Sainte Louise de Marillac, veuve et Co-Fondatrice des « Filles de la Charité » (1591-1660). Fête le 15 Mars.

Jeudi 15 Mars 2018 : Fête de Sainte Louise de Marillac, veuve et Co-Fondatrice des « Filles de la Charité » (1591-1660).
La date de Célébration de la Fête de Sainte Louise de Marillac (15/03), tombant toujours durant le Carême, temps liturgique pas très recommandé pour la Célébration des Solennités, elle a été déplacée, par sa Congrégation F.D.L.C., par Décret du 4 Janvier 2016, au 9 Mai, date de sa Béatification.
Dans le Calendrier liturgique universel de l’Église, la Fête, actuellement, reste au 15 Mars.

Vincent louise 11

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 Sainte Louise de Marillac (1591-1660)

A travers ombres et lumières

Louise de Marillac (Paris, 12 Août 1591 – Paris, 15 Mars 1660) est une aristocrate française, Fondatrice avec Saint Vincent de Paul des filles de la Charité, et reconnue Sainte par l’Église Catholique. Elle est fêtée le 15 Mars.

Durant de longues années, Louise de Marillac est une femme habitée par l'anxiété, la culpabilité.
Du fait de sa naissance illégitime, hors mariage, elle est rejetée par sa famille, placée dans des institutions : chez les Religieuses Dominicaines de Poissy, puis dans un foyer pour jeunes filles à Paris.
Louise n'a qu'un désir, s'enfermer dans un cloître, loin du monde et par la Prière et les mortifications. «Vaincre la justice de Dieu».

Mais son tuteur lui refuse l'entrée au monastère des Religieuses Capucines, à cause de sa faible santé.
Le mariage lui est imposé. Il est célébré le 5 Février 1613. Elle devient Mademoiselle Le Gras.

La découverte de l'amour humain et de la maternité l'apaise et lui procure un début de bien-être. La maladie de son mari vers 1622 ravive ses angoisses.
Elle s'imagine que Dieu la punit pour n'avoir pas répondu à son appel d'être Religieuse.

De nouveau, longues prières, jeûnes, mortifications corporelles se multiplient en vain. Nuit de l'âme et état dépressif la plongent dans le noir.
Une lumière le jour de la Pentecôte 1623 vient éclairer ses ténèbres.
Elle perçoit un avenir dans une Communauté où elle pourra se Consacrer à Dieu, elle entrevoit son nouveau directeur spirituel et elle comprend surtout qu'elle doit rester près de son mari et son fils qu'elle voulait quitter pour retrouver la paix.
Le 21 Décembre 1625, elle devient veuve avec la charge d'un enfant de 12 ans. Assez désemparée, elle accepte la direction de Vincent de Paul malgré sa « répugnance » (terme employé par elle dans le récit de sa lumière de Pentecôte)

Au-delà de l'aspect maladif et tourmenté de cette femme, Vincent découvre peu à peu la richesse enfouie de cette personnalité.
Il la conduit vers une relation à Dieu plus sereine, et surtout il l'oriente vers la rencontre du pauvre à travers l'œuvre des Confréries de la Charité.

Une profonde évolution s'amorce. Louise se décentre d'elle-même, son regard découvre plus pauvre qu'elle.
Sa Prière ne s'arrête plus sur un Dieu austère, lointain, mais découvre la personne de Jésus-Christ.

Dieu a voulu faire connaître son Amour de l'homme en envoyant Son Fils sur Terre. Elle admire la totale disponibilité et l'humilité de la Vierge Marie qui donne au Fils de Dieu son humanité.
Elle réalise que Dieu a besoin des hommes et des femmes pour perpétuer son œuvre.
Avec Vincent de Paul, elle ose proposer aux paysannes, femmes peu reconnues par la société dirigeante de l'époque, de vivre une vie Religieuse, sans cloître, sans voile, vie consacrée au service des rejetés de la société.

La méditation de la Vie de Jésus est soutien et orientation de ce service. Seul un « Amour fort » de Dieu permet d'avoir un « amour suave », compatissant et doux, envers les pauvres.
Toute relation aux pauvres que Jésus reconnait comme ses frères a besoin d'être empreinte d'un Amour plein de tendresse et d'un vrai respect.
L'un ne peut aller sans l'autre.
Louise n'hésite pas à regarder ce service comme une suite de l'œuvre Rédemptrice du Christ.
C'est une joie et une lourde responsabilité de « coopérer avec Dieu au Salut du monde ».

L'Eucharistie devient pour toutes les servantes des pauvres, source de Vie. « Cette admirable invention incompréhensible aux sens humains » manifeste le fort désir de Jésus non seulement de demeurer présent, mais de partager son Amour par une forte union.
La Communion est un moment inoubliable pour Louise.

Cependant Louise de Marillac reste une femme fragile. Elle connaît des périodes difficiles, notamment lorsque des Sœurs quittent la Compagnie.
Elle s'avoue responsable de leur abandon.
Il lui faudra du temps pour découvrir la miséricorde de Dieu envers elle, cette miséricorde qui pardonne au-delà de ce que l'homme peut espérer.

Après des années obscures, Louise a compris que seul l'Amour de Dieu et du prochain pouvait guider sa vie.
Elle peut maintenant aller sereinement à la rencontre de son Seigneur.

De sa chambre de malade, Vincent de Paul lui envoie ce message. « Vous partez la première, j'espère, si Dieu m'en fait la grâce, vous rejoindre bientôt. »
Louise meurt le 15 Mars 1660, entourée de son fils avec sa femme et sa petite fille et de nombreuses Filles de la Charité.
Elisabeth Charpy, fille de la charité
Auteur du livre Prier quinze jours avec Louise de Marillac, Nouvelle Cité n° 105.

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http://nominis.cef.fr/contenus/saint/810/Sainte-Louise-de-Marillac.html.

Sainte Louise de Marillac

Fondatrice des filles de la Charité ( 1660)

Louise est la nièce du chancelier royal Michel de Marillac et du maréchal Louis de Marillac, arrêtés tous deux et condamnés à mort par Richelieu après la "Journée des Dupes" du 10 novembre 1630.
Fille naturelle d'un grand seigneur, elle est élevée par les Religieuses Dominicaines de Poissy. En 1613, mariée à un simple bourgeois, elle devient Mademoiselle Le Gras.
Son fils Michel lui donnera beaucoup de soucis. A 34 ans, elle se retrouve veuve.

C'est alors qu'elle rencontre saint Vincent de Paul. Subjuguée par la Charité contagieuse du Prêtre, elle devient rapidement sa collaboratrice dans toutes ses actions charitables.
En 1633, ils fondent ensemble la "Compagnie des Filles de la Charité", appelée communément Sœurs de Saint Vincent de Paul.

Louise, supérieure de la nouvelle Communauté, oriente les Sœurs vers tous les exclus de son temps : elle crée des petites écoles pour les fillettes pauvres; elle organise l'accueil et l'éducation des enfants trouvés; elle développe la visite à domicile pour les malades pauvres; elle envoie des Sœurs auprès des galériens...

Une passion l'habite: l'Amour de l'homme créé à l'image de Dieu et racheté par le Sang de Son Fils unique. Comme Monsieur Vincent, elle mourra à la tâche. Son corps repose à Paris au 140 rue du Bac.
Elle a été Béatifiée en 1920, Canonisée par Pie XI en 1934; en 1960, Saint Jean XXIII la déclare patronne de tous les travailleurs sociaux Chrétiens.
- Louise de Marillac (1591-1660)
Durant de longues années, Louise de Marillac est une femme habitée par l'anxiété, la culpabilité. Du fait de sa naissance illégitime, hors mariage, elle est rejetée par sa famille, placée dans des institutions...
Figures de sainteté - site de l'Eglise catholique en France

Sainte Louise de Marillac - diocèse de Paris

À Paris, en 1660, Sainte Louise de Marillac, veuve, qui sans négliger l’éducation de son fils, fonda les Filles de la Charité, sous la direction de Saint Vincent de Paul, et forma par son exemple ses compagnes au soin des malades, à l’instruction religieuse des enfants pauvres, mais surtout à la Prière et à la confiance dans Le Seigneur.
Martyrologe romain.

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Sainte Louise de Marillac
Veuve et Co-Fondatrice des :
« Filles de la Charité »

La date de Célébration de la Fête de Sainte Louise de Marillac (15/03), tombant toujours durant le Carême, temps liturgique pas très recommandé pour la Célébration des Solennités, elle a été déplacée, par sa Congrégation F.D.L.C., par Décret du 4 Janvier 2016, au 9 Mai, date de sa Béatification.
Dans le Calendrier liturgique universel de l’Église, la Fête, actuellement, reste au 15 Mars.

Louise de Marillac, naquit le 12 Août 1591, à Ferrières-en-Brie où elle fut Baptisée avant que son père, dont elle était la fille naturelle, ne s'installât à Paris.
Après que son père se fut remarié, avec Antoinette La Camus (12 janvier 1595), elle fut mise, en 1602, en pension chez les Dominicaines du Monastère royal Saint-Louis de Poissy où Louis de Marillac avait une tante Religieuse ; elle fut ensuite confiée à un petit pensionnat, chez une bonne fille dévote, avec d’autres demoiselles, où elle fut initiée aux travaux ménagers et à la peinture.

Après la mort de son père (25 juillet 1604), Louise de Marillac avait songé à devenir Capucine, mais elle fut refusée par le provincial des Capucins, Honoré de Champigny.
Le 6 Février 1613, on lui fit épouser, à la paroisse Saint-Gervais de Paris, un secrétaire des commandements de Marie de Médicis, Antoine Le Gras, écuyer, homme de bonne vie, fort craignant Dieu et exact à se rendre irréprochable, dont, le 18 Octobre 1613, lui naîtra un fils, Pierre-Antoine, qu'elle élèvera, à partir de 1619, avec les sept enfants d'une de ses cousines défunte.

Mélancolique, inquiète et scrupuleuse, Louise de Marillac était sans cesse agitée par le doute sur elle-même que Jean-Pierre Camus, son directeur spirituel, avait beaucoup de mal à apaiser.
Son angoisse grandit encore lorsque son mari tomba malade d’un mal que l’on jugeait incurable et dont elle se croyait la cause pour n’être pas entrée en Religion.

Le 4 Juin 1623, jour de la Pentecôte, elle était à la Messe, à Saint-Nicolas-des-Champs, lorsque, en un instant, elle fut libérée de ses doutes : « Je fus avertie que je devais demeurer avec mon mari et qu’un temps viendrait où je serai en état de faire vœu de Pauvreté, Chasteté et Obéissance, et que ce serait avec des personnes dont quelques-unes feraient le semblable... »

Vers la fin de 1624, elle se mit sous la direction de Saint Vincent de Paul qui s’était fait longtemps prier pour accepter.
Après la mort de son mari, le 21 Décembre 1625, elle fit vœu de viduité et mena dans le monde une Vie toute Religieuse où elle conjuguait, avec un règlement très strict, la Prière et le secours des pauvres, sans cesser d'être attentive à l'éducation de son fils.

Elle s’installa rue Saint-Victor, tout près du collège des Bons-Enfants que Mme de Gondi venait de donner à Vincent de Paul qui l’employait dans les Charités, ces groupements de dames et de filles pour l’assistance des malades dans les paroisses et les visites à domicile.

En 1628, lorsque son fils fut entré au séminaire Saint-Nicolas-du-Chardonnet, elle disposa  davantage de temps pour se consacrer aux œuvres et Vincent de Paul la chargea de surveiller les Charités, de modifier leur règlement et de visiter celles des provinces.

Elle n’eut aucun mal à persuader Vincent de Paul que les Dames associées ne pouvaient rendre aux malades les services pénibles qu’exigeait leur état, et qu’il fallait songer à réunir des personnes zélées pour se dévouer entièrement à l’œuvre sans autres devoirs et préoccupations au dehors.

C’est ainsi que naquirent les Filles de la Charité.
Jusqu'à sa mort (15 Mars 1660), elle gouverna les Filles de la Charité pour qui elle rédigea trois règlements successifs.

Louisedemarillac 2Corps de Sainte Louise de Marillac, rue du Bac à Paris.

Son corps repose à Paris, au 140 rue du Bac, dans la Chapelle Notre Dame de la Médaille Miraculeuse, où il y a aussi le corps de Sainte Catherine Labourée et le cœur de Saint Vincent de Paul.
Louise de Marillac fut Béatifiée le 9 Mai 1920 par Benoît XV (Giacomo della Chiesa, 1914-1922) et Canonisée le 11 Mars 1934 par Pie XI (Ambrogio Damiano Ratti, 1922-1939).
Le Pape Saint Jean XXIII (Angelo Giuseppe Roncalli, 1958-1963) la proclama, en 1960, Patronne de tous ceux qui s'adonnent aux œuvres sociales Chrétiennes.

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Date de dernière mise à jour : 15/03/2018