Saint André, Apôtre et martyr († v. 62). Fête le 30 Novembre.

Jeudi 30 Novembre 2017 : Fête de Saint André, Apôtre et martyr († v. 62).

Dusquenoy saint andre 1629 saint pierre de rome 11Saint André, Apôtre et martyr. Cathédrale Saint-André à Patras. (Pour voir en grand format: dusquenoy-saint-andre-1629-saint-pierre-de-rome.jpg dusquenoy-saint-andre-1629-saint-pierre-de-rome.jpg).

http://nominis.cef.fr/contenus/saint/25/Saint-Andre.html.

Saint André

Apôtre et martyr (+ 62)

Il était de Bethsaïde en Galilée, sur les bords du lac de Tibériade. Avec son frère Pierre, il vivait de la pêche.
C'était un assoiffé de Dieu. Il avait entendu la prédication de Jean le Baptiste, avait sans doute reçu son Baptême de Pénitence et était devenu l'un de ses disciples. Il avait su discerner l'exacte mission de Jean.
Aussi, quand il l'entendit désigner Jésus: " Voici l'agneau de Dieu ", il le suivit pour ne plus le quitter.

Dès cet appel, André devient apôtre, avant même d'en avoir reçu le titre. Il rencontre son frère Pierre et l'amène à Jésus. Il est l'homme qui sait nouer des contacts.
Lors de la multiplication des pains, c'est André qui amène le jeune garçon portant ses cinq pains et ses deux poissons. Quand des Grecs veulent rencontrer Jésus, c'est à lui qu'ils s'adressent tout naturellement.

Des sources tardives font état de son supplice à Patras en Grèce. Au IVe siècle, ses reliques furent transférées à Constantinople.
Une importante relique, qui avait été déposée au XVe siècle au Vatican, fut restituée en 1966 aux Orientaux en signe de la volonté de communion entre l’Église de Rome et les patriarcats orientaux.
L’Ukraine voudrait qu'il ait été le premier évangélisateur de Kiev et l’Écosse l'a choisi comme patron national.

Le 30 Novembre 2009, comme chaque année, le Saint-Père a adressé un message au Patriarche œcuménique de Constantinople à l’occasion de la Fête de Saint André, remis à SS Barthélémy I par le Cardinal Kasper, qui conduit la délégation romaine à Istanbul.
Il y rappelle que la commémoration du patron de ce patriarcat, frère de Saint Pierre, “doit encourager tous les chrétiens à répondre aux grands enjeux du moment, aux problèmes de plus en plus complexes qui se posent à la chrétienté”.

Nos Églises, écrit Benoît XVI, “se sont engagées depuis plusieurs décades dans la voie du rétablissement de la pleine communion.
Et même si l’objectif n’est pas atteint, de grands pas en avant ont été faits, qui ont permis un approfondissement de nos liens”.
Cette ouverture guide les travaux de la Commission mixte pour le dialogue qui s’est récemment réunie à Chypre, consacrés “à la mission de l’Évêque de Rome dans la communion ecclésiale du premier millénaire”, un thème reconnaît le Pape, “qui mérite une étude approfondie et un dialogue prudent dans la perspective de rapprocher les traditions ecclésiales orientales et occidentales pour les intégrer...

L’Église Catholique voit dans le Ministère pétrinien un don du Seigneur fait à son Église, qui ne peut être interprété comme pouvoir mais comme communion au service de la Vérité et de la Charité.
L’Évêque de Rome, qui préside cette Charité...est le Serviteur des Serviteurs de Dieu...

A la lumière du modèle du premier millénaire, il convient de trouver ensemble les formes permettant au Successeur de Pierre d’accomplir un service d’Amour envers tous et reconnu de tous”.
Au long de ce chemin vers la pleine communion, “il faut offrir un témoignage commun en œuvrant ensemble au bien de l’humanité, en défendant la dignité de la personne, en affirmant les valeurs fondamentales, en favorisant la justice et la paix.

Les Églises Orthodoxe et Catholiques peuvent collaborer aussi dans la sensibilisation des gens aux responsabilités de l’humanité et à la défense de la création”. (source: VIS 091130 350)
Né à Bethsaïde en Galilée, frère de Simon Pierre et pêcheur avec lui, disciple de Jean-Baptiste, il fut le premier appelé par Jésus sur les bords du Jourdain ; il le suivit et lui amena son frère.
La tradition rapporte qu’après la Pentecôte, il annonça l’Évangile en Achaïe et mourut en croix à Patras. L’Église de Constantinople le vénère comme son illustre patron.

Martyrologe romain

Rien n’a été promis à Pierre et à André par le Maître. Ils quittent leurs biens. Il nous faut considérer plutôt la volonté que la valeur des biens.
Il quitte beaucoup celui qui ne garde rien pour lui. Il quitte beaucoup celui qui abandonne tout ce qu’il possède. Pierre et André abandonnèrent l’essentiel : l’un et l’autre renoncèrent au désir de posséder.
Saint Grégoire le Grand - Homélie sur l’Évangile.

Saint andrehttp://levangileauquotidien.org/main.php?language=FR&module=saintfeast&localdate=20171130&id=15947&fd=0

Saint André
Apôtre et martyr
(† v. 62)

André, frère de Saint Pierre, est le premier des apôtres qui ait connu Jésus-Christ, aussitôt après son Baptême sur les bords du Jourdain.
Toutefois son appel définitif ne date que du moment où Jésus le rencontra avec son frère Simon, jetant les filets pour pêcher, dans le lac de Tibériade, et leur dit à tous deux : « Suivez-Moi, Je vous ferai pêcheurs d'hommes. » (Mt 4,19)

Après la Pentecôte, André prêcha dans Jérusalem, la Judée, la Galilée, puis alla évangéliser les Scythes, les Éthiopiens, les Galates et divers autres peuples jusqu'au Pont-Euxin.
Les prêtres de l'Achaïe prirent soin d'envoyer aux églises du monde entier la relation de son martyre, dont ils avaient été les témoins oculaires.

Menacé du supplice de la Croix : « Si je craignais ce supplice, dit-il, je ne prêcherais point la grandeur de la Croix. »
Le peuple accourt en foule, de tous les coins de la province, à la défense de son apôtre et menace de mort le proconsul.

Mais André se montre, calme la foule de Chrétiens ameutés, les encourage à la résignation et leur recommande d'être prêts eux-mêmes au combat.
Le lendemain, menacé de nouveau : « Ce supplice, dit-il au juge, est l'objet de mes désirs ; mes souffrances dureront peu, les vôtres dureront éternellement, si vous ne croyez en Jésus-Christ. »
Le juge irrité le fit conduire au lieu du supplice. Chemin faisant, l'apôtre consolait les fidèles, apaisait leur colère et leur faisait part de son bonheur. D'aussi loin qu'il aperçut la Croix, il s'écria d'une voix forte :

« Je vous salue, ô Croix Consacrée par le Sacrifice du Sauveur ; vos perles précieuses sont les gouttes de son Sang.
Je viens à vous avec joie, recevez le disciple du Crucifié. Ô bonne Croix, si longtemps désirée, si ardemment aimée, rendez-moi à Mon Divin Maître. Que par vous je sois admis à la Gloire de Celui qui par vous m'a sauvé.
»

Il se dépouilla lui-même de ses vêtements, les distribua aux bourreaux, puis fut lié à une Croix d'une forme particulière, appelée depuis Croix de Saint-André.
Du haut de sa Croix, exhortait les fidèles, prêchait les païens, attendris eux-mêmes.
Une demi-heure avant son dernier soupir, son corps fut inondé d'une lumière toute Céleste, qui disparut au moment où il rendit l'âme.

35040788 2Pour approfondir, lire la Catéchèse du Pape Benoît XVI :
>>> André, le Protoclet
 [Allemand, Anglais, Croate, Espagnol, Français, Italien, Portugais]

BENOÎT XVI

AUDIENCE GÉNÉRALE

Mercredi 14 juin 2006

André, le Protoclet

Chers frères et sœurs,
Dans les deux dernières catéchèses, nous avons parlé de la figure de Saint Pierre. A présent, nous voulons, dans la mesure où les sources nous le permettent, connaître d'un peu plus près également les onze autres Apôtres.
C'est pourquoi nous parlons aujourd'hui du frère de Simon Pierre, Saint André, qui était lui aussi l'un des Douze.

La première caractéristique qui frappe chez André est son nom: il n'est pas juif, comme on pouvait s'y attendre, mais grec, signe non négligeable d'une certaine ouverture culturelle de sa famille.
Nous sommes en Galilée, où la langue et la culture grecques sont assez présentes. Dans les listes des Douze, André occupe la deuxième place, comme dans Matthieu (10, 1-4) et dans Luc (6, 13-16), ou bien la quatrième place comme dans Marc (3, 13-18) et dans les Actes (1, 13-14).

Quoi qu'il en soit, il jouissait certainement d'un grand prestige au sein des premières communautés Chrétiennes.
Le lien de sang entre Pierre et André, ainsi que l'appel commun qui leur est adressé par Jésus, apparaissent explicitement dans les Evangiles.
On y lit: "Comme il [Jésus] marchait au bord du lac de Galilée, il vit deux frères, Simon, appelé Pierre, et son frère André, qui jetaient leurs filets dans le lac:  c'était des pêcheurs. Jésus leur dit: "Venez derrière moi, et je vous ferai pêcheurs d'hommes"" (Mt 4, 18-19; Mc 1, 16-17).

Dans le quatrième Évangile, nous trouvons un autre détail important: dans un premier temps, André était le disciple de Jean Baptiste; et cela nous montre que c'était un homme qui cherchait, qui partageait l'espérance d'Israël, qui voulait connaître de plus près la Parole du Seigneur, la réalité du Seigneur présent.
C'était vraiment un homme de Foi et d'Espérance; et il entendit Jean Baptiste un jour proclamer que Jésus était l'"Agneau de Dieu" (Jn 1, 36); il se mit alors en marche et, avec un autre disciple qui n'est pas nommé, il suivit Jésus, Celui qui était appelé par Jean "Agneau de Dieu".

L'évangéliste rapporte: ils "virent où il demeurait, et ils restèrent auprès de lui ce jour-là" (Jn 1, 37-39).
André put donc profiter de précieux moments d'intimité avec Jésus. Le récit se poursuit par une annotation  significative: "André, le frère de Simon-Pierre, était l'un des deux disciples  qui avaient entendu Jean Baptiste et qui avaient suivi Jésus. Il trouve d'abord son frère Simon et lui dit: "Nous avons trouvé le Messie (autrement dit: Le Christ)".

André amena son frère à Jésus" (Jn 1, 40-43), démontrant immédiatement un esprit apostolique peu commun. André fut donc le premier des Apôtres à être appelé à suivre Jésus. C'est précisément sur cette base que la Liturgie de l'Eglise byzantine l'honore par l'appellation de Protóklitos, qui signifie précisément "premier appelé".
Et il est certain que c'est également en raison du rapport fraternel entre Pierre et André que l'Eglise de Rome et l'Eglise de Constantinople se sentent de manière particulière des Eglises-sœurs.

Pour souligner cette relation, mon Prédécesseur, le Pape Paul VI, restitua en 1964 les nobles reliques de Saint André, conservées jusqu'alors dans la Basilique vaticane, à l'Évêque métropolite Orthodoxe de la ville de Patras en Grèce, où selon la tradition, l'Apôtre fut Crucifié.
Les traditions évangéliques rappellent particulièrement le nom d'André en trois autres occasions, qui nous font connaître un peu plus cet homme.

La première est celle de la multiplication des pains en Galilée. En cette circonstance, ce fut André qui signala à Jésus la présence d'un enfant avec cinq pains d'orge et deux poissons, "bien peu de chose" - remarqua-t-il - pour toutes les personnes réunies en ce lieu (cf. Jn 6, 8-9).

Le réalisme d'André en cette occasion mérite d'être souligné:  il remarqua l'enfant - il avait donc déjà posé la question: "Mais qu'est-ce que cela pour tant de monde!" (ibid.) -, et il se rendit compte de l'insuffisance de ses maigres réserves. Jésus sut toutefois les faire suffire pour la multitude de personnes venues l'écouter. 

La deuxième occasion fut à Jérusalem. En sortant de la ville, un disciple fit remarquer à Jésus le spectacle des murs puissants qui soutenaient le Temple.
La réponse du Maître fut surprenante: il lui dit que de ces murs, il ne serait pas resté pierre sur pierre.

André l'interrogea alors, avec Pierre, Jacques et Jean: "Dis-nous quand cela arrivera, dis-nous quel sera le signe que tout cela va finir" (Mc 13, 1-4).
Pour répondre à cette question, Jésus prononça un discours important sur la destruction de Jérusalem et sur la fin du monde, en invitant ses disciples à lire avec attention les signes des temps et à rester toujours vigilants.
Nous pouvons déduire de l'épisode que nous ne devons pas craindre de poser des questions à Jésus, mais que dans le même temps, nous devons être prêts à accueillir les enseignements, même surprenants et difficiles, qu'Il nous offre.

Dans les Évangiles, enfin, une troisième initiative d'André est rapportée. Le cadre est encore Jérusalem, peu avant la Passion.
Pour la Fête de Pâques - raconte Jean - quelques Grecs étaient eux aussi venus dans la ville sainte, probablement des prosélytes ou des hommes craignant Dieu, venus pour adorer le Dieu d'Israël en la Fête de la Pâque.
André et Philippe, les deux Apôtres aux noms grecs, servent d'interprètes et de médiateurs à ce petit groupe de Grecs auprès de Jésus.

La réponse du Seigneur à leur question apparaît - comme souvent dans l'Évangile de Jean - énigmatique, mais précisément ainsi, elle se révèle riche de signification.
Jésus dit aux deux disciples et, par leur intermédiaire, au monde grec: "L'heure est venue pour le Fils de l'homme d'être glorifié. Amen, amen, je vous le dis: si le grain de blé tombé en terre ne meurt pas, il reste seul; mais s'il meurt, il donne beaucoup de fruit" (Jn 12, 23-24).

Que signifient ces paroles dans ce contexte? Jésus veut dire: Oui, ma rencontre avec les Grecs aura lieu, mais pas comme un simple et bref entretien entre moi et quelques personnes, poussées avant tout par la curiosité.
Avec ma mort, comparable à la chute en terre d'un grain de blé, viendra l'heure de ma glorification.
De ma mort sur la Croix proviendra la grande fécondité: le "grain de blé mort" - symbole de ma Crucifixion - deviendra dans la Résurrection Pain de Vie pour le monde; elle sera Lumière pour les peuples et les cultures.
Oui, la rencontre avec l'âme grecque, avec le monde grec, se réalisera à ce niveau auquel fait allusion l'épisode du grain de blé qui attire à lui les forces de la Terre et du Ciel et qui devient pain.
En d'autres termes, Jésus prophétise l'Église des Grecs, l'Église des païens, l'Église du monde comme fruit de sa Pâque.

Des traditions très antiques voient André, qui a transmis aux Grecs cette parole, non seulement comme l'interprète de plusieurs Grecs lors de la rencontre avec Jésus que nous venons de rappeler, mais elles le considèrent comme l'apôtre des Grecs dans les années qui suivirent la Pentecôte; elles nous font savoir qu'au cours du reste de sa vie il fut l'annonciateur et l'interprète de Jésus dans le monde grec.

Pierre, son frère, de Jérusalem en passant par Antioche, parvint à Rome pour y exercer sa mission universelle; André fut en revanche l'Apôtre du monde grec: ils apparaissent ainsi de véritables frères dans la vie comme dans la mort - une fraternité qui s'exprime symboliquement dans la relation spéciale des Sièges de Rome et de Constantinople, des  Églises véritablement sœurs.

Une tradition successive, comme nous l'avons mentionné, raconte la mort d'André à Patras, où il subit lui aussi le supplice de la Crucifixion.

Cependant, au moment suprême, de manière semblable à son frère Pierre, il demanda à être placé sur une Croix différente de celle de Jésus.
Dans son cas, il  s'agit d'une Croix décussée, c'est-à-dire dont le croisement transversal est incliné, qui fut donc appelée "Croix de saint André".

Voilà ce que l'Apôtre aurait dit à cette occasion, selon un antique récit (début du VI siècle) intitulé Passion d'André: 
"Je te salue, ô Croix, inaugurée au moyen du Corps du Christ et qui as été ornée de ses membres, comme par des perles précieuses.
Avant que Le Seigneur ne monte sur toi, tu inspirais une crainte terrestre. A présent, en revanche, dotée d'un Amour Céleste, tu es reçue comme un don. Les croyants savent, à ton égard, combien de joie tu possèdes, combien de présents tu prépares.
Avec assurance et rempli de joie, je viens donc à toi, pour que toi aussi, tu me reçoives exultant comme le disciple de celui qui fut suspendu à toi...

O Croix bienheureuse, qui reçus la majesté et la beauté des membres du Seigneur!... Prends-moi et porte-moi loin des hommes et rends-moi à mon Maître, afin que par ton intermédiaire me reçoive Celui qui, par toi, m'a racheté.

Je te salue, ô Croix; oui, en vérité, je te salue!".
Comme on le voit, il y a là une très profonde spiritualité Chrétienne, qui voit dans la Croix non pas tant un instrument de torture, mais plutôt le moyen incomparable d'une pleine assimilation au Rédempteur, au grain de blé tombé en terre.

Nous devons en tirer une leçon très importante:  nos croix acquièrent de la valeur si elles sont considérées et accueillies comme une partie de la Croix du Christ, si elles sont touchées par l'éclat de sa Lumière. Ce n'est que par cette Croix que nos souffrances sont aussi ennoblies et acquièrent leur sens véritable.

Que l'Apôtre André nous enseigne donc à suivre Jésus avec promptitude (cf. Mt 4, 20; Mc 1, 18), à parler avec enthousiasme de Lui à ceux que nous rencontrons, et surtout à cultiver avec Lui une relation véritablement familière, bien conscients que ce n'est qu'en Lui que nous pouvons trouver le sens ultime de notre vie et de notre mort.

35040776 2http://nouvl.evangelisation.free.fr/andre_apotre.htm.

Saint André
Apôtre
(vers l'an 62)

Saint André, frère de Saint Pierre, est le premier des Apôtres qui ait connu Jésus-Christ, aussitôt après Son Baptême sur les bords du Jourdain.
Toutefois son appel définitif ne date que du moment où Jésus le rencontra avec son frère Simon, jetant les filets pour pêcher, dans le lac de Tibériade, et leur dit à tous deux : "Suis-Moi, Je vous ferai pêcheurs d'hommes."

Après la Pentecôte, André prêcha dans Jérusalem, la Judée, la Galilée, puis alla évangéliser les Scythes, les Éthiopiens, les Galates et divers autres peuples jusqu'au Pont-Euxin.
Les prêtres de l'Achaïe prirent soin d'envoyer aux églises du monde entier la relation de son martyre, dont ils avaient été les témoins oculaires.

Menacé du supplice de la Croix : "Si je craignais ce supplice, dit-il, je ne prêcherais point la grandeur de la Croix."
Le peuple accourt en foule, de tous les coins de la province, à la défense de son Apôtre et menace de mort le proconsul.
Mais André se montre, calme la foule de Chrétiens ameutés, les encourage à la résignation et leur recommande d'être prêts eux-mêmes au combat.
Le lendemain, menacé de nouveau : “Ce supplice, dit-il au juge, est l'objet de mes désirs; mes souffrances dureront peu, les vôtres dureront éternellement, si vous ne croyez en Jésus-Christ”.

Le juge irrité le fit conduire au lieu du supplice. Chemin faisant, l'Apôtre consolait les fidèles, apaisait leur colère et leur faisait part de son bonheur. D'aussi loin qu'il aperçut la Croix, il s'écria d'une voix forte :
“Je vous salue, ô Croix consacrée par le sacrifice du Sauveur; vos perles précieuses sont les gouttes de Son sang. Je viens à vous avec joie, recevez le disciple du Crucifié. O bonne Croix, si longtemps désirée, si ardemment aimée, rendez-moi à mon divin Maître. Que par vous je sois admis à la gloire de Celui qui par vous m'a sauvé.”
Il se dépouilla lui-même de ses vêtements, les distribua aux bourreaux, puis fut lié à une croix d'une forme particulière, appelée depuis Croix de Saint-André.

Le Saint, du haut de sa Croix, exhortait les fidèles, prêchait les païens, attendris eux-mêmes. Une demi-heure avant son dernier soupir, son corps fut inondé d'une lumière toute Céleste, qui disparut au moment où il rendit l'âme.
Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.

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http://missel.free.fr/Sanctoral/11/30.php.

Saint André,
Apôtre

Encore que cité par Hérodote, André est un prénom grec assez rare qui, selon le Breviarum Apostolorum, signifie viril, beau ou courageux.
Frère de Simon-Pierre 1, saint André né à Bethsaïde 2, au nord du lac de Tibériade, habitait avec saint Pierre à Capharnaüm 3, et fut d'abord, comme saint Jean, un disciple de saint Jean-Baptiste : Jean se tenait là avec deux de ses disciples ; et regardant Jésus qui passait, il dit : " Voici l'Agneau de Dieu. " ; et les deux disciples l'entendirent parler, et ils suivirent Jésus. Mais, se retournant et voyant qu'ils le suivaient, Jésus leur dit : " Que cherchez-vous ? " Ils lui dirent : " Maître, où demeures-tu ? " Il leur dit : " Venez et vous verrez. "
Ils vinrent donc et virent où il demeurait, et ils demeurèrent chez lui ce jour-là ; c'était environ la dixième heure. André, le frère de Simon-Pierre était l'un des deux qui avaient entendu Jean et suivi Jésus. Il trouve d'abord son frère Simon et lui dit : " Nous avons trouvé le Messie. " Il l'amena à Jésus
4.

L'Évangile selon Saint Matthieu raconte 5 que, plus tard, Simon et André étaient en train de pêcher dans la mer de Galilée lorsque Jésus leur dit : Venez à ma suite et je vous ferai pêcheurs d'hommes.
La tradition grecque appelle André le Protoclet, c'est-à-dire le premier appelé des douze apôtres. Dans la hiérarchie des apôtres, il est classé le quatrième par les Actes des Apôtres (I 13) comme par l'Évangile selon Saint Marc (III 18), tandis que l’Évangile selon Saint Matthieu (X 2) et que l’Évangile selon Saint Luc (VI 14), le mettent à la deuxième place.

Lors de la multiplication des pains et des poissons, c'est André qui repère le jeune garçon avec ses cinq pains et ses deux poissons 6.
C'est aussi André qui, avec l'apôtre Philippe, introduit auprès de Jésus les païens de langue grecque 7.
André est encore avec Pierre, Jacques et Jean, lorsqu'ils interrogent Jésus sur la destruction du Temple 8.

Les traditions nous disent que, lors du partage du monde, André reçut la Scythie, immense contrée entre le bas du Danube et le bassin inférieur du Don. Ces mêmes traditions, dans la composition du Symbole des apôtres, lui attribuent la rédaction de l'article Et en Jésus Christ, son Fils unique, Notre Seigneur.

Ayant rejoint les territoires qui lui furent échus, affirment les traditions, Saint André, apôtre de la Pénitence, fit de nombreuses conversions et fonda de nouvelles églises qu'il pourvut d'Évêques : l'Achaïe, l'Epire, la Thrace et la Grèce considèrent André comme leur évangélisateur, au même titre que Byzance qui en fait l'installateur de son premier patriarche ;  d'autres ajoutent à son crédit la Cappadoce, la Galatie, la Bithynie, les pays des Sogdiens et des Secces.

De retour dans la ville de Patras, capitale d'Achaïe, fit tant et si bien qu'on envoya contre lui le proconsul Egée qui le fit emprisonner.

Or, l'emprisonnement de l'apôtre André provoqua une émeute populaire qu'il dut lui-même calmer en disant : Le Chrétien ne devient pas victorieux en se défendant mais en mourant. Les supplices qui sont à craindre ne sont pas ceux que l'on endure en cette vie, mais ceux qui sont préparés aux impies dans les enfers.
Vous devez avoir plutôt de la Compassion du malheur d'Egée qui se rend digne de ces tourments éternels, que de l'indignation pour sa fureur contre nous. Il viendra bientôt un temps où nous serons récompensés de nos peines, et où Egée sera rigoureusement puni pour sa cruauté.

Le lendemain, Egée convoquait Saint André à son tribunal et après l'avoir condamné à être fouetté sur un chevalet, le fit attacher sur une croix en forme de X.
Comme Egée s'approchait de la Croix d'André, celui-ci lui dit : Que viens-tu faire ici, Egée ? Si c'est pour croire en Jésus-Christ, à la bonne heure, je t'assure qu'il te fera Miséricorde ; mais si c'est pour me faire descendre de la Croix, sache que tu n'en viendras pas à bout et que j'aurai la consolation d'y mourir pour mon cher Maître.
Je le vois déjà, je l'Adore et sa présence me comble de Joie. Je n'ai point d'autre regret que celui de ta damnation qui est inévitable si tu ne te convertis pas maintenant que tu le peux, car peut-être ne le pourras-tu pas lorsque tu le voudras.

Egée ordonna de détacher André, mais les bourreaux étaient mystérieusement affaiblis lorsqu'ils en approchaient, tandis que l'Apôtre priait d'une voix forte :
Ne permettez pas, mon Seigneur, que votre serviteur qui est attaché à cette Croix pour la confession de votre Nom, en soit délié ; ne souffrez pas que je reçoive cette humiliation de la part d'Egée qui est un homme corruptible ; mais recevez-moi, s'il vous plaît , entre vos mains, tout plein de connaissance de vos grandeurs que ce supplice m'a données.
Vous êtes mon cher Maître que j'ai connu, que j'ai aimé et que je désire uniquement Contempler.
C'est en vous que je suis ce que je suis et il est temps que je me réunisse à vous, comme au centre de tous mes désirs et à l'objet de toutes mes affections.

C'était, croit-on, le 30 Novembre 62. A la grande fureur d'Egée, Maximille, femme d'un sénateur, recueillit le corps de Saint André, l'embauma et l'enterra. Lorsqu'Egée voulut envoyer une députation dénoncer Maximille à l'Empereur, un démon se jeta sur lui, le traîna sur la place publique et l'étrangla.

Après Saint Pierre et Saint Paul, Saint André est l'apôtre qui a le plus d'églises en France où il est le patron d’Agde, d’Avranches, de Bordeaux, d’Orange et de la Bourgogne dont le duc Philippe III le Bon mit sous sa protection l’ordre de la Toison d’Or.

A l’étranger, Saint André est le patron d’Amalfi, de Baeza (Andalousie) qui fut arrachée aux Maures le 30 Novembre 1227, du Brabant, de Brescia (Italie), du Brunswick, de l’Ecosse, du Holstein, de Lunebourg (Hanovre), de la Hongrie, de Mantoue, de Minden (Westphalie), de Pesaro (Italie), de Ravenne, de Rochester (comté de Kent), de la Russie, de Santander (Espagne), du Sleswig, de Verceil (Italie) et de Wells (comté de Somerset).

Saint André qui est le patron des pêcheurs de poissons d’eau douce, des poissonniers et des cordiers, est aussi invoqué par les femmes qui cherchent un mari et celles veulent devenir mères.

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http://www.maria-valtorta.org/Personnages/Andre.htm

André
Fils de Jonas, l’Apôtre

Présentation générale

Galiléen natif de Betsaïda, puis ensuite résidant à Capharnaüm où il possède une maison voisine de son frère Pierre.
C'est lui aussi un pêcheur de métier et comme lui fils de Jonas. 3ème disciple de Jésus, il rencontre Jésus sur les bords du Jourdain et se sent alors appelé (5.12)

Caractère et aspect

Doux yeux châtains (2.104). Plutôt petit, timide, sensible et réservé, rougissant facilement, mais priant. Il est complexé par le caractère exubérant de son frère qui le rabroue volontiers. "Tout seul et en parlant seul à seul, je sais encorem'y prendre un tout petit peu. Mais, si les autres le savent, et Simon surtout, et s'il veut venir ... moi, je ne sais plus rien faire... Et Toi non plus ne viens pas... parce que j'ai honte de parler devant Toi." (2.100)
"Lui est vraiment ordonné. Un pas après l'autre, silencieux, calme dit de lui Pierre son frère (2.106).

Lors de la prière qui précède le don de l'Esprit pour l'élection de Mathias, on le voit "visage voilé par son humilité qui le fait rester les yeux presque clos, un peu penché (10.24).
Marie, à la fin de sa vie, le décrira comme : "étant silencieux et timide autant que (Pierre) ne l’était pas" (10.35).
Cependant Jésus lui prédit : "Si je te dis que si différent au début, tu seras parfaitement égal à Pierre à la fin de ta mission, le croiras-tu ?" (2.100)

Parcours apostolique

Le prototype du Prêtre silencieux mais zélé : "Tu travailles sans bruit, et plus profondément que les autres.
Parce que, parmi les douze, il y en a qui font autant de bruit que de travail. Il y en a qui font beaucoup plus de bruit que de travail et un qui se contente de travailler.
D'un travail humble, actif, ignoré... Les autres peuvent croire qu'il ne fait rien. Mais Celui qui voit, sait. […]
Un prêtre saint peut tant faire. Et, crois-le, il y aura toujours parmi les Prêtres des saints qui sauront encore mourir pour l'Amour de Dieu et du prochain, et ils sauront le faire si doucement, après avoir pratiqué la perfection pendant toute leur vie avec une pareille douceur, que le monde ne les remarquera même pas.
Mais, si le monde ne devient pas tout entier impureté et idolâtrie, ce sera à cause d'eux : les héros du silence et de l'activité fidèle.
Et ils auront ton sourire, pur et timide. Car il y aura toujours des André. Il y en aura, grâce à Dieu et pour le bonheur du monde !"  (2.100)


C’est son "activité silencieuse" qui amène Philippe à Jésus (2.12) ainsi que d’autres personnes : la Belle de Corozaïn, lépreuse que Jésus guérira (2.59), Aglaé, pécheresse en repentance. (2.100)
C’est lui aussi qui intercédera pour son frère mortifié par le "arrière satan !" "Ton frère, dit Jésus à Simon, est comme une eau favorable à la santé. Elle travaille dans les profondeurs et sans bruit.
Elle sort comme, un filet de la terre mais qui s'en approche est guéri." (2.70)

Il s’associe volontiers à Jean de Zébédée, son ancien compagnon de pêche et de Foi derrière le Baptiste (3.34. - p. 188).
Il était d’ailleurs présent lors du Baptême du Christ.
C'est lui qui, avec Thomas, va chercher l'ânon pour l'entrée triomphale de Jésus à Jérusalem ( 9.9).

Son nom

Ce nom d'origine grecque (Andros) signifie "le vaillant, le viril"

En savoir plus sur ce personnage

L'Église le fête le 30 Novembre. Il partit évangéliser la Grèce et l'Asie Mineure. Il mourut en 62, à Patras, cloué sur une croix en forme de "X" dite croix de Saint André.
Sa biographie sur la Conférence des évêques de France

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Date de dernière mise à jour : 30/11/2017