Bienheureuse Elia di san Clemente, Religieuse Carmélite. Fête le 29 Mai.

Mardi 29 Mai 2018 : Fête de la Bienheureuse Elia di san Clemente, Religieuse Carmélite italienne (1901 - 1927).

Bienheureuse elie de saint clement 11

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Bienheureuse Elia di san Clemente

Religieuse Carmélite italienne (✝ 1927)

Elia di san Clemente - Religieuse Carmélite.
Née Teodora Fracasso le 17 Janvier 1901 à Bari, au sein d'une famille Chrétienne fervente, elle reçut une bonne éducation chez les Religieuses qui la préparèrent pour sa première Communion.
En 1915, elle fit sa profession comme Tertiaire Dominicaine, se distinguant par son esprit d'Oraison et son culte de l'Eucharistie, qu'elle partageait avec quelques amies.

Fervente lectrice de la vie des Saints, et particulièrement de l'autobiographie de Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus (Histoire d'une âme), elle entra au Carmel Saint Joseph de Bari en 1920, y prenant le nom de Sœur Élie de Saint Clément.
C'est là qu'elle devait se livrer à sa vie d'observance et de piété, sous la conduite de Sainte Thérèse d'Avila et Sainte Thérèse de Lisieux, jusqu'à sa mort le jour de Noël 1927, à minuit. (Ordre des Carmes Déchaux)
Béatification, 14 Mars 2006, Bari (Italie)

..."Elia di san Clemente, Vierge de l'Ordre des Carmélites Déchaussées de la Bienheureuse Vierge Marie du Mont Carmel, qui a consacré sa vie Contemplative par Amour du Christ au service de l'Église, soit dorénavant appelée Bienheureuse et que sa Fête puisse être célébrée dans les lieux et selon les règles établies par le droit, chaque année, le 29 mai."
Lettre Apostolique du Pape pour la béatification de sœur Elia.

Sœur Elia di san Clemente (1901-1927) - Biographie sur le site du Vatican

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Bienheureuse Elia de san Clemente
Religieuse Carmélite

Elia de san Clemente, dans le siècle Teodora Fracasso, est née à Bari (dans les Pouilles, Italie) le 17 janvier 1904.
Troisième enfant de Giuseppe et Pasqua Cianci, elle fut Baptisée quatre jours après sa naissance, dans l’Église S. Giacomo, par son oncle Carlo Fracasso.
Elle est née quatre ans après que sa grande consœur, Sainte Thérèse de Lisieux, fut née au Ciel.
Elles se sont passé le témoin du même petit grand message à cheval sur deux siècles aussi exaltants que destructeurs.

Il y eut d'abord, dans la vie de la petite Dora, une série de rêves prémonitoires de l'avenir. Le premier fut celui de la jardinière, lorsqu'elle avait quatre ans.
Plus tard viendrait celui de la Moniale de Lisieux, qui lui apparut dans la nuit précédant la Première Communion.
Elle n'avait jamais entendu parler de Sainte Thérèse avant ce jour.
Et elle reçut cette prophétie: « Tu seras Moniale comme moi » Et elle l'appela par ce qui deviendra son nom: « Sœur Elia ».
Elle lui annonça que, comme la sienne, sa vie serait très courte. Dora appellera dorénavant Sainte Thérèse « ma très chère Amie du Ciel ».

Thérèse et Dora, pendant les quelques années qu'elles ont passées au Carmel - la première à vingt-quatre ans, la seconde à vingt-six - sont parvenues aux sommets de l'expérience de l'union, tout en l'ornant d'humanité.
Elles ont toutes deux laissé sur des centaines de feuillets des souvenirs, des pensées, des compositions, des lettres.
Tout ce matériel a permis de reconstruire le parcours de leur intimité la plus profonde: la véritable histoire de deux âmes vivantes.

Chez Dora, le point culminant de son enfance fut la première rencontre Eucharistique. Ce jour-là, elle apprit de Jésus, dont elle deviendrait « la petite victime de son Amour Miséricordieux » qu'elle « allait beaucoup souffrir dans sa vie ici bas ».
A quatre ans, elle fit le rêve du jardin et de la Dame qui cueille un petit lys et le serre contre son cœur.
Sa mère lui en donna la clé: « Tu as vu Marie, la Mère du Ciel ». « Ce fut ce rêve - écrivit-elle - qui m'apporta un grand changement, et à partir de ce jour-là, le désir et la pensée incessante de devenir Moniale ne quittèrent plus un seul instant mon esprit ».

Par ailleurs, l'amour filial de cette jeune fille de Bari pour ses racines demeura intact, jusque dans l'avant-dernière lettre qu'elle écrivit à sa mère:
« Ma chère Maman, il me semble qu'il y a un siècle que je ne te vois. Mais que dis-je? Je te revois chaque jour.
Lorsque Jésus-Hostie descend dans mon cœur, je revois en Lui mon cher Papa, et quelquefois aussi pendant mon sommeil, je vois en songe ma chère maman bien-aimée qui, me serrant sur son cœur, me couvre de baisers.
J'entends encore résonner dans mes oreilles ta très douce voix. Ton aimable sourire brille encore dans mes yeux. M'as-tu exaucée? Te rappelles-tu la promesse?... Mets-tu un châle lorsque tu sors? Nous allons bien. »

Le « nous » qu'elle utilise se réfère à elle-même et à Sœur Celina, sa sœur, qui l'a suivie au Monastère et a pris le nom de la sœur de Sainte Thérèse.
Lorsque Dora vivait encore en famille, elle démontrait déjà un zèle apostolique surprenant, qui se traduisait dans son attention envers les ouvriers de l'atelier dirigé par son père, qu'elle assiste lorsqu’ils sont malades, confectionnant des petits présents pour les nouveau-nés, donnant des leçons de catéchisme aux plus jeunes.
Le départ pour le Carmel, qu'elle choisit comme une seconde famille, loin d'être une fuite et un refuge, est au contraire un choix d'Amour.

La publication de l'autobiographie de Sainte Thérèse intitulée Histoire d'une âme, alimenta en elle le feu de la vocation.
En 1920, elle entra au Carmel de via de Rossi à Bari, qui est devenu un havre de Contemplation au cœur de la frénésie du mouvement de la ville.
Elle prit le nom d'Elia, qui lui avait été indiqué en songe par Sainte Thérèse. L'année suivante, elle prononça ses premiers vœux. Elle n'avait que vingt ans.

De 1923 à 1925, Sœur Elia fut chargée des fonctions d'institutrice et d'enseignante de broderie à la machine.
Elle fit l'expérience délicieuse de partager son Amour rayonnant pour Le Christ, auquel répondit l'enthousiasme de ses jeunes élèves.
Mais elle dut également supporter la croix des incompréhensions dues aux méfiances, aux jalousies, aux envies et aux aveuglements.

A vingt-trois ans, avec l'autorisation de son Directeur spirituel, elle écrivit avec son sang l'offrande du « vœu le plus parfait ».
Après deux années, elle prononçait sa profession solennelle. Son chemin fut aussi un chemin de douleur, et dans son Gethsémani, elle reçut le réconfort de l'Eucharistie.
Elle parcourut les derniers moments de son chemin en composant des poésies pour l'Époux présent dans l'Eucharistie, et en rassurant les siens du bonheur dont elle jouissait à plaire à son Aimé. « Le Bon Dieu est pour moi une tendre mère ».

Alors que résonnait l'Angélus de la Fête de Noël 1927, l'enfant de Jésus rejoignait les bras du Christ. Au Noël de l'Enfant Jésus répondit le « dies natalis » de Sœur Elia.

Sœur Elia di san Clemente a été Béatifiée le 18 Mars 2006, dans la Cathédrale de Bari au cours d’une solennelle Célébration présidée par l’Archevêque de Bari-Bitonto, Francesco Cacucci, et par le Cardinal José Saraiva Martìns, Préfet de la Congrégation pour la cause des Saints, qui représentait le Pape Benoît XVI.

Avec la bienheureuse Elia di san Clemente, une nouvelle étoile est née au firmament de l'Église.
La ville de Bari a vu pour la première fois l'une de ses filles, souvent appelé « la petite Sainte Thérèse d'Italie », élevée aux honneurs des autels.

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Date de dernière mise à jour : 29/05/2018