Saint Geoffroy, Évêque d'Amiens (*1066 † 1115). Fête le 08 Novembre.

Mercredi 08 Novembre 2017 : Fête de Saint Geoffroy, Évêque d'Amiens (*1066 † 1115).

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Saint Geoffroy d'Amiens

Évêque d'Amiens (+ 1115)

ou Godefroy.
Son Monastère dépérissait avec six Moines quand ceux-ci le choisirent comme Abbé. En peu d'années, le Monastère de Nogent dans la Marne devient l'un des plus florissants.

En réponse à l'insistance de l'Évêque de Reims, il accepte de devenir Évêque d'Amiens ce qui lui causa bien des soucis.

La plupart des membres du clergé était à la solde des grands seigneurs qui eux-mêmes menaient une vie impossible aux marchands et aux braves gens de la "Commune d'Amiens".
Saint Geoffroy, privé d'amis pour le soutenir, gagne la Grande Chartreuse pour vivre en paix.

Mais forcé de revenir, il reprend ses fonctions un an après et il meurt au bout de quelques mois à l'Abbaye de Saint Crépin de Soissons. Aucun membre du clergé d'Amiens ne se dérangera pour venir rechercher son corps.

Formé à la vie Monastique dès l’âge de cinq ans, Abbé de Nogent-sous-Coucy, devenu Évêque d’Amiens, il eut beaucoup à souffrir pour établir la paix dans les luttes entre les seigneurs et le peuple de la cité, ainsi que pour réformer les mœurs du clergé et du peuple. Il mourut à Soissons, au retour d’un voyage à Reims.
Martyrologe romain.

Geoffroy 0

http://www.peintre-icones.fr/PAGES/CALENDRIER/Novembre/8.html.
St Geoffroy de Molincourt est le troisième fils de Frodon et Élisabeth, un couple de seigneurs très chrétiens de la région de Soissons.
À l’âge de 5 ans, il est confié à l’Abbaye du Mont-Saint-Quentin et l’Abbé Godefroy se charge de son éducation.

Il y passe toute sa jeunesse à étudier tout en occupant diverses charges telles que le soin aux malades ou celle d’économe.
En 1092, il est ordonné Prêtre par Ratbode, l’Évêque de Noyon, puis on lui demande de prendre la relève de l’Abbé Henri à l’Abbaye Notre-Dame de Nogent-sous-Coucy.
Sous son administration, non seulement l’Abbaye retrouve sa prospérité d’antan mais elle se développe considérablement.

En 1103, il refuse la charge de l’Abbaye Saint-Rémi de Reims que lui offre Manassès II, l’Archevêque de Reims, mais l’année suivante il est élu Évêque d’Amiens.

Vers 1113, il se trouve impliqué dans plusieurs conflits et décide alors d’abandonner sa charge pour se retirer dans la solitude de l’Abbaye de la Grande Chartreuse.
Il n’y demeure cependant pas très longtemps puisqu’il est bientôt obligé de rentrer à Amiens. Peu de temps après, cependant, il décède au cours d’une halte au Monastère Saint-Crépin de Soissons alors qu’il était en chemin pour se rendre à Reims.

Genisson jules victor the cathedral of amiensCathédrale d’Amiens

http://nouvl.evangelisation.free.fr/geoffroid_damiens_butler.htm.
Godefroi, né dans le territoire de Soissons, sortait d'une famille noble et vertueuse. Foulques son père, étant devenu veuf, prit l'habit monastique.

Notre Saint n'avait encore que cinq ans lorsqu'on le mit sous la conduite de Godefroi, Abbé du Mont-Saint-Quentin, qui l'avait tenu sur les fonts de Baptême. Ce Godefroi était oncle de la B. Itte, comtesse de Boulogne et de Namur, mère de Godefroy et de Baudouin qui furent rois de Jérusalem.

Dès sa plus tendre jeunesse, le Saint se privait d'une grande partie de ce qu'on lui donnait pour sa nourriture, et le distribuait aux pauvres ; souvent même il ne paraissait point au réfectoire, et se renfermait dans quelque oratoire, pendant le temps qu'on y passait, pour s'entretenir avec Dieu.
Il consacrait quelquefois la plus grande partie de la nuit à ce saint exercice. Les larmes abondantes qui coulaient de ses yeux, dans la prière, annonçaient sa tendre piété et la vivacité de sa componction.

A l'âge de 25 ans, l'Évêque de Noyon l'ordonna Prêtre. Il parut digne de cet honneur, non seulement à cause de ses vertus, mais encore à cause des progrès qu'il faisait tous les jours dans l'étude de la religion.
On n'écouta point son Humilité, qui lui inspirait de l'éloignement pour le Sacerdoce. Peu de temps après, on lui confia le gouvernement de l'Abbaye de Nogent, en Champagne. Cette maison, sous sa conduite, devint bientôt célèbre par sa régularité. Deux Abbés, touchés des merveilles qu'on en publiait, s'y retirèrent pour y vivre en simples Religieux dans une plus grande perfection.

Godefroi avait tellement acquis l'habitude de veiller sur lui-même, qu'il était absolument maître de tous ses sens.
Jamais il ne prononçait une parole inutile ; jamais ses yeux ne s'arrêtaient sur aucun objet sans nécessité. Son silence et sa modestie étaient des preuves sensibles de la continuité de son recueillement.
Un jour qu'on lui servait à table quelque chose qui paraissait mieux assaisonné qu'à l'ordinaire, il en fit des plaintes. « Est-ce que vous ne savez pas, dit-il, que la chair se révolte si on la flatte ? »

Un Concile entier le pressant de prendre le gouvernement de l'Abbaye de Saint-Remi, de Reims, il s'avança au milieu de l'assemblée, et, après avoir cité les canons en sa faveur, il s'écria : « A Dieu ne plaise que je méprise une épouse pauvre, et que je lui en préfère une riche. »
En 1103, on l'élut Évêque d'Amiens ; mais il fallut lui faire violence pour qu'il acquiesçât à son élection. Il entra nu-pieds dans la ville.

Lorsqu'il fut arrivé à l'église de Saint-Firmin, il adressa au peuple, qui était présent, un discours fort pathétique.
On retrouvait dans son palais la maison d'un vrai disciple de Jésus-Christ. Chaque jour il lavait les pieds à treize pauvres, et les servait à table.

Il s'opposait avec un zèle inflexible aux entreprises des grands, opiniâtrement attachés à leurs désordres.
Il attaquait avec vigueur les abus qui régnaient dans son clergé ; et, après avoir éprouvé bien des difficultés, il rétablit la réforme dans le monastère de Saint-Valery.
Célébrant les saints mystères le jour de Noël, en présence de Robert, comte d'Artois, qui tenait sa cour à Saint-Omer, il ne voulut point recevoir les offrandes, même des princes, parce que leur extérieur était trop mondain.
Plusieurs sortirent de l'église, el y rentrèrent avec plus de simplicité, pour n'être pas privés de la Bénédiction du Saint Évêque.
Il fut arrêté par une fièvre violente, dans un voyage qu'il faisait à Reims, pour conférer avec son métropolitain sur des matières importantes.
Il reçut les Sacrements de l'Église avec beaucoup de ferveur, et mourut le 8 Novembre 1118, dans l'Abbaye de Saint-Crépin de Soissons, où il fut enterré. Il est nommé dans le martyrologe romain.

SOURCE : Alban Butler : Vie des Pères, Martyrs et autres principaux Saints… – Traduction : Jean-François Godescard.

Geoffroy 11 2Saint Geoffroy sur la façade de l'Hôtel de Ville- Amiens

http://fr.wikipedia.org/wiki/Geoffroy_d%27Amiens.
Geoffroy dit d'Amiens (ou Godefroy), né vers 1066 et mort en 1115 à Soissons, est un Prêtre français qui est évêque d'Amiens. Il est vénéré comme saint dans l'Église catholique romaine.

Vie

Geoffroy d'Amiens naquit vers 1066 à Moulincourt, dans le diocèse de Soissons. Troisième enfant d'une famille noble, il est tout jeune pris en charge par son oncle, évêque de Soissons qui le fait éduquer dans un monastère près de Péronne.
À l'âge de 25 ans, il est ordonné Prêtre par l'évêque de Noyon, et est abbé à l'Abbaye de Nogent-sous-Coucy.

En 1104, il est nommé Évêque d'Amiens lors du Concile de Troyes.
Il rencontre dans cette ville de nombreuses difficultés, villipendé par la noblesse et la bourgeoisie de la ville dont il stigmatisait la conduite vis-à-vis des pauvres, bousculé par la révolte des habitants contre les féodaux, inquiet des menaces de guerre civile, il préfère se retirer à la Grande Chartreuse pour y mener une vie de Pénitence.

Mais, sur la réclamation des habitants d'Amiens, il doit revenir à la tête de son diocèse, en 1115, où les mêmes difficultés l'attendaient.
Il tombe malade, et se réfugie à l'Abbaye de Saint Crépin de Soissons où il meurt le 8 novembre 1115.

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Date de dernière mise à jour : 08/11/2017