Saint Hubert, Évêque de Tongres-Maastricht-Liège († 727). Fête le 03 Novembre en Belgique.

Vendredi 03 Novembre 2017 : Fête de Saint Hubert, Évêque de Tongres-Maastricht-Liège (657- † 727).
Commémoré le 30 Mai par le Martyrologe Romain et mémoire obligatoire en Belgique le 3 Novembre.

St hubert stained glass

http://nominis.cef.fr/contenus/saints_6.html.

Saint Hubert

Évêque de Tongres-Maastricht-Liège (+ 727)

On le dit apparenté à Charles Martel. Il est vrai qu'on le trouve à la cour de Pépin d'Héristal, maire du Palais.
Il épouse Floribanne, la fille du roi Dagobert, et les chroniqueurs nous disent qu'il était connu par "les folles joies de sa vie mondaine" peu édifiante, jusqu'au jour où la grâce de Dieu et les conseils de saint Lambert, Évêque de Maestricht, l'entraînèrent vers la sainteté.

La tradition légendaire raconte cette belle histoire du cerf qu'il vit durant une chasse, un jour de Vendredi-saint, et qui lui apparut avec une Croix entre ses bois "Chasser un jour pareil ? Pourquoi ne vas-tu pas Prier?"
Dès le XIe siècle, il était le patron des chasseurs.

Ce qui est historique, c'est qu'en 688, il abandonne le duché d'Aquitaine à son frère pour se consacrer totalement à Dieu.
Après une Vie Monastique exemplaire, il est élu Évêque de Liège-Maestricht et Tongres, puisque Saint Lambert venait d'être martyrisé.

Saint Hubert fut un grand Évêque, proche de ses fidèles qu'il rejoignait là où ils vivaient, dans les clairières, sur les rivières, dans les villages. Attentif à toute misère, il aidait les malheureux et les prisonniers.
Il mourut des suites d'une blessure occasionnée par un ouvrier maladroit qui lui écrasa la main gauche.

À Tervuren, dans le Brabant, en 727, le trépas de Saint Hubert, Évêque de Tongres et Maëstricht.
Disciple et successeur de Saint Lambert, il déploya son activité à répandre l’Évangile à travers le Brabant et les Ardennes et à y combattre les mœurs païennes, et il bâtit à Liège une église où il transféra les restes de son prédécesseur. (au 30 mai au martyrologe romain).
Martyrologe romain.

Weyden exhumation of st hubert 2 Exhumation de Saint-Hubert à la collégiale Saint-Pierre de Liège.

http://levangileauquotidien.org/main.php?language=FR&module=saintfeast&localdate=20161103&id=7757&fd=0

Saint Hubert
Évêque de Tongres-Maastricht-Liège
(657-727)

Commémoré le 30 Mai par le Martyrologe Romain et mémoire obligatoire en Belgique le 3 Novembre.

Saint Hubert était un prince de la lignée de Clovis, roi de France. Il avait douze ans quand, au milieu d'une chasse, il vit un ours furieux se jeter sur son père et l'étreindre de ses griffes redoutables.
À ce spectacle, il poussa un cri vers le Ciel : « Mon Dieu, faites que je sauve mon père ! » Aussitôt, se jetant sur l'animal féroce, il lui donne le coup de la mort. C'est là, sans doute, le premier titre de Saint Hubert à sa réputation de patron des chasseurs.

Plus tard, Hubert chassait, un Vendredi-Saint, dans la forêt des Ardennes, ce qui était une chose peu convenable pour un Chrétien.
Soudain, un beau cerf, qu'il poursuit avec ardeur, s'arrête et lui fait face.
Entre les cornes de l'animal brille une Croix éclatante, et une voix prononce ces paroles : « Hubert ! Hubert ! Si tu ne te convertis pas et ne mènes pas une vie sainte, tu descendras bientôt en enfer.
- Seigneur, s'écrie le jeune prince, que voulez-vous que je fasse ? - Va vers l'Évêque Lambert, il t'instruira. »

Bientôt Hubert renonce à tous ses droits sur la couronne d'Aquitaine, se revêt d'un costume de pèlerin et s'achemine vers Rome.
Comme il arrivait au tombeau des Saints Apôtres, le Pape Sergius, dans une vision, apprenait le meurtre de l'Évêque Lambert, victime de son zèle pour la défense de la sainteté conjugale, et il recevait l'ordre d'envoyer à sa place le pèlerin qui arrivait en ce moment, pour Prier à la Basilique de Saint-Pierre.

Le Pontife trouva en effet l'humble pèlerin, lui fit connaître les ordres du Ciel, et Hubert, malgré sa frayeur et ses larmes, dut se soumettre à la volonté de Dieu.
De retour en sa patrie, il fonda l'évêché de Liège, où il fit briller toutes les vertus des Apôtres. Sa douce et persuasive éloquence captivait les foules ; il parlait quelquefois pendant trois heures consécutives, sans qu'on se lassât de l'entendre.

À la puissance de la parole il joignait celle des miracles. À sa Prière, les démons abandonnaient le corps des possédés, les flammes de l'incendie s'éteignaient, la sécheresse désastreuse cessait tout à coup pour céder la place à une pluie féconde :
« Le Dieu d'Élie est le nôtre, disait-il, implorons-le dans la Prière et le jeûne ; la Miséricorde fera le reste. »

Une voix Céleste lui dit un jour : « Hubert, dans un mois tes liens seront brisés. »
Il se prépara pieusement à la mort, et, après avoir chanté le Credo et entonné le Pater, il rendit son âme à Dieu.
On l'invoque spécialement contre la rage et contre la peur.

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http://trompes.lce.free.fr/st_hubert.php.
Légende de Saint Hubert :

Saint Hubert est le Saint patron des chasseurs mais sa légende reste méconnue pour beaucoup.

Hubert est né en Aquitaine, en plein VII siècle, de la Princesse Hugberne, épouse du Duc Bertrand. Sa mère mourut alors qu’il avait seulement 2 ans, en mettant au monde son frère Eudon.
Hubert était un enfant bon et pieux mais ce qu’il aimait avant tout, c’était courir les bois pour y traquer le gibier. Lorsqu’il accompagna pour la première fois son père à la chasse, il avait 12 ans.
A cette chasse son père fut attaqué et désarmé par un ours. Hubert pria Dieu de lui donner la force de se servir de sa lance, et tuant l’ours, il sauva son père.

En remerciement à Dieu, le Duc fit bâtir une église, et emmena son fils à chaque fois qu’il partit à la chasse.
Hubert grandi et partageait son temps entre études, chasse et batailles, il promettait d’être le digne successeur de son père.

Puis Hubert est réclamé auprès du roi Thierry, en sa cours de Neustrie, afin de s’assurer la fidélité du père. Hubert se retrouva donc prisonnier dans une cage dorée, à Soissons.
Pépin de Herstal, dont l’épouse, la Duchesse Plectrude, était une parente d’Hubert, projetait d’attaquer la Neustrie.
Hubert appris alors qu’on projetait de le jeter au fond des geôles, et il s’échappa pour rejoindre, avec l’aide de ses amis Austrasiens, l’attaque de Neustrie. Ce qui lui permit d’obtenir un poste important à la cour.

Il put alors assouvir sa passion pour la chasse, dans les forêts pleine de gibier. Plus Hubert chassait, et plus il s’éloignait de Dieu.
Il connaissait un grand succès auprès des jeunes demoiselles, et demanda au Comte Dagobert de Louvain, la main de sa fille, Floribana.

Les noces d’Hubert furent Bénites par l’Évêque de Maastricht, le futur Saint Lambert. De son mariage naquit Floribert, mais cela ne changea en rien sa façon de vivre. Il ne fréquentait l’église que lorsqu’il y était obligé et négligeait ses devoirs. Il passait tout son temps à la chasse.

Un jour Hubert organisa une grande battue, pendant la Semaine Sainte, empêchant ainsi bon nombre de braves gens de faire leurs Pâques.
Plusieurs jours dans les bois résonnèrent des abois.
Hubert en s’éloignant du groupe vit un magnifique dix-cors. Il voulait à tout prix cet animal, et le poursuivit.

Mais le cerf s’arrêta, il avait entre ses bois, la Croix du Christ. Dieu, au travers de ce cerf lui dit :
« Hubert ! Hubert ! Combien de temps encore ta passion te fera t’elle oublier tes devoirs ? Si tu ne te convertis pas au seigneur en menant une vie sainte, tu iras brûler en enfer !
 Va voir l’Évêque Lambert, lui te dira. »

Hubert passa la nuit suivante en Prière. Il partit voir Lambert, auprès duquel il resta pour obtenir les précieux renseignements.
Mais il appris que son père et sa jeune épouse, avaient été rappelés auprès de Dieu. Il sorti de cette épreuve plus fort que jamais.

Il confia Floribert son fils, à sa tante Ode et régla tous les problèmes de successions de charges et de titres, et parti vivre en Ermite au cœur de la forêt.
Avec le temps, il eu la volonté de répandre la Parole de Dieu, et se rendit à nouveau auprès de Lambert. Celui-ci l’envoya à Rome.

Pendant une nuit, Hubert vit en songe Lambert payer de sa vie, sa volonté d’évangéliser les contrées qui restaient attachées aux rites et aux croyances anciennes.
A cet instant même le Pape Serge eu aussi un rêve où la volonté du Seigneur était qu’Hubert reprenne le bâton Pastoral de Lambert.

Le lendemain, le Pape confia à Hubert sa mission. Il s’en sentait incapable, alors lui apparu l’archange qui lui remit la sainte étole au nom de la Vierge Marie. Ce miracle acheva de le convaincre.
Hubert fut accueilli a son retour avec honneurs. Il œuvra à amener l’Évangile jusqu’aux hameaux les plus reculés.
Il fit bâtir des oratoires, des chapelles, des églises. Il trouvait son inspiration dans la Prière. Jamais il n’eu recours à la force pour convaincre. Dieu lui accordât le pouvoir d’accomplir des miracles.
Notamment auprès des personnes souffrant de la rage qui faisait des ravages. Il faisait également des distributions de pains bénis (ce qui est encore fait de nos jours en souvenir de lui).

Il eu de nombreux disciples dont Floribert qui avait décidé de mener une vie au service de Dieu.
Mais un jour, il fut pris en embuscade, tout ses assaillants attaquèrent mais les projectiles n’atteignaient pas Hubert, et d’un signe de Croix il terrassa ses agresseurs, qui se mirent à son service.
Avec l’aide de Bérégise, il fit construire l’Abbaye d’Andage.

Le 30 mai 727, Dieu rappella auprès de lui Hubert. Il deviendra Saint Hubert le 3 Novembre 743.
Sources : Saint Hubert. Philippe Glogowski

La vision de san huberto por jan brueghel el viejo con rubens 2La vision de Saint Hubert.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Hubert_de_Li%C3%A8ge.
Hubert de Liège, l'un des saint Hubert (° entre 656 et 658, †30 mai 727) est un saint chrétien, évêque de Tongres et de Maastricht.
Il est fêté le 3 novembre en Orient et en Belgique, le 30 mai en France. Il est également le saint patron de la ville de Liège.

La légende de Saint-Hubert

Depuis le XVe siècle on dit que le seigneur Hubert était si passionné de chasse qu'il en oubliait ses devoirs. La légende rapporte qu'il n'avait pu résister à sa passion un Vendredi saint, et n'ayant trouvé personne pour l'accompagner, était parti chasser sans aucune compagnie.

À cette occasion, il se trouva face à un cerf extraordinaire. En effet, celui-ci était blanc et portait une Croix lumineuse au milieu de ses bois.
Hubert se mit à pourchasser le cervidé mais celui-ci parvenait toujours à le distancer sans pour autant se fatiguer.

Ce n’est qu’au bout d’un long moment que l'animal s’arrêta et qu’une voix tonna dans le Ciel en s’adressant à Hubert en ces termes :
Hubert! Hubert! Jusqu'à quand poursuivras-tu les bêtes dans les forêts? Jusqu'à quand cette vaine passion te fera-t-elle oublier le salut de ton âme ?
Hubert, saisi d'effroi, se jeta à terre et humblement, il interrogea la vision :
Seigneur ! Que faut-il que je fasse ?

La voix reprit :
Va donc auprès de Lambert, mon Évêque, à Maastricht. Convertis-toi. Fais pénitence de tes péchés, ainsi qu'il te sera enseigné. Voilà ce à quoi tu dois te résoudre pour n'être point damné dans l'éternité. Je te fais confiance, afin que mon Église, en ces régions sauvages, soit par toi grandement fortifiée.

Et Hubert de répondre, avec force et enthousiasme :
Merci, ô Seigneur. Vous avez ma promesse.
Je ferai pénitence, puisque vous le voulez.
Je saurai en toutes choses me montrer digne de vous!

Biographie

Hubert est issu de la haute aristocratie franque ; il est même probablement apparenté aux Pépinides et fut contemporain de Pépin de Herstal dont il fut proche.
Son nom en fait un probable membre non situé de la famille des Hugobertides, à laquelle appartient Plectrude, l'épouse de Pépin de Herstal.

À la mort de saint Lambert il fut désigné pour lui succéder à la tête du diocèse de Tongres-Maastricht.
Il établit sur les lieux de l'assassinat de son prédécesseur (Liège) une institution religieuse (base de la cathédrale Notre-Dame-et-Saint-Lambert de Liège), et y transféra ses reliques. Ce fait contribua probablement sur ces lieux à la création d'une ville qui devint dans le courant du VIIIe siècle, le nouveau siège du diocèse de Tongres-Maastricht.
Mais il est exagéré d'attribuer le transfert du siège de l'évêché à Hubert. L'hagiographe de Saint Lambert (vers le milieu du VIIIe siècle) n'aurait pas manqué de mentionner ce fait, or pour lui Liège est "Villa Leodio" (village de Liège).

Ce n'est qu'en 911 que l'on voit apparaître pour la première fois "civitas leodio" attestant du fait que Liège est considéré comme un siège d'évêché.
L'époque la plus probable pour ce transfert est celle des 15 premières années du règne de Charlemagne, période où le futur empereur séjournait régulièrement à Herstal, une localité proche de quelques kilomètres du lieu de l'assassinat de saint Lambert.

Famille

Il est né en Aquitaine au VIIe siècle. Son père s’appelait Bertrand et aurait été duc d’Aquitaine ou encore descendant de Clotaire Ier.
Sa mère s’appelait Hugberne ou Afre, sœur de sainte Oda. Il vécut, assez librement et de façon mondaine, à la cour, au temps des rois fainéants. Il aimait passionnément la chasse.
Vers 682, il épousa Floribanne, la fille du roi Dagobert, comte de Louvain.
Les chroniqueurs nous disent qu'il était connu par "les folles joies de sa vie mondaine" peu édifiante, jusqu'au jour où la grâce de Dieu et les conseils de saint Lambert l'entraînèrent vers la sainteté.
Floribanne mourut en mettant au monde Floribert, son fils. Après son veuvage, Hubert désira devenir le disciple de Saint Lambert. Il renonça aux honneurs militaires ainsi qu’à la succession de son père en Aquitaine.
Il en fit bénéficier son frère Eudes d'Aquitaine à qui il confia l’éducation de Floribert, âgé de trois ans.

Sa mort

Hubert mourut le 30 mai 727 à Tervuren (non loin de Bruxelles) et il fut enseveli à la collégiale Saint-Pierre de Liège.
Le 3 novembre 743, Floribert, qui lui avait succédé comme évêque de Liège, porta ses reliques devant l’autel.
C’est à l’anniversaire de cette cérémonie que fut fixée sa fête.

Cependant, la dépouille du Saint n’est pas destinée à demeurer à Liège. Un siècle après la mort du saint, l’évêque Walcaud décide, en 825, de donner une partie de ses reliques au monastère d’Andage dans les Ardennes, qui prit le nom de Saint-Hubert.

La clef de Saint Hubert

La clef de Saint-Hubert, en partie datée du XIIIe au XVe siècle, source de légende, autrefois dans le trésor de la Collégiale Saint-Pierre de Liège est actuellement dans le trésor de la Collégiale Sainte-Croix de Liège.
Articles détaillés :
La clef de Saint-Hubert.
Biographie de St Hubert

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http://missel.free.fr/Sanctoral/11/03.php.
Saint Hubert qui occupa le siège de Saint Servais de 705 à 727, était apparenté, selon une hypothèse assez plausible, à Plectrude, femme du maire du palais Pépin II.
Il semble qu’il se maria et que son fils distingué, Floribert (Évêque de Liège de 727 à 746), signalé par son biographe, était plus qu'un fils spirituel.

Une Vie, écrite vers 745, dit qu’Il arrachait bien des gens à l'erreur des gentils : il la fit cesser. Des pays éloignés on accourait vers lui, et il confirmait par la grâce septiforme ceux qui étaient lavés par l'eau du Baptême...
Plusieurs idoles et sculptures qu'on allait adorant en Ardenne furent détruites et livrées au feu. Comme par la suite des fanatiques vénéraient d'une manière sacrilège cette poussière et ces cendres, il leur infligea trois ans de pénitence.
De même en Taxandrie et en Brabant, il détruisit plusieurs images et beaucoup de sculptures, et il construisit en divers lieux, à la sueur de son front, des sanctuaires en l'honneur des saints martyrs.

La treizième année de son épiscopat, la veille de Noël, il fit transporter à Liège les restes de Saint Lambert, qui reposaient dans l'église Saint-Pierre de Maëstricht. Dans l'église Saint-Lambert, on construisit un mausolée magnifique.
Mais il n'y eut pas, semble-t-il, de transfert officiel du siège épiscopal de Maëstricht à Liège, pas plus que jadis de Tongres à Maëstricht.

Hubert pêchant à Nivelle-sur-Meuse, dans une barque, s'appuyait d'une main sur un piquet à enfoncer, lorsqu'un serviteur, involontairement, lui assena un coup de maillet sur la main et lui broya les doigts.
Le lendemain, comme il était retourné à la pêche avec ses gens, un coup de vent chavira la barque. De la berge Hubert pria. Un homme est sous l'eau, roulé, un pan de sa tunique enroulé à un piquet.
Je le secouais trois fois, impossible de me dégager. Assiégé par l'eau, je m'écriais : “Par ses mérites, au secours, toi qui as créé mer et terres !” Aussitôt délié, je glissais entre deux poteaux et, en quelques brasses à peine, je m'évadais jusqu'à la berge. Et tous les serviteurs s'en sortirent sains et saufs.

L'Évêque dut s'aliter à cause de sa blessure. La douleur l'empêchait de dormir. Il répétait sans cesse le psaume Miserere. Dieu éprouvait son athlète : pendant trois mois, les doigts suppurèrent.
Enfin, une nuit qu'il somnolait, un ange lui montra une basilique neuve en disant : Il y a beaucoup de demeures dans la maison de mon Père (Jean XIV 2) ; et celle-ci que tu vois, je te la donnerai pour que tu la possèdes devant Dieu pour l'éternité. Et il lui prédit la fin de ses tribulations au bout d'un an.

Saint Hubert augmenta son ascèse, ses aumônes et, l'année se terminant, il vint prier longuement au tombeau de Saint Lambert, puis se rendit aux Saints-Apôtres, à Liège, et désigna l'endroit où il voulait reposer.
Il consentit d’aller en Brabant pour la dédicace d'une église et comme on lui insinuait qu'il pourrait abréger la longue cérémonie, il répondit : Faisons les choses amplement, de notre mieux : voilà pour aujourd'hui le programme !

Il fit non seulement la fonction liturgique, mais prêcha encore à tierce (9 heures) et à sexte (midi) sur la mort, sur sa mort.
Faites pénitence, il va venir, il est proche, le jour du Jugement. La mort est voisine, elle ne tarde pas à venir, comme dit l'Ecriture.
Oui, de ce sommeil nous serons tous pris. Si quelqu'un de vous se sent empêtré dans une faute ou tombé dans les péchés, vite qu'il recoure aux médecines salutaires, tant qu'une porte est encore ouverte, afin que l'âme ne meure pas avec le corps.

Les méfaits qu'il a commis, qu'il s'en repente de tout cœur. Et vous, frères, pesez et soupesez bien ce que vous avez fait, et maintenant faites attention à ce que vous faites. Moi, pauvre pêcheur, quand je parle pour vous, c'est pour moi que je crains.
Sinon autant que je le dois, du moins autant que je le puis, j'avertis. Celui qui méprise le héraut, qu'il craigne le juge ! Voilà que mon juge est là tout près qui va me dire : Où sont ceux que tu as instruits, où sont ceux que tu as prêchés, où sont-ils ? Je t'ai constitué pour être à la tête de mon troupeau.

Rends compte de ta gestion (Luc XVI 2) : combien as-tu exigé, combien as-tu travaillé, combien me rapportes-tu d'argent ? Et moi, misérable, que répondrai-je, inutile serviteur, quand il apparaîtra dans toute sa majesté, glorieux, avec les saints anges et archanges, les trônes et les dominations ? Le juge sévère viendra exiger son dû et rendre ce qu'il a promis. Alors, si je peux sortir quelques biens de vous, je dirai : Ceux-là, ils ont gardé tes commandements et tes préceptes (Jean  XVII 6) ; ta loi, grâce à mon enseignement, ils ne l'ont pas oubliée.
Et vous, contents, vous porterez vos gerbes devant le Seigneur, dans une liesse éternelle. Ah ! Pas de cette redoutable sentence que le serviteur mauvais et paresseux mérita d'entendre ! Mais plutôt celle que le fidèle serviteur a méritée 

Dans le détail tu as été fidèle, je vais te donner une belle situation. Entre dans la joie de ton maître. Et aussi : Venez, bénis de mon Père, recevez le royaume (Matthieu XXV 21 34). Puissiez-vous mériter de venir heureusement dans ce Royaume par la grâce de celui qui vous a appelés à la Gloire, et qui m'a donné le pouvoir de vous conduire jusqu'ici. Aujourd'hui, vous, tous, je vous recommande à Jésus-Christ pour que dans ses préceptes, par mes paroles, vous persévériez toujours !

Saint Hubert, après la cérémonie, se rendit à un banquet où il accepta un peu d’une coupe de vin, fit une Prière sur la table, donna à tous des pains bénits (eulogies) et mangea peu, les yeux au ciel.
Comme il se levait de table, un anachorète qui comptait douze ans de vie solitaire l'invita à boire un peu plus. Il répondit : Au revoir dans le Royaume de Dieu ! Mais ici, je ne boirai pas plus. Puis il gagna sa barque, probablement sur le Dyle.

Quand il en sortit, il avait grand soif et grand froid. Il alla se reposer, mais fut tiré de son sommeil par des serviteurs qui se battaient au couteau.
Alors on le mit sur un cheval et, soutenu par des mains amies, il rentra chez lui (à Tervueren) pendant la nuit.

La fièvre grandit du lundi au vendredi. Il psalmodiait sans pouvoir dormir. Une nuit, le démon le tourmenta spécialement. Hubert appela un disciple, demanda l'heure. Le coq n'avait pas encore chanté. Il voulut de l'eau Bénite, de l'huile sainte.
Avant l'aube, il avait déjà récité son office jusqu'à vêpres.

Au matin, après avoir récité le Credo et le Pater en présence de son fils distingué, Floribert, Hubert mourut (30 mai 727).
Son corps fut porté aux Saints-Apôtres de Liège où, seize ans après sa mort, il fut retrouvé intact.
Le 3 Novembre 743, le maire du palais Carloman aida à porter ses reliques devant l'autel. En 825, Liège les céda partiellement au Monastère d'Andage qui devint Saint-Hubert, et prétendit posséder le corps dans son intégralité.

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Date de dernière mise à jour : 02/11/2017