Saint Justin de Naplouse, Philosophe et martyr. Fête le 01 Juin.

Vendredi 01 Juin 2018 : Fête de Saint Justin de Naplouse, Philosophe et martyr († v. 165).

Justin martyr 11Saint Justin dans André Thevet, Les Vrais Portraits et Vies des Hommes Illustres, 1584

http://nominis.cef.fr/contenus/saint/1256/Saint-Justin.html

Saint Justin

Philosophe et martyr (✝ 165)

Il naquit à Naplouse, ville de Palestine bâtie sur l'ancien site de Sichem. Ses parents étaient des païens très aisés qui lui firent faire des études très poussées.
Il est alors à la recherche de la sagesse. Il en parle dans ses 'dialogues avec Tryphon' où il nous raconte sa longue quête.
Il se confie à un maître stoïcien, mais celui-ci ne lui parle pas de Dieu. Il le quitte pour un disciple d'Aristote qui ne s'intéresse qu'à ses honoraires.
Les platoniciens lui offrent une doctrine solide et exaltante. Saint Justin pensait avoir trouvé ce qu'il cherchait.

Mais sa rencontre avec un Chrétien le fait aller plus loin: la vérité tant recherchée, seul Le Christ peut la lui donner.
A trente ans, devenu Chrétien, il ne renie pas sa quête philosophique. Elle est, à ses yeux, une préparation de la révélation Chrétienne, chaque doctrine contenant une parcelle de la vérité totale qui se trouve dans Le Christ.
Il commence alors une carrière d'enseignant, fonde des écoles de philosophie à Ephèse puis à Rome.
C'est alors que l'empereur Marc-Aurèle commence sa grande persécution. Saint Justin refuse de sacrifier aux dieux et il est décapité.

Le 21 Mars 2007, Benoît XVI a présenté la vie de saint Justin, philosophe et martyr, le plus important des Pères apologistes du IIe siècle, dans sa catéchèse...
A lire:
-
Apologie pour les chrétiens par Justin éditions du Cerf
- Justin martyr Apologie pour les chrétiens par Charles Munier éditions du Cerf

Mémoire de Saint Justin, martyr. Philosophe, quand il eut découvert la vraie Sagesse dans la vérité du Christ, il la suivit entièrement, la montra dans son comportement, l’enseigna, la défendit par ses écrits et mit le sceau à son témoignage par sa mort à Rome, sous l’empereur Marc Aurèle, entre 163 et 167.
Après avoir présenté à l’empereur son Apologie pour la Religion Chrétienne, il fut traduit devant le préfet Rusticus, se déclara Chrétien et fut condamné à mort.
Avec lui sont commémorés ses disciples: les Saints martyrs Chariton, et Charite, Évelpiste et Hiéron, Pacon et Libérien, qui reçurent en même temps que lui la couronne de Gloire.

Martyrologe romain

Dernières paroles du mystérieux vieillard rencontré par le philosophe Justin au bord de la mer:
"Prie avant tout pour que les portes de la lumière te soient ouvertes, parce que personne ne peut voir et comprendre, si Dieu et Son Christ ne lui accordent pas de comprendre" (Dial. 7, 3).

San giustino c

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Saint Justin
Philosophe et martyr

(† v. 165)

Justin naît aux environs de l'an 100 près de l'antique Sichem, en Samarie, en Terre Sainte ; il chercha longuement la vérité, se rendant en pèlerinage dans les diverses écoles de la tradition philosophique grecque.

Finalement, - comme lui-même le raconte dans les premiers chapitres de son Dialogue avec Tryphon - un mystérieux personnage, un vieillard rencontré sur la plage de la mer, provoqua d'abord en lui une crise, en lui démontrant l'incapacité de l'homme à satisfaire par ses seules forces l'aspiration au Divin.
Puis il lui indiqua dans les anciens prophètes les personnes vers lesquelles se tourner pour trouver la voie de Dieu et la « véritable philosophie ».
En le quittant, le vieillard l'exhorta à la Prière, afin que lui soient ouvertes les portes de la Lumière.

Le récit reflète l'épisode crucial de la vie de Justin: au terme d'un long itinéraire philosophique de recherche de la vérité, il parvint à la Foi Chrétienne.
Il fonda une école à Rome, où il initiait gratuitement les élèves à la nouvelle Religion, considérée comme la véritable philosophie.
En celle-ci, en effet, il avait trouvé la vérité et donc l'art de vivre de façon droite.
Il fut dénoncé pour cette raison et fut décapité vers 165, sous le règne de Marc Aurèle, l'empereur philosophe auquel Justin lui-même avait adressé l'une de ses Apologies.

Index 10

Pour approfondir, lire la Catéchèse du Pape Benoît XVI :
>>>  Saint Justin
 [Allemand, Anglais, Croate, Espagnol, Français, Italien, Portugais]

BENOÎT XVI

AUDIENCE GÉNÉRALE
Mercredi 21 Mars 2007

Saint Justin

Chers frères et sœurs,
Au cours de ces catéchèses, nous réfléchissons sur les grandes figures de l'Église naissante.
Aujourd'hui, nous parlons de Saint Justin, philosophe et martyr, le plus important des Pères apologistes du II siècle.
Le terme "apologiste" désigne les antiques écrivains Chrétiens qui se proposaient de défendre la nouvelle Religion des lourdes accusations des païens et des Juifs, et de diffuser la doctrine Chrétienne dans des termes adaptés à la culture de leur époque.
Ainsi, chez les apologistes est présente une double sollicitude: celle, plus proprement apologétique, de défendre le christianisme naissant (apologhía en grec signifie précisément "défense"), et celle qui propose une sollicitude "Missionnaire" qui a pour but d'exposer les contenus de la Foi à travers un langage et des catégories de pensée compréhensibles par leurs contemporains.

Justin était né aux environs de l'an 100 près de l'antique Sichem, en Samarie, en Terre Sainte; il chercha longuement la vérité, se rendant en pèlerinage dans les diverses écoles de la tradition philosophique grecque.
Finalement, - comme lui-même le raconte dans les premiers chapitres de son Dialogue avec Tryphon - un mystérieux personnage, un vieillard rencontré sur la plage de la mer, provoqua d'abord en lui une crise, en lui démontrant l'incapacité de l'homme à satisfaire par ses seules forces l'aspiration au Divin.
Puis il lui indiqua dans les anciens prophètes les personnes vers lesquelles se tourner pour trouver la voie de Dieu et la "véritable philosophie".
En le quittant, le vieillard l'exhorta à la Prière, afin que lui soient ouvertes les portes de la Lumière.

Le récit reflète l'épisode crucial de la vie de Justin:  au terme d'un long itinéraire philosophique de recherche de la vérité, il parvint à la Foi Chrétienne.
Il fonda une école à Rome, où il initiait gratuitement les élèves à la nouvelle Religion, considérée comme la véritable philosophie.
En celle-ci, en effet, il avait trouvé la vérité et donc l'art de vivre de façon droite.
Il fut dénoncé pour cette raison et fut décapité vers 165, sous le règne de Marc Aurèle, l'empereur philosophe auquel Justin lui-même avait adressé l'une de ses Apologies.

Ces deux œuvres - les deux Apologies et le Dialogue avec le Juif Tryphon - sont les seules qui nous restent de lui.
Dans celles-ci, Justin entend illustrer avant tout le projet Divin de la création et du Salut qui s'accomplit en Jésus Christ, le Logos, c'est-à-dire le Verbe éternel, la raison éternelle, la Raison créatrice.
Chaque homme, en tant que créature rationnelle, participe au Logos, porte en lui le "germe" et peut accueillir les lumières de la vérité.
Ainsi, le même Logos, qui s'est révélé comme dans une figure prophétique aux juifs dans la Loi antique, s'est manifesté partiellement, comme dans des "germes de vérité", également dans la philosophie grecque.

A présent, conclut Justin, étant donné que le Christianisme est la manifestation historique et personnelle du Logos dans sa totalité, il en découle que "tout ce qui a été exprimé de beau par quiconque, nous appartient à nous Chrétiens" (2 Apol. 13, 4).
De cette façon, Justin, tout en contestant les contradictions de la philosophie grecque, oriente de façon décidée vers le Logos toute vérité philosophique, en justifiant d'un point de vue rationnel la "prétention" de vérité et d'universalité de la Religion Chrétienne.

Si l'Ancien Testament tend au Christ comme la figure oriente vers la réalité signifiée, la philosophie grecque vise elle aussi au Christ et à l'Évangile, comme la partie tend à s'unir au tout.
Et il dit que ces deux réalités, l'Ancien Testament et la philosophie grecque, sont comme les deux voies qui mènent au Christ, au Logos.
Voilà pourquoi la philosophie grecque ne peut s'opposer à la vérité évangélique, et les Chrétiens peuvent y puiser avec confiance, comme à un bien propre.

C'est pourquoi mon vénéré prédécesseur, le Pape Saint Jean-Paul II, définit Justin comme "pionnier d'une rencontre fructueuse avec la pensée philosophique, même marquée par un discernement prudent", car Justin, "tout en conservant même après sa conversion, une grande estime pour la philosophie grecque, [...] affirmait avec force et clarté qu'il avait trouvé dans le Christianisme "la seule philosophie sûre et profitable" (Dialogue, 8, 1)" (Fides et ratio, n. 38).

Dans l'ensemble, la figure et l'œuvre de Justin marquent le choix décidé de l'Église antique pour la philosophie, la raison, plutôt que pour la religion des païens.
Avec la religion païenne en effet, les premiers Chrétiens refusèrent absolument tout compromis.
Ils estimaient qu'elle était une idolâtrie, au risque d'être taxés d'"impiété" et d'"athéisme".

Justin en particulier, notamment dans sa première Apologie, conduisit une critique implacable à l'égard de la religion païenne et de ses mythes, qu'il considérait comme des "fausses routes" diaboliques sur le chemin de la vérité.
La philosophie représenta en revanche le domaine privilégié de la rencontre entre paganisme, judaïsme et Christianisme précisément sur le plan de la critique contre la religion païenne et ses faux mythes.
"Notre philosophie...": c'est ainsi, de la manière la plus explicite, qu'un autre apologiste contemporain de Justin, l'Évêque Méliton de Sardes en vint à définir la nouvelle Religion (ap. Hist. Eccl. 4, 26, 7).

De fait, la religion païenne ne parcourait pas les voies du Logos mais s'obstinait sur celles du mythe, même si celui-ci était reconnu par la philosophie grecque comme privé de consistance dans la vérité.
C'est pourquoi le crépuscule de la religion païenne était inéluctable: il découlait comme une conséquence logique du détachement de la Religion - réduite à un ensemble artificiel de cérémonies, de conventions et de coutumes - de la vérité de l'être.

Justin, et avec lui les autres apologistes, marquèrent la prise de position nette de la Foi Chrétienne pour le Dieu des philosophes contre les faux dieux de la religion païenne.
C'était le choix pour la vérité de l'être, contre le mythe de la coutume.

Quelques décennies après Justin, Tertullien définit le même choix des Chrétiens avec la sentence lapidaire et toujours valable: "Dominus noster Christus veritatem se, non con-suetudinem, cognominavit - Le Christ a affirmé être la vérité, non la coutume" (De virgin. vle. 1, 1).
On notera à ce propos que le terme consuetudo, ici employé par Tertullien en référence à la religion païenne, peut être traduit dans les langues modernes par les expressions "habitude culturelle", "mode du temps".

A une époque comme la nôtre, marquée par le relativisme dans le débat sur les valeurs et sur la religion - tout comme dans le dialogue interreligieux -, il s'agit là d'une leçon à ne pas oublier.
Dans ce but, je vous repropose - et je conclus ainsi - les dernières paroles du mystérieux vieillard rencontré par le philosophe Justin au bord de la mer:  "Prie avant tout pour que les portes de la lumière te soient ouvertes, parce que personne ne peut voir et comprendre, si Dieu et Son Christ ne lui accordent pas de comprendre" (Dial.  7, 3).

Je salue avec joie les pèlerins francophones, en particulier les séminaristes d’Ars, accompagnés par leur Évêque, Mgr Guy Bagnard, et tous les jeunes présents.
À l’exemple de Saint Justin, soyez passionnés par la quête de la vérité et devenez des témoins audacieux du Christ pour notre temps.

Justin12

http://missel.free.fr/Sanctoral/06/01.php#justin

Saint Justin, martyr

Justin, de race grecque, fils de Priscus, né à Naplouse (Palestine), passa son adolescence à l'étude de toutes les disciplines de la littérature, puis il fut saisi d'une telle passion pour la philosophie que, pour trouver la vérité, il fréquenta toutes les sectes philosophiques et scruta toutes leurs règles.
Il n'avait trouvé qu'une sagesse trompeuse, lorsqu'éclairé par un vénérable vieillard resté inconnu, il découvrit la Foi Chrétienne.

Depuis, la méditation des Écritures embrasa tellement son âme du feu Divin, que sa puissante intelligence acquit dans un degré éminent la science de la grâce et qu'il écrivit de nombreux ouvrages pour l'exposition et la propagation de la Foi.

Entre les plus remarquables œuvres de Justin tiennent le premier rang les deux Apologies de la Foi Chrétienne qu'il présenta au Sénat, à l'empereur Antonin le Pieux et à ses fils, ainsi qu'aux empereurs Marc Antonin Verus et Lucius Aurelius Commodus, qui persécutaient cruellement les Chrétiens.
Par les conférences qu'il soutenait vaillamment, il obtint qu'un édit public arrêtât les persécutions.
Justin, accusé par le perfide Crescent le Cynique, dont il dénonçait la vie et les mœurs criminelles, fut pris et amené au préfet Rusticus ; le Préfet l'ayant interrogé sur les règles des Chrétiens, il répondit :
L'exacte croyance que nous Chrétiens gardons avec Amour, en celle-ci : nous reconnaissons un Dieu unique, auteur et créateur de toutes choses, tant les visibles, que celles qui ne se voient pas avec les yeux du corps ; et nous confessons Le Seigneur Jésus-Christ Fils de Dieu, annoncé autrefois par les prophètes, et qui doit venir comme juge du genre humain.

Comme Justin, pour repousser les calomnies des païens, avait exposé clairement, dans sa première Apologie, le culte, et les mystères, le préfet s'enquit du lieu où les fidèles de la ville se réunissaient, mais Justin, garda le silence pour ne pas livrer aux chiens les choses saintes, indiquant seulement son domicile où il formait ses disciples.

Le préfet lui donna le choix entre sacrifier aux dieux ou être déchiré à coups de fouets ; Justin assura qu'il avait toujours souhaité souffrir pour le Seigneur Jésus-Christ, dont il espérait recevoir dans le Ciel une grande récompense, aussi fût-il condamné à mort.
Il subit donc les fouets et, louant Dieu, répandit son sang pour le Christ dans un glorieux martyre. Quelques fidèles enlevèrent son corps secrètement et l'ensevelirent dans un lieu convenable.
Le Souverain Pontife Léon XIII a ordonné que son office fût célébré par toute l'Église.

Pour un approfondissement biographique
> > > Saint Justin de Naplouse

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Date de dernière mise à jour : 01/06/2018