Vénérable Antonietta Meo, dite Nennolina (1930-1937). Fête le 03 Juillet.

Mardi 03 Juillet 2018 : Fête de la Vénérable Antonietta Meo, dite Nennolina (1930-1937).
Décédée à l’âge de 6 ans, Antonietta Meo est la plus jeune Vénérable non martyre de l’histoire de l’Église.
« Pour ne pas souffrir, conseille Antonietta Meo, 6 ans, à sa maman, c’est bien simple : au lieu de penser à tes souffrances, pense à celles de Jésus, qui a tant souffert pour nous. Et tu verras que tu ne sentiras plus rien.»
La petite fille sait à peine écrire, mais elle sait de quoi elle parle.

Nennolina

http://www.vatican.va/roman_curia/congregations/cevang/p_missionary_works/infantia/documents/rc_ic_infantia_doc_20090324_boletin15p12_fr.html

LA VÉNÉRABLE ANTOINETTE MEO

Antoinette Meo, appelée affectueusement Nennolina, naquit à Rome le 15 Décembre 1930. À trois ans, elle entra au jardin d’enfant des Religieuses, et à cinq ans elle s’inscrivit à l’Action Catholique, dans le groupe des petits.
À six ans, un ostéosarcome rendit nécessaire l’amputation de la jambe gauche.
Déjà à cet âge, elle avait un concept de la valeur de la souffrance, incompréhensible sans la grâce de Dieu.
Une Religieuse infirmière à la clinique témoigna: “Un matin, alors qu’elle aidait l’infirmière qui rangeait la chambre de la fillette, son père entra, et après l’avoir embrassée, il lui demanda:
“As-tu très mal? Antoinette lui répondit: “Papa, la douleur est comme la toile, plus elle est forte, plus elle a de valeur”. La religieuse ajouta: “Si je ne l’avais pas entendu de mes oreilles, je ne l’aurais pas cru”.

Elle commença à aller à l’école primaire à six ans, avec une prothèse qui la gênait beaucoup. Mais elle offrait tout à Jésus: “Chaque pas que je fais, que ce soit un mot d’amour”. Le jour de l’anniversaire de l’amputation elle voulut le célébrer par un grand repas et par une neuvaine à la Vierge de Pompéi, parce que grâce à cet événement elle avait pu offrir sa souffrance à Jésus.
La nuit de Noël 1936, elle reçut avec ferveur la Première Communion et quelques mois plus tard la Confirmation.
L’amputation de la jambe n’avait pas bloqué la tumeur, qui s’étendit à la tête, à la main, au pied, à la gorge et à la bouche.
Tant les souffrances de la maladie que celles des traitements destinés à la soigner étaient très fortes.

Quand elle rencontrait un pauvre, elle tenait à lui donner les monnaies qu’elle avait. Elle aimait fréquenter l’école et le catéchisme.
Elle écrivit à Jésus: “J’y vais avec enthousiasme parce qu’on y apprend tant de belles choses sur toi et sur tes Saints”.
Elle mourut dans de terribles souffrances. Elle n’avait pas encore sept ans.

Elle a été déclarée “Vénérable” par le Pape Benoît XVI le 17 Décembre 2007. Sa vie a été un témoignage de la sainteté des enfants qui souffrent.

D’elle, le Pape Benoît XVI a dit:
“Je suis heureux que vous ayez cité le nom d’une fillette, Antoinette Meo, appelée Nennolina. Il y a trois jours, j’ai décrété la reconnaissance de ses vertus héroïques, et j’espère que sa cause de Béatification se conclura bientôt favorablement.
Quel exemple lumineux nous laisse cette fillette de votre âge! Nennolina, enfant romaine, pendant sa courte vie – six ans et demi seulement – a fait preuve d’une Foi, d’une Espérance et d’une Charité spéciales, ainsi que des autres vertus chrétiennes.
Bien qu’étant une enfant fragile, elle est arrivée à donner un témoignage fort et ferme de l’Évangile et a laissé une trace profonde dans la communauté diocésaine de Rome.
Nennolina appartenait à l’Action catholique.
Certainement, elle serait inscrite aujourd’hui à la A.C.R. C’est pourquoi vous pouvez la considérer comme l’une de vos amies, comme un modèle dont vous pouvez vous inspirer.
Sa vie, à la fois si simple et si importante, montre qu’on peut être saint à tout âge: c’est vrai pour les enfants et pour les adolescents, pour les adultes et pour les personnes âgées.
Chaque étape de notre vie est bonne pour décider d’aimer vraiment Jésus et de le suivre fidèlement.
En quelques années, Nennolina a atteint le sommet de la perfection chrétienne que nous sommes tous appelés à rechercher, elle a parcouru à toute vitesse l’autoroute qui mène à Jésus.
En outre, comme vous l’avez rappelé vous-mêmes, Jésus est le vrai “chemin” qui nous conduit au Père et à sa demeure, à notre Demeure définitive, qu’est le Paradis.
Comme vous le savez, Antoinette vit maintenant auprès de Dieu, et du haut du Ciel, elle est proche de vous: sentez-la présente avec vous, dans vos groupes. Apprenez à la connaître et à suivre son exemple”.

(Audience aux garçons et aux filles de l’Action Catholique, 20 Décembre 2007)

Sa premiere communion 2

http://www.famillechretienne.fr/content/view/full/19066

Antonietta Meo, dite Nennolina, la plus jeune Vénérable de l’histoire de l’Église

Le 18 Décembre 2007, l’Église déclarait Vénérable Antonietta Meo, une petite romaine morte en 1937 à l’âge de 6 ans.
Le sixième colloque de l’association "Enfance et sainteté", qui se tient à Lisieux du 28 Octobre au 1er Novembre 2010, donne l’occasion de retracer brièvement sa vie et de rapporter des extraits de son étonnante correspondance avec le Ciel.
« Pour ne pas souffrir, conseille Antonietta Meo, 6 ans, à sa maman, c’est bien simple : au lieu de penser à tes souffrances, pense à celles de Jésus, qui a tant souffert pour nous. Et tu verras que tu ne sentiras plus rien.»
La petite fille sait à peine écrire, mais elle sait de quoi elle parle.

Antonietta, surnommée Nennolina, naît à Rome le 15 Décembre 1930, dans une famille Chrétienne plutôt aisée.
Quatrième d’une fratrie dont deux membres sont déjà « au Ciel », cette jolie brunette obéissante et joyeuse, qui aime sauter et chanter, ravie par son charme, sa candeur et sa capacité de réflexion très au-dessus de son âge.
Atteinte d’un ostéosarcome à l’âge de 5 ans, Antonietta est amputée d’une jambe. Le mal progresse cependant et l’enfant meurt le 3 Juillet 1937, sans avoir atteint l’âge officiel de raison.

Ce qui n’empêche pas cette jeune enfant d’une maturité exceptionnelle de laisser derrière elle une œuvre étonnante : plus de cent cinquante lettres à Jésus, à Marie et à la Trinité, rédigées durant sa maladie.
Elles témoignent d’une ascension spirituelle fulgurante. Écrites de sa main malhabile de petite élève de Prima elementari (Cours préparatoire) ou dictées à sa maman, ces incroyables letterine (petites lettres) dégagent un tendre parfum d’intimité avec le Ciel : « Caro Gesù » (Cher Jésus) ou « Cara Madonnina » (Chère Petite Sainte Vierge) commence l’auteur qui conclue souvent par : « Pleins de baisers de la part de ta petite Antonietta ».

Plus : elles dénotent une profondeur spirituelle et une justesse théologique stupéfiantes. Au point que d’aucuns ont voulu voir en cette enfant de 6 ans un possible Docteur de l’Église. Sans aller si loin avant d’être docteur, il faut être saint, cette correspondance place d’emblée sa jeune auteur dans la cour des plus grands.

Comme eux, cette enfant aime Jésus d’un amour d’épouse. Amour mystique aux accents poétiques, qui rappelle (par exemple) celui de Thérèse de Lisieux : « Je veux être ta lampe et ton lys, écrit-elle à Jésus.
La lampe qui brûle nuit et jour devant le Tabernacle, ne te laissant jamais seul ; le lys qui orne l’autel et t’Adore ».
Des lys, elle promet d’ailleurs d’en envoyer beaucoup quand elle sera au Paradis ! Son Amour dépasse les mots : elle comprend qu’aimer Jésus, c’est faire sa volonté.
Jusqu’à l’héroïsme : « Rends-moi ma petite jambe si tu veux, écrit-elle à Jésus, mais si tu ne veux pas, fiat voluntas tua ».

Un peu plus tard, sa générosité extrême la fait monter encore plus haut : «Je ne te demande pas de me rendre ma jambe, je te l’ai donnée ».
Car Antonietta comprend qu’aimer Jésus, c’est aussi lui « donner des âmes ». Aussi offre-t-elle ses souffrances pour les pécheurs, « surtout pour les plus méchants », précise-t-elle. Elle déclare vouloir beaucoup souffrir dans ce but.

À 6 ans, elle obtient de faire sa première Communion, comme le permet désormais l’Église (décret de  Pie X d’août 1910, autorisant la Communion des enfants « à l’âge de raison, c'est-à-dire 7 ans, et même avant »).
Se préparant avec ferveur, elle promet à Jésus, quand il sera dans son cœur, de lui « dire des petits mots pour le consoler ».
Dans sa dernière lettre (2 Juin 1937), elle écrit : « Cher Jésus, dis à ta petite maman que je l’aime et que j’ai hâte d’être votre voisine ».
Après de longues et atroces souffrances, cette enfant toujours préoccupée des autres et qui ne s’est jamais plainte rend sa belle âme à Dieu.

Les plus jeunes Saints
Décédée à l’âge de 6 ans, Antonietta Meo (1930-1937) est la plus jeune Vénérable non martyre de l’histoire de l’Église (la Vénérabilité précède la Béatification).

Elle est plus jeune que les deux bergers de Fatima, Jacinthe et François, Béatifiés par Saint Jean-Paul II le 13 Mai 2000 (morts à 10 ans), que la Vénérable Anne de Guigné (10 ans et demi) ou que Mari-Carmen Gonzalez Valerio, sa contemporaine (1930-1939).

À signaler : une petite Irlandaise, Nelly Organ, morte en 1908 à 4 ans, pourrait bien un jour monter sur les autels, soufflant ainsi la mise à Nennolina. É. B.

Antonietta meo

http://spiritualitechretienne.blog4ever.xyz/la-venerable-antonietta-meo

La Vénérable Antonietta Meo
1930 -1937
Fête le 3 Juillet

Les cheveux noirs, les yeux vifs donnent de la lumière au visage pensif et beau. L'enfant qui se trouve sur la photographie est Antonietta Meo, plus connue sous le nom "Nennolina" par les membres de sa famille et par ses nombreux amis dans le monde, qui attendent que le Saint Siège - au terme de l'enquête introduite il y a plusieurs années se prononce favorablement sur la sainteté de cette giovanissima sert de Dieu en l'élevant la gloire des autels.
Nennolina deviendrait de cette manière plus la jeune sainte non martyre, de l'histoire de l'Église. Confirmant cette prophétie de Saint Pie X: « Il y aura des saints parmi les petits enfants! »

Nennolina a laissé un journal et de cent lettres parlant de Jésus, de la Vierge Marie et de Dieu Père qui révèlent une union mystique vraiment extraordinaire.
La théologie qui transpire de ses écrits, écrits avec main enfantine et avec la manière simple et souvent incertaine des enfants, est d'une beauté surprenante, beaucoup sont actuellement étudiés par les spécialistes. Quelqu'un même voudrait qu'elle soit proclamée Docteur de l'Église!

Antonietta Meo naît à Rome le 15 Décembre 1930, dans une famille qui est habitée par de solides principes moraux et religieux.
A la maison, on récitait chaque jour le Rosaire, et on allait quotidiennement à la Messe. Ses parents aimaient beaucoup la Sainte Vierge, et, pour le voyage de noces, ils avaient été en pèlerinage au sanctuaire de la Reine du Rosaire de Pompéi.

Les premiers mots que Nennolina apprend à écrire, par sa maman, sont les Noms de Jésus et de Marie.
Pour le reste, elle est une enfant comme les autres; vive et elle a du répondant. « Nennolina «était une enfant vive, toujours gaie, qui avait souvent une grande envie de sauter. Elle aimait beaucoup chanter, de temps à autre, il me semble encore entendre sa voix flotter, d'une pièce à l'autre de la maison », se rappelle sa sœur, Marguerite, octogénaire.

Un jour, dans le jardin de la maison, elle tombe par terre et se cogne le genou sur un caillou. On la soigne, mais la douleur ne passe pas.
Les médecins ne comprennent pas l'origine de sa douleur, mais, quand ils diagnostiquèrent le mal, il était trop tard: « osteosacoma », l'amputation de la jambe est alors inévitable.
Tout le monde en est bouleversé...sauf elle.
Au printemps de l'année 1936, après l'intervention chirurgicale, on installe à Nennolina une lourde prothèse orthopédique, puis elle reprend sa vie d'enfant.

Chaque soir, elle prend l'habitude d'écrire une lettre qu'elle dépose au pied du crucifix et de l'image de Jésus-Enfant. « Chère bonne Vierge Marie, prends mon cœur et porte-le à Jésus. » Les lettres qu'elle a écrites à Marie sont chargées d'émotion et d'affection. Pour elle, la Vierge Marie est la petite maman de Jésus, pour Lequel elle veut se faire obéissante et désirant l'imiter.

Elle se tourne volontiers vers Marie et a pour Elle une confiance absolue. De son jeune âge, elle comprend qu'elle doit souffrir avec et pour Jésus: « Cher Jésus, je sais combien tu as souffert sur la Croix, je veux t'offrir de petites fleurs et rester toujours près de Toi, sur la croix voisine, près de Ta petite Maman. » (Le 28 janvier 1937).

Pendant ses fréquentes hospitalisations, Nennolina se fait chaque jour conduire devant l'oratoire de la Sainte Vierge, sa mère se rappelle: « Nous ne rentrions jamais de promenades tant que n'étions pas allés déposer aux pieds de la statue de Marie un bouquer de fleurs que je ramassais dans les herbages des jardins et des talus, sur les indications que me donnait Nennolina, qui, avec ses yeux de lynx, assise dans son fauteuil roulant, voyait de loin, elle le prenait joyeusement dans ses bras.
Après avoir offert les fleurs à Marie, elle joignait ses petites mains et récitait les prières. À la fin, elle envoyait un baiser et avec sa petite main, au moment de partir, gracieusement, elle disait: « Au-revoir chère petite Maman! »

A six ans, elle demande à recevoir la Première Communion. Entre temps, la maladie se propage et la douleur se fait toujours plus vive, mais jamais elle ne s'en plaint.
Dans sa dernière lettre, datée du 2 Juin, dictée à sa maman, elle écrivait: « Cher Jésus, dis à la petite Maman que je l'aime et que je veux être votre voisine... »
Après de longues et atroces souffrance, elle entre dans la Vie, n'ayant pas encore eu ses 7 ans, le 3 Juillet 1937, un samedi, comme elle l'avait annoncé.

Un décret, en date du 18 Décembre 2007, a été signé au Vatican, reconnaissant l'héroicité de ses vertus a été signé, Nennolina est Vénérable, dernière étape vers la Béatification...

Commentaires (1)

1. Guy Chassé 15/01/2016

Grand Merci. Formidable

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Date de dernière mise à jour : 03/07/2018