Saint Pacôme le Grand, Fondateur du cénobitisme Chrétien (✝ 346). Fête le 09 Mai.

Mercredi 09 Mai 2018 : Fête de Saint Pacôme le Grand, Fondateur du cénobitisme Chrétien (✝ 346).

pacome-de-tabenne-45-01.jpgIcône Byzantine - Saint Pacôme recevant d'un ange la règle de son ordre.

Pacôme le Grand, Pacôme de Tabennèse ou Tabennêsis, né en Thébaïde vers l'an 292, et mort le 09 Mai 346, est généralement considéré comme le Fondateur du cénobitisme Chrétien, c'est-à-dire de la Vie Religieuse vécue en commun.
Ce Saint est fêté le 09 Mai par l’Église Catholique Romaine et le 15 Mai par l’Église Orthodoxe.

http://nominis.cef.fr/contenus/saint/1127/Saint-Pacome-le-Grand.html.

Saint Pacôme le Grand

Fondateur du cénobitisme Chrétien (✝ 346)

A 20 ans, l'égyptien Pacôme est enrôlé de force dans l'armée romaine. A Thèbes, alors qu'il se morfond dans une caserne où on l'a enfermé avec les autres conscrits récalcitrants, des Chrétiens charitables viennent les visiter et leur apportent de quoi manger.
Une fois libéré, Pacôme se fait Baptiser. Il se met au service des pauvres et des malades, puis obéit à l'appel de la solitude en se faisant ermite pendant sept ans.
Un jour qu'il se trouve à Tabennesi dans le désert, une voix mystérieuse lui dit: "Pacôme, reste ici, bâtis un Monastère."
Une autre fois, un ange lui dit: "Pacôme, voici la volonté de Dieu: servir le genre humain et le réconcilier avec Dieu."
Pacôme a compris: on ne se sauve pas tout seul. Il bâtit un Monastère pour aider d'autres hommes à trouver Dieu. Les disciples y viendront petit à petit.
Ce premier essai de vie commune est un échec: on n'improvise pas une communauté.
Pacôme en tirera la leçon et rédigera un règlement strict: "la Règle de saint Pacôme". Il devient ainsi le père du monachisme communautaire ou cénobitique.

Le grand saint Athanase d'Alexandrie veut le faire Prêtre. Par humilité, il refuse. Il continue à fonder et à multiplier les Monastères chez les coptes de la Haute-Égypte.
Il mourut lors d'une épidémie qui frappa les couvents égyptiens en 346.
En Thébaïde, l’an 346, Saint Pacôme, Abbé. Soldat encore païen, témoin de la Charité Chrétienne envers les recrues de l’armée détenues, il en fut ému, se convertit à la Vie Chrétienne, reçut de l’anachorète Palémon l’habit monastique et, sept années plus tard, sur un avertissement Divin, il édifia un grand nombre de Monastères pour accueillir des Frères, et écrivit une célèbre Règle des Moines.
Martyrologe romain

San pacomio a 1 

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Saint Pacôme
Soldat païen converti et Abbé
(292-348)

Pacôme naquit en 292, en Égypte, dans la Haute-Thébaïde, au sein de l'idolâtrie, comme une rose au milieu des épines.
À l'âge de vingt ans, il fut enrôlé de force dans les troupes impériales, quand l'hospitalité si charitable des Moines Chrétiens l'éclaira et fixa ses idées vers le Christianisme et la Vie Religieuse.
À peine libéré du service militaire, il se fit instruire, reçut le Baptême et se rendit dans un désert, où il pria un solitaire de le prendre pour son disciple.
« Considérez, mon fils, dit le vieillard, que du pain et du sel font toute ma nourriture ; l'usage du vin et de l'huile m'est inconnu.
Je passe la moitié de la nuit à chanter des psaumes ou à méditer les Saintes Écritures ; quelquefois il m'arrive de passer la nuit entière sans sommeil. »
Pacôme, étonné, mais non découragé, répondit qu'avec la grâce de Dieu, il pourrait mener ce genre de vie jusqu'à la mort.
Il fut fidèle à sa parole. Dès ce moment, il se livra généreusement à toutes les rudes pratiques de la Vie érémitique.

Un jour qu'il était allé au désert de Tabenne, sur les bords du Nil, un Ange lui apporta du Ciel une règle et lui commanda, de la part de Dieu, d'élever là un Monastère.
Dans sa Règle, le jeûne et le travail étaient proportionnés aux forces de chacun ; on mangeait en commun et en silence ; tous les instants étaient occupés ; la loi du silence était rigoureuse ; en allant d'un lieu à un autre, on devait méditer quelque passage de l'Écriture ; on chantait des psaumes même pendant le travail.
Bientôt le Monastère devint trop étroit, il fallut en bâtir six autres dans le voisinage. L'œuvre de Pacôme se développait d'une manière aussi merveilleuse que celle de Saint Antoine, commencée vingt ans plus tôt.

L'obéissance était la vertu que Pacôme conseillait le plus à ses Religieux ; il punissait sévèrement les moindres infractions à cette vertu.
Un jour, il avait commandé à un saint Moine d'abattre un figuier couvert de fruits magnifiques, mais qui était pour les novices un sujet de tentation :
« Comment, saint Père, lui dit celui-ci, vous voulez abattre ce figuier, qui suffit à lui tout seul à nourrir tout le Couvent ? »
Pacôme n'insista pas ; mais, le lendemain, le figuier se trouvait desséché : ainsi Dieu voulait montrer le mérite de la parfaite obéissance.

Le saint Abbé semblait avoir toute puissance sur la nature : il marchait sur les serpents et foulait aux pieds les scorpions sans en recevoir aucun mal ; lorsqu'il lui fallait traverser quelque bras du Nil pour la visite de ses Monastères, les crocodiles se présentaient à lui et le passaient sur leur dos. Sur le point de mourir, il vit son bon Ange près de lui.
Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.

Pacome le grand 11

Compléments biographique
> > > Saint Pacôme le Grand

> > > Histoire de Saint Pacôme (pdf)

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Date de dernière mise à jour : 09/05/2018