Sainte Élisabeth de la Trinité (Élisabeth Catez), Carmélite († 1906). Fête le 08 Novembre.

Mercredi 08 Novembre 2017 : Fête de Sainte Élisabeth de la Trinité (Élisabeth Catez), Carmélite (1880 † 1906).
Comme le 9 Novembre, date de sa naissance au Ciel, est déjà une Fête (Dédicace St Jean de Latran), l'Ordre du Carmel a déplacé sa Fête au 8 Novembre.
Elle a été Canonisée le 16 Octobre 2016.

Ste elisabeth de la trinite 11

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Sainte Élisabeth de la Trinité
Carmélite

Élisabeth de la Trinité, dans le siècle Élisabeth Catez, naît le 18 Juillet 1880 au camp d’Avor, près de Bourges en France ; elle fut Baptisée quatre jours après.
En 1887, quelques années après le déménagement de la famille à Dijon, le père mourut.

Le 19 avril 1891, elle fit sa Première communion : en ce jour, elle commença une rude lutte pour “se vaincre par amour”, apprenant à dominer son tempérament volontaire, ardent  et impétueux.
Toujours plus intimement attirée par le Christ, en 1894, elle émit de façon privée le vœu de virginité.
Se sentant appelée à la Vie Religieuse, elle demanda à sa mère la permission d’entrer au Carmel de Dijon ; obéissante à celle-ci qui s’y opposait en lui interdisant de fréquenter le Monastère, elle put le faire seulement le 2 Août 1901.

Pianiste douée et primée, joyeuse et active dans la vie paroissiale et sociale de sa ville, elle vécut le temps qui la séparait de son entrée au Carmel en apprenant à trouver le Christ aimé en chaque chose, lui donnant, et seulement à Lui, son cœur, même en étant engagée dans différentes activités, participant à des fêtes dansantes, étant impliquée dans des amitiés.

Au Monastère, où le 8 Décembre 1901 elle revêtit l’habit en prenant le nom d’Élisabeth de la Trinité, son union avec la Sainte Trinité grandit dans les profondeurs de son âme.
Regardant Marie, elle apprit à garder toujours plus la présence du Dieu vivant et à faire chaque jour avec générosité la volonté du Seigneur, contemplant le “trop grand amour” manifesté en Jésus Crucifié.

Peu de mois après sa Profession Religieuse, Célébrée le 11 Janvier 1903, se manifestèrent les premiers symptômes de la maladie d’Addison, qui la conduisit à la mort dans d’atroces souffrances.
Elle accepta tout avec des sentiments de paix et d’abandon confiant à la Miséricorde de Dieu, comme une occasion propice de se conformer à l’Époux crucifié, dans l’attente ardente de s’enfoncer dans la Joie Trinitaire de la communion des Saints.

Elle meurt à 26 ans, le 9 Novembre 1906.
Le 9 Novembre étant la fête de la Dédicace de la Basilique du Latran, l'Ordre du Carmel a déplacé la mémoire au 8 Novembre.

Élisabeth de la Trinité (Élisabeth Catez) a été Canonisé le 16 Octobre 2016, avec 6 autres Bienheureux, par le Saint Père François (Jorge Mario Bergoglio, 2013-) :
- José Luis Sánchez del Río (1926-1939), jeune martyr mexicain de la guerre civile des « Cristeros » ;
- José Gabriel del Rosario Brochero (1840-1914), prêtre argentin, surnommé le « curé gaucho » ;
- Lodovico Pavoni (1784-1849), prêtre et fondateur des ‘Fils de Marie Immaculée’ ;
- Alfonso Maria Fusco (1839-1910), prêtre et Fondateur des ‘Sœurs de Saint Jean-Baptiste’ ;
- Manuel Gonzalez y García (1877-1940), évêque espagnol, fondateur des ‘Missionnaires Eucharistiques de Nazareth’, surnommé « l’Apôtre des tabernacles abandonnés » ;
- Salomon Leclercq, Frère des écoles Chrétiennes, mort en martyr de la Révolution française en 1792.

Elisabeth de la trinite 11 2http://nominis.cef.fr/contenus/saint/71/Sainte-Elisabeth-de-la-Trinite.html

Sainte Élisabeth de la Trinité

Élisabeth Catez, Carmélite française (+ 1906)

Cette berrichonne passera sa vie à Dijon où son père militaire avait été envoyé en garnison. Elle est très vive, passionnée, coléreuse.
Elle a sept ans quand meurt son père. C'est un drame pour elle et elle veut se convertir, soutenue par sa mère qui l'aide à lutter contre son caractère difficile.

Dans la bonne société dijonnaise, c'est une charmante jeune fille, premier prix de piano, recherchée par les bonnes familles pour l'un de leurs garçons. Mais elle a choisi une autre orientation pour sa vie.
Elle veut vivre " en Oraison continuelle ", puisque Dieu est présent en son cœur.

Malgré sa mère très possessive, elle peut entrer au Carmel de Dijon " pour se livrer à la vie des Trois, à l'union à Dieu ".
Cinq ans d'union intime avec le Dieu-Trinité qui lui confère Paix, Joie et gaieté malgré la grave maladie qui l'accable bientôt et l'emportera à 26 ans dans l'Amour éternel qu'elle a cherché.

- Messe de canonisation des Bx Elisabeth de la Trinité et Salomon Leclerc, dimanche 16 octobre 2016.
- «Les saints entrent jusqu’au fond dans le mystère de la prière», traduction de l'homélie du Pape François en français.
- Le 4 mars 2016, vers la canonisation de la bienheureuse Elisabeth de la Trinité, promulgation du décret du Pape François.
- Le Pape François va canoniser deux nouveaux Saints français (Radio Vatican le 13 juin 2016)
- Deux nouveaux saints français seront canonisés le 16 octobre (Radio Vatican le 20 juin 2016)
- La joie des Carmélites de Dijon (Radio Vatican le 20 juin 2016)

Voir aussi: Le Carmel en France et le site Elisabeth de la Trinité.
Comme le 9 nov, date de sa naissance au Ciel, est déjà une Fête (Dédicace St Jean de Latran), l'ordre du Carmel a déplacé la Fête au 8 nov.

Dès l’enfance, elle s’attacha du fond du cœur à rechercher et à Contempler la Sainte Trinité et, affligée, encore jeune, de multiples douleurs, elle parvint, comme elle l’avait souhaité, “à l’Amour, à la Lumière, à la Vie”.
Martyrologe romain

Pacifiez mon âme, a-t-elle écrit, faîtes-en votre Ciel, votre demeure aimée et le lieu de votre repos.
Que je ne vous y laisse jamais seul, mais que je sois là toute entière, toute éveillée en Foi, toute Adorante, toute livrée à votre action créatrice.

Elisabethtrinite 2

http://www.peintre-icones.fr/PAGES/CALENDRIER/Novembre/9.html.

L’Église Catholique fait aujourd'hui mémoire d'Élisabeth Catez, mieux connue sous le nom d'Élisabeth de la Trinité.
Née en 1880 à Avor, près de Bourges, Élisabeth passe son enfance à Dijon. Elle avait un caractère difficile et la mort de son père quand elle n'était encore qu'une petite fille la marqua profondément.
Elle eut une jeunesse tourmentée. En conflit avec sa mère qui s'opposait à sa vocation religieuse, l'adolescente devint une excellente pianiste et fréquenta les milieux de la haute société, sans jamais perdre son grand attrait pour la vie intérieure.

Élisabeth s'engage au Carmel à vingt et un ans pour y vivre radicalement l'appel à entrer dans ce qu'elle-même appelle " la cellule du cœur ", destinée à devenir demeure de la Trinité.
Sa Vie Monastique ne fut rien d'autre que la recherche de l'inhabitation de Dieu dans son cœur: et c'est dans son cœur, dans sa conscience, qu'Élisabeth tenta d'offrir un lieu maternel où L'Esprit en elle puisse engendrer le Verbe.

Atteinte par une forme sévère de tuberculose, elle vécut la dernière année de sa vie dans d'atroces souffrances.
Mais c'est durant cette période très douloureuse et angoissante précisément qu'Élisabeth trouva enfin la Paix à laquelle elle avait tant aspiré.
Assidue à lire les Écritures, surtout les lettres de saint Paul, elle réussit à faire de sa Croix un chemin d'Amour sans réserve: en témoignent ses notes de Retraites, rédigées peu avant sa mort.
Élisabeth est morte le 9 Novembre 1906, à vingt-six ans à peine, en murmurant ces dernières paroles : " je vais vers la Lumière, vers l'Amour, vers la Vie. "

"O Mon Dieu, Trinité que j'adore, aidez-moi à m'oublier entièrement pour m'établir en vous, immobile et paisible comme si déjà mon âme était dans l'éternité!
Que rien ne puisse troubler ma paix ni me faire sortir de Vous, ô mon Immuable, mais que chaque minute m'emporte plus loin dans la profondeur de votre Mystère.
Pacifiez mon âme, faites-en votre Ciel, votre demeure aimée et le lieu de votre repos; que je ne vous y laisse jamais seul, mais que je sois là tout entière, tout éveillée en ma Foi, tout Adorante, toute livrée à votre action créatrice..."


Voir aussi:
Le Carmel en France
http://www.carmel.asso.fr/
et le site Elisabeth de la Trinité.
http://www.elisabeth-dijon.org/

Elisabeth de la trinite portant l habit de carmeliteÉlisabeth de la Trinité portant l'habit de Carmélite. Téléversé par Willuconquer

http://elisabeth-dijon.org/
Grandes dates de la vie d'Elisabeth, avec photos. Chronologie de sa Biographie (ouvrir le lien ci-dessus).

 

Portrait d elisabeth de la trinite portant son voile de religieuse 2Portrait d'Élisabeth de la Trinité portant son habit. Téléversé par Willuconquer

http://voiemystique.free.fr/elisabeth_de_la_trinite.htm

Née à Avord, près de Bourges, en 1880, où son père est en garnison, Elisabeth Catez (1880-1906) arrive à Dijon, rue Lamartine, en 1882. C'est une enfant pleine de vie, coléreuse même, énergique et délicieuse. Petite fille, très tôt elle connaît la souffrance : son grand-père meurt quand elle a 7 ans, et quelques mois plus tard survient la mort de son père, un père à qui elle se confiera souvent dans la Prière.

Madame Catez s'installe alors sur la paroisse Saint-Michel, 10 rue Prieur de la Côte d'Or. La famille : c'est la maman, Elisabeth et, dix-huit mois plus jeune, Marguerite.
Tout près de la maison, un mystère, un attrait : le Carmel (aujourd'hui transféré à Flavignerot, il était alors boulevard Carnot en face de la Synagogue). La paroisse Saint-Michel sera la patrie spirituelle d'Elisabeth pendant douze ans. Les cloches s'entendent très bien depuis la maison. Elle en parle encore la veille de sa mort.
Sa vie est celle de toutes les jeunes filles bourgeoises de son temps. De caractère vif, enthousiaste, elle montre beaucoup de sensibilité.
Vers 1891, elle a décidé de se faire religieuse. Sa mère s'oppose à cette vocation si précoce et lui demande d'attendre sa majorité pour entrer au Carmel. "Qu'importe, écrit Elisabeth dans son journal, je puis être carmélite en-dedans."
Des institutrices particulières viennent à la maison. Pour la musique, c'est le conservatoire. Élisabeth excelle au piano.
Elle méritera très jeune, à treize ans, le premier prix de piano au Conservatoire de Dijon. Son âme vibrante et poétique s'exprimait dans sa musique.
Quant à l'éducation religieuse, elle est particulièrement soignée. Rien de mieux préparé que la première Communion, qu'elle reçoit, en l'église Saint-Michel, le 19 avril 1891 : elle a onze ans.
Chaque année, Élisabeth en célèbre l'anniversaire avec ferveur. Sept ans plus tard, en 1898, elle écrit :
En l'anniversaire de ce jour où Jésus fit en moi sa demeure, où Dieu prit possession de mon cœur, tant et si bien que depuis cette heure, depuis ce colloque mystérieux, cet entretien Divin, délicieux, je n'aspirais qu'à donner ma vie, qu'à rendre un peu de son grand Amour au Bien-Aimé de l'Eucharistie qui reposait en mon faible cœur, l'inondant de toutes ses faveurs.
Le jour même de sa première Communion, Madame Catez avait conduit sa fille, en "Communiante", faire une visite au Carmel.
La supérieure révèle à cette enfant le sens de son nom : "Maison de Dieu" ce qui émerveille Élisabeth ... quelle grâce !
Elle reçoit la Confirmation à Notre-Dame le 8 juin 1891.

A quatorze ans (en 1894), un jour, après avoir reçu le Corps du Christ, Élisabeth se sent irrésistiblement poussée à lui vouer toute sa vie et elle prononce un vœu de virginité perpétuelle. Un peu plus tard, son projet de Vie Religieuse se précisera.

Elle entre dans la vie adulte. Qui est-elle ? Elle le dit elle-même :
Sans orgueil je crois que l'ensemble de ma personne n'est pas déplaisant. Je suis brune et, dit-on, assez grande pour mon âge. J'ai des yeux noirs pétillants, mes épais sourcils me donnent un air sévère.
Le reste de ma personne est insignifiant. Je dirai que j'ai un assez bon caractère. Je suis gaie et, je dois l'avouer, un peu étourdie.
J'ai bon cœur. Je suis de nature coquette. Il faut l'être un peu ", dit-on. Je ne suis pas paresseuse "je sais que le travail rend heureux ". Sans être un modèle de patience, je sais généralement me contenir. Je n'ai pas de rancune. J'ai mes défauts, hélas peu de qualités !... J'espère en acquérir!

Les années qui restent avant l'entrée au Carmel (1901) sont pour elle des années de mûrissement intense, et Saint-Michel tient une grande place : les paroissiens sont frappés par son exactitude, son maintien et la grâce qui émane de cette jeune fille discrète et fidèle.

L'Eucharistie la fascine !
Vendredi, samedi, dimanche ont lieu les Fêtes de l'Adoration perpétuelle dans notre paroisse. Je me réjouis d'aller aux complies le soir à 8 heures, je me réjouis de recevoir mon Jésus chacun de ces trois jours, je me réjouis d'aller le prier au pied de son autel et de causer avec Lui dans un doux cœur à cœur! ...

Elle donne beaucoup d'elle-même aux activités paroissiales : retraite pour jeunes filles, chœur de chant, préparation à la première Communion de certains enfants, visite à leurs familles, patronage destiné à rassembler des jeunes sans occupation. Elle bénéficie d'une direction spirituelle avisée.
Elisabeth vit "dans le monde" avec beaucoup de réceptions. Ses brillantes qualités la font remarquer.
Un parti glorieux lui est offert ... mais elle est déjà fiancée avec Le Seigneur des Seigneurs ... Les réunions "mondaines" elles-mêmes sont vécues dans la Prière.

Tout est vécu d'avance, dans la Prière : en particulier le dernier événement "grandiose" la mission de 1899, prêchée dans toutes les paroisses à la fois par des Pères Rédemptoristes.
Elle venait à Saint-Michel trois ou quatre fois par jour. Dans cette vaste église, qui était comble, peu de cœurs ont mieux accueilli la Parole annoncée avec tant de ferveur. Élisabeth remerciait Jésus de sa si grande Miséricorde ; elle a intercédé pour bien des pécheurs : son cœur était déjà au Carmel.

Pour entrer au Carmel, Madame Calez avait fixé un âge : 21 ans. Élisabeth vivra silencieusement cette souffrance très cachée ; cette mise à l'épreuve est encore une maturation vécue à fond. Elisabeth appartient tout entière à Dieu.

Le 2 août 1901, elle entre enfin au Carmel:
Nous allons Communier à la Messe de 8 heures et, après cela, quand Il sera dans mon cœur, maman me conduira à la porte de clôture !
J'aime ma mère comme jamais je ne l'ai aimée, et au moment de consommer le Sacrifice qui va me séparer de ces deux créatures chéries qu'il m'a choisies si bonnes, si vous saviez quelle Paix inonde mon âme !
Ce n'est déjà plus la terre, je sens que je suis toute sienne, que je ne garde rien, je me jette en ses bras comme un petit enfant.

Elle gardera au Carmel le prénom de son Baptême. Sa vie de Carmélite à Dijon ne durera que cinq années.
Tout en raccommodant humblement les robes de la communauté, Élisabeth étudie Saint Paul. Elle y découvre les mots "être louange de gloire" qui seront l'expression de toute sa spiritualité.
Elle écrit beaucoup, à sa famille, à ses amis, et tient un journal spirituel. L'écoute de la Parole de Dieu la conduit au silence intérieur : "Ce n'est pas tout d'entendre cette Parole, il faut encore la garder."

La maladie d'Addison emporte prématurément Élisabeth en 1906, après de grandes souffrances.
C'est le 21 novembre 1904, juste deux ans avant sa mort, qu'elle écrit la Prière à la Sainte Trinité qui résume tout son message spirituel et sa compréhension du mystère de la Sainte Trinité.

Elle a été Béatifiée par le Pape Jean-Paul Il le 25 Novembre 1984. Élisabeth de la Trinité était très attachée à l'église Saint-Michel.
C'est pourquoi, le 2 Décembre 1984, une semaine après sa Béatification, une cérémonie présida au transfert des reliques de la Bienheureuse Élisabeth ; elles sont placées derrière , dans la chapelle absidiale nord.

Le Carmel avait été transféré à Flavignerot, en 1979, près de Dijon; le Carmel possède une relique de la Bienheureuse.
Au Carmel, des grilles se sont fermées sur elle, mais des traits d'union en nombre infini se sont ouverts entre elle et le monde.
Elle a choisi ce chemin pour aller "à la Lumière, à la Vie, à l'Amour". Elle est devenue la Sœur de chacun d'entre nous. Élisabeth appartient désormais à l'Église entière.

Pour plus d'informations, consultez : Elisabeth sur le web pour la louange de Dieu Trinité

Elisabeth de la trinite

http://croire.la-croix.com/Definitions/Figures-spirituelles/Sainte-Elisabeth-de-la-Trinite/Elisabeth-de-la-Trinite-canonisee

Élisabeth de la Trinité Canonisée

La Bienheureuse Élisabeth de la Trinité (1880-1906) est Canonisée à Rome par le Pape François le 16 Octobre 2016. Publié le 20 Juin 2016.

Élisabeth Catez entre au Carmel de Dijon en 1901 à l'âge de 21 ans et prononce ses vœux le 11 Janvier 1903. Elle se nourrit de la Parole de Dieu, de ce "Dieu qui nous a trop aimés" selon ses mots.
Élisabeth veut l'aimer au cœur du quotidien.

Dans ses lettres, elle partage à ses amis, laïcs pour la plupart, la merveilleuse découverte : tous appelés, tous aimés, tous habités par la Présence, tous appelés à la communion avec Dieu, Père, Fils et Esprit Saint.
En 1904, elle compose sa célèbre prière : O mon Dieu Trinité que j'adore. Atteinte d'une maladie incurable, elle connaît en 1906 une longue agonie de neuf mois.

Au milieu de grandes souffrances elle exprime encore sa joie d'aimer et de s'offrir. Elle meurt le 9 Novembre 1906.
« Crois toujours à l’Amour… et chante toujours Merci ! »

Béatifiée en 1984, à la suite d'un premier miracle obtenu par son intercession - la guérison de Dom Jean Chanut, Moine de l’Abbaye de Cîteaux, alors Maître des novices-, un second miracle était nécessaire pour ouvrir la voie à la Canonisation.

En 1997, Marie-Paul Stevens, professeur de religion à Malmedy (Belgique) est atteinte du syndrome de Sjøgren, une maladie orpheline.
Elle abandonne sa profession en 1998 et malgré de multiples traitements, la maladie s’aggrave en 2000-2001, avec d’insupportables douleurs.
Tous les amis de Marie-Paul ainsi que le Carmel prient Élisabeth pour sa guérison.

Depuis son adolescence, Marie-Paul prie Élisabeth. Elle décide d’aller donc à Flavignerot (carmel situé près de Dijon) avant de mourir, pour remercier Élisabeth qui l’a tellement aidée dans sa maladie.
Arrivée avec ses amis sur le parking du Carmel le 2 Avril 2002, elle s’assied épuisée sur une pierre, et se lève soudain : «Je n’ai plus mal !». Les symptômes ont disparu.

Il faudra du temps et de nombreux examens médicaux entre 2012 et 2016 pour que la guérison soit reconnue officiellement, jusqu’au décret du 3 Mars 2016 par lequel le Pape François, après avoir reçu le Cardinal Amato, Préfet de la Congrégation pour les Causes des Saints, a approuvé ce miracle attribué à l'intercession d’Élisabeth de la Trinité.
(Ouvrir le lien pour voir la vidéo de sa vie).

Visage d elisabeth de la triniteVisage d'Élisabeth de la Trinité. Téléversé par Willuconquer

Lecture.
« Demeurez en moi ». C’est le Verbe de Dieu qui nous donne cet ordre, qui exprime cette volonté. « Demeurez en moi. ». Non pas pour quelques instants, quelques heures qui doivent passer, mais demeurez d’une façon permanente, habituelle. « Demeurez en moi. », priez en moi, adorez en moi, aimez en moi, souffrez en moi, travaillez, agissez en moi. « Demeurez en moi » pour vous présenter à toute personne ou à toute chose ; pénétrez toujours plus avant en cette profondeur.
C’est bien là vraiment la « solitude où Dieu veut attirer l’âme pour lui parler » comme le chantait le Prophète.
Mais pour entendre cette parole toute mystérieuse, il ne faut pas s’arrêter pour ainsi dire à la surface, il faut entrer toujours plus en l’Etre divin par le recueillement. « Je poursuis ma course », s’écriait saint Paul.
Ainsi nous devons descendre chaque jour en ce sentier de l’abîme qui est Dieu. Laissons-nous glisser sur cette pente dans une confiance toute pleine d’Amour. « Un abîme appelle un autre abîme ».
C’est là, tout au fond, que se fera le choc divin, que l’abîme de notre néant, de notre misère, se trouvera en tête à tête avec l’abîme de la miséricorde, de l’immensité du tout de Dieu ; là que nous trouverons la force de mourir à nous-mêmes et que, perdant notre propre trace, nous serons changés en Amour. « Bienheureux ceux qui meurent dans Le Seigneur. »

Élisabeth de la Trinité, Testament spirituel

Prière

Dieu riche en Miséricorde,
tu as découvert à la bienheureuse
Élisabeth de la Trinité
le mystère de ta secrète présence
dans l’âme du juste,
et tu en as fait une adoratrice
en esprit et en vérité ;
fais que nous persévérions
dans l’Amour du Christ,
pour être temple de son Esprit
à la louange de ta Gloire.

Commentaires (1)

1. LE ROUX 02/11/2015

je souhaite que cette sainte intervienne auprès de DIEU concernant mon attitude qui n'a pas été toujours sur un chemin de lumière ,,,,

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Date de dernière mise à jour : 08/11/2017