Saint Silvère, Pape et Martyr (+ 538). Fête le 20 Juin.

Mercredi 20 Juin 2018 : Fête de Saint Silvère, Pape (58ème) de 536 à 537 et martyr (✝ 537).

Pape saint silvere 11

http://nominis.cef.fr/contenus/saint/1357/Saint-Silvere.html.

Saint Silvère

Pape (58 ème) de 536 à 537 et martyr (✝ 537)

Élu peu avant la prise de Rome par l'armée byzantine de Bélisaire, il réussit à empêcher l'effusion de sang.
Mais, comme il défend la vraie Foi face aux Byzantins qui sont alors monophysites pour la plupart, il est accusé de haute trahison pour avoir refusé de rétablir le patriarche hérétique de Constantinople.
L'impératrice Théodora le condamne à l'exil dans un îlot devant Naples, en Italie méridionale.
Pour rétablir la paix, il préfère abdiquer (537), et meurt quelques mois plus tard.

* Un internaute nous signale: "le Pape Silvère a été exilé sur la petite île déserte de Palmarola où il mourut de faim (avec Ponza - Ventotène - San Stéfano, l'île de Pamarola fait partie de l'archipel des îles Pontines dans le golfe de Gaëte)"

Dans l’île de Palmaria au large de Gaëte dans le Latium, le trépas de Saint Silvère, Pape et martyr.
N’ayant pas voulu rétablir Anthime, Évêque hérétique de Constantinople, que saint Agapit, son prédécesseur, avait déposé, il fut, à l’instigation de l’impératrice Théodora, chassé de son siège et envoyé en exil, d’abord en Asie, puis dans cette île, où il mourut, écrasé par les peines endurées.

Martyrologe romain

58500 1

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Saint Silvère
Pape (58e) de 536 à 537
Martyr († 537)

Silvère succéda au Pape Agapet, l'an 536, à une époque fort difficile, où l'Église était troublée par les intrigues et les hérésies.
À voir la manière dont s'était faite l'élection de Silvère, favorisée, imposée même par Théodat, roi des Goths, on eût pu craindre que le nouvel élu ne répondît pas à la sainteté de la mission ; mais il en fut tout autrement.

Dieu fit paraître en ce moment la puissance infinie de sa grâce et l'attention providentielle qu'il prête au choix des souverains pasteurs de son Église ; car Silvère fit éclater tant de vertus, il montra une vigueur si grande pour les intérêts de la religion, que ni l'exil, ni la perte des biens, ni les tourments les plus cruels, ni la mort même, ne furent capables d'abattre son courage et de lui arracher une décision contraire à son devoir.

L'impératrice de Constantinople, Théodora, ayant voulu obtenir de lui le rétablissement, sur le siège patriarcal de cette ville, d'un hérétique déposé par le Pape son prédécesseur, Silvère lui déclara qu'il ne le pouvait pas.
Ce fut contre lui le signal de la persécution ; Théodora le fit saisir, dépouiller de ses ornements pontificaux et revêtir d'un habit monastique, et un antipape, nommé Vigile, fut proclamé à sa place.

Silvère, envoyé en exil à Patare, en Asie, fut sans doute attristé de la grave situation de l'Église ; mais, d'autre part, il eut une joie extrême de souffrir pour la défense de la Foi, et il semblait personnellement aussi heureux dans les épreuves de l'exil que dans les gloires du pontificat.

L'Évêque de Patare le reçut d'une manière fort honorable et prit hardiment sa défense à la cour de Constantinople ; il menaça le faible empereur Justinien des jugements de Dieu, s'il ne réparait le scandale : « Il y a plusieurs rois dans le monde, lui dit-il, mais il n'y a qu'un Pape dans l'univers. »
Ces paroles, dans la bouche d'un Évêque d'Orient, montrent bien que la suprématie du siège de Rome était reconnue partout.

Justinien, trompé jusqu'alors, se rendit aux observations de l'Évêque, et peu après, malgré l'impératrice, Silvère revint en Italie ; mais bientôt de nouvelles intrigues le conduisirent dans l'île déserte de Pontia, où il subit un second exil plus rigoureux que le premier.
Au bout d'un an environ, ce bon Pape mourut de faim et des autres misères de l'exil.
Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.

Saint silvere pape 11

Il était le fils légitime du Pape Hormisdas, né avant que son père ne fût entré dans les ordres. Il fut probablement ordonné Pape, le 8 juin 536.
Silvère succéda au Pape Agapet, l'an 536, à une époque fort difficile, où l'Église était troublée par les intrigues et les hérésies.
Saint Silvère fut Pape de juin 536 au 11 novembre 537. En 536, le Pape Agapet Ier avait reçu du roi des Ostrogoths, qui occupaient alors une bonne partie de l'Italie, la mission de se rendre à Constantinople pour essayer de sonder Justinien. Le Basileus, qui tenait l'Afrique, semblait préparer un débarquement dans la péninsule.
Agapet mourut à Constantinople le 22 avril, après une victoire remportée sur le patriarche Anthime, un protégé de l'impérieuse et hérétique impératrice Théodora.

Le Pape avait su persuader Justinien que la présence d'Anthime au principal siège ecclésiastique de l'Orient était un scandale dangereux pour l'Église, et Justinien avait chassé le prélat au début de mars.
A Rome, le roi Goth s'occupa de faire élire un successeur au Pape défunt. Son candidat fut un fils du Pape Hormisdas, mort en 523, nommé Silvère ; c'était un sous-diacre de la Curie.
D'ordinaire, on élisait un diacre ou un Prêtre. D'après le " Liber pontificalis ", le clergé romain fit opposition à Silvère. Puis finalement le favori des Goths passa.

À voir la manière dont s'était faite l'élection de Silvère, favorisée, imposée même par Théodat, roi des Goths, on eût pu craindre que le nouvel élu ne répondît pas à la sainteté de la mission ; mais il en fut tout autrement.
Dieu fit paraître en ce moment la puissance infinie de sa grâce et l'attention providentielle qu'il prête au choix des souverains pasteurs de son Église ; car Silvère fit éclater tant de vertus, il montra une vigueur si grande pour les intérêts de la religion, que ni l'exil, ni la perte des biens, ni les tourments les plus cruels, ni la mort même, ne furent capables d'abattre son courage et de lui arracher une décision contraire à son devoir.

Il fit briller sa doctrine et sa sainteté dans la poursuite des hérétiques, et sa force d'âme apparut tout entière dans la manière dont il maintint le jugement d'Agapet.
Malgré les instances réitérées de l'impératrice Théodora, il se refusa à rétablir Anthime qu'Agapet avait déposé de l'évêché de Constantinople comme fauteur de l'hérésie eutychienne.

L'impératrice de Constantinople, Théodora, ayant voulu obtenir de lui le rétablissement, sur le siège patriarcal de cette ville, d'un hérétique déposé par le Pape son prédécesseur, Silvère lui déclara qu'il ne le pouvait pas.
Ce fut contre lui le signal de la persécution. Rendue furieuse, l’impératrice Théodora manda à Bélisaire d'envoyer Silvère en exil.
Silvère, candidat des Goths, était quelque peu suspect à Bélisaire. Le diacre Vigile, jadis volontaire pour occuper le siège de Rome, puis nonce à Constantinople, se chargea de noircir Silvère, son rival.
Il était recommandé à la femme de Bélisaire, Antonine, une intrigante, par l’impératrice  Théodora qui voulait que Rome soutînt le monophysisme.
Bélisaire pressentit Silvère : ne pourrait-il pas faire ce qu'on escomptait de Vigile ? Silvère refusa.
On fit courir alors une fausse lettre du Pape de Rome où le pontife promettait aux Goths l'entrée libre par la porte Asinaria, proche du Latran, la résidence apostolique.
Silvère, pour écarter les suspicions, se retira sur l'Aventin, à Sainte-Sabine.

Mais Silvère fut convoqué au Pincio, où Bélisaire avait son quartier général. Le général et Antonine l'accusèrent de haute trahison ; deux clercs entrèrent, enlevèrent au pontife son pallium et lui firent endosser un habit de Moine.

On l'expédia en Asie, à Patare de Lycie. Les Romains apprirent que Silvère était devenu moine, ils ne devaient plus le revoir. Bélisaire fit proclamer Vigile, Pape (qui fut donc un antipape).
Silvère, envoyé en exil à Patare, en Asie, fut sans doute attristé de la grave situation de l'Église ; mais, d'autre part, il eut une joie extrême de souffrir pour la défense de la Foi, et il semblait personnellement aussi heureux dans les épreuves de l'exil que dans les gloires du pontificat.

L'Évêque de Patare le reçut d'une manière fort honorable et prit hardiment sa défense à la cour de Constantinople ; il menaça le faible empereur Justinien des jugements de Dieu, s'il ne réparait le scandale :
" Il y a plusieurs rois dans le monde, lui dit-il, mais il n'y a qu'un Pape dans l'univers. Et pas un comme ce Pape préposé à l'Église de Rome. Et ils l'ont expulsé !" "

Ces paroles, dans la bouche d'un Évêque d'Orient, montrent bien que la suprématie du siège de Rome était reconnue partout.
Ainsi protestait l'énergique prélat.
Justinien se décida à renvoyer Silvère à Rome. Si après enquête sa lettre aux Goths était trouvée fausse, on lui rendrait son Église ; sinon, on le laisserait vivre, en lui conservant le titre d'Évêque, mais hors de Rome. Malgré Théodora, Silvère fut rapatrié.

Cependant l’antipape Vigile veillait. L'enquête par ses soins tourna contre Silvère. On interna son rival (le Pape Silvère) à Palmaria, petite île au large du golfe de Gaëte, dans le Latium.

Nourri au pain de tribulation et à l'eau d'angoisse ", comme dit le Liber ponlificalis dans une formule empruntée au troisième livre des Rois (XXII, 27.), Silvère trépassa probablement le 2 décembre 538, victime, estime la Sainte Église, de sa fidélité à l'orthodoxie chalcédonienne.
Son corps, porté à Rome et déposé dans la Basilique Vaticane, a été illustré par de nombreux miracles, car tous les malades qui accoururent à son tombeau furent guéris.

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Date de dernière mise à jour : 20/06/2018