices.
Mais lorsque (après bien d'autres manifestations qui nous déroutent aujourd'hui) elle reçoit le 5 Avril 1697 l'impression des stigmates de la Passion, l'Abbesse avertit le Saint Office.

Cela valut à Sainte Véronique de multiples épreuves, des examens humiliants qu'elle supporta avec patience et douceur : elle est privée de voix active et passive au Chapitre du Monastère, isolée du monde extérieur.
En 1716 enfin, le Saint Office lève les interdictions : Sainte Véronique est alors élue Abbesse et se révèle une supérieure remarquable tant pour l'animation spirituelle de la Communauté que pour son étonnant sens pratique.
Elle restera à la tête du Monastère jusqu'à sa mort, survenue le 9 Juillet 1727 à la suite d'une attaque d'hémiplégie. Béatifiée en 1804, elle fut Canonisée en 1839.

" J'écris pour obéir "

Sur l'ordre de ses confesseurs, Sainte Véronique écrivit son « Diario » son journal (22 000 pages manuscrites, écrites au jour le jour et qui couvrent 37 années de sa vie) ainsi que diverses relations autobiographiques.
Nous sont parvenues également quelques 500 lettres d'elle.

Cet ensemble est d'une grande richesse : dans une langue sobre et belle, Véronique dépeint sur le vif, avec précision et simplicité, ses expériences spirituelles.
Aux dires des spécialistes, « il n'est pas de phénomènes de l'âme et du corps, de tous ceux que dénombre l'hagiographie, qu'elle n'ait éprouvés et décrits, et elle en a expérimenté d'autres absolument inédits » (P. Lazare Iriarte).

Elle étonne les théologiens par ses intuitions doctrinales, n'hésitant pas à forger des termes nouveaux (« intrinsection ») lorsqu'elle n'a pas de mot adéquat à sa disposition.
Pourtant, à certaines pages, ses propos délirants d'Amour, la relation de ses Pénitences cruelles, l'extravagance de son comportement, découragent facilement les lecteurs modernes.


z-crucifijo-sveronica-1.jpg" L'amour en est la cause"

Certains auteurs contemporains qui se penchent sur elle, mettent en lumière les étapes de son évolution spirituelle : l’Amour inconditionnel de Dieu et des hommes en est la ligne de fond ; quant aux phénomènes spectaculaires à remettre dans le contexte d'une époque et d'un tempérament, ils se situent dans les jeunes années de Véronique.

Ils culminent avec l'impression des stigmates ; à partir de cette date, la configuration au Christ crucifié ira s'intériorisant.
Sa soif de Pénitences sanglantes disparaîtra et se transformera en un renoncement vigilant à toute volonté propre et en don de soi joyeux à ses sœurs.
Les épreuves qu'elle s'était imposées, celles qui sont venues de l'extérieur, sa docilité ardente à la volonté de Dieu, sa familiarité avec la Vierge Marie la conduisirent peu à peu à cette transformation déïfiante qu'elle a décrite comme un « être avec Dieu », un « nager en Dieu ».

Actualité de Véronique

Si les Grâces Mystiques de Sainte Véronique nous déroutent un peu, il faut souligner aussi combien elle est attachante, proche de nous.
De tempérament enjoué, elle aimait rire et faire rire. Elle avait de l'imagination à revendre ; sa générosité envers les pauvres confinait à la prodigalité. Affectueuse et sensible, elle était une compagne agréable.

La vie religieuse développa et affina ces qualités. Dans les emplois qui lui furent confiés (cuisine, infirmerie), elle se montre dévouée et discrète.
Responsable du noviciat puis de la Communauté, elle entraîne sur les chemins de la Prière et de la sainteté.
Son amour des pauvres s'élargit en Amour du Pauvre par excellence, Le Christ Jésus, et en Amour des pauvres pécheurs.

Femme au cœur tendre, elle tremble devant les Pénitences qu'elle est inspirée de s'infliger, mais courageuse et cocasse, elle se moque de sa pauvre nature affolée, son « humanité », comme elle la nomme :
« Mon humanité regimbait sous l'aiguillon, mais je fermais l'oreille à ses lamentations et je la faisais taire à coups de Pénitences. »

Avec l'Évêque, les Confesseurs, elle fait preuve d'une sincérité, d'une humilité et d'une obéissance bouleversantes.
Perplexe sur son propre cas, elle écrit même: « Je me défie toujours de moi, d'autant que nous, femmes, sommes expertes en tromperie. Aussi laissais-je tout cela comme c'est sous le regard de Dieu. »

À la fin de sa vie, parvenue au sommet de son expérience Mystique, elle garde étonnamment les pieds sur terre : Abbesse, elle fait construire une nouvelle aile au Monastère et installer l'eau courante dans les dépendances avec un système d'avant-garde... qui fonctionnait encore en 1990 !

Fidèle disciple de François et de Claire, ses dernières paroles sont un cri d'Amour triomphant, une vibrante action de grâce qu'elle veut partager avec ses sœurs :
« L'Amour s'est laissé rencontrer ! C'est la cause de ma langueur. Dites le à toutes : j'ai trouvé l'Amour ! »

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Date de dernière mise à jour : 09/07/2018