Sainte Marie-Madeleine de Pazzi (Catherine de Pazzi ou de Cortone), Carmélite (1566-1607). Fête le 25 Mai.

Vendredi 25 Mai 2018 : Fête de Sainte Marie-Madeleine de Pazzi (Catherine de Pazzi ou de Cortone), Carmélite (1566-1607).

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http://fr.wikipedia.org/wiki/Marie-Madeleine_de_Pazzi.

Marie-Madeleine de Pazzi (1566 - 1607) est une carmélite de l'ancienne observance (ou Carmélite chaussés), en Religion Sœur Marie-Madeleine, grande Mystique, dont la spiritualité et les écrits ont profondément influencé la société de Florence du XVIIe siècle.

Déjà de son vivant, ses sœurs et les Florentins la considéraient comme une sainte. Son procès en Béatification fut initié dès 1611.

Le 8 mars 1626 elle fut Béatifiée par le Pape Urbain VIII et le 28 avril 1669 Canonisée par le Pape Clément IX.

Sa Fête a été fixée le 25 mai.

Vie et spiritualité

Catherine de Pazzi est née le 02 Avril 1566 dans une noble famille florentine, les Pazzi, dont un ancêtre avait été le premier à entrer à Jérusalem lors de la Première croisade.
Elle est aussi apparentée à Francesco de Pazzi, chef de la Conjuration des Pazzi. Elle est la seconde enfant de Maria Buondelmonti et de Camillo di Geri de' Pazzi, et elle a eu trois frères.
Très jeune, elle mène une vie de piété et d'oraison. Elle a eu deux Jésuites comme directeurs spirituels et confesseurs, Rossi et Blanca. Ils lui enseignent la prière et l'instruisent dans la Foi Chrétienne.

Lorsqu'elle fait sa première communion (à l'âge de 10 ans), elle fait vœux, secrètement, d'entrer dans les ordres.
Elle a sa première extase mystique à l'âge de 12 ans. Elle est pensionnaire à deux reprises chez les Chevalières de Malte, à San Giovannino, de 1574 à 1578 et de 1580 à 1581.
Elle continue son éducation dans un couvent Franciscain de Cortone où elle apprend à connaître la spiritualité de François d'Assise qu'elle qualifiera plus tard de Père spirituel tandis qu'elle considérait sainte Claire comme son avocate.
Mais ses parents, s'opposant à sa vocation religieuse, l'en retirent deux ans après afin de la marier.

Entrée au Carmel

Catherine refuse le mariage, elle va même jusqu'à dire à son père : « Je livrerais plutôt ma tête au bourreau, que ma chasteté à un homme ».
Ses parents finissent par céder, et Catherine peut entrer au Carmel à Sainte-Marie-des-Anges (le plus ancien couvent de l’ordre) le 27 Novembre 1582, alors qu'elle n'a que 16 ans. Elle prend le nom de Sœur Marie-Madeleine.

Le Carmel de Sainte-Marie-des-Anges, à l’époque où y vécut Marie-Madeleine, comptait presque quatre-vingt religieuses.
Plusieurs moniales avaient un haut profil spirituel, comme la mère Evangelista Del Giocondo, ou Pacifica del Tovaglia l’une des "secrétaires" et amies de la Sainte. Marie-Madeleine est d’abord vicaire pour l’accueil des jeunes filles qui fréquentaient la maison d’hôtes (1586-1589).

À partir de 1589 elle participe, à des titres variés, à la formation des novices. Elle devient sous-prieure du couvent en 1604.
Elle vit dans la plus extrême austérité, s'adonnant à la Prière et à la Méditation, s'infligeant des mortifications permanentes.
Elle a un grand souci des pauvres, et prie sans cesse pour les Prêtres, pour le renouveau spirituel de l'Église.

Elle bénéficie de grandes Grâces Mystiques et éprouve de profondes extases. Elle a laissé de nombreux écrits.
Épuisée par ses jeûnes et ses intenses mortifications, elle tombe malade et passe trois dernières années très tourmentées.
Elle meurt le 25 Mai 1607 à l’âge de quarante et un ans.

Béatification - Canonisation

Déjà de son vivant, ses sœurs et les Florentins la considéraient comme une sainte. Son procès en Béatification fut initié dès 1611.

Le 8 mars 1626 elle fut Béatifiée par le Pape Urbain VIII et le 28 avril 1669 Canonisée par le Pape Clément IX.

Sa Fête a été fixée le 25 mai.

Lors du quatrième centenaire de sa mort, le Pape Benoît XVI a dit lors de son homélie du 29 mai 2007 que Marie-Madeleine demeurait encore aujourd'hui : « une source d’inspiration spirituelle des Carmélites de l’antique observance, qui voient en elle la Sœur qui a parcouru tout entière la voie de l’union transformante en Dieu, et qui désigne Marie comme « l’étoile » du chemin vers la perfection ».

Et qu'elle était : « pour tous, cette grande Sainte (qui) a le don d’être une maîtresse de spiritualité, particulièrement pour les Prêtres envers lesquels elle a toujours nourri une véritable passion ».

Citations

  • Prière de sainte Marie-Madeleine Pazzi au Saint Esprit : « L'Esprit pénétrant vient dans l'âme comme une source qui la submerge. De même que deux fleuves jaillissants se mêlent de telle façon que le plus petit perde son nom et prenne celui du plus grand, c'est ainsi que cet Esprit divin agit quand il vient dans l'âme pour s'unir à elle. Il faut que l'âme, qui est la plus petite, perde son nom et s'abandonne à l'Esprit. C'est ce qui se produira si elle se tourne vers l'Esprit pour ne plus faire qu'un avec Lui. Par l'élan de l'amour, l'Esprit, qui est à la fois immobile et très mobile, s'introduit en nous. »
  • Marie-Madeleine à ses sœurs : « Ne sentez-vous pas combien il est doux de nommer la Volonté de Dieu ? Mes sœurs, oh ! que la Volonté de Dieu est aimable! »
  • «Je quitterai le monde sans avoir pu comprendre comment la créature peut se résoudre à commettre un péché contre son Créateur. »
  • « Si je savais qu'en disant une parole à une autre fin que pour l'amour de Dieu, je dusse devenir plus grande qu'un Séraphin, je ne le ferais jamais. »
  • Ses dernières paroles furent adressées à ses sœurs : « Je vous prie, au nom de Notre-Seigneur, de n'aimer que Lui seul ! »

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https://levangileauquotidien.org/main.php?language=FR&module=saintfeast&localdate=20180525&id=4314&fd=0

Sainte Marie-Madeleine de Pazzi
Vierge, Carmélite

Sainte Marie-Madeleine de Pazzi, l'une des fleurs les plus suaves qui aient embaumé les jardins du Carmel, naquit à Florence. Dès l'âge de sept ans, à l'école du sainte-marie-madeleine-de-pazzi.jpgCiel, elle était formée à l'oraison, et elle paraissait presque un prodige de mortification. Toute une nuit elle porta une couronne d'épines sur sa tête, avec des douleurs inexprimables, pour imiter son Amour crucifié.

Chaque fois que sa mère avait communié, l'enfant s'approchait d'elle et ne pouvait plus la quitter, attirée par la douce odeur de Jésus-Christ.

A partir de sa Première Communion, elle fut prête à tous les sacrifices, et c'est dès lors qu'elle fit à Jésus le voeu de n'avoir jamais d'autre époux que Lui.

Aussi, quand plus tard, son père voulut la marier: "Je livrerais plutôt, s'écria-t-elle, ma tête au bourreau que ma chasteté à un homme."

La sainte épouse du Christ entra au Carmel, parce qu'on y communiait presque tous les jours. Dès lors sa vie est un miracle continuel; elle ne vit que d'extases, de ravissements, de souffrances, d'amour.

Pendant cinq années, elle fut assaillie d'affreuses tentations; son arme était l'oraison, durant laquelle elle s'écriait souvent; "Où êtes-Vous, Mon Dieu, où êtes-Vous?"

Un jour, tentée plus fortement qu'à l'ordinaire, elle se jeta dans un buisson d'épines, d'où elle sortit ensanglantée, mais victorieuse.

Elle avait tant de plaisir à proférer ces mots: "La Volonté de Dieu!" qu'elle les répétait continuellement, disant à ses soeurs: "Ne sentez-vous pas combien il est doux de nommer la Volonté de Dieu?"

Un jour, ravie en extase, elle alla par tout le Couvent en criant: "Mes Soeurs, oh! Que la Volonté de Dieu est aimable!"

Il plut à Dieu de la crucifier longtemps par des douleurs indicibles, qui la clouaient sur son lit, dans un état d'immobilité en même temps que de sensibilité extraordinaire.

Loin de demander soulagement, elle s'écriait bien souvent: "Toujours souffrir et ne jamais mourir!"

Son coeur était un brasier ardent consumé par l'amour. Quinze jours avant sa mort, elle dit: "Je quitterai le monde sans avoir pu comprendre comment la créature peut se résoudre à commettre un péché contre son Créateur."

Elle répétait souvent: "Si je savais qu'en disant une parole à une autre fin que pour l'Amour de Dieu, je dusse devenir plus grande qu'un Séraphin, je ne le ferais jamais."

Près de mourir, ses dernières paroles à ses Sœurs furent celles-ci : « Je vous prie, au Nom de Notre-Seigneur, de n'aimer que Lui seul ! » Elle mourut, en disant « Benedictus Deus », le 25 Mai 1607 à 14h.

Maria Maddalena de' Pazzi a été Béatifiée, le 08 Mai 1626, par le Pape Urbain VIII (Maffeo Barberini, 1623-1644) et Canonisée, le 28 Avril 1669, par le Pape Clément IX (Giulio Rospigliosi, 1667-1669.

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.

Mariemadeleinepazzi

http://nominis.cef.fr/contenus/saint/1218/Sainte-Marie-Madeleine-de-Pazzi.html.

Sainte Marie-Madeleine de Pazzi

Carmélite (✝ 1607)

Carmélite de Florence, elle offrit sa vie pour obtenir le renouveau spirituel de l'Église. Favorisée de Grâces mystiques, elle mettait le meilleur d'elle-même dans la fidélité aux trois vœux de sa profession perpétuelle.

Mémoire de sainte Marie-Madeleine de Pazzi, vierge de l’Ordre du Carmel. Elle mena à Florence, en Toscane, une vie cachée dans Le Christ, de Prière et de renoncement, priant assidûment pour la réforme de l’Église et, enrichie par Dieu de multiples dons, elle conduisit fort bien ses sœurs à la perfection. Elle mourut en 1607.
Martyrologe romain

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http://www.abbaye-saint-benoit.ch/gueranger/anneliturgique/paques/paques03/propresaints/032.htm.

Madeleine de Pazzi a brillé sur le Carmel par son éclatante pureté et par l'ardeur de son amour.

Elle a été, comme Philippe Néri, l'une des plus éclatantes manifestations de la divine charité au sein de la vraie Eglise, se consumant à l'ombre du cloître comme Philippe dans les labeurs du ministère des âmes, ayant recueilli l'un et l'autre, pour l'accomplir en eux, cette parole de l'Homme-Dieu : « Je suis venu allumer le feu sur la terre ; et quel est mon désir, sinon qu'il s'enflamme? »

La vie de l'Epouse du Christ fut un miracle continuel. L'extase et les ravissements étaient journaliers chez elle.

Les plus vives lumières lui furent communiquées sur les mystères, et, afin de l'épurer davantage pour ces sublimes communications, Dieu lui fit traverser les plus redoutables épreuves de la vie spirituelle.

Elle triompha de tout, et son amour montant toujours, elle ne trouvait plus de repos que dans la souffrance, par laquelle seule elle pouvait alimenter le feu qui la consumait.

En même temps son cœur débordait d'amour pour les hommes; elle eût voulu les sauver tous, et sa charité si ardente pour lésâmes s'étendait avec héroïsme jusqu'à leurs corps.

Tant que dura ici-bas cette existence toute séraphique, le ciel regarda Florence avec une complaisance particulière; et le souvenir de tant de merveilles a maintenu dans cette ville, après plus de deux siècles, un culte fervent à l'égard de l'insigne épouse du Sauveur des hommes.

L'un des plus frappants caractères de la divinité et de la sainteté de l'Eglise apparaît dans ces existences privilégiées, sur lesquelles se montre avec tant d'éclat l'action directe des mystères de notre salut. « Dieu a tant aimé le monde, qu'il lui a donné son Fils unique » ; et ce Fils de Dieu daigne se passionner pour une de ses créatures, produisant en elle de tels effets, que tous les hommes sont à même d'y prendre une idée de l'amour dont son Cœur divin est embrasé pour ce monde qu'il a racheté au prix de son sang.

Heureux ceux qui savent goûter ce spectacle, qui savent rendre grâces pour de tels dons ! Ils ont la vraie lumière, tandis que ceux qui s'étonnent et hésitent font voir que les lueurs qui sont en eux luttent encore avec les ténèbres de la nature déchue.

Marie-Madeleine, de l'illustre famille des Pazzi, naquit à Florence, et marcha presque dès le berceau dans le chemin de la perfection.

Dès l'âge de dix ans, elle fit vœu de virginité, et, lorsqu'elle eut pris l'habit de Carmélite dans le monastère de Notre-Dame-des-Anges, elle fit voir en sa personne un modèle achevé de toutes les vertus.

Sa pureté alla jusqu'à ignorer toute sa vie ce qui peut blesser cette vertu. Par l'ordre de Dieu, elle jeûna cinq ans au pain et à l'eau, hors les dimanches qu'elle usait des mets permis en Carême.

Elle affligeait son corps par le cilice, les fouets, l'abstinence, les veilles et par toutes sortes de tourments.

Le feu de l'amour divin était si brûlant en elle, que n'en pouvant supporter l’ardeur, elle était obligée pour la tempérer de répandre de l'eau sur sa poitrine.

Souvent ravie hors d'elle-même, elle éprouvait de longues et merveilleuses extases, dans lesquelles elle pénétrait les mystères célestes, et recevait de Dieu des faveurs admirables. Fortifiée par ces secours, elle soutint un long combat contre les princes des ténèbres, livrée à la sécheresse et à la désolation, abandonnée de tout le monde, et poursuivie de diverses tentations, par la permission de Dieu, qui voulait en faire le modèle d'une invincible patience et de la plus profonde humilité.

Sa charité envers le prochain éclatait particulièrement ; souvent elle passait les nuits sans dormir, occupée soit à faire l'ouvrage des sœurs, soit à servir les malades, qu'elle guérit plus d'une fois en suçant leurs ulcères.

Elle pleurait amèrement la perte des infidèles et des pécheurs, et s'offrait à endurer toutes sortes de tourments pour leur salut.

Plusieurs années avant sa mort, elle renonça avec une vertu héroïque à toutes les délices dont le Ciel la comblait, et elle avait souvent à la bouche ces paroles :

« Souffrir, et ne pas mourir ».

Epuisée enfin par une longue et grave maladie, elle alla se réunir à l'Epoux le 25 Mai1607, étant âgée de 41 ans.

De nombreux miracles la rendirent célèbre durant sa vie et après sa mort. Clément IX l'inscrivit au nombre des saintes vierges, et son corps s'est conservé jusqu'aujourd'hui sans corruption.

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https://fr.zenit.org/articles/sainte-marie-madeleine-de-pazzi-maitre-spirituel-pour-les-pretres/

Sainte Marie-Madeleine de’ Pazzi « maître spirituel » pour les Prêtres

Une Sainte de la Pentecôte

ROME, Mardi 29 mai 2007 (ZENIT.org) – Marie-Madeleine de’ Pazzi est aussi « un maître spirituel » pour les prêtres, souligne Benoît XVI. Une Sainte de la Pentecôte.

Benoît XVI a adressé une lettre au Cardinal Archevêque de Florence, Ennio Antonelli, à l'occasion du IVe centenaire de la mort de sainte Marie-Madeleine dei Pazzi, carmélite florentine et mystique du XVIe s. (1566-1607). Un message publié le 26 mai par la salle de presse du Saint-Siège : la sainte s’est endormie en Dieu il y a eu 400 ans le 25 mai dernier.

Pour Benoît XVI, la Sainte florentine demeure encore aujourd’hui « une source d'inspiration spirituelle des carmélites de l’antique observance, qui voient en elle la « sœur » qui a parcouru tout entière la voie de l’union transformante en Dieu, et qui désigne Marie comme « l’étoile » du chemin vers la perfection ».

Mais le Pape souligne que « pour tous, cette grande sainte a le don d’être une maîtresse de spiritualité, particulièrement pour les prêtres envers lesquels elle a toujours nourri une véritable passion ».

Il souhaite que l’anniversaire de sa naissance au ciel contribue « à faire mieux connaître cette figure lumineuse qui témoigne aujourd'hui encore de la dignité et de la beauté de la vocation chrétienne », elle qui criait : « Venez aimer l’Amour ! ».

« Depuis Florence et son séminaire, depuis les couvents qu'elle a inspirés, la grande mystique doit continuer de faire entendre sa voix à toute l'Eglise et répandre l'annonce de l'amour de Dieu pour tout homme ».

Le Pape rappelle qu’elle a été Béatifiée par le Pape florentin Urbain VIII, à peine 20 ans après sa mort, et qu’elle a été Canonisée par le Pape Clément IX, le 28 avril 1669. Et la lettre de Benoît XVI porte la date du 29 Avril 2007.

Le calendrier du Carmel (http://perso.orange.fr/carmel-de-montmartre/cal_mai.htm) rappelle que, carmélite à seize ans, Sainte Marie-Madeleine de’ Pazzi, appartenait à la noblesse florentine, et elle vécut profondément l'idéal ecclésial apostolique du Carmel.

Vivant dans la prière, c'est par le renouveau spirituel qu'elle travailla à la réforme de l'Eglise de son temps. Elle laissa des écrits sur sa vie intérieure.

L'Esprit pénétrant vient dans l'âme comme une source qui la submerge. De même que deux fleuves jaillissants se mêlent de telle façon que le plus petit perde son nom et prenne celui du plus grand, c'est ainsi que cet Esprit divin agit quand il vient dans l'âme pour s'unir à elle.

Il faut que l'âme, qui est la plus petite, perde son nom et s'abandonne à l'Esprit. C'est ce qui se produira si elle se tourne vers l'Esprit pour ne plus faire qu'un avec Lui. Par l'élan de l'amour, l'Esprit, qui est à la fois immobile et très mobile, s'introduit en nous.

Son traité spirituel « Les huit jours de l’Esprit-Saint » (édité en français par Gianfranco Tuveri, éd. J. Millon, 2004) rapporte une expérience mystique vécue par la sainte du 27 Mai au 6 Juillet 1584 : une période de « Quarante jours » au cours de laquelle elle vécut des extases quotidiennes, alors qu’elle n’était que la jeune professe et âgée de 18 ans.

Ce fut une « plongée dans le mystère de Dieu, contemplé dans la lumière de l’Amour de Jésus et dans une filiale intimité avec la Vierge Marie ».

Un ans plus tard, elle vécut une semaine de « révélations » et de « lumières » : quasi huit jours et huit nuits, d’une extase continue.

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http://voiemystique.free.fr/madeleine_de_pazzi_chronologie.htm.

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Catherine de Pazzi naît le 2 Avril à Florence, après Geri, premier-né de Maître Camillo di Geri de’Pazzi et de Dame Marie de Lorenzo Buondelmonti, et suivie de deux autres frères, Alamanno et Baccio.

Le 3 Avril, elle est baptisée dans l’oratoire de Saint Jean Baptiste, et reçoit comme patronne sainte Catherine qu’elle aimera beaucoup ; mais en famille on l’appellera couramment Lucrezia, nom de sa grand-mère paternelle.

1574

Le 25 Février, elle entre pour la première fois, comme pensonnaire, au Monastère de Saint Jean des Chevaliers, confiée aux bons soins de sa tante maternelle, Sœur Lessandra Buondelmonti.

1576

Le 25 Mars, fête de l’Annonciation, elle reçoit la première communion à l’âge de dix ans, dans l’église de Saint Jean des Chevaliers, tenue par les Pères Jésuites.

Le 19 Avirl, Jeudi-Saint, au moment de la sainte Communion elle se sent appelée à faire à Dieu le vœu de virginité.

1578

Le 30 Novembre, en la Fête de l’Apôtre Saint André, elle tombe en extase pour la première fois en la présence de sa mère, vers le soir, dans un pré de leur villa de Parugiano, près de Prato.

1580

Le 16 Mars, par suite du départ de son père pour Cortone, elle est confiée aux Sœurs du Monastère de Saint Jean des Chevaliers, à la condition de pouvoir communier tous les jours de Fête.

Le jour de l’Ascension, elle est submergée par l’Amour de Dieu. Elle reçoit une connaissance extraordinaire de la grandeur de Dieu et de sa grâce.

1581

Au retour des siens à Florence, elle rentre en famille dans la villa de Parugiano.

1582

Le 14 Août, Catherine entre pour 15 jours au Carmel de Sainte Marie des Anges pour faire l’essai de sa vocation Religieuse et de la Vie Carmélitaine. Elle choisit ce Monastère à cause du privilège exceptionnel dont il jouit : celui de la Communion quotidienne. Puis elle rejoint sa famille.

Le 27 Novembre, veille du premier Dimanche de l’Avant, Catherine, bénie par ses parents et accompagnée de sa mère, entre définitivement au Monastère de Sainte Marie des Anges.

Le 8 Décembre, le chapitre du Monastère accepte à l'unanimité la nouvelle postulante.

1583

Ses parents envoient un peintre pour faire le portrait de Catherine avant sa prise d’habit. Elle en est contrariée, mais accepte par obéissance.

Le 30 Janvier, elle reçoit l’habit carmélitain et prend le nom de Sœur Marie-Madeleine.

Durant l’Avent, elle éprouve l’Amour de Dieu dans sa surabondance comme elle l’avait connu dans la villa de Parugiano.

1584

Le 30 Janvier, on diffère la date de sa profession pour attendre d’autres Sœurs qui n’ont pas encore terminé leur Noviciat. Elle prophétise qu’elle fera sa Profession avant les autres.

Au début du mois de Mars, elle tombe malade et son état empire rapidement.

Le 27 Mai, Dimanche de la Trinité, sur un lit, devant l’autel de la Vierge, elle prononce ses vœux. Elle est reconduite à l’infirmerie. À ce moment, commence une période surprenante d’extases, qui surviennent tous les jours après la Communion, pendant deux ou trois heures. Cela va durer quarante jours. La maladie continue son cours.

Le 8 Juin, vision du drame de la Passion.

Le 10 Juin, Jésus lui donne Son cœur et prend en échange celui de la Carmélite pour le remplir d’un saint Amour.

Le 16 Juin, rendant visite au tombeau de la Bienheureuse Maria Bagnesi sur l'ordre de son confesseur, elle est guérie de sa maladie.

Le 28 Juin, elle reçoit la marque des stigmates ; à sa prière ils seront cachés aux créatures.

Le 6 Juillet , elle reçoit la couronne d’épines.

1585

Le soir du 24 Mars, veille de l’Annonciation, Saint Augustin lui écrit dans le cœur les mots : Verbum caro factum est.

Le 15 Avril, elle reçoit dans son âme les stigmates invisibles.

Le Dimanche 28 Avril, elle reçoit de Jésus l’anneau de son mariage mystique.

Le 21 Mai, on lui annonce une grande épreuve : Le Seigneur lui demande de se nourrir de pain et d’eau seulement et de ne dormir que 5 heures par jour.

Le 8 Juin, veille de la Pentecôte, commence la seconde grande période d’extases : durant huit jours, elle reste en extase jour et nuit, sauf deux heures environ pour prier l’Office, et prendre un peu de nourriture. Durant ces jours elle reçoit sept fois, à l'heure de Tierce, sous diverses formes, Le Saint-Esprit.

Le 16 Juin, Fête de la Trinité, commence la grande éprouve appelée, « lac des lions », qui va durer cinq ans.

Le 5 Juillet, Le Seigneur lui commande de marcher les pieds nus.

1586

Le 20 Juillet, elle entre en extase, Dieu l’appelle à la tâche de renouveler l’Église. Elle va dicter 12 lettres à diverses personnes, dont le Pape.

Le 17 Septembre, elle reçoit le « voile blanc » de la Vierge, pour avoir triomphé des tentations contre la pureté.

En octobre, elle quitte le Noviciat.

1587

Son frère Alamanno meurt le 14 Juillet. Elle voit l’âme de celui-ci peiner au Purgatoire.

1588

Le jeudi 25 Février, elle reçoit le faisceau de la Passion.

Le 25 Novembre, les épreuves qu’elle subit, la tentation de s’évader et de mourir, atteignent leur point culminant.

1589

Le 30 Septembre, elle est élue Sous-Maîtresse des novices.

1590

Le 22 Avril, jour de Pâque, Le Seigneur lui demande de faire encore un Carême de Cinquante jours. Elle jeûne ainsi jusqu’à la Pentecôte.

Le 10 Juin, dans la nuit de Pentecôte, elle est enfin libérée du « lac des lions ». Elle reçoit de grands dons et des communications divines.

Sa mère meurt le 24 Août. Elle la contemple, joyeuse au Purgatoire, et on lui révèle la gloire qui lui est réservée pour ses actes de charité envers le prochain. Le 7 Septembre, elle voit l’âme de sa mère entrer au Paradis.

1592

Le 26 Mars, dans une longue extase, elle participe aux douleurs de la Passion.

Le 3 Mai, dans un grand excès d’Amour, elle sonne les cloches, appelant à aimer l’Amour.

Au mois d’Octobre elle reçoit l’office de sacristine.

1595

Le 1er Mai, elle demande au Seigneur la souffrance pure.

Elle est élue Maîtresse des jeunes professes.

1597

Mort du père de Sœur Marie-Madeleine.

1598

Au chapitre du 2 Octobre, elle est élue Maîtresse des novices.

1604

Le 24 Juin, dernière extase : Dieu lui accorde ainsi la pure souffrance.

Au chapitre, elle est élue Sous-Prieure, contre sa volonté.

Peu après elle tombe malade.

1607

Le 13 Mai, après trois ans de maladie, elle reçoit l’Extrême Onction.

Le 25 Mai, à huit heures elle entre en agonie. Quand on appelle le Père confesseur, il lui fait dire que par la sainte Obéissance elle doit attendre pour mourir. Elle se réveille un instant et prononce ses derniers mots : « Benedictus Deus ». Elle meurt vers 14 heures.

1608

Un an après sa mort, les Carmélites obtiennent de porter les dépouilles mortelles de leur Sœur dans la cellule où elle avait vécu.

1611

Le procès de Béatification commence après les nombreux miracles obtenus par son intercession.

1626

Le 8 Mai, le Pape Urbain VIII la proclame Bienheureuse.

1662

Début du procès de Canonisation.

1669

Le 28 Avril, le Pape Clément IX l’inscrit dans la gloire des Saints.

Sa dépouille vénérée, toujours intacte, repose aujourd’hui dans le nouveau Monastère qui lui est dédié sur la colline de Careggi aux environs de la ville de Florence.

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http://voiemystique.free.fr/madeleine_de_pazzi_index.htm.

A partir de ce lien, on peut aller voir aussi bien sa Biographie, la Chronologie de sa vie (ci-dessus), les 40 jours et les 12 Méditations.

 MARIE MADELEINE DE PAZZI
Carmélite et auteur Mystique, Sainte
(1566-1607)

Extrait biographique
Chronologie de sa vie
Les 40 jours 1
Les 40 jours 2
Les 40 jours 3
Les 40 jours 4
Douze méditations

Pour ne pas rallonger, je ne mettrais ici qu’un extrait d’un passage des 40 jours :

7. Maria Madeleine à Sainte Marie des Anges

Quand Caterina De Pazzi entra à Sainte Marie des Anges, le monastère comptait environ quatre-vingts moniales.madeleine-pazzi-3.jpg

En réalité, elle commence sa vie religieuse avec un petit groupe de Sœurs, celles du noviciat, avec qui elle mène une vie commune, sauf pour les repas qui sont pris avec toute la communauté dans le grand réfectoire.

Elle vit donc à part avec ce groupe plus réduit, comprenant toutefois, avec les novices, les jeunes professes, qui restent au noviciat pour parfaire leur formation durant au moins trois ans.

« Un jour — raconte Sœur Pacifica del Tovaglia — je lui rendis visite et lui demandai comment elle faisait pour passer des nuits entières sans dormir avec toutes ces peines et tourments, sans pouvoir s’asseoir même un court instant, et à quel moyen elle avait recours contre l’impatience.

Elle me répondit que son remède était de regarder bien souvent, de façon presque continue, le Crucifix qu’elle avait à côté du lit !

“Si je pense, disait-elle, combien Il a souffert pour moi, misérable, avec un amour si ardent et incompréhensible, Son regard sur ma faiblesse me réconforte” ».

 

8. On fausserait l’image de la Sainte en ne pensant qu’à ses extases

On fausserait l’image de la sainte en ne pensant qu’à ses extases, car même durant les "Quarante jours", on oublierait les autres heures de sa vie ordinaire.

C’est ce que ses Supérieures elles-mêmes furent tentées de croire, quand après sa guérison miraculeuse, à la fin de la grande extase de la Passion du 14 juin, elles pensèrent la faire sortir du noviciat, et lui accorder un régime à part, afin qu’elle pût se consacrer davantage à l'Oraison Contemplative.

Mais ce n’était pas le désir de la sainte, qui était venue au Carmel pour se cacher en Dieu dans la vie ordinaire du Monastère.

Quittant l’infirmerie, elle insista pour réintégrer la vie commune du noviciat, selon la tradition du Monastère. Un témoignage du procès de Béatification à cet égard est formel :

« Rentrée au noviciat à la grande joie de toutes les novices, elle s’adonna plus que jamais à l'obéissance, à la soumission et s’attacha à suivre, jusqu’à la plus minime, les règles du noviciat.

Elle conversait humblement avec les plus jeunes novices, se mettant toujours à la dernière place.

Il était merveilleux de voir comment, elle qui passait plusieurs heures par jour en extases et autres Contemplations, une fois revenue à son état naturel, parlait avec toutes avec une telle bienveillance, qu’il ne semblait pas que ce fût la même personne qui s’était entretenue avec Dieu avec une si familière grandeur ; car il semblait qu’elle voulait apprendre de chacune.

De plus, si parfois il était nécessaire au noviciat d’accomplir quelque humble exercice extérieur, elle était la première à courir.

Elle aimait beaucoup la vie ordinaire. Très humble et désireuse d’être parmi les autres, elle n’aimait pas se singulariser.

Elle priait, avec larmes, de la laisser avec les autres et me disait qu’elle estimait davantage la soumission et l’obéissance que les hautes contemplations, et exhortait les autres novices à s’appliquer avec plus de zèle aux règles communes plutôt qu’à n’importe quel exercice particulier, même bon et saint… »

Nous pouvons alors comprendre comment les extases étaient aussi une souffrance pour elle. Le fait de se retrouver, contre sa volonté, donnée en spectacle à toute la communauté, était une rude épreuve pour son humilité.

Parfois elle éprouvait une telle crainte qu’elle faisait de son mieux pour se cacher et n’être point remarquée par ses Sœurs.

Ajoutons à cela l’obligation d’en parler à une Sœur, exercice auquel elle ne se déroba jamais, et qui contribua à la faire parvenir à la mort de sa volonté propre pour s’abandonner complètement à la volonté de Dieu, ce qu’elle désirait au plus profond d’elle-même.

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Date de dernière mise à jour : 25/05/2018