Saint Philippe, un des 12 apôtres du Christ (1er s.). Fête le 03 Mai.

Jeudi 03 Mai 2018 : Fête de Saint Philippe, un des 12 apôtres du Christ (1er s.).

Saint philippe un des 12 apotres du christStatue de l'apôtre Saint Philippe, Basilique Saint Jean de Latran, Rome, Italie.

http://nominis.cef.fr/contenus/saint/1086/Saint-Philippe.html.

Saint Philippe

Un des apôtres du Christ (1er s.)

Pendant des siècles, Saint Philippe et Saint Jacques ont été fêtés au 1er Mai, jour où leurs reliques furent transférées dans la Basilique romaine des douze apôtres.
Récemment, ils ont laissé leur place à l'humble saint Joseph pour réconforter les travailleurs. Pas seulement ceux de notre Europe, mais tous les travailleurs obscurs, exploités et écrasés dans les ateliers d'Asie ou d'Amérique latine.
Philippe était de Bethsaïde, sur la rive nord du lac de Tibériade, comme André et son frère Pierre.

Jean le Baptiste, qui se tenait à Béthanie au delà du Jourdain avec deux de ses disciples, leur dit en voyant Jésus: "Voici l'agneau de Dieu."
Les deux disciples suivirent Jésus, l'un d'eux était André, le second sans doute Philippe. Jésus leur dit "Viens, suis-moi."

Tout de suite Philippe évangélise Nathanaël : "Nous avons trouvé le Messie... viens et vois." (Jean 1. 45-46)
On retrouve Philippe au moment de la multiplication des pains: "Jésus dit à Philippe: Où achèterons-nous des pains pour que tous ces gens puissent manger?" (Jean 6. 5)

Peu avant la Passion, des Grecs qui veulent voir Jésus, s'adressent à lui: "Nous voulons voir Jésus." (Jean 12. 20)
Au soir de la dernière Cène, Philippe lui, veut voir Dieu: "Montre-nous le Père et cela nous suffit. - Philippe qui me voit, voit le Père." (Jean 14. 8)
Philippe, le disciple qui veut voir et fait voir...

Jacques est moins connu. Les exégètes distinguent plusieurs Jacques autour du Seigneur. Jacques le Majeur, fils de Zébédée et frère de Jean.
Jacques le Mineur, fils d'Alphée et frère du Seigneur, de sa parenté et originaire de Nazareth.
Il aurait dirigé l'Église de Jérusalem et serait mort martyr vers 62. C'est lui que nous fêtons aujourd'hui.

Fête des Saints Philippe et Jacques, Apôtres. Philippe, né à Bethsaïde, disciple de Jean-Baptiste, comme Pierre et André, fut appelé par le Seigneur à le suivre.
Jacques, fils d’Alphée, considéré chez les Latins comme le même que le frère du Seigneur, surnommé le Juste, dirigea le premier l’Église de Jérusalem et, quand s’éleva le débat au sujet de la circoncision, se rangea à l’avis de Pierre de ne pas imposer le joug de la Loi juive aux disciples venant du monde païen; il couronna peu après son apostolat par le martyre.

Martyrologe romain.

Saint philippe 1

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Saint Philippe
Apôtre et martyr

Philippe était de Bethsaïde, en Galilée, patrie de Saint Pierre et de Saint André. Le Sauveur, dès les premiers jours de sa vie publique, le rencontra et lui dit : « Suis-Moi ! »

Après la Pentecôte, il alla prêcher dans les immenses contrées de l'Asie supérieure ; il évangélisa longtemps les Scythes, puis les Galates, les Phrygiens, et c'est dans la ville d'Hiérapolis, en Phrygie, qu'il confirma sa prédication par le témoignage de son sang.

Un jour que le peuple offrait de l'encens à un gros serpent qu'il regardait comme une de ses divinités principales, Philippe, saisi de compassion, se jette à terre et supplie Dieu de délivrer ces malheureux de la tyrannie du serpent infernal.
L'affreuse bête expire aussitôt. Le peuple se montrait disposé à accepter la doctrine d'un homme qui opérait de telles merveilles ; mais les magistrats et les pontifes s'emparèrent de l'Apôtre, le battirent de verges, le clouèrent à une croix et l'accablèrent de pierres. À sa mort, la terre trembla et plusieurs édifices s'écroulèrent.
Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950 (« Rév. x gpm »).

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http://imagessaintes.canalblog.com/archives/2009/01/23/12192716.html

Dans la Légende Dorée de Jacques de Voragine

Saint Philippe, apôtre, après avoir prêché vingt ans en Scythie, fut pris par les païens qui voulurent le forcer à sacrifier devant une statue de Mars. Mais aussitôt, il s'élança de dessous le piédestal un dragon. qui tua le fils du pontife employé à porter le feu pour le sacrifice, deux tribuns dont les soldats tenaient Philippe dans les chaînes : et son souffle empoisonna les autres à tel point qu'ils tombèrent tous malades.
Et Philippe dit : « Croyez-moi, brisez cette statue, et à sa place adorez la Croix du Seigneur, afin que vos malades soient guéris et que les morts ressuscitent. » Mais ceux qui étaient souffrants criaient : « Faites-nous seulement guérir, et de suite nous briserons ce Mars. »

Philippe commanda alors au dragon de descendre au désert, pour qu'il ne nuisit à qui que ce fût. Le monstre se retira aussitôt, et disparut. Ensuite Philippe les guérit tous et il obtint la vie pour les trois morts.
Ce fut ainsi que tout le monde crut. Pendant une année entière il les prêcha, et après leur avoir ordonné des Prêtres et des diacres, il vint en Asie dans la ville de Hiérapolis, où il éteignit l’hérésie des Ebionites qui enseignaient que J.-C. avait pris une chair fantastique.

Il avait là avec lui deux de ses filles, vierges très saintes, par le moyen desquelles le Seigneur convertit beaucoup de monde à la Foi. Pour Philippe, sept jours avant sa mort, il convoqua les Évêques et les Prêtres, et leur dit : « Le Seigneur  m’a accordé ces sept jours pour vous donner des avis. »

Il avait alors 87 ans. Après quoi les infidèles se saisirent de lui, et l’attachèrent à la croix, comme le maître qu'il prêchait. Il trépassa de cette manière heureusement au Seigneur. A ses côtés furent ensevelies ses deux filles, l’une à sa droite, et l’autre à sa gauche.

Voici ce que dit Isidore de ce Philippe dans le Livre de la Vie, de la naissance et de la mort des saints : « Philippe prêche J.-C. aux Gaulois; les nations barbares voisines, qui habitaient dans les ténèbres, sur les bords de l’océan furieux, il les conduit à la lumière de la science et au port de la Foi; enfin, crucifié à Hiérapolis, ville de la province de Phrygie, et lapidé, il y mourut, et y repose avec ses filles. »

Quant à Philippe qui fut un des sept diacres, Saint Jérôme dit, dans son martyrologe, que le 8e des ides de juillet, il mourut à Césarée, illustre par ses miracles et ses prodiges ; à côté de lui furent enterrées trois de ses filles, car la quatrième repose à Ephèse.

Le premier Philippe est différent de celui-ci, en ce que le premier fut apôtre, le second diacre; l’apôtre repose à Hiérapolis, le diacre à Césarée. Le premier eut deux filles prophétesses, le second en eut quatre, bien que dans l’Histoire ecclésiastique on paraisse dire que ce fut Saint Philippe, apôtre, qui eut quatre filles prophétesses : mais il vaut mieux s'en rapporter à Saint Jérôme.
P.S. : Dans les révélations de Jésus à Maria Valtorta (voir en bas de page), il est bien confirmé que Philippe a eu deux filles et non pas quatre.

Apostle philip on st isaac cathedral spbSaint Philippe (St Isaac - Saint-Pétersbourg)

Pour approfondir, lire la Catéchèse du Pape Benoît XVI :
>>> Philippe

[Allemand, Anglais, Croate, Espagnol, Français, Italien, Portugais]

BENOÎT XVI

AUDIENCE GÉNÉRALE

Mercredi 6 Septembre 2006

Philippe
Jn 1, 43-46

Chers frères et sœurs,
En poursuivant les descriptions des figures des divers Apôtres, comme nous le faisons depuis quelques semaines, nous rencontrons aujourd'hui Philippe.
Dans les listes des Douze, il est toujours placé à la cinquième place (comme dans Mt 10, 3; Mc 3, 18; Lc 6, 14; Ac 1, 13), et donc substantiellement parmi les premiers.
Bien que Philippe soit d'origine juive, son nom est grec, comme celui d'André, et cela constitue un petit signe d'ouverture culturelle qui ne doit pas être sous-évalué.
Les informations à son propos nous sont fournies par l'Evangile de Jean. Il provenait du même lieu d'origine que Pierre et André, c'est-à-dire de Bethsaïde (cf. Jn 1, 44), une petite ville appartenant à la tétrarchie de l'un des fils d'Hérode le Grand, lui aussi appelé Philippe (cf. Lc 3, 1).

Le Quatrième Evangile rapporte que, après avoir été appelé par Jésus, Philippe rencontre Nathanaël et lui dit: "Celui dont parlent la loi de Moïse et les Prophètes, nous l'avons trouvé: c'est Jésus fils de Joseph, de Nazareth" (Jn 1, 45).
Philippe ne se rend pas à la réponse plutôt sceptique de Nathanaël ("De Nazareth! Peut-il sortir de là quelque chose de bon?"), et riposte avec décision: "Viens, et tu verras!" (Jn 1, 46).
Dans cette réponse, sèche mais claire, Philippe manifeste les caractéristiques du véritable témoin: il ne se contente pas de proposer l'annonce, comme une théorie, mais interpelle directement l'interlocuteur en lui suggérant de faire lui-même l'expérience personnelle de ce qui est annoncé.
Les deux mêmes verbes sont utilisés par Jésus lui-même quand deux disciples de Jean-Baptiste l'approchent pour lui demander où il habite (cf. Jn 1, 39). Jésus répondit: "Venez et voyez" (cf. Jn 1, 38, 39).

Nous pouvons penser que Philippe s'adresse également à nous avec ces deux verbes qui supposent un engagement personnel.
Il nous dit à nous aussi ce qu'il dit à Nathanaël: "Viens et tu verras". L'Apôtre nous engage à connaître Jésus de près.
En effet, l'amitié, la véritable connaissance de l'autre, a besoin de la proximité, elle vit même en partie de celle-ci.
Du reste, il ne faut pas oublier que, selon ce que Saint Marc écrit, Jésus choisit les Douze dans le but primordial qu'"ils soient avec lui" (Mc 3, 14), c'est-à-dire qu'ils partagent sa vie et apprennent directement de lui non seulement le style de son comportement, mais surtout qui Il était véritablement.
Ce n'est qu'ainsi, en effet, en participant à sa vie, qu'il pouvait le connaître et ensuite l'annoncer.
Plus tard, dans la Lettre de Paul aux Ephésiens, on lira que l'important est d'"apprendre le Christ" (4, 20), et donc pas seulement et pas tant d'écouter ses enseignements, ses paroles, que, davantage encore, Le connaître en personne; c'est-à-dire connaître son humanité et sa Divinité, son mystère, sa beauté.
En effet, il n'est pas seulement un Maître, mais un Ami, et même un Frère. Comment pourrions-nous le connaître à fond en restant éloignés?
L'intimité, la familiarité, l'habitude nous font découvrir la véritable identité de Jésus Christ. Voilà: c'est précisément cela que nous rappelle l'apôtre Philippe.
Et ainsi, il nous invite à "venir", à "voir", c'est-à-dire à entrer dans une relation d'écoute, de réponse et de communion de vie avec Jésus, jour après jour.

Ensuite, à l'occasion de la multiplication des pains, il reçut de Jésus une demande précise, pour le moins surprenante: savoir où il était possible d'acheter du pain pour nourrir tous les gens qui le suivaient (cf. Jn 6, 5).
Philippe répondit alors avec un grand réalisme: "Le salaire de deux cents journées ne suffirait pas pour que chacun ait un petit morceau de pain" (Jn 6, 7).
On voit ici le caractère concret et le réalisme de l'Apôtre, qui sait juger les aspects réels d'une situation.
Nous savons comment les choses se sont ensuite passées. Nous savons que Jésus prit les pains et, après avoir prié, les distribua.
Ainsi se réalisa la multiplication des pains. Mais il est intéressant que Jésus se soit adressé précisément à Philippe, pour avoir une première indication sur la façon de résoudre le problème: signe évident qu'il faisait partie du groupe restreint qui l'entourait.

A un autre moment, très important pour l'histoire future, avant la Passion, plusieurs grecs qui se trouvaient à Jérusalem pour la Pâque "abordèrent Philippe...
Ils lui firent cette demande: "Nous voudrions voir Jésus". Philippe va le dire à André; et tous deux vont le dire à Jésus" (Jn 12, 20-22).
Nous avons une fois de plus le signe de son prestige particulier au sein du collège apostolique.
Dans ce cas, il sert surtout d'intermédiaire entre la demande de plusieurs Grecs - il parlait probablement grec et put servir d'interprète - et Jésus; même s'il s'unit à André, l'autre Apôtre qui porte un nom grec, c'est, quoi qu'il en soit, à lui que ces étrangers s'adressent.

Cela nous enseigne à être nous aussi toujours prêts à accueillir les demandes et les invocations, d'où qu'elles proviennent, ainsi qu'à les orienter vers le Seigneur, l'unique qui puisse les satisfaire pleinement.
Il est en effet important de savoir que nous ne sommes pas les destinataires ultimes des prières de ceux qui nous approchent, mais que c'est Le Seigneur: c'est à Lui que nous devons adresser quiconque se trouve dans le besoin. Voilà: chacun de nous doit être une route ouverte vers lui!

Il y a ensuite une autre occasion, toute particulière, où Philippe entre en scène. Au cours de la Dernière Cène, Jésus ayant affirmé que Le connaître signifiait également connaître Le Père (cf. Jn 14, 7), Philippe, presque naïvement, lui demanda: "Seigneur, montre-nous Le Père; cela nous suffit" (Jn 14, 8).
Jésus lui répondit avec un ton de reproche bienveillant: "Il y a si longtemps que je suis avec vous, et tu ne me connais pas, Philippe! Celui qui m'a vu a vu Le Père.
Comment peux-tu dire: "Montre-nous Le Père?". Tu ne crois donc pas que je suis dans Le Père et que Le Père est en moi?...
Croyez ce que je vous dis: je suis dans Le Père, et Le Père est en moi" (Jn 14, 9-11).
Ces paroles se trouvent parmi les plus importantes de l'Evangile de Jean. Elles contiennent une véritable révélation.
Au terme du prologue de son Evangile, Jean affirme:  "Dieu, personne ne l'a jamais vu; le Fils unique, qui est dans le sein du Père, c'est lui qui a conduit à le connaître" (Jn 1, 18).
Eh bien, cette déclaration, faite par l'évangéliste, est reprise et confirmée par Jésus Lui-même. Mais avec une nouvelle nuance.
En effet, alors que le prologue de Jean parle d'une intervention explicative de Jésus, à travers les paroles de son enseignement, dans la réponse à Philippe, Jésus fait référence à sa propre personne comme telle, laissant entendre qu'il est possible de le comprendre non seulement à travers ce qu'il dit, mais encore plus à travers ce qu'Il est simplement.
Pour nous exprimer selon le paradoxe de l'Incarnation, nous pouvons bien dire que Dieu s'est donné un visage  humain, celui de Jésus, et en conséquence à partir de maintenant, si nous voulons vraiment connaître le visage de Dieu, nous n'avons qu'à Contempler le visage de Jésus!
Dans son visage, nous voyons réellement qui est Dieu et comment est Dieu!

L'évangéliste ne nous dit pas si Philippe comprit pleinement la phrase de Jésus. Il est certain qu'il consacra entièrement sa vie à lui.
Selon certains récits postérieurs (Actes de Philippe et d'autres), notre Apôtre aurait évangélisé tout d'abord la Grèce, puis la Phrygie où il aurait trouvé la mort, à Hiérapolis, selon un supplice décrit différemment comme une crucifixion ou une lapidation.
Nous voulons conclure notre réflexion en rappelant le but auquel doit tendre notre vie: rencontrer Jésus comme Philippe le rencontra, en cherchant à voir en Lui Dieu Lui-même, le Père Céleste.
Si cet engagement venait à manquer, nous serions toujours renvoyés uniquement à nous-mêmes comme dans un miroir, et nous serions toujours plus seuls!
Philippe, en revanche, nous enseigne à nous laisser conquérir par Jésus, à être avec Lui, et à inviter également les autres à partager cette indispensable compagnie. Et, en voyant, en trouvant Dieu, trouver la Vie véritable.

Je salue cordialement les pèlerins francophones présents ce matin. Puissiez-vous, à l’exemple de l’Apôtre Philippe, être toujours plus attentifs aux besoins de vos frères et leur faire rencontrer Le Christ, qui est la source de toute joie !

11 mai 3 mai saint philippe apotre l 2 Illustration ci-dessus : d'après Rubens - Musée du Prado

http://www.maria-valtorta.org/Personnages/PhilippeApotre.htm.

Philippe
L'apôtre

Présentation générale

Galiléen de Bethsaïda. C'est le 5ème apôtre de Jésus et c'est lui qui amène Nathanaël (Barthélemy) à Jésus. Pierre était son condisciple à l’école sous l’enseignement de ce "grognon d’Élisée" (3.72).

Il est marié à Marie. Leur deux filles font successivement vœu de virginité : l’aînée (4.104 - p.91) puis la seconde (5.60 – p.433).
L'une des deux se prénomme Marianne (8.27).
"Il a des intérêts dont il doit s'occuper", sans autres précisions. Cela laisse supposer qu'il était riche propriétaire ou similaire (6.113).

Lors de la multiplication des pains, Jésus l'interpelle pour savoir combien de pains sont nécessaires pour nourrir la foule.


C'est lui que les gentils (goïms) interpellent alors que la foule se presse autour de Jésus et qu'ils veulent le voir (9.17).

Lors de la Cène, il interroge Jésus : "montre nous le Père, cela suffit". Ce à quoi Jésus répondra "Celui qui m'a vu, a vu le Père"

Caractère et aspect

Plutôt âgé (plus que Matthieu), ce qui laisse supposé qu'il a la cinquantaine passée et qu'il se situe dans les mêmes zones que Pierre son condisciple à l'école.
Philippe est présenté comme bien équilibré et fidèle. "André m'a parlé de Toi : Tu es un Israélite d'intention droite. C'est pour cela que je me manifeste à toi" lui dira Jésus lors de leur première rencontre (2.12)

C'est un grand ami de Nathanaël et leur deux femmes sont inséparables. Visage déjà marqué par les années, bien qu’encore dans l’âge viril (10.24).
Lui et Nathanaël sont les traditionalistes parmi les apôtres, comme le confirme Marie (10.35)

Parcours apostolique

Témoin de la Cène - Résurrection - Ascension - Pentecôte.

Philippe rencontre Jésus à Bethsaïda à l’instigation d’André. "Tu veux être mon disciple ?" lui demande Jésus. "Je le veux... et je n'ose espérer de l'être." - "C'est Moi qui t'ai appelé." - "Je le suis, alors. Me voici." - "Tu savais qui Je suis ?" - "André m'a parlé de Toi. Il m'a dit: 'Celui après qui tu soupirais est venu'. Car il savait que je soupirais après le Messie." - "Ton attente n'est pas trompée. Il est devant toi." - "Mon Maître et mon Dieu !".

Il écoute Jésus prêcher la condition de disciple le soir même dans la maison de Pierre et de Porphyrée (2.12). C’est lui qui va, à la demande de Jésus, vers son ami Barthélemy, futur apôtre lui aussi.

Il se fait l'ardent propagateur des miracles de Jésus : "Cet homme (Philippe) il y a quelque temps, parlait de tes miracles près de la synagogue" dit Esther, la nourrice de Jeanne de Chouza. Elle a été touchée par ces enseignements de l'apôtre (2.64)

Les deux filles de Philippe deviennent vierges consacrées. C'est pour lui un grand déchirement qu’il accepte pourtant :
"Jamais plus, jamais plus de petits-enfants... Mon rêve !... Le sourire de ma vieillesse !... Pardonne-moi ces pleurs, mon Seigneur... Je suis un pauvre homme..." (5.60)

En savoir plus sur ce personnage

Saint Philippe est fêté le 3 Mai en même temps que Jacques le mineur*. En Orient il est fêté le 14 Novembre. Certaines sources historiques le confondent parfois avec le diacre Philippe*, père de quatre filles (Cf. Actes 21, 8-9).

On attribue à Philippe l'apôtre un évangile apocryphe du IIème siècle et les Actes de Philippe, un apocryphe du IVème siècle.
Selon cette source, il aurait évangélisé la Grèce, la Scythie au nord de la Mer Noire puis la Phrygie (en Turquie actuelle), ce que retenait le Bréviaire Romain.

Philippe serait mort martyr à 87 ans, crucifié la tête en bas, sous Domitien. Il fut enterré avec ses filles à Hiérapolis, ville de Phrygie, qui lui bâtit plus tard le Martyrium.
Le Pape Pélage Ier fit construire au VIème siècle l’église des Douze-Saints-Apôtres à Rome. Il y fit transférer les reliques de Saint Philippe et de Jacques le mineur (Jacques d'Alphée).

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Date de dernière mise à jour : 03/05/2018