Saint Germain, Abbé puis Évêque de Paris. Fête le 28 Mai.

Samedi 28 Mai 2022 : Fête de Saint Germain, Abbé puis Évêque de Paris (v. 496 † 576).

Sdj28mai

http://nominis.cef.fr/contenus/saint/1232/Saint-Germain-de-Paris.html

Saint Germain de Paris

Évêque (? 576)

Nous connaissons la vie de Saint Germain par son ami saint Venance Fortunat, poète latin.
Germain voit le jour près d'Autun.
On raconte que sa mère ne le désirait pas et voulut se faire avorter. Elle n'y parvint pas et l'enfant vécut.
Après des études à Avallon, il est, durant quinze ans, Moine dans une petite Communauté locale.

C'est là que l'Évêque d'Autun, Agrippin, vient le chercher pour en faire un Prêtre: il y a tant à faire dans ce pays des Francs si peu évangélisés.
On le voit un temps Abbé de Saint-Symphorien d'Autun, mais les Moines ne sont pas enchantés de cet Abbé qui donne leur pain aux pauvres.

Le roi de Paris, Childebert, fils de Clovis et de Sainte Clotilde, le découvre et se prend d'amitié pour lui.
Voilà Saint Germain Évêque de Paris. Il s'y illustre par une série de guérisons miraculeuses ou non, par la libération systématique des prisonniers et des esclaves.
Il fonde aussi l'Abbaye de Sainte-Croix-Saint-Vincent qui deviendra Saint-Germain des Prés.
Son action en faveur des parisiens ne s'arrêta pas avec sa mort.

"...il contribue au développement du culte des Saints gaulois, canalisant la dévotion du peuple vers des Saints protecteurs, son prédécesseur Marcel en particulier..." Source: Saint Germain - diocèse de Paris.
Voir aussi les Saints parisiens.

À Paris, en 576, Saint Germain, Évêque. D’abord Abbé de Saint-Symphorien d’Autun, puis appelé au siège épiscopal de Paris, il conserva son mode de vie Monastique en exerçant avec fruit sa tâche de pasteur, charitable envers les pauvres et veillant à la Fondation du Monastère de la Sainte-Croix, où il fut enterré et qui prit son nom.

Martyrologe romain.

San germano di parigi a

https://levangileauquotidien.org/FR/display-saint/926b0c0a-bcbb-4f75-920e-e7beb47da725

Saint Germain
Évêque de Paris
(v. 496 † 576)

Germain de Paris naquit à la fin du Ve siècle près d'Autun. Tout jeune, il faillit être victime d'une mère dénaturée et d'une grand-mère criminelle ; mais Dieu veillait sur cet enfant de Bénédiction et le réservait à de grandes choses.
Germain se réfugia près d'un ermite, son oncle, dont il partagea la vie austère, et dont il s'étudia chaque jour à imiter la piété et les vertus.

L'Évêque d'Autun, ayant fait sa connaissance, conçut pour lui une très haute estime, et lui donna, malgré les réclamations de son humilité, l'Onction Sacerdotale, puis le nomma bientôt Abbé du Monastère de Saint-Symphorien d'Autun.
Par ces temps de guerre et de dévastation, les pauvres affluent. Germain, toujours ému à la vue d'un homme dans la souffrance, ne renvoie personne sans lui faire l'aumône, au point qu'un jour il donne jusqu'au dernier pain de la Communauté.
Les Moines murmurent d'abord, puis se révoltent ouvertement. Germain, pleurant amèrement sur le défaut de Foi de ses disciples, se retire dans sa cellule et prie Dieu de les confondre et de les corriger.
Il priait encore, lorsqu'une dame charitable amène au Monastère deux chevaux chargés de vivres, et annonce que le lendemain elle enverra un chariot de blé. La leçon profita aux Religieux, qui se repentirent de leur réaction.

Un jour le feu prend au grenier, menaçant de brûler toute la récolte du Couvent. Germain, calme et confiant, saisit une marmite d'eau à la cuisine, monte au grenier en chantant « Alléluia », fait le signe de la Croix et jette quelques gouttes d'eau sur le brasier, qui s'éteint.

Un jour qu'il était en Prière, il voit apparaître un vieillard éblouissant de lumière, qui lui présente les clefs de la ville de Paris :
« Que signifie cela ? » demande l'Abbé. - “C'est, répond la vision, que vous serez bientôt le pasteur de cette ville.”
Quatre ans plus tard, Germain, devient Évêque, malgré sa résistance. Il n'en resta pas moins Moine toute sa vie, et il ajouta même de nouvelles austérités à celles qu'il avait pratiquées dans le cloître.
Après les fatigues d'une journée tout apostolique, son bonheur, même par les temps rigoureux, était de passer les nuits entières au pied de l'autel.
Germain eut la plus grande et la plus heureuse influence auprès des rois et des reines qui se succédèrent sur le trône de France pendant son épiscopat ; on ne saurait dire le nombre de pauvres qu'il secourut, de prisonniers qu'il délivra, avec l'or des largesses royales. Il mourut, plein de mérites, vers l'âge de quatre-vingts ans.
Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.

Germainparis

http://missel.free.fr/Sanctoral/05/28.php

Biographie

Saint Germain de Paris est assurément une des grandes figures du sixième siècle, mais sa vie est assez peu connue parce que son biographe, saint Fortunat, sacrifiant au goût de ses contemporains pour le merveilleux, s'est surtout attaché à décrire ses miracles.

Germain naquit au pays d'Autun de parents aisés. Sa mère aurait tenté d'avorter ; sa tante qui le logeait pendant ses études, à Avallon, aurait voulu l'empoisonner, mais le breuvage fut absorbé par le propre fils de la meurtrière qui resta infirme pour le reste de ses jours.

Ses études achevées, il demeura quinze ans dans une localité qu'on identifie avec Lucey (Côte-d'Or), chez un parent, Scopillon, où leur principale occupation était le service Divin.

L'Évêque d'Autun, Agrippin, ayant eu vent de sa réputation, l'attira pour l'élever au diaconat, puis à la prêtrise.
Le successeur d'Agrippin, Saint Nectaire, lui confia la direction du Monastère de Saint-Symphorien, élevé dans un faubourg d'Autun en l'honneur d'un martyr local auquel Germain vouera un culte fidèle.

Vers 555, comme il se trouvait à Paris, Childebert le désigna pour remplacer le défunt Évêque Eusèbe que les listes épiscopales ne mentionnent pas, le faisant succéder à Libanus.
Germain ne changea rien à l'austérité de sa vie ni à son costume.
Toujours aussi frugal, il continua d'observer les jeûnes et les veilles monastiques, se passant de feu jusqu’à une extrême vieillesse.
Au souci de sa propre perfection il joignit celui du peuple que Dieu lui confiait et qu'il exhortait assidûment.
Charitable à l'égard des pauvres, ses biens ne suffisaient pas à ses libéralités, mais la faveur du roi lui obtenait les crédits nécessaires.

Parmi les nombreux miracles du Saint, la guérison de Childebert, opérée dans les premières années de son épiscopat, lui donna sur le roi une influence considérable.
Tous deux contribuèrent à la Fondation de la célèbre Abbaye où ils devaient être enterrés et qui devait plus tard prendre le nom de Saint-Germain-des-Prés.
La dédicace se fit sous le titre de Sainte-Croix et de Saint-Vincent, à cause d'une très riche Croix d'or ornée de pierreries et de la tunique du martyr saint Vincent, que le roi avait ramenées de son expédition d'Espagne, en 543.

La date de la dédicace est controversée : selon Gislemar, biographe du premier Abbé, Saint Doctrovée, qu'elle ait eu lieu le 23 Décembre 558, à l'occasion même de la mort de Childebert.
Cet évènement ayant attiré à Paris nombre d'Évêques, Saint Germain en profita pour procéder à la dédicace de la Basilique récemment achevée.
Les raisons alléguées pour combattre le témoignage de Gislemar semblent insuffisantes. En revanche, le fameux diplôme de Fondation, attribué à Childebert, et le privilège dit le Saint Germain, sont des faux.
On fit appel à des Moines de Saint-Symphorien d'Autun d'où venait aussi le premier Abbé, saint Doctrovée.
Comme à Saint-Symphorien -tourjours selon Gislemar - on y suivait la règle de Saint Antoine et de Saint Basile. Le Monastère ayant été incendié par les Normands, Gislemar n'a pu utiliser les documents anciens.

Après la mort de Childebert, Paris échut à son frère, Clotaire, qui, de Soissons, y transporta sa capitale et témoigna au Saint la même déférence que son frère, grâce sans doute à Sainte Radegonde, sa femme, avec qui Saint Germain garda des relations suivies après son départ à Poitiers et la mort de Clotaire.
Le Saint la visita dans son Monastère et ce fut là qu'il noua des liens durables avec Fortunat, son biographe.
Clotaire ne devait pas survivre longtemps à Childebert. A sa mort (561), le Royaume des Francs, un instant réuni dans ses mains, fut à nouveau divisé entre ses quatre fils : Caribert, Gontran, Sigebert et Chilpéric.
Caribert eut Paris ; son royaume, mieux protégé des incursions germaniques, goûta une paix relative, mais ses écarts de conduite causèrent au Saint Évêque les plus grands soucis.
Après avoir renvoyé sa femme légitime, il épousa successivement Miroplée puis Marcovésée, deux sœurs, filles d'un simple artisan.
La dernière étant Religieuse, Saint Germain dut élever la voix et comme ses remontrances restèrent sans effet, il retrancha les deux complices de la communion de l'Église.

Dans cette époque, troublée par la rivalité de Brunehaut, épouse de Sigebert, et de Frédégonde, femme de Chilpéric, Saint Germain s'efforça d'être avant tout le ministre du Dieu de Paix.
Malheureusement ses appels demeurèrent vains, tant à Brunehaut qu'à Sigebert qui, s'apprêtant à assiéger son frère dans Tournai, fut assassiné par deux sicaires de Frédégonde.

Saint Germain prit une part active au Concile de Tours (567) et convoqua deux Conciles à Paris, l'un en 573 et l'autre à une date indéterminée. On lui a attribué, sur des bases fragiles, deux lettres très importantes pour l'histoire de la liturgie gallicane, mais qui lui sont nettement postérieures.

Saint Germain mourut le 28 Mai 576, dans un âge très avancé, ayant, dit-on, atteint quatre-vingts ans.
Son corps fut enterré dans la chapelle dédiée à saint Symphorien, à droite de l'autel. Cette chapelle, qui servait au XVIIème siècle d'Oratoire pour les familiers et les artisans qui demeuraient dans l'enclos de l'Abbaye, est située à droite, près du clocher.

Le tombeau, fort simple et orné d'une épitaphe qu'on a attribuée à Chilpéric, fut décoré vers 635 par saint Eloi.
En 754, sur l'ordre de Pépin le Bref, eut lieu une translation solennelle dans l'église même en présence de beaucoup d'Évêques, du futur Charlemagne et de son frère Carloman.
Pendant le siège de Paris par les Normands, les reliques furent abritées dans la Cité, à Saint-Germain-le-Vieux, démoli en 1802, où l'on gardait un bras en souvenir.

Saint germain de parisStatue de Saint Germain dans l'église de Saint-Germain-en-Laye

http://christroi.over-blog.com/article-saint-germain-de-paris-eveque-c-496-576-51181921.html

Saint Germain de Paris, Évêque (c. 496-576)

Saint Germain de Paris, surnommé la "lumière des Gaules", naquit vers l'an 500 près d'Autun en Bourgogne, d'une noble famille gallo-romaine.

Tout jeune, Germain faillit être victime d'une mère dénaturée et d'une grand-mère criminelle ; mais Dieu veillait sur cet enfant de bénédiction et le réservait à de grandes choses.
Germain se réfugia près d'un Ermite, son oncle, dont il partagea la vie austère, et dont il s'étudia chaque jour à imiter la piété et les vertus.

L'Évêque d'Autun, ayant fait sa connaissance, conçut pour lui une très haute estime, et lui donna, malgré les réclamations de son humilité, l'Onction Sacerdotale, puis le nomma bientôt Abbé du Monastère de Saint-Symphorien d'Autun.
Il se distingua par ses abstinences, ses veilles, ses aumônes. Avec le signe de la Croix, il éteignit un incendie qui menaçait de détruire le Monastère. Il opéra plusieurs guérisons miraculeuses.

Par ces temps de guerre et de dévastation, les pauvres affluent. Germain, toujours ému à la vue d'un homme dans la souffrance, ne renvoie personne sans lui faire l'aumône, au point qu'un jour il donne jusqu'au dernier pain de la Communauté.
Les Moines murmurent d'abord, puis se révoltent ouvertement. Germain, pleurant amèrement sur le défaut de Foi de ses disciples, se retire dans sa cellule et prie Dieu de les confondre et de les corriger.
Il priait encore, lorsqu'une dame charitable amène au Monastère deux chevaux chargés de vivres, et annonce que le lendemain elle enverra un chariot de blé.
La leçon profita aux Religieux, qui se repentirent de leur réaction.

Mandé à Paris par le roi des Francs Childebert, fils de Clovis, il s'y rendit avec cinq Religieux. Un jour qu'il était en prière, il voit apparaître un vieillard éblouissant de lumière, qui lui présente les clefs de la ville de Paris : "Que signifie cela ? demande l'Abbé. - C'est, répond la vision, que vous serez bientôt le pasteur de cette ville."
Quatre ans plus tard, Germain, devient Évêque, malgré sa résistance. Il n'en resta pas moins Moine toute sa vie, et il ajouta même de nouvelles austérités à celles qu'il avait pratiquées dans le cloître.
Après les fatigues d'une journée tout apostolique, son bonheur, même par les temps rigoureux, était de passer les nuits entières au pied de l'autel.
Sa nouvelle dignité n'apporta aucun changement dans sa manière de vivre: on le vit simple, frugal, mortifié et pénitent. Il avait toujours plusieurs pauvres à sa table.

Le roi Childebert, qui jusque-là avait mené une vie peu chrétienne, ne put résister à l'onction des discours du Saint : il se convertit, et bannit de sa cour tous les désordres.

Un jour Childebert lui envoya six mille solidi d'or. Germain alla immédiatement au palais pour remercier le prince, et durant le trajet il en distribua trois mille aux pauvres qui se présentèrent à lui.
"Vous reste-t-il encore de l'argent ? demanda le roi.  - J'ai encore la moitié de ce que vous venez de m'envoyer, répondit Germain : il ne s'est point trouvé assez de pauvres sur ma route pour épuiser la somme entière.
 - Seigneur, reprit le roi, distribuez tout ce qui reste : avec la faveur du Christ, nous aurons toujours de quoi donner."
Et, brisant les vases d'or et d'argent qu'il trouva sous sa main, Childebert en remit les précieux fragments à l'Évêque.
Le Saint employait la plus grande partie des nombreuses ressources dont il disposait à payer le rachat des captifs, la rançon des prisonniers, la mise en liberté des esclaves.

Germain eut la plus grande et la plus heureuse influence auprès des rois et des reines qui se succédèrent sur le trône de France pendant son épiscopat ; on ne saurait dire le nombre de pauvres qu'il secourut, de prisonniers qu'il délivra, avec l'or des largesses royales. Dans plusieurs Conciles, il fut regardé comme la lumière des Gaules.

Saint Germain intervint dans la vie du roi Caribert qui succéda à Clotaire quand il l'excommunia après ses noces avec Marofève, une Religieuse.
Sous le règne de Chilpéric Ier, il se montra un homme de paix au milieu des terribles querelles qui opposèrent les reines Frédégonde et Brunehaut.

Il mourut le 28 Mai 576, plein de mérites, vers l'âge de quatre-vingts ans. On l'enterra dans son Abbaye à côté de deux rois qu'il a connus, Childebert et Caribert.

On lui doit la construction de la célèbre abbaye de Saint-Germain-des-Prés, du nom de la tunique du martyr espagnol qu'elle renfermait, qui deviendra plus tard Saint-Germain-des-Prés. Ruinée par les Normands, elle fut reconstruite au XIIe siècle.

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Date de dernière mise à jour : 28/05/2022

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