Saint Nicolas de Flüe, Patron de la Suisse (1417-1487). Fête le 21 Mars.

Mercredi 21 Mars 2018 : Fête de Saint Nicolas de Flüe, Patron de la Suisse (1417-1487).

Saint nicolas de flu s

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Saint Nicolas de Flüe

Ermite en Suisse (✝ 1487)

Cet herbager du centre de la Suisse, du canton d'Unterwald, eut une grande influence dans les cantons de langue germanique qui ont été à la naissance de la Confédération helvétique.
Malgré son penchant pour la méditation solitaire, il ne suivit pas immédiatement ce qui était sa vocation première.
Il épousa une femme courageuse, Dorothée Wiss, qui lui donna cinq filles et cinq fils. Il tenait sa place dans la vie politique du canton comme conseiller, mais aussi comme officier dans l'armée.
Mais ce bon père de famille, cet homme d'un grand civisme, se retire dans un lieu solitaire pour prier chaque fois qu'il le peut.

A cinquante ans, n'y tenant plus, il se laisse happer par la Contemplation. Il demande à sa femme et à ses grands enfants l'autorisation de se consacrer entièrement à Dieu.
Permission accordée qui devrait mériter à Dorothée aussi la reconnaissance de l'Église pour l'héroïcité de ses vertus.
Nicolas s'enfonce dans la Prière. Les visions mystiques deviennent de plus en plus nombreuses.

Son jeûne est absolu, scrupuleusement vérifié par des espions de l'Évêque du lieu.
Curieusement, plus il s'isole, plus il influence la politique de son pays.
On vient lui demander conseil, il dicte ses recommandations, toujours en faveur de la paix et de la concorde.

Et c'est ainsi qu'il sauva sa patrie en 1471, lors de l'invasion de Charles le Téméraire, duc de Bourgogne qui voulait l'annexer et, en 1481, quand il rédigea en une nuit une constitution qui empêcha Unterwald de quitter les autres cantons, au risque de la désagrégation de la confédération.
Canonisé le 15 Mai 1947, il est Patron principal de la Confédération helvétique.

En Suisse, le 25 Septembre, Solennité de Saint Nicolas de Flüe, célébrée le 21 Mars dans l'Église universelle.
À Ranft, près de Sachsen en Suisse, l’an 1487, Saint Nicolas de Flüe, qui, vers l’âge de cinquante ans, se sépara de sa femme et de ses dix enfants pour répondre à un appel d’en-haut à une vie plus parfaite et, s’écartant dans la montagne, vécut en ermite sur un escarpement, dans une pénitence très âpre et un mépris du monde qui le rendirent célèbre.
Il ne sortit qu’une seule fois de sa cellule, quand menaçait la guerre civile, pour mettre la paix entre les adversaires par une brève exhortation.

Martyrologe romain

Seigneur Dieu, enlevez-moi tout ce qui m’éloigne de vous. Seigneur Dieu, donnez-moi tout ce qui me rapproche de vous. Prenez-moi à moi et donnez-moi tout à vous.
Prière de saint Nicolas de Flue.

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Saint Nicolas de Flüe
Patron de la Suisse

Il est fêté le 25 Septembre en Suisse et le 21 Mars (dies natalis) par l’Église universelle.

Nicolas de Flüe (en allemand : Niklaus von Flüe) naquit le 25 Septembre 1417 à Sachseln (commune suisse du canton d’Obwald), de parents pieux.
Un jour, à la vue d'une flèche élancée, sur une montagne voisine, il fut épris du désir du Ciel et de l'amour de la solitude.
Il se maria pour obéir à la volonté formelle de ses parents et eut dix enfants. Son mérite et sa vertu le firent choisir par ses concitoyens pour exercer des fonctions publiques fort honorables.

Sa prière habituelle était celle-ci : « Mon Seigneur et Mon Dieu, enlevez de moi tout ce qui m'empêche d'aller à vous. Mon Seigneur et Mon Dieu, donnez-moi tout ce qui peut m'attirer à vous. »
Il avait cinquante ans, quand une voix intérieure lui dit : « Quitte tout ce que tu aimes, et Dieu prendra soin de toi. »
Il eut à soutenir un pénible combat, mais se décida en effet à tout quitter, femme, enfants, maison, domaine, pour servir Dieu.
Il s'éloigna, pieds nus, vêtu d'une longue robe de bure, un chapelet à la main, sans argent, sans provision, en jetant un dernier regard tendre et prolongé vers les siens.

Une nuit, Dieu le pénétra d'une lumière éclatante, et depuis ce temps, il n'éprouva jamais ni la faim, ni la soif, ni le froid.
Ayant trouvé un lieu sauvage et solitaire, il s'y logea dans une hutte de feuillage, puis dans une cabane de pierre.
La nouvelle de sa présence s'était répandue bientôt, et il se fit près de lui une grande affluence.
Chose incroyable, le saint ermite ne vécut, pendant dix-neuf ans, que de la Sainte Eucharistie.

La Suisse, un moment divisée, était menacée dans son indépendance par l'Allemagne. Nicolas de Flüe, vénéré de tous, fut choisi pour arbitre et parla si sagement, que l'union se fit, à la joie commune, et la Suisse fut sauvée.

Nicolas fut atteint, à l'âge de soixante-dix ans, d'une maladie très aiguë qui le tourmenta huit jours et huit nuits sans vaincre sa patience ; il mourut à Sachseln le 21 Mars 1487.

Nicolas de Flüe à été Béatifié en 1648 par Innocent X (Giovanni Battista Pamphili, 1644-1655) et Canonisé, le 25 septembre 1947, par le Vénérable Pie XII (Eugenio Pacelli, 1939-1958).
Il est le saint Patron de la Suisse et de la Garde suisse pontificale.

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Pour un approfondissement biographique :
 &>>> Saint Nicolas de Flüe
 

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http://www.medaille-miraculeuse.fr/meditation/nicolas-de-flue-et-sa-devotion-pour-marie.html

Nicolas de Flüe et sa dévotion pour Marie

Nicolas de Flüe naît en 1417 à Sachseln (canton d’Unterwalden), en Suisse, dans une famille de notables paysans.
Son goût précoce pour la Contemplation et la solitude l’incline à demeurer dans le célibat, mais, pour obéir à ses parents, il se marie.
Dix enfants naissent de cette union, élevés dans l’amour de Dieu et une grande dévotion à l’égard de la Vierge Marie.
Nicolas mène une vie austère ; chaque nuit, il se relève pour prier, passant deux heures en Oraison.
Tous les jours, il récite le psautier en l’honneur de la Sainte Vierge.

Dans les combats qui opposent son pays aux ducs d’Autriche, son courage et sa sagesse lui valent la considération de tous.
De retour chez lui, on le choisit comme juge et conseiller du pays, fonctions qu’il exerce avec talent.
Il a une cinquantaine d’année, lorsqu’il se sent appelé à la vie érémitique. Malgré la réticence de sa femme et de ses enfants, il se retire dans la montagne.
Les habitants du pays viennent en foule se recommander à ses prières et le convainquent de redescendre à Sachseln.
Il va y habiter une cellule à laquelle est adjointe une chapelle, où un Prêtre vient régulièrement célébrer la Messe.
Nicolas vit ainsi dix-neuf ans sans se nourrir, miracle authentifié par son Évêque.
Tout au long de sa vie, il est gratifié de visions, dont les plus importantes sont celles de la Trinité.

Après Dieu en effet, son culte principal est pour la sainte Vierge Marie, cette aimable protectrice des Chrétiens.
Nicolas a dès sa plus tendre enfance mis sa confiance dans la Reine des Cieux, et éprouvé dans bien des occasions l’effet de son puissant crédit auprès de son Divin Fils : il la regarde toujours comme sa Mère et s’adresse à elle dans tous ses besoins; aussi les faveurs dont elle le comble montrent-elles bien qu’elle le regarde comme un fils.

Un jour le tentateur le presse plus vivement que de coutume et Nicolas est dans de cruels tourments; alors il a recours à la sainte Vierge, et lui adresse cette énergique Prière :
« Je vous salue, ô mère de toute  Pureté, Vierge sans tache, Mère de toute Miséricorde, et Mère de Notre Sauveur: je viens vous supplier d’intercéder pour un pauvre pécheur auprès de votre Divin Fils, afin qu’il m’accorde sa sainte Grâce : l’ennemi me poursuit et s’acharne contre moi; vous avez écrasé autrefois la tête du serpent en mettant au monde Notre Sauveur; aidez-moi à triompher de ses ruses et de ses impostures.
Vous êtes mon refuge, me repousserez vous? vous êtes ma consolation, m’abandonnerez -vous? Non, ô aimable Vierge! Vous viendrez à mon secours, et l’ennemi sera vaincu. »

Après cette effusion d’un cœur plein de confiance dans la puissante protection de la reine des Cieux, le fervent anachorète se lève animé d’un nouveau courage, et la tentation est vaincue.
Il assure depuis qu’il n’a jamais invoqué Marie en vain, et qu’il ressent toujours visiblement les effets de sa protection ; on prétend même qu’il a souvent le Bonheur de la contempler et d’en recevoir de fréquentes visites; Nicolas n’a jamais voulu en convenir; mais n’est-ce pas son Humilité qui a voulu nous cacher cette faveur accordée à plusieurs saints par la Mère de Jésus-Christ ?

Apôtre de la paix, il exerce une influence politique considérable. En 1481, répondant à la supplication du curé de Stantz, il consent à sortir de sa solitude pour intervenir dans une assemblée opposant divers partis.
Médiateur, il sauve la Confédération helvétique naissante de la guerre civile. Dans des lettres qu’il adresse aux villes de Constance et de Berne, et dans ses maximes politiques, il appelle à l’obéissance, à la sagesse, et par-dessus tout à la quête de la paix.

Les foules sont toujours plus nombreuses à venir le voir, jusqu’à sa mort en 1487. Lorsqu’il sent enfin que tout va finir pour lui dans ce monde, il demande à recevoir les Sacrements de l’Église.
Sa piété angélique se manifeste au moment où le Prêtre lui apporte l’Eucharistie : quoiqu’il ait fait avec une profonde Humilité l’aveu de toutes ses fautes, il se regarde cependant toujours comme un grand pécheur, et invite la Sainte Vierge Marie, ses saints patrons et toute l’assemblée Céleste à l’assister de leurs Prières, afin de recevoir dignement pour la dernière fois le Corps du Sauveur, de la présence duquel il espère jouir bientôt dans la patrie des Cieux.

On l’enterre dans l’église de Saint Théodule, devant l’autel de la Sainte Vierge Marie, comme Nicolas l’avait lui-même demandé.
 Contemporain de Jeanne d’Arc, Canonisé en 1947, ce «Père de la patrie» sera proclamé saint Patron de la Suisse.

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Date de dernière mise à jour : 21/03/2018