Bienheureuse Marie-Louise-Élisabeth de Lamoignon, veuve Molé de Champlâtreux (en Religion Mère Saint-Louis), Fondatrice. Fête le 04 Mars.

Vendredi 04 Mars 2022 : Fête de la Bienheureuse Marie-Louise-Élisabeth de Lamoignon, veuve Molé de Champlâtreux (en Religion Mère Saint-Louis), Fondatrice de la Congrégation des « Sœurs de la Charité de Saint-Louis » (1763-1825).

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Bienheureuse Louise-Élisabeth de Lamoignon

Mère Saint-Louis, Fondatrice des Sœurs de la Charité de Saint-Louis (? 1825).

Elle a été déclarée Vénérable le 16 Janvier 1986 par Saint Jean-Paul II et proclamée Bienheureuse le 27 Mai 2012, sur l’Esplanade du port de Vannes (Morbihan)

Louise-Élisabeth de Lamoignon, née à Paris le 3 Octobre 1763, épouse François-Edouard Molé, comte de Champlâtreux en 1779.
Cinq enfants naissent dans ce foyer, trois mourront en bas âge.

La Révolution française n’épargne pas la famille: François-Edouard est guillotiné le 20 Avril 1794.
Madame Molé se retrouve veuve avec de jeunes enfants. En 1803, ses enfants établis, elle quitte Paris.
Répondant à la demande de Monseigneur de Pancemont, elle fonde à Vannes une maison de Charité, qu’elle place sous la protection de Saint Louis, modèle de Foi, artisan de Justice et de Paix.
Pour les fillettes pauvres et désœuvrées errant sur les bords du port, elle ouvre des ateliers de tissage et de coton, une fabrique de dentelle et une école.

"Louise-Elisabeth a vécu intensément les exigences de l’Amour évangélique, tant dans l’état du mariage que dans la Vie Religieuse.
- Sa vie témoigne qu’à l’origine de cette union à Dieu, il y a d’abord l’accueil de la grâce donnée par 'Dieu Lui-même qui nous a aimés le premier'.
La jeune demoiselle de Lamoignon reçut Dieu, intimement, le jour de sa première Communion: 'je reçus, quoique bien jeune alors, de grandes grâces de Dieu. Je ne les oublierai jamais'.
Depuis ce jour, Louise-Élisabeth vécut sous le signe de l’union à Dieu chaque instant de sa vie, désirant 'lui rendre Amour pour Amour'.
L’Eucharistie était devenue le centre et le moteur de sa vie car, disait-elle, 'en participant au Corps de Jésus-Christ, dans la Communion  […] on pense, on parle et on agit comme Jésus-Christ'.

- Par ailleurs, Louise-Élisabeth communia intensément à la Passion du Christ-Rédempteur, réalisant même, dans les belles années de son mariage, un 'pacte avec la Croix'.
La jeune femme décidait de s’abandonner intégralement dans les bras de son Sauveur.

C’est ainsi qu’elle surmonta courageusement la misère, la perte de trois de ses cinq enfants et de son mari Édouard Molé, guillotiné pendant la Révolution, avec le soutien de son 'Bien Aimé' Seigneur.
Sensible à la misère des autres, elle voyait Le Christ souffrant à travers le pauvre souffrant.

Après des années à leur service, à Paris, celle que les pauvres appelaient 'l’ange des mansardes' acceptait, à quarante ans, de bouleverser sa vie pour la consacrer entièrement aux déshérités, à Vannes, en réponse à l’appel de Dieu et de l’Évêque, Mgr de Pancemont.

-  Enfin, Louise-Elisabeth communia profondément à la Résurrection du Christ pendant toute son existence.
Son mariage heureux fut une des plus belles grâces de sa vie.
Elle disait de son mari qu’il était 'l’homme le plus vertueux et le meilleur'.

Par ailleurs, le développement de son œuvre, au décès de la Fondatrice, le 4 Mars 1825, témoigne de la fécondité de sa vie unie au Christ.
La Congrégation compte alors une cinquantaine de Religieuses désirant vivre selon son esprit et porter aux déshérités, dans les ateliers et écoles de la Fondation, l’Amour de Dieu qui les habite.
Aujourd’hui, la Congrégation compte près de 620 Sœurs professes réparties en 10 pays, sur 3 continents."
+ Raymond Centène, évêque de Vannes

- Site des Sœurs de la Charité de Saint-Louis (SCSL)
- Abbaye de Rhuys - historique de la congrégation
 

Mere saint louis

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Bse Marie-Louise-Élisabeth de Lamoignon
Veuve Molé de Champlâtreux
(en Religion Mère Saint-Louis)

Fondatrice de la Congrégation des
« Sœurs de la Charité de Saint-Louis »

Marie-Louise-Élisabeth, fille de Chrétien François de Lamoignon de Basville, garde des sceaux de France en 1787, naît à Paris le 3 Octobre 1763, dans l'hôtel particulier des Lamoignon, et fait partie de la haute noblesse française.
Elle est Baptisée le jour même à l'église Saint-Sulpice. Louise-Élisabeth est proche de sa grand-mère, Madame Berryer, qui reçoit la famille dans son château de Thubeuf en Normandie et qui veille à la piété de sa petite-fille, tout en lui donnant des précepteurs de qualité.
La fillette est influencée par Bourdaloue qui est le directeur spirituel de la famille. Elle n'oubliera jamais les grâces reçues de sa première Communion, à l'âge de huit ans.

Marie-Louise-Élisabeth épouse, en la chapelle de l'hôtel Lamoignon, en février 1779, Édouard François Mathieu Molé, conseilleur au Parlement de Paris, issu d'une famille de grands magistrats. Ils auront cinq enfants dont deux atteignent l'âge adulte.

Madame Molé forme, grâce à M. de Pancemont, nouveau Curé de sa paroisse Saint-Sulpice, un groupe de dames pour secourir la pauvreté du quartier pendant le dur hiver 1788-1789. Au cours d'une retraite, elle sent l'appel du Christ.

Puis la Révolution survient, la famille reste en France, malgré un court intermède à Bruxelles en 1791.
Le comte et la comtesse Molé de Champlâtreux sont de retour en Janvier 1792 pour se mettre en règle avec la loi du 9 novembre 1791 sur les émigrés. Ils sont cependant arrêtés et enfermés à la Conciergerie.
Madame Molé est libérée à cause de son état de santé, mais son mari, homme intègre et charitable, est guillotiné, le jour de Pâques 1794.

Madame Molé est profondément affectée par l'exécution de son mari et la mort de sa fille de quatre ans en 1794 et songe à entrer dans un Ordre Contemplatif.
Elle a trente ans, et renouvelle son pacte avec la Croix du Christ. Elle est expulsée de chez elle.
Elle ne retrouve sa propriété de Méry-sur-Oise que l'année suivante. Elle perd son frère qui combat contre la Convention thermidorienne en Bretagne en 1795. C'est une nouvelle épreuve.

Elle est cependant dissuadée, à cette époque, d'entrer en Religion par son Confesseur, M. de Pancemont, avec qui elle correspond clandestinement et qui, revenu d'exil est devenu Évêque de Vannes, l'encourage plutôt à fonder quelques années plus tard une Congrégation Religieuse, la Congrégation des « Sœurs de la Charité de Saint-Louis », le 25 Mai 1803.

Le Concordat est entré en vigueur depuis quelques mois, et la liberté religieuse peut s'établir en France.
Madame Molé s'installe à Vannes avec quelques compagnes et sa mère, Madame de Lamoignon, dans un premier Couvent acheté par elle, près du port de Vannes.
Ses deux enfants étant « établis », elle y ouvre des classes pour les fillettes de familles pauvres.

Elle prononce ses vœux sous le nom de Sœur Saint-Louis (Mère Saint-Louis lorsqu'elle devient supérieure de la Congrégation) et les vocations affluent. Elle y anime notamment un atelier de dentelle et de tissage du coton.

Lorsque Pie VII (Barnaba Chiaramonti, 1800-1823) vient sacrer Napoléon Ier, il Bénit la Fondatrice et ses compagnes.
Une nouvelle épreuve crucifiante survient en 1807, lorsque Mgr de Pancemont meurt d'une attaque d'apoplexie.
Une nouvelle maison de Charité ouvre en 1808 à Auray, dans l'ancien Couvent des cordelières, puis fonde un noviciat séparé en 1810.
La Congrégation est reconnue civilement par une ordonnance royale, en 1816. En 1824, elle achète l'ancien Couvent de Saint-Gildas de Rhuys pour y ouvrir une école gratuite et une œuvre de retraites.

Mère Saint-Louis quitte, à Vannes, sa demeure terrestre, pour la rencontre avec Dieu, le 4 Mars 1825, serrant sur son cœur le Crucifix qui ne la quittait pas depuis ses jeunes années.

Au décès de la Fondatrice, la Congrégation compte une cinquantaine de Religieuses.
Elles désirent vivre selon son esprit et porter aux déshérités l'Amour de Dieu qui les habite.

L'œuvre de Mère Saint-Louis s'est poursuivie en France, et dans d'autres pays : Angleterre, Canada, États-Unis, Haïti, Madagascar, Mali, Sénégal, Martinique, Mexique de sorte qu'on peut dire que sa Congrégation a pris une dimension internationale.

Le procès diocésain de Béatification débute en 1959, le diocèse de Vannes déposant le dossier à Rome en 1962.
Déclarée vénérable par Saint Jean-Paul II, le 16 janvier 1986, Louise-Élisabeth de Lamoignon, épouse Molé de Champlâtreux (Mère Saint-Louis), a été proclamée Bienheureuse le 27 Mai 2012, en la Solennité de Pentecôte, sur l’esplanade du port de Vannes, par le Cardinal Angelo Amato s.d.b., Préfet de la Congrégation pour les Causes des Saints, qui représentait le Pape Benoît XVI (Joseph Ratzinger).
Une première en Bretagne !

Pour voir la vidéo de la Béatification :
>>> Mère Saint-Louis - YouTube
 

Meresaintlouisdiocesevannes 2Pour des compléments biographiques.
> > > Bienheureuse Marie-Louise-Élisabeth de Lamoignon

> > > La Fondatrice

Date de dernière mise à jour : 04/03/2022

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