Bienheureux Marcel Callo, Jeune ouvrier et martyr (1921-1945). Fête le 19 Mars.

Lundi 19 Mars 2018 : Fête du Bienheureux Marcel Callo, Jeune ouvrier et martyr (1921-1945).
Il est fêté, dans son diocèse de Rennes, le 19 Avril, date où il fut arrêté à Zella-Melhis, et le 19 Mars, dies natalis, par le Martyrologe Romain.

23402576 1http://www.peintre-icones.fr/PAGES/CALENDRIER/Mars/19.html.
Il naît à Rennes dans une famille nombreuse d’ouvriers, originaire du monde rural. A 12 ans, il entre en apprentissage et adhère à la "Croisade eucharistique".
Il veut en effet placer l’Eucharistie au cœur de toute initiative et faire de sa vie une prière ininterrompue.

Ses débuts dans l’imprimerie, où il est typographe, sont difficiles : il se heurte à un monde ouvrier souvent rude, très déchristianisé.
Cela le conduit à entrer à la JOC (Jeunesse Ouvrière Chrétienne), où il veut privilégier la vie spirituelle comme source de toute action.
Il y assume vite des responsabilités et se dépense sans compter, y compris quand en 1940, la JOC deviendra clandestine.

En 1943, Marcel vient de se fiancer quand il perd sa sœur dans un bombardement et est réquisitionné pour le STO (Service du Travail Obligatoire, en Allemagne).
Il accepte de partir, par souci de sa famille – qui risquerait sinon des représailles – et, surtout, par souci apostolique.

Après une période de détresse et de découragement, il organise clandestinement la vie chrétienne du groupe.
Son engagement chrétien aux côtés de ses frères de travail le trahit : il est arrêté par la Gestapo qui le juge « trop catholique ».

Envoyé à la prison de Gotha, avec les principaux dirigeants jocistes de Thuringe, il est envoyé aux camps de Flossenburg puis de Maathausen.
Là, il va partager la souffrance des déportés, d’autant plus vive dans l’affolement qui gagne les nazis à l’heure où les alliés avancent. Le 19 Mars 1945, il meurt d’épuisement et de maladie, assisté par un ami qui restera bouleversé de son attitude pleine de dignité et d’espérance.

809320marcelcalloenpied 2

http://nominis.cef.fr/contenus/saint/6243/Bienheureux-Marcel-Callo.html.

Bienheureux Marcel Callo

Martyr (✝ 1945)

Membre de la Jeunesse Ouvrière Chrétienne (JOC), en Bretagne, il est fiancé à une jeune fille qui appartient au mouvement.
Réquisitionné, en 1943, par l'occupant allemand pour le Service du travail obligatoire, il lui faut partir pour l'Allemagne.
Il décide de s'y comporter « en missionnaire, pour aider ses frères jocistes ». Souffrant du froid, mal nourri, il doit travailler de longues heures dans une usine.

Ses nerfs sont mis à rude épreuve. Pour surmonter son désarroi, il cherche sa force dans sa Foi au Christ.
C'est alors qu'il rencontre un groupe de jocistes allemands et leur aumônier, un Prêtre capable de s'exprimer en français.
Marcel entraîne avec lui à ces messes des camarades français qui ne sont guère familiers de l'Eglise.

Un groupe chaleureux se forme ainsi autour de lui, ce qui attire aussitôt l'attention de la Gestapo qui n'aime guère cette "action catholique".
Arrêté, il est déporté à Mathausen. Soumis à la soif, la faim, battu, il doit travailler tout le jour dans une usine souterraine.
Dans ce qui pourrait être le désespoir, sa Foi ne cesse de grandir en espérance et en charité. Il la partage avec d'autres prisonniers.

Bientôt, à bout de force, il est envoyé à l'infirmerie, à deux pas du four crématoire. Là, il continuera de soutenir ses compagnons de misère, jusqu'au bout, alors que lui-même se meurt de dénutrition, de tuberculose et de dysenterie.
Béatifié le 4 Octobre 1987 par le Pape Saint Jean-Paul II.
Voir aussi sur le site du diocèse de Rennes: Marcel Callo, jeune jociste mort en déportation.

Au camp de concentration de Mauthausen en Autriche, l’an 1945, le Bienheureux Marcel Callo, martyr.
Jeune ouvrier de Rennes requis en Allemagne, pendant la guerre, au titre du service de travail obligatoire, puis interné, il réconfortait, par sa foi ardente, ses co-détenus à bout de forces à cause des travaux pénibles et fut pour cela réduit à la mort.

Martyrologe romain

Beato marcello callo b 1

http://levangileauquotidien.org/main.php?language=FR&module=saintfeast&localdate=20180319&id=2842&fd=0

Bienheureux Marcel Callo
Jeune ouvrier et martyr
(1921-1945)

Marcel est né à Rennes le 6 Décembre 1921 ; il est le second d'une famille de neuf enfants. À douze ans, il entre en apprentissage dans l'imprimerie où il travaille comme typographe.
Il entre à la JOC (Jeunesse Ouvrière Chrétienne) où il tient à privilégier la vie spirituelle comme source de toute action, dans un monde ouvrier très déchristianisé.
Devenu président de la section, il se dépense sans mesure pour assumer les responsabilités pratiques et surtout morales que cela implique.

En 1943, Marcel perd sa sœur dans un bombardement et se voit réquisitionné pour le STO (Service du Travail Obligatoire) : malgré son déchirement (il vient de se fiancer), il accepte de partir, d'une part pour éviter des représailles sur sa famille, d'autre part dans une perspective missionnaire : là-bas également l'apostolat est urgent.
Envoyé à Zella-Melhis, il travaille dans une usine de révolvers et loge dans un camp de 3000 ouvriers environ.
Il surmonte une période de détresse et de découragement et organise peu à peu clandestinement la vie chrétienne du groupe.
Ses activités le trahissent et il est arrêté le 19 avril 1944 parce que « trop catholique ». Transféré à la prison de Gotha avec les principaux dirigeants jocistes de Thuringe (ils seront douze), il est finalement envoyé successivement aux camps de concentration de Flossenburg (où fut pendu Dietrich Bonhoeffer) et de Mauthausen où il partage les effroyables souffrances de tous les déportés et pâtit avec eux de l'affolement des nazis devant les Alliés. Il travailla surtout à Gusen II, le pire des Kommandos.

Souffrant terriblement de l'estomac, il meurt d'épuisement le 19 mars 1945, assisté par un camarade bouleversé devant son attitude, le colonel Tibodo qui témoigne : « J'ai connu Marcel Callo pendant quelques heures seulement, celles qui ont précédé sa mort en mars 1945, un mois et demi avant la libération.
Je ne l'ai connu qu'aux dernières heures de sa vie : il est mort en quelque sorte dans mes bras. Cependant cela m'a suffit pour constater que ce garçon était de beaucoup au-dessus de la nature humaine ordinaire. (...)
Si j'ai gardé son souvenir, alors que j'ai passé par plusieurs camps et que j'ai connu de nombreux prisonniers, c'est que Marcel Callo avait un regard vraiment surnaturel.
Le témoignage que j'ai donné est au-dessous de la réalité : le regard était plutôt un regard d'espoir, l'espoir d'une vie nouvelle. (...)
Ce me fut une révélation : son regard exprimait une conviction profonde qu'il partait vers le Bonheur.
C'était un acte de Foi et d'espérance vers une vie meilleure. Je n'ai jamais vu chez un moribond un regard comme le sien ». Il témoigne avec insistance et émotion : « Marcel avait le regard d’un saint ».

Marcel Callo a été Béatifié le dimanche 4 Octobre 1987 par le Bienheureux Pape Jean-Paul II, à l'occasion du synode mondial des Évêques sur la vocation et la mission des laïcs dans l'Église et dans le monde.
Il est fêté, dans son diocèse de Rennes, le 19 Avril, date où il fut arrêté à Zella-Melhis, et le 19 Mars, dies natalis, par le Martyrologe Romain.

Ajouter un commentaire

Date de dernière mise à jour : 18/03/2018