Saint Jacques Berthieu, Prêtre, Jésuite martyr à Madagascar. Fête le 08 Juin.

Vendredi 08 Juin 2018 : Fête de Saint Jacques Berthieu, Prêtre, Jésuite martyr à Madagascar (1838-1896).

Jacques berthieu 1838 1896

Jacques Berthieu, Missionnaire à Madagascar

http://nominis.cef.fr/contenus/saint/5489/Saint-Jacques-Berthieu.html

Saint Jacques Berthieu

Jésuite martyr à Madagascar (✝ 1896)

Originaire de Saint-Flour en Auvergne, il fut Missionnaire à Madagascar dont il est le premier martyr et le premier Saint. Il fut condamné à mort et exécuté à Ambiatibe.
Il a été béatifié en octobre 1965 par Paul VI.

- Le Bienheureux Jacques Berthieu, Jésuite, devient le 21 Octobre 2012 le premier Saint de Madagascar et de l’Océan Indien à l’occasion de la journée mondiale des Missions. (site des Jésuites)
- Canonisation du Père Jacques Berthieu, sj, à Rome (Église Catholique en France)

- 21 Octobre 2012 - Canonisation à Rome de Jacques Berthieu, Pedro Calungsod, Giovanni Battista Piamarta, Maria Carmen Sallés y Barangueras, Marianne Cope, Kateri Tekakwitha, Anna Schäffer - Livret de la célébration avec biographies en plusieurs langues.

À Ambiatibe à Madagascar, en 1896, Saint Jacques Berthieu, Prêtre de la Compagnie de Jésus et martyr.
En temps de paix comme en temps de guerre, il se dépensa sans compter pour l’Évangile, fut expulsé trois fois des Missions, et enfin, frappé de coups de pied en haine de la Foi et plusieurs fois appelé en vain à l’apostasie, il fut massacré.

Martyrologe romain

«En somme, la Mission progresse, - écrivait-il à son frère le 7 Avril 1882, - bien que les fruits ne soient encore qu’en espérance en bien des endroits et peu visibles en d’autres.
Mais que nous importe, pourvu que nous soyons de bons semeurs: Dieu fera pousser en son temps».

Sj pe re jacques berthieu 1

Portrait du Père Jacques Berthieu sj

https://levangileauquotidien.org/main.php?language=FR&module=saintfeast&localdate=20180608&id=13748&fd=0

Saint Jacques Berthieu
Missionnaire s.j. et Martyr
(1838-1896)

Jacques Berthieu naît le 27 Novembre 1838 à Montlogis (Cantal, France). Il entre, à l’âge de 15 ans, au petit séminaire de Pléaux et rejoint, en Octobre 1859, le grand séminaire de Saint-Flour où il est ordonné Prêtre le 21 Mai 1863.
Les neuf années durant lesquelles il a été vicaire à la paroisse de Roannes-Saint-Mary ont mûri en lui la vocation Religieuse et Missionnaire : il entre, en 1873, dans la Compagnie de Jésus.

Le 26 Septembre 1875, il s’embarque à Marseille pour la mission à Madagascar. Dans les divers lieux qu’il a parcourus jusqu’à son arrivée en 1891 à Andrainarivo, il se mit au service de ceux qui souffrent, les réconfortant, leur enseignant le catéchisme et célébrant les Sacrements.
Son Amour Sacerdotal était tel que ceux qui l’approchaient en étaient profondément touchés : son détachement à l’égard de tout et la pauvreté dans laquelle il vivait ; son zèle et sa promptitude à accourir auprès des mourants et des besogneux ; surtout, l’ardente Foi avec laquelle il parlait de la Vie éternelle, suscitait l’admiration.
Il est resté avec ses malgaches, même lorsque les circonstances devenaient de plus en plus menaçantes.

En Juin 1896, le village fut envahi par les rebelles, qui capturèrent le Père Berthieu. Près d’Ambiatibe, leur chef fit avancer six hommes armés de fusil.
Voyant cela, le Père se mit à genoux et fit le signe de la Croix.
L’un des chefs lui dit : “renonce à ta stupide Religion ; ne trompe plus les gens ; nous te prendrons pour faire de toi un chef et un conseiller parmi nous”.
« Je ne peux absolument pas consentir à cela, mon fils ; je préfère mourir. »

Deux hommes tirèrent, mais manquèrent leur cible. Un autre coup de fusil atteignit le père dans le dos, mais sans le tuer. Alors le capitaine s’approcha et lui tira un coup à la nuque qui le tua : c’était le 8 Juin 1896.

Jacques Berthieu fut élevé à l’honneur des autels le 17 Octobre 1965, par le Bx Paul VI (Giovanni Battista Montini, 1963-1978), pendant le Concile Vatican II, et Canonisé le 21 Octobre 2012, par le Pape Benoît XVI (Joseph Aloisius Ratzinger, 2005-2013), à l'occasion de la journée mondiale des Missions.

Bert40 

SAINT JACQUES BERTHIEU, Prêtre
Mémoire à Madagascar,
Mémoire facultative en France

Extrait d'une lettre de Saint Jacques Berthieu à un Prêtre de ses amis.
Il ne peut accepter l'invitation d'un voyage en France

... Je ne puis vous le cacher, il y a eu quelques changements que la grâce de Notre Seigneur, en m'appelant à la vocation religieuse, a dû opérer en moi.
Il a fallu consommer en réalité et pour toujours et non in voto et ad tempus (en désir et pour un temps seulement) certains sacrifices que Notre Seigneur demande à ceux qu'il a daigné appeler à sa suite de plus près et speciali modo (d'une manière particulière).
C'est mon cas. il n'est pas d'usage chez nous, quand on est en Mission à l'étranger, qu'on rentre jamais en France pour simple visite, alors même qu'on vous payerait les gros frais de voyage, comme l'aurait désiré ma mère pendant la guerre franco-malgache, alors que nous étions expulsés.

Donc, cher ami, un bon au revoir au Ciel, si Dieu m'en fait la grâce ; c'est tout ce que je puis vous promettre à vous comme à ma chère, nombreuse et bien-aimée famille qui en a fait son sacrifice comme moi, dès le premier jour.
Dieu sait si j'aimais et si j'aime encore et patriae fines et dulcis Alverniae arva (le sol de la patrie et la terre chérie de l'Auvergne).
Et cependant Dieu me fait la grâce d'aimer bien plus encore ces champs incultes de Madagascar, où je ne puis que pêcher (et bien péniblement) à la ligne quelques âmes pour Notre Seigneur.
Je conserve de Roanne un excellent souvenir.

Mais je sais d'autre part, et pour sûr, que c'est ici que Dieu m'a appelé : y rester jusqu'à ma dernière heure n'est plus pour moi un sacrifice ; revenir en France en serait un que je ne pourrais faire que pour Dieu, comme je fis le premier.
Je vous parle franchement et sans figure. C'est là un des secrets très communs, mais peu connus, de la vie Missionnaire.

... Je suis maintenant depuis dix-huit mois à une grosse journée Nord de Tananarive, sans compagnon (confrère) pour la première fois de ma vie, ayant dix-huit postes à desservir sur une très vaste étendue...
Me voilà donc depuis lors Missionnaire pour tout de bon et je m'y suis fait. Mes forces baissent, mais je puis bien encore monter à cheval...
Une fois le mois, à la réunion des Pères, je vais à la capitale, pour toutes les affaires... Je n'y manque guère.
Voilà en partie ma vie. Pour résumer, c'est ici que le Royaume des Cieux souffre violence de la part de nombreux, méchants et puissants ennemis.

Quant à vous donner quelque conseil d'ami, je ne l'ose guère. Je me bornerai à celui de Saint Paul, qui me regarde moi autant et plus que vous : Attende tibi et gregi in quo te posuit Deus... regere ecclesiam (veille sur toi-même et sur le troupeau où Dieu t'a placé... pour être pasteur de l'Église) ( cf. Act 20, 28).
(Ed. A. Boudou, Le P. Jacques Berthieu , Beauchesne, 1935, pp. 342, 344-345).

Jacques berthieu monument of ambiatibe

Monument érigé sur le lieu du martyre (Ambiatibé)

Saint Jacques Berthieu

Un don jusqu'à l'extrême.

Jacques Berthieu est né en 1838 près de Polminhac dans le Cantal. Ordonné en 1863, il exerce dix ans avant de répondre à l’appel à la vie Missionnaire Jésuite.
Après le noviciat et une courte théologie, il part pour l’île Sainte-Marie où il reste jusqu’à son expulsion en 1880, en application du décret visant les Jésuites.
Il est alors nommé près de Fianarantsoa.
Il en est expulsé en 1883 avec tous les Français en représailles d’une intervention de la marine française.
Fin 1885, la paix signée, il part à Ambositra puis Anjozorofady, au nord de la capitale. La guerre reprenant, il s’en va pour ne revenir qu’en 1895.
La paix est fragile et les Menalamba, une tribu des environs, se soulèvent.

Le 6 juin 1896, le Colonel Combes décide le repli sur Tananarive. Il part en tête avec ses hommes, laissant la colonne s’étirer dangereusement.
Le Père chemine avec les derniers. Soudain les Menalamba attaquent. Les militaires sont trop loin.
Le groupe, réfugié dans un village fortifié, a le temps de célébrer une Messe. Le Père renvoie ensuite les Malgaches qui sont avec lui : aucun ne sera pris.
Il est alors capturé, insulté, frappé. Sur le chemin, on le fait trébucher, on lui retire ses habits, on le frappe encore.

A la tombée du jour, il s’écroule : Ils décident de le fusiller. On rapporte alors ce dernier dialogue :
- Veux-tu nous suivre et renoncer à ta prière ?
- Je ne pourrai jamais ne pas prier, tant qu’il me restera un souffle de vie. (…)
- Renonce à ta vilaine religion ; n’égare plus le peuple, nous te prendrons pour faire de toi notre chef et notre conseiller et nous ne te tuerons pas.
- Je ne puis absolument pas consentir à cela, mon enfant ; je préfère mourir.

Ils le tuent et jettent son corps dans la Mananara. Il va dériver sur 17 km avant d’être repêché et enterré dans un îlot.
Au premier anniversaire de son martyr, une foule considérable s’assemble. Les pèlerinages ne vont cesser de croître et de nombreuses grâces de guérison et de réconciliation lui sont attribuées.
Il est béatifié le 17 Octobre 1965 et Canonisé le 21 Octobre 2012.

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Un Saint qui interpelle ses bourreaux avec douceur : « ry zanako, mes enfants »

http://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_Berthieu

Jacques Berthieu

Jacques Berthieu, né le 27 Novembre 1838 à Polminhac, Cantal, (France) et mort (fusillé) le 08 Juin 1896 à Ambiatibé (Madagascar), était un Prêtre Jésuite français, Missionnaire à Madagascar.
Mort pour la Foi Chrétienne lors de la rébellion Menalamba de 1896 il fut le premier Bienheureux et martyr malgache. Il a été Canonisé par le Pape Benoît XVI le 21 Octobre 2012.

Formation et jeune Prêtre

Né de solides et austères paysans auvergnats, sur le domaine de Montlogis (Polminhac), Jacques fait ses études secondaires au petit-séminaire de Pleaux avant de passer, pour la préparation au Sacerdoce, au grand-séminaire de Saint-Flour (Cantal).
Ordonné Prêtre le 21 mai 1864 pour le diocèse de Saint-Flour, il est nommé vicaire de Roannes-Saint-Mary.
Mal accepté par le curé (qui attendait la nomination d’un autre) Berthieu fait montre de patience et s’adapte à la situation.
Souhaitant partir en pays de mission il demande son admission dans la Compagnie de Jésus.

Alors que son Évêque prévoyait de le nommer curé, Il entre au noviciat de Pau le 31 Octobre 1873 : il a 35 ans.
En 1874 il se trouve au scolasticat de Vals-près-le-Puy pour un bref ‘rappel’ du cours de philosophie.
Au contact d’Henri Ramière qui s’y trouve, il développe une profonde dévotion pour le Sacré-Cœur.

Départ pour les Missions

En 1875 Berthieu est envoyé à l’île de La Réunion d’où il passe bientôt sur Sainte-Marie (aujourd’hui: Nosy Boraha), une île au large de la côte nord-est de Madagascar, pour y étudier la langue malgache.
Avec deux autres Jésuites et les Sœurs de Saint-Joseph de Cluny il forme une équipe Missionnaire dynamique.
Il y fait du travail pastoral durant cinq ans, jusqu’en mars 1880.

Dans la grande île: Madagascar

Le 29 Mars 1880 les Jésuites sont expulsés de tous les territoires français. Cela contraint Berthieu à passer sur la grande île de Madagascar, alors royaume indépendant.
Il y travaille comme Missionnaire parmi les Betsileos dans le district de Ambohimandroso, au sud de Antananarivo, de 1881 à 1883.
Au cours de la première guerre franco-malgache (1881-1885) les citoyens français sont arrêtés et rassemblés dans des camps de concentration: Berthieu se retrouve ainsi à Tamatave où il se porte volontaire comme aumônier militaire.

Libéré il est nommé dans le district d’Ambositra. De 1886 à 1891 il y dirige la Mission Catholique et y augmente le nombre de postes Missionnaires (de 6 à 15). L’éducation scolaire retient particulièrement son attention.

En 1891 Berthieu est envoyé au nord d’Antananarivo, à Andrainarivo (Anjozorofady) où il est placé en charge de deux postes.
La situation y est souvent délicate ; les rivalités entre Protestants et Catholiques y sont vives.
De plus la tension monte entre la France et Madagascar.
La pression colonialiste française conduit à un ultimatum (1894) qui est rejeté.
Une deuxième guerre coloniale franco-malgache (1894-1895) s'ensuit et se termine par l’imposition d’un protectorat français humiliant pour les Malgaches.
Durant cette guerre le Missionnaire est contraint de se replier sur la Réunion.

Insurrection de 1896

De retour sur la grande île, à Ambatomainty, Berthieu est rapidement pris dans les convulsions de la violente insurrection politico-religieuse - opposition au Christianisme comme au pouvoir français - du mouvement Menalamba opposé à l’accord de 1895 et à l’idée de protectorat.
En mai 1896 éclate la rébellion. Les Chrétiens sont souvent menacés car l’expansion du Christianisme est perçue comme affaiblissant la puissance des idoles et autres fétiches qui soutiennent le pouvoir des autorités traditionnelles.

Berthieu cherche à placer ses Chrétiens sous la protection des troupes françaises. Contraint par le pouvoir militaire à être évacué, tout un village Chrétien, sous la direction du Père Jacques Berthieu, son pasteur, qui ne veut pas abandonner ses ouailles, se met en route et se dirige vers Antananarivo.
Mal protégée par les soldats du colonel Combes (très mal disposé vis-à-vis de Berthieu car celui-ci n’avait pas hésité à lui reprocher des faits immoraux), la colonne de villageois est attaquée par les Menalamba le 7 Juin 1896. Comme les Chrétiens qu’il accompagnait, Berthieu est arrêté et soumis à des mauvais traitements.

Mort du Missionnaire

A la fois fanatiques, cruels et craintifs (crainte du pouvoir des 'amulettes' de Berthieu que sont ses chapelet et crucifix ...) les insurgés décident de le conduire auprès de leur chef, Rabozaka, à une quinzaine de kilomètres de là.
Pour Berthieu, déjà blessé et en sang, cette longue marche est un calvaire. Plusieurs fois il lui est proposé d’abandonner sa Religion, de ‘communiquer son pouvoir’, et d’avoir ainsi la vie sauve : « nous ferons de toi un chef ». Berthieu refuse : « je ne puis consentir à cela ; je préfère mourir ».

Passant par Ambohitra un poste Chrétien ayant son école, son église et un petit presbytère, Berthieu demande aux Chrétiens de lui donner un ‘lamba’ (vêtement’) car il avait été dépouillé des siens, et il avait froid.
Terrorisés, les Chrétiens ne font rien. Il demande également qu’on l’autorise à visiter l’église où il avait souvent célébré la Messe. Ses gardes le lui refusent.
Il se contente de s’agenouiller devant la porte et de réciter à haute voix le ‘Notre Père’. Le cortège poursuit ensuite sa route.
Trois kilomètres de plus sur un chemin en raide montée et très difficile, et Berthieu n’en peut plus. On est arrivé à Ambiatibé, à quelque 60 km d’Antananrivo.

Le 8 Juin au soir, Berthieu n’a plus de force. De plus les insurgés se demandent si le Père, avec ses puissantes amulettes, ne va pas contaminer les idoles se trouvant au camp où on le conduit.
Aussi décident-ils d’en finir avec lui.

Porté à une cinquantaine de mètres du village d’Ambiatibé il est fusillé. Au cinquième coup de feu Berthieu est mort.
Comme, à genoux, il semble toujours les regarder, on lui fracasse la tête d’un coup de gourdin.
À la tombée du jour son corps est jeté dans une rivière voisine, la Mananara. Il ne sera jamais retrouvé.
Sur les six meurtriers de Saint Jacques Berthieu, les Français en ont fusillé trois. Des trois autres, le Père Théophile Weber, originaire d'Alsace (Rorschwihr), Missionnaire dans le district où le Père Berthieu a été martyrisé, en a Confessé l'un peu avant sa mort et en a Baptisé deux.

Béatification

Jacques Berthieu est Béatifié le 17 Octobre 1965 par le Pape Paul VI durant le IIe concile œcuménique du Vatican.
Liturgiquement il est commémoré le 08 Juin dans la Province de France des Jésuites et le 04 Février dans les autres provinces de la Compagnie.

Canonisation

Jacques Berthieu est Canonisé (déclaré "Saint") le 21 Octobre 2012, Dimanche des Missions, par le Pape Benoît XVI.

Citations

« Dieu sait si j'aimais et si j'aime encore ‘et patriae fines et dulcis Alverniae arva’ (‘le sol de la patrie et la terre chérie de l'Auvergne’). Et cependant Dieu me fait la grâce d'aimer bien plus encore ces champs incultes de Madagascar, où je ne puis que pêcher (et bien péniblement) à la ligne quelques âmes pour Notre Seigneur. »

« La mission progresse, bien que les fruits ne soient encore qu'en espérance en bien des endroits et peu visibles en d'autres. Mais que nous importe, pourvu que nous soyons de bons semeurs : Dieu fera pousser en son temps»

Commentaires (1)

1. cloup 10/07/2017

cher st, jacques
prier pour nous,

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Date de dernière mise à jour : 08/06/2018