Sainte Catherine Labouré, Vierge, Religieuse des Filles de la Charité (1806-1876). Fête le 28 Novembre.

Mardi 28 Novembre 2017 : Fête de Sainte Catherine Labouré, Vierge, Religieuse des Filles de la Charité (1806-1876).
Fête liturgique : le 28 Novembre pour la Famille Vincentienne ; le 31 Décembre (dies natalis) pour l’Église Universelle (martyrologe romain).

P1240775 paris vii nd medaille miraculeuse niche et statue rwkChapelle Notre-Dame-de-la-Médaille-miraculeuse (niche avec statue de la cour d'entrée) – Rue du Bac. Paris VII.
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Catherine Labouré

Catherine Labouré est née le 2 Mai 1806 dans un village de Bourgogne, Fain-les-Moutiers. Elle est la huitième de dix enfants de Pierre et Madeleine Labouré, propriétaires fermiers.
La mort de Madeleine, à 46 ans, plonge la famille dans le deuil.
Catherine, en larmes, monte sur une chaise pour embrasser la statue de la Sainte Vierge et dit: « Maintenant, tu seras ma maman ».

A vingt-quatre ans, Catherine, après avoir vaincu beaucoup d'obstacles, entre comme novice à la Maison-Mère des Filles de la Charité, rue du Bac à Paris.
C'est là, dans la chapelle, que la Sainte Vierge lui apparaît quelques mois plus tard, la première fois, le 19 Juillet 1830, pour lui annoncer une mission, la deuxième fois, le 27 Novembre qui suit, pour lui révéler la médaille que Catherine est chargée de faire frapper.

L'année suivante, son séminaire achevé, Sœur Catherine est affectée à Reuilly, alors faubourg déshérité du sud-est de Paris.
Elle assurera jusqu'à la fin de sa vie le service des vieillards, dans l'incognito le plus total tandis que la médaille se répand miraculeusement dans le monde entier.

Catherine Labouré meurt le 31 Décembre 1876 dans la paix: "Je m'en vais au Ciel… voir Notre-Seigneur, sa Mère et Saint Vincent."

En 1933, à l'occasion de sa Béatification, on ouvre le caveau de la chapelle de Reuilly. Le corps de Catherine est retrouvé intact et transféré dans la chapelle de la rue du Bac et installé sous l'autel de la Vierge au Globe.

Sainte catherine labourePour un approfondissement biographique
> > > Sainte Catherine Labouré
 

Catherine et la medaille miraculeuse 2

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Sainte Catherine Labouré (1806-1876)

Paysanne sans instruction, elle entra chez les filles de la Charité à 24 ans.
Ce fut à Paris, rue du Bac, pendant son noviciat que la Vierge Marie lui apparut et la chargea de diffuser la "médaille miraculeuse".

Personne ne sut cependant durant sa vie, hormis ses Confesseurs, que c'était elle la "voyante de la rue du Bac".
Elle travailla en effet toute sa vie dans un hospice, à soigner les vieillards, comme si de rien n'était.

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Sainte Catherine Zoé Labouré
Vierge, Religieuse des Filles de la Charité
(1806-1876)

Fête liturgique : le 28 Novembre pour la Famille Vincentienne ;
le 31 Décembre (dies natalis) pour l’Église Universelle.

Catherine Zoé Labouré, neuvième enfant d'une famille de dix-sept (sur les dix-sept maternités rapprochées qui ont usé précocement Madame Labouré, il reste dix enfants), vint au monde le 2 Mai 1806, à Fain-les-Moutiers, petit village de la Côte-d'Or. Enfant, elle était surtout connue par son deuxième prénom, Zoé.

À neuf ans, elle perdit sa mère. On la vit alors monter sur une chaise, saisir la statue de Notre-Dame, l'embrasser longuement et la presser sur son cœur en disant : « Je n'ai plus de maman ; soyez vous-même ma maman, bonne Sainte Vierge ! »

À onze ans, la fillette dut remplir l'office de mère au foyer domestique. Prenant la direction intérieure de la ferme paternelle, elle devenait responsable des travaux domestiques.
Malgré son peu d'instruction, Catherine s'occupa de former à la piété sa petite sœur et son petit frère. Après son travail, elle se rendait souvent à l'église et priait devant l'autel de la Vierge.

En 1830, après un séjour de deux ans chez deux de ses frères qui demeuraient près de Paris, Catherine Labouré fit trois mois de postulat à Châtillon-sur-Seine et entra au Séminaire des Filles de la Charité, rue du Bac, toujours à Paris.

Sœur Catherine fut favorisée de grâces exceptionnelles durant les six mois de son noviciat. Au moment de la Messe, Notre-Seigneur se manifestait à sa petite servante. Dans sa ferveur, elle désirait voir la Très Sainte Vierge et demanda cette faveur par l'intermédiaire de son ange gardien.

Dans la nuit du 18 au 19 Juillet 1830, veille de la Fête de St Vincent de Paul, le cœur de ce Saint lui apparut dans la chapelle du Couvent.
La Ste Vierge lui apparut et lui prédit des souffrances à venir tout en l'assurant du soutien de ses grâces maternelles.

Rue du bac 2Lors de la deuxième apparition de la Reine du Ciel, Catherine Labouré reçoit la mission de répandre la médaille miraculeuse par le monde et de faire éclore sur des milliers de lèvres l'invocation : « Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous ! » La Prière fut le premier moyen qu'employa la voyante pour remplir sa mission.

Sœur Catherine Labouré disait le chapelet avec tant d'onction et de grâce que les anciennes Religieuses se faisaient un plaisir d'aller le réciter en sa compagnie. « Aimez bien votre Mère du Ciel, avait-elle coutume de dire, prenez-la pour modèle ; c'est la plus sûre garantie du Ciel. »

Son deuxième moyen pour accomplir infailliblement sa mission de faire glorifier Marie et de sauver les âmes fut la Pénitence qu'elle accomplit tout bonnement dans les emplois manuels les plus modestes dans lesquels elle se plaisait : service de la cuisine, soin de la basse-cour, garde de la porte.

Son carnet de retraite de 1839 nous révèle son désir de souffrir : « Ô Cœur Immaculé de Marie, sollicitez pour moi la Foi et l'Amour qui vous attacha au pied de la Croix de Jésus. Ô doux objet de mes affections, Jésus et Marie, que je souffre pour vous, que je meure pour vous, que je sois toute à vous, que je ne sois plus à moi ! »
 
En janvier 1831, Catherine Labouré fut transférée à l'hospice d'Enghien, au Faubourg St-Antoine, à Paris. Employée d'abord à la cuisine, puis à la lingerie, elle demeura ensuite affectée pendant près de quarante ans à la salle des vieillards, ajoutant le soin de la basse-cour à cet office.

C'est dans cet obscur et généreux dévouement que la mort trouva cette fidèle servante de Dieu, le 31 Décembre 1876. Elle trépassa à l'âge de soixante-dix ans.
Cinquante-six ans après son décès, lors de l'ouverture de son tombeau, son corps fut trouvé dans un état de parfaite conservation.

Santa catalina labour c3 a9 y medaille miraculeusePour un approfondissement voir et lire :
>>> Chapelle rue du Bac - Paris

 

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http://nominis.cef.fr/contenus/saint/9305/Sainte-Catherine-Laboure.html.

Sainte Catherine Labouré

Fille de la Charité (+ 1876)

Catherine naquit dans un petit village de Bourgogne, à Fain-les Moutiers (21500), huitième d’une famille de dix enfants. Elle a 9 ans quand meurt sa mère le 9 Octobre 1815 et elle est recueillie, avec l’une de ses sœurs, par une tante à Saint-Rémy, non loin de Fain. En Janvier 1818, elle revient à la ferme natale, rendant ainsi possible l’entrée de sa sœur Marie-Louise chez les Sœurs de la Charité à Langres.

A 12 ans, elle assume le rôle de la mère de famille, de fermière et de maîtresse de maison. Elle commande aux serviteurs et à la servante. Son domaine, c’est le fournil, le verger, l’étable, le poulailler et le colombier.

La première, elle se lève avant l’aurore, prépare les repas qu’emportent les ouvriers aux champs, assure la traite des vaches et conduit le troupeau à l’abreuvoir communal. Elle prend soin de son jeune frère infirme et veille au bien-être de son père quand il revient des champs ou du marché de Montbard. (21500)

Mais elle passe aussi de longues heures dans la petite église de Fain, devant un tabernacle vide, car le clergé a beaucoup diminué pendant la Révolution et le Prêtre desservant ne vient que pour Célébrer les enterrements et les mariages, très rarement une Messe Dominicale.

En elle, monte un appel. Durant "le rêve" d’une nuit, comme elle le dira, ce rêve prend un visage d’un Prêtre âgé, qu’elle pense reconnaître comme étant celui de saint Vincent de Paul quand elle en verra l’image lors d’une visite aux Sœurs de Châtillon (21400) où elle suit quelques études élémentaires, de 1824 à 1826, chez une cousine qui tient un pensionnat.

Elle revient à la ferme parce que la petite paysanne est mal à l’aise au milieu de ces jeunes filles de bonne famille.
Son père voudrait bien la marier, mais elle refuse. Alors il l’envoie à Paris, où son fils tient un commerce de vins et un restaurant populaire. Elle devient servante.
Elle y découvre la misère des ouvriers et le travail des jeunes enfants en usine.

Sa décision définitive est prise : elle servira les pauvres.
De retour en Bourgogne, elle retrouve le pensionnat de Chatillon et les Sœurs de Saint Vincent de Paul.
Son père cède enfin. Le mercredi 21 Avril 1830, elle retrouve Paris et entre au " séminaire " de la Maison-Mère de la rue du Bac.

Grande joie pour Sœur Catherine, le Dimanche suivant 25 Avril, les reliques de Saint Vincent de Paul sont transférées de Notre-Dame de Paris à la chapelle de la rue de Sèvres.

Durant la nuit du 18 Juillet 1830, veille de la Fête de Saint Vincent de Paul, elle se sentit appelée par un enfant mystérieux qui la conduit à la chapelle, "dans le sanctuaire, dira-t-elle à son Confesseur, à côté du fauteuil de Monsieur le Directeur.

Cudowny 20medalik objawienie02 1Et là, je me suis mise à genoux et l’enfant est resté debout tout le temps. Comme je trouvais le temps long, je regardais si les veilleuses (les Sœurs) ne passaient pas par la tribune.
Enfin l’heure est arrivée.
L’enfant me prévient. Il me dit : Voici la Sainte Vierge, la voici." "Je doutais si c’était la Sainte Vierge. Cependant l’enfant qui était là me dit : - Voici la Sainte Vierge-. Je n’ai fait qu’un saut auprès d’elle, à genoux sur les marches de l’autel, les mains appuyées sur les genoux de la Sainte Vierge".

Elle s’en confie à son père spirituel, Monsieur Aladel qui ne voit qu’illusion dans ce qu’elle dit, et surtout dans les malheurs dont elle parle. Or bien vite les événements ratifient ce que Sainte Catherine lui avait dit être le message de Marie.
La révolution éclate à la fin du mois, du 27 au 29 Juillet.

Quatre mois plus tard, le 27 Novembre à 5 heures et demi du soir, alors qu’elle est en Oraison dans la chapelle au milieu de toutes les Sœurs, elle fut saisie d’un grand désir de voir la Sainte Vierge.
"Je pensais qu’elle me ferait cette grâce, mais ce désir était si fort que j’avais la conviction que je la verrai belle dans son plus beau... j’ai aperçu la Sainte Vierge à la hauteur du tableau de saint Joseph... elle avait une robe de soie blanche aurore."

"Il sortait de ses mains, comme par faisceaux, des rayons d’un éclat ravissant..." Elle entendit une voix qui lui disait : "Ces rayons sont le symbole des grâces que Marie obtient aux hommes".

Autour du tableau, elle lut en caractères d’or, l’invocation suivante : "O Marie, conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous".

La voix lui dit encore : "Il faut faire frapper une médaille sur ce modèle et les personnes qui la porteront indulgenciée et qui feront avec piété cette courte Prière, jouiront d’une protection toute spéciale de la Mère de Dieu".

Une fois encore, Monsieur Aladel accueille fort mal le récit de Sœur Catherine.
En Décembre 1830, elle connaît une troisième et dernière apparition, mais elle ne se souvenait plus de la date exacte quand elle en parla, car elle avait obéi, ne s’en étant pas ouvert immédiatement à son Confesseur.

Comme au 27 Novembre, c’est à 5 heures et demie. Les rayons qui jaillissent des mains "remplissaient tout le bas de manière qu’on ne voyait plus les pieds de la Sainte Vierge".
La voix se fait entendre au fond du cœur : "Ces rayons sont le symbole des grâces que la Sainte Vierge obtient aux personnes qui les lui demandent".
L’apparition a le caractère d’un adieu.

Elle reçoit ce message : "Vous ne me verrez plus, mais vous entendrez ma voix pendant vos oraisons".
Deux mois plus tard, lorsqu’elle quitte la rue du Bac, la directrice du séminaire résume ainsi ses appréciations : "Forte, taille moyenne. Sait lire et écrire pour elle. Le caractère a paru bon. L’esprit et le jugement ne sont pas saillants. Assez de moyens. Pieuse, travaille à la perfection".

Elle est nommée à l’hospice d’Enghien. Elle s’efface peu à peu, gardant une inlassable patience.

Celle qu’on surnommait la "sœur du poulailler" quittera notre monde, comme elle y avait vécu, sans faire de bruit, sans agonie, avec un merveilleux sourire, le 31 Décembre 1876.
Le soir même au réfectoire, Sœur Dufès apportera le récit des apparitions, écrit le 30 Octobre, après la confidence de Sainte Catherine : "Puisque Sœur Catherine est morte, il n’y a plus rien à cacher. Je vais vous lire ce qu’elle a écrit".

Elle repose désormais dans la chapelle du 140, rue du Bac, à Paris.
Elle a été Canonisée par Pie XII en 1947.

Voir aussi le site internet de la Famille Vincentienne, le message de Marie à Catherine Labouré d'après le texte du Père Laurentin, le site des Filles de la Charité de Saint Vincent de Paul, le site officiel de la chapelle Notre Dame de la Médaille Miraculeuse, Catherine Labouré (1806-1876) sur le site du diocèse de Paris.
Sa vie en BD.

À Paris, en 1886, Sainte Catherine Labouré, vierge, Fille de la Charité, qui passa à l’hospice d’Enghien quarante-cinq ans au service des pauvres et des immigrés avec une simplicité et une générosité sans faille, et sans laisser deviner que la Vierge Marie s’était manifestée à elle dans la chapelle de la rue du Bac, pour inviter ses fils à l’invoquer comme l’Immaculée au moyen de la “médaille miraculeuse”. (martyrologe romain - 31 Décembre).
Martyrologe romain

Toute à Dieu seul. Toute à Dieu au service des pauvres et des vieillards. Alliance d’un seul amour, celui du véritable secret de Catherine. L’Humilité dans le service de Dieu, l’Humilité dans le service des hommes
Lectionnaire Emmaüs.

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Quelques traits de la vie de Sainte Catherine Labouré

Une vaillante petite fermière : Catherine Labouré (1806- 1876) est née de Pierre Labouré (1787-1844) et de Madeleine Gontard (1769-1815), huitième de dix enfants. Le 9 octobre 1815, sa mère meurt subitement.
Le premier soir sans sa maman, elle grimpe sur une chaise vers la statue de la Sainte Vierge pour embrasser ses pieds. Il y a trop d’enfants à la maison, avec le petit Augustin, infirme par accident.
Le père envoie Catherine et Tonine chez sa sœur Marguerite, mariée au vinaigrier Antoine Jeanrod, à Saint-Rémi, à neuf kilomètres de Fain.
La voilà orpheline de père et de mère, et sa ferme natale lui manque. Deux ans après, en janvier 1818, le père s’ennuie de Catherine et rappelle les deux petites.
C’est une fête, car elle rentre aussi pour faire sa première Communion, le 25 janvier. Pour elle, c’est une joyeuse et profonde étape spirituelle.
Sa grande sœur, Marie-Louise, vingt-trois ans, dont les circonstances ont fait retarder le départ chez les Filles de la Charité à Langres, inspire à Catherine, douze ans, en bonne entente avec Tonine, neuf ans et demi, une grande décision : « Vas-y ! A nous deux, nous ferons l’ouvrage. »
Elle se sent mûre pour prendre le fardeau. Elle sera une vaillante petite fermière avec les repas à servir ou à porter, le pigeonnier de 1 121 cases, gloire de la maison, le poulailler et le reste. En outre, elle est illettrée.

Une vocation éprouvée : Pourtant, elle voudrait suivre Marie-Louise. C’est alors qu’au seuil de ses dix-huit ans elle a un songe, pour elle plein de sens : un vieux Prêtre Célèbre la Messe ; il se retourne pour le Dominus vobiscum et la regarde. Le regard lui est resté : elle s’en souviendra toute sa vie. [...]
En allant un jour chez les Sœurs de la Charité, rue de la Juiverie, Catherine tombe en arrêt devant un portrait à l’entrée : « C’est le Prêtre du songe ! Il existe bien ! Qui est-il ? – Notre père, saint Vincent de Paul », répondent les sœurs.
La décision de Catherine est maintenant prise, mais comment faire ? Le 2 mai 1827, Catherine a vingt et un ans.
Elle connaît ses droits. Elle signifie sa résolution. Le père refuse : il a déjà donné une fille à Dieu, Marie-Louise. Deux, c’est trop. Il persévère. L’année suivante, au printemps 1828, il change de méthode.
Son fils Charles, établi à Paris comme les autres, a un restaurant de compagnons-ouvriers, tenu par sa femme. Elle vient de mourir, deux ans après leur mariage, le 21 février. Il a besoin d’aide ; eh bien, Catherine ira l’aider, et quelqu’un finira bien par s’éprendre de la jeune serveuse.
Heureusement pour elle, cela ne dure pas ; le frère s’est consolé et se remarie le 3 février 1829. Catherine est libérée.

Chez les sœurs de la Charité, à Paris : Le 21 avril 1830, par la diligence, elle entre au "séminaire" des sœurs de la Charité : "La formation sera dure", lui a-t-on dit, mais elle est formée à toute patience, toute discipline, toute disponibilité, à tout oubli d’elle-même, prête à tout. Rien ne lui pèse.
En 1930, à la messe, elle voit parfois Le Seigneur dans le Saint Sacrement. Une fois, la vision semble annoncer le dépouillement du roi de France. Et c’est dans ce contexte qu’elle a des apparitions de la Vierge Marie, d’avril à décembre 1930.

A Reuilly : Après les apparitions d’avril à décembre 1930, le 30 janvier 1831, Catherine prend l’habit et quitte le séminaire.
Elle est nommée à la maison de Reuilly, toute proche, pour qu’on puisse la tenir à l’œil : est-ce une religieuse à histoires ? Non. Elle sert dans la plus parfaite discrétion durant toute sa vie.
Elle resta indéfectiblement une servante efficace et discrète des pauvres. A Reuilly, elle redeviendra vite fermière, chargée du jardin et des bêtes.

La Croix de 1848 : au seuil de la révolution de 1848, Catherine transmet à M. Aladel (son confesseur) une nouvelle demande : une grande Croix à dresser dans Paris comme un paratonnerre spirituel : « Cette Croix sera appelée la Croix de la Victoire. Elle sera en grande vénération. […] Sur le pied de la Croix, il sera représenté toute cette révolution telle qu’elle s’est passée.
Le pied de la Croix m’a paru avoir 10 à 12 pieds en carré, et la Croix de 15 à 20 pieds de hauteur. Et, une fois élevée, elle m’apparaissait, à peu près, à 30 pieds de hauteur » Dix mètres, ce n’est pas énorme.
Catherine ne fut pas écoutée. La Croix était très populaire en 1848. Des émeutiers portèrent en triomphe une Croix qu’ils avaient sauvée du pillage des Tuileries, mais Aladel ne saisit pas cette occasion.

Lourdes – 1858 : Quand Catherine entendit parler de l’apparition, elle dit aussitôt : "C’est la même !".  Dans sa pensée, la Vierge avait dû apparaître si loin parce que la chapelle communautaire des sœurs, essentielle à la communauté, n’était pas ouverte au public.
Trois sœurs ont noté ses réflexions à ce sujet : "Dire que ces miracles pourraient avoir lieu dans notre chapelle !" (Témoignage de sœur Tranchemer.)
Elle exprimait là son chagrin que la chapelle de la rue du Bac ne soit pas ouverte au public, ce qu’interdisait la prospérité même de la Congrégation, la chapelle étant déjà trop petite pour les nombreuses sœurs et les 500 novices.

La Vierge au globe : Catherine était tourmentée du fait que la Médaille miraculeuse, alors parvenue au milliard d’exemplaires, ne représentait pas ce qu’elle avait vu en 1830 : la Vierge avec un globe dans ses mains rayonnantes.
"Mais qu’est devenue cette boule ? – Je ne vis plus que les rayons qui tombaient de ses mains, répond Catherine.
 – Mais que deviendra la Médaille si on publie cela ? – Oh ! il ne faut pas toucher à la Médaille miraculeuse.  – Mais le globe de la terre est déjà sous ses pieds, il y aura donc un deuxième globe dans ses mains ?"
Sœur Dufès est d’autant plus perplexe que Catherine n’était pas infaillible dans ses intuitions.[1]
Le modèle fixé selon les indications de Catherine, toujours en réservant son incognito, fut finalement installé dans la chapelle de la rue du Bac.

Le jour de sa mort : elle demanda que soixante-trois enfants récitent autour de son lit chacune des invocations des litanies de Notre-Dame. Elles sont dans l’Office de l’Immaculée Conception...
Catherine voyait dans ce chiffre 63 l’illustration d’une tradition orale qui attribue à la Vierge, soixante trois ans : quinze de part et d’autre des trente-trois ans de la vie du Christ.
Elle dédiait ainsi à Notre-Dame les soixante-dix ans de sa vie laborieuse qui faisaient d’elle l’aînée de Notre-Dame.
Elle mettait là sa poésie, sa familiarité et son humour, mais aussi son bonheur de partir au ciel. "Pourquoi craindre d’aller voir Notre-Seigneur, sa Mère et saint Vincent ?" Ce fut une des dernières paroles de Catherine avant qu’elle fermât ses yeux bleus.

[1] Elle avait fait creuser la terre, à Reuilly, au lendemain de la Commune, pour découvrir à 1,50 m de profondeur « une pierre plate, comme une pierre tombale », et de quoi « faire bâtir une chapelle » ou plutôt « une église
On avait fouillé, on n’avait rien trouvé : « Vous êtes dans l’erreur », avait conclu sœur Dufès. Catherine se rendit à l’évidence : « Eh bien, ma sœur, je me suis trompée. Je croyais avoir dit vrai. Je suis bien aise qu’on connaisse la vérité. »

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Ste Catherine Labouré et les pauvres

C'étaient des années de misère ouvrière et d'épidémies. La Vierge Marie apparut rue du Bac à sainte Catherine Labouré avec un message très dense.
Ce qu'il y a d'admirable chez Catherine, la voyante de la Rue du Bac, petite sœur des pauvres, dira-t-on, ce sont les apparitions, avec leur prestige et leurs fruits ?
N'est-ce pas encore davantage le service des pauvres : "nos maîtres" disait Catherine après Monsieur Vincent ?
Elle sut aller à leur rencontre dans la pauvreté même. Elle a raccommodé au même degré leurs vêtements et les siens propres : des rapiéçages soigneux, qui allaient de pair avec une impeccable propreté, disent les témoins...
Elle n'avait pas de complexe. Elle osait parler de Dieu à ceux qu'elle secourait. Donner Dieu et donner le pain, donner Notre Seigneur et donner sa propre affection à ceux qui souffraient, cela allait ensemble, cela venait d'un même cœur.
Comme Bernadette, elle décevait ceux qui auraient souhaité une voyante plus mystique. La "mystique" de Catherine c'était la simplicité, selon l'Evangile, c'était la transparence.
En elle, à l'aube du XIXe siècle, L'Esprit Saint commençait à former, pour des temps nouveaux, un nouveau type de sainteté, retrouvé aux sources de l'Evangile : une sainteté sans sucés ni triomphe humains.

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Sainte Catherine Labouré (1806-1876) et la Médaille Miraculeuse

Sur un pays dont la Vie Religieuse renaît avec peine de ses cendres, le Ciel, par Marie va, en ce début du XIXème siècle, faire pleuvoir une pluie de grâces qui rejailliront vers le monde tout entier.

Orpheline de sa mère à 9 ans, elle se réfugie en Marie.
Catherine Labouré est la paysanne choisie pour être, du fond de son couvent des filles de la Charité, rue du Bac, à Paris, messagère secrète de la Mère de Dieu.
Tout particulièrement en juillet 1830 pendant les émeutes qui mirent fin à la Restauration, puis en 1848, lors du soulèvement de la Commune de Paris et des journées sanglantes qu’il occasionna.
La servante qui s’apprête à entrer dans la grande salle commune de la riche ferme Labouré s’arrête, émue, sur le seuil : la petite Catherine, juchée sur un tabouret pour mieux atteindre la statue de la Sainte Vierge, et se croyant seule, l’entoure de ses bras et la serre sur son cœur avec amour.
Elle a 9 ans, sa maman vient de mourir et instinctivement, totalement, elle se réfugie en Marie, Celle dont le Christ lui-même a dit au Golgotha : « Voici ta Mère ».

En 1806, année de la naissance de Catherine, le futur curé d’Ars a vingt ans et le plus dur de la grande Révolution de 1789 est passé.
Je dis « grande » Révolution non pas en référence à son idéal qui en définitive s’est révélé essentiellement petit-bourgeois, mais à cause des conséquences morales et religieuses humainement presque irréversibles qu’elle a occasionnées dans le pays. Jean-Marie Vianney en sait quelque chose, lui dont la vocation a été si longtemps retardée parce que les nouvelles lois, laïques, ont handicapé sa formation intellectuelle.

Au début de ce XIXème siècle, Catherine va échapper à ces difficultés : le Premier Empire a ramené un semblant de moralisme religieux officiel avec un Concordat, imparfait, mais surtout, Louis XVIII et après lui Charles X, qui règne jusqu’en 1830, installent une Restauration favorable à la vie de l’Eglise.
Une vie de l’Eglise encore convalescente et léthargique à l’orée de nouvelles révolutions qui vont secouer la France avant la fin du siècle.
Cependant la Reine du Ciel est aussi la patronne de ce pays et va le rappeler. Catherine n’est pas l’aînée.
Il y a avant elle une sœur, Marie-Louise, suivie de six frères. Après elle, il y a Tonine et Auguste. Sur les dix-sept maternités rapprochées qui ont usé précocement Madame Labouré, il reste ces dix enfants.

A douze ans elle devient maîtresse de la plus grosse exploitation du bourg.
Lorsque Marie-Louise décide d’entrer chez les filles de la Charité, Catherine n’a que douze ans et ses frères plus âgés ont presque tous quitté la ferme.
Prenant alors sa petite sœur à témoin, et son courage à deux mains, elle déclare fermement à son père : « A nous deux, nous ferons marcher la maison ». Ce qui n’est pas une mince responsabilité !...
A l’âge de sa première Communion, Catherine devient maîtresse de la plus grosse exploitation de Fain, village de la côte bourguignonne et il faut veiller aussi bien aux repas des nombreux ouvriers agricoles, qu’au soin des bêtes et à l’ensemble de la vie commune. Catherine sait déjà organiser ; elle s’en tirera « comme un chef ».

Depuis sa communion, elle va à pied tous les matins à la messe de cinq heures, à trois kilomètres de Fain car l’église, en face de chez elle, a été désaffectée sous la Terreur.
Ce qui n’empêche pas la jeune fille de traverser la rue, quand elle a un moment de répit, pour entrer dans la chapelle sans tabernacle mais encore tout imprégnée de la présence du Seigneur et là, immobilisée au plus profond de son « Temple intérieur », de refaire ses forces auprès de Lui.
Dès cette époque elle confie à Tonine son appel à la vie consacrée. Elle fait aussi le rêve d’une rencontre avec un Prêtre inconnu qui lui dévoile : « …Un jour vous serez heureuse de venir à moi. Dieu a ses desseins sur vous. Ne l’oubliez pas ! ».
Ce n’est que plus tard qu’elle comprendra ce songe. Sur le moment elle n’y prête aucune attention, et même, elle l’oublie.
La famille Labouré est la plus cultivée de la commune et les aînés ont tous fait des études. Mais depuis la mort de sa femme, Pierre, le père, n’a plus eu le temps de s’occuper des cadets si bien qu’à dix-huit ans, Catherine ne sait ni lire ni écrire.
Une tante s’en émeut, d’autant que la jeune fille, à l’évidence, est intelligente. Elle fait donc venir sa nièce à Châtillon, près de Paris, après avoir difficilement convaincu le père, et commence son instruction dans le pensionnat qu’elle dirige.
Ce séjour sera rude pour la jeune paysanne, malgré tout plus âgée et plus simple que la jeunesse « bon chic » qui l’entoure ; il sera pourtant capital car c’est au cours de ces mois que, visitant le couvent des filles de la Charité, elle découvre « par hasard » l’identité du Prêtre inconnu de son rêve : Monsieur Vincent.

A 24 ans, elle entre enfin chez les Filles de la Charité, rue du Bac

Ce signe lui donne la lumière sur l’orientation de sa vie tout entière…mais elle n’a pas vingt et un ans.
Retournée en Bourgogne, elle doit affronter le refus d’un père qui, pour avoir donné déjà une fille à Dieu, « n’en donnera pas deux ».
Malgré son respect pour la volonté de celui-ci, Catherine va rejeter catégoriquement les prétendants que son père essaie de lui imposer, désirant à tout prix la marier.
L’appel du Seigneur, Celui qui est le Père de toute paternité, chante plus fort en elle. Elle n’a pas la vocation du mariage et le sait.
Furieux, et pour changer les idées de sa fille, Monsieur Labouré l’envoie à Paris comme serveuse dans le restaurant de l’un de ses fils.
Ce dernier s’aperçoit vite que la gaieté naturelle du caractère de sa sœur a disparu et que si la cuisine de Catherine est excellente, son moral se maintient avec peine. Aussi va-t-il aider à aplanir les divers obstacles et le 21 avril 1830, Catherine entre, à 24 ans, chez les filles de la Charité, à Paris, rue du Bac.

A quoi ressemble la nouvelle postulante ? Physiquement, ce qui domine en elle, c’est la vigueur : grande de taille, large de hanches, une force presque virile dans les traits du visage, elle en impose, bien que le bleu de son regard et la douceur qui en émane révèlent en contraste une fontaine de tendresse maternelle.
Il est incontestable, quand on analyse la jeunesse de Catherine, de voir que la Providence s’est attachée avant tout à former sa volonté et son sens des responsabilités mais, dans une discrétion préfigurant le caractère de la mission qui va maintenant être confiée à la Religieuse, une mission à la fois cachée et de premier plan pour l’histoire sainte et le bien commun de la France et du monde.
En ce sens, on ne peut s’empêcher d’évoquer ici Marthe Robin, de Chateauneuf-de-Galaure…

Rue5 2

Entre 1830 et 1831, Sœur Labouré recevra, au cours de trois visions de la Sainte Vierge, la révélation de sa mission.
C’est pendant l’année et demie de son séminaire, entre 1830 et 1831, que Sœur Labouré recevra, au cours de trois visions de la Sainte Vierge, la révélation de cette mission.
Arrivée rue du Bac quelques jours avant le retour des reliques de Vincent de Paul à la maison mère, le désir de la postulante est grand de voir se relever les deux familles vincentiennes des lazaristes et des filles de la Charité décimées sous la Révolution.
La coïncidence du retour des reliques avec son entrée semble bien en être l’heureux présage… C’est en ces jours d’ailleurs que le cœur de Vincent de Paul lui apparaît pour lui annoncer que ce désir sera bel et bien exaucé malgré les tourmentes historiques à venir, dont ses Prêtres et ses Religieuses vont être protégées.
Il n’y a pas de vie humaine qui ne soit soutenue par un désir profond qui en est l’axe. Ce désir- avouable ou non- se réalise toujours dans toute vie car, plus ou moins consciemment, il l’oriente de façon fondamentale.
Et lorsque cette vie, lorsque ce désir est docile à la lumière de L’Esprit Saint, quelle en est la réalisation !
L’histoire de Catherine Labouré le démontre à l’évidence d’autant qu’elle a laissé toute liberté d’agir et de l’aider, à la Providence Divine.
Mais revenons à la rue du Bac où la jeune religieuse novice verra, pendant le temps de son noviciat, lors de chaque Consécration, la présence réelle du Christ dans l’hostie, sans que jamais personne autour d’elle ne s’en doute –son confesseur excepté-, qui lui ordonne de « chasser ces imaginations ». Catherine obéit.

"Cette nuit même je verrai la Sainte Vierge"

Du moins, elle essaie, avec peine, car bientôt, le Ciel s’ouvre à nouveau, en la vigile de la Fête de saint Vincent, le 18 juillet 1830 :« Je me suis couchée avec cette pensée que cette nuit même je verrais ma bonne Mère Il y avait si longtemps que je désirais la voir ».
Trop prétentieux cet autre désir de Sœur Labouré ? Pour des cœurs à mesure restreinte peut-être, pour la Mère de Dieu, non : elle vient en personne, en cette même soirée, rendre visite à celle qui croit en son cœur maternel, la fait réveiller par un ange, conduire à la chapelle tout illuminée pour la circonstance –sans doute par d’autres anges- et là pendant près d’une heure et demie, en ce milieu de la nuit, Marie s’entretient avec Catherine agenouillée devant elle, les mains posées sur les genoux de la Vierge qui s’est assise...

« Mon enfant, le Bon Dieu veut vous charger d’une mission » dit Marie ; « Vous serez inspirée dans vos Oraisons ; rendez-en compte ».
« Les malheurs viendront fondre sur la France (…). Mais venez au pied de cet autel. Là, les grâces seront répandues sur toutes les personnes qui le demanderont avec confiance et ferveur ». La Sainte Vierge déplore les abus auxquels se laissent aller nombre de communautés où les règles ne sont plus observées, puis revient sur le sort du pays : « La protection de Dieu est toujours là d’une manière toute particulière et saint Vincent protègera la communauté. Mais je serai moi-même avec vous ».
Ce ne sera qu’après les émeutes des 27,28 et 29 juillet 1830 (les Trois Glorieuses) qui vont mettre fin au règne de Charles X, que le confesseur de Catherine commencera, au vu des événements, à la prendre au sérieux.

Le 27 novembre 1830, deuxième apparition : la Vierge ouvre les bras, de ses mains sortent des rayons lumineux.
« Ces rayons sont le symbole des grâces que Marie obtient aux hommes », dit une voix. Aux hommes qui les demandent…car, au cours de la troisième et dernière apparition, en décembre de la même année, Marie précise à propos de certains rayons qui restent ternes en jaillissant de ses doigts :
« Ce sont les grâces que l’on oublie de me demander ». Cette profusion de grâces découlait « avec plus d’abondance sur une partie du globe qui se trouvait aux pieds de Marie ; et cette partie privilégiée, c’était la France ».

Une médaille miraculeuse est demandée par la Vierge Marie

Un mois plus tard, le 30 janvier 1831, Catherine prononce ses vœux et revêt l’habit des filles de Saint Vincent.
Seul son confesseur connaît son secret car la Sainte Vierge lui a demandé de garder l’anonymat jusqu’à la fin.
Marie a demandé aussi la frappe d’une médaille représentant la deuxième vision et portant ces mots : « O Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous ».
En quelques années, ces médailles réalisées en 1832, vont faire tant de miracles (guérisons, conversions)- le curé d’Ars lui-même vient de mettre sa paroisse sous le patronage de cette médaille de Marie- que très vite on la nomme la médaille miraculeuse.
Le choléra éclate à Paris : on en distribue des milliers ; en Italie, c’est la « Vierge de la médaille » qui va convertir Alphonse Ratisbonne ; dans le monde entier, on en distribue déjà des millions moins de dix ans après les apparitions.

Du cœur de la petite chapelle de Paris, et par la ferveur du désir d’une jeune fille cachée, ce sont en effet des flots de grâce qui s’échappent vers les cinq continents.
Pendant tout ce temps, Catherine vit à l’hospice de Reuilly, près de Picpus. Garde-malade, cuisinière, poulaillère, visiteuse des pauvres, qui irait dénicher là celle dont la Prière est en train d’obtenir le réveil de la Foi en France et son élan missionnaire ?
Car tandis que la religieuse aura passé sa vie à traire « de ses mains plus de 100 000 litres de lait », biné le jardin, lavé, nourri des milliers de malades, dans une discrétion absolue, les vocations se lèvent par centaines tant chez les filles de la Charité que chez les missionnaires lazaristes… C’est le renouveau.

« Ils ont touché à Notre-Dame. Ils n’iront pas plus loin »

En mars 1848, pendant la Commune, Catherine portera à bout de bras l’hospice que la plupart des sœurs ont été obligées de fuir.
Elle ira distribuer la médaille de la Vierge jusque sur les barricades. Lors des perquisitions et des rafles par les insurgés, elle soutiendra les courages et miraculeusement, la protection de Marie- qu’elle ne cesse d’évoquer- garde intacte toute la communauté.
Lorsqu’elle apprend que les insurgés ont saccagé l’église Notre-Dame-des-Victoires, elle déclare : « Ils ont touché à Notre-Dame. Ils n’iront pas plus loin ». Au printemps, de fait, la rébellion tombe.

Une vie humble et rayonnante.

Jamais Sœur Catherine ne sera gratifiée de titres ni de fonctions honorifiques quelconques dans sa communauté, qu’elle qu’ait été pourtant sa compétence.
On lui demandera de passer sous les ordres de sœurs beaucoup plus jeunes et moins expertes qui recevront des titres qu’avec les mêmes fonctions elle-même n’aura pas eus.
Mais ces considérations sont au-dessous de sa mesure : Catherine approuvera et appuiera toujours la ferveur et le dynamisme rénovateur des jeunes arrivées. Et celles-ci la recherchent pour sa sagesse rayonnante.

Catherine Labouré s’éteint le 31 décembre 1876, au terme d’une vie qui correspond à une immense vocation d’Amour pour son pays, mais aussi d’un Amour universel.
Pendant le demi-siècle qu’elle a passé cachée au couvent, la France Chrétienne pétrifiée à force de tiédeur, d’ignorance et de démissions successives, sera réchauffée en son cœur par la profusion même de la Tendresse de Dieu : "Là où le péché abonde, la grâce surabonde".

La Vierge Marie est patronne principale de la France. Elle s’en est souvenue à travers le désir ardent de Catherine Labouré.
Cette dernière sera Canonisée le 27 juillet 1947, par Pie XII.

Corps 11 Corps incorrompu de Sainte Catherine Labouré. Devant la châsse de Sainte Catherine, la chaise sur laquelle Notre Dame s'assit.
Chapelle miraculeuse. Rue du Bac. Paris.

http://www.medaille-miraculeuse.fr/sr-catherine

De la petite fermière à la Sainte du Silence

C’est le 27 Juillet 1947 que le Pape Pie XII a Canonisé Sœur Catherine Labouré en la Basilique Saint-Pierre de Rome.
La Canonisation est un acte de l’Église qui proclame officiellement Saint une femme ou un homme en union totale avec Le Christ.

Faisons mieux connaissance avec celle qui a été appelée la Sainte du Silence. Elle est décédée le 31 Décembre 1876 et eut ses obsèques le 3 Janvier 1877 à l’hospice de Reuilly, actuellement dans le douzième arrondissement de Paris.

Une foule nombreuse et deux cent cinquante Filles de la Charité s’étaient jointes aux personnes âgées de l’hospice pour accompagner le corps de celle qui les avait tellement aimés.
On savait désormais que c’était bien elle qui avait vu la Vierge Marie, rue du Bac, et reçu le message frappé sur la médaille, cette médaille déjà répandue alors à plus d’un milliard d’exemplaires !

Sœur Catherine fut inhumée en ce lieu dans une crypte préparée à cet effet. Elle avait travaillé là pendant plus de quarante ans, se consacrant toute entière à soigner les personnes âgées, « sans négliger jamais le colombier qui lui rappelait ses joies d’enfance », nous dit un de ses biographes, au point que les Parisiennes la surnommaient « La Sœur de la basse-cour ».

Effectivement Sœur Catherine a vécu toute sa jeunesse dans une ferme, au petit hameau de Fain-les-Moutiers, situé au sud-ouest de Montbard sur le canal de Bourgogne.

Depuis, cette ferme, résidence d’une Communauté des Filles de la Charité, a été rebaptisée « Maison Sainte Catherine » en 1964, pour devenir un centre d’accueil et de soins.
Les Sœurs y accueillent, surtout des groupes de jeunes de la région pour les professions de Foi, Confirmations et retraites.

Catherine y est née le 2 Mai 1806. On vient récemment de célébrer le bicentenaire de sa naissance.
La ferme est conservée en l’état par les Sœurs, avec la chambre des parents et le berceau de Catherine.
A côté, le four à pain, le pétrin.
Par l’échelle, on monte au grenier où dormait Catherine avec ses frères et sœurs.
La cuisine jouxte la grande pièce où se réunissait la famille.
Des sabots réunis tout autour de la cheminée évoquent à leur manière les dix-sept enfants que Pierre et Louise Labouré ont eu et dont dix ont survécu.

Dehors en voyant le colombier des Labouré, grand comme une tour féodale, on peut mieux comprendre ce que fut la jeunesse de Sainte Catherine après la mort prématurée à quarante deux ans de sa mère laissant sa famille dans une grande peine.

Privée de tendresse maternelle, la petite âgée de neuf ans s’est réfugiée alors dans l’amour maternel de la Vierge Marie.
Petite fermière, elle s’occupait d’un élevage de plusieurs centaines de pigeons. Accéder au colombier par une échelle de meunier relevait de l’acrobatie.
Mais quelle merveille d’entrer dans cette pièce cathédrale sous sa voûte de bois et ses onze cents cases !
En ce temps-là, les pigeons étaient élevés pour leur chair dont le revenu n’était pas à négliger. En plus, la colombine servait comme engrais très intéressant pour les cultures.

On comprend les joies de son enfance retrouvées par Sœur Catherine transformant peu à peu le jardin de la maison de Reuilly en une petite ferme et s’occupant de six à sept cents pigeons.

Même lorsqu’elle soignait les personnes âgées avec un dévouement admirable, jamais elle n’a délaissé cette œuvre, notamment le colombier.
C’était une façon pour elle de ne pas se couper de ses origines paysannes et d’offrir les produits de la ferme à ses pauvres protégés qu’on lui avait confiés.

Désormais, c’est rue du Bac, à l’endroit même où la Vierge au globe lui est apparue en 1830, que, sous l’autel de la Vierge puissante, repose dans une châsse celle, de modeste origine paysanne, que le Pape Pie XII a comptée au nombre des Saints et qu’il s’est plu à nommer « La Sainte du Silence ».

Chasse de ste catherine 1(Sur le site Chapelle : Vie de Sœur Catherine Labouré en BD )

L’appel de Saint Vincent
première apparition de la Vierge Marie
apparition du 27 Novembre
après les apparitions
vers le Ciel
(voir lien bleue ci-dessus)

Invocation à Sainte Catherine Labouré :

Sainte Catherine, vous qui aviez coutume de dire
« Aimez bien votre Mère du ciel, prenez-La pour modèle ;
c’est la plus sûre garantie du ciel… »,
intercédez pour moi auprès d’Elle,
moi qui ne suis pas digne de la contempler,
comme vous avez eu le bonheur de le faire ;
je sais que, grâce à vous,
qui avez protégé les petits et les humbles,
qui avez soigné les vieux et les malades,
ma prière sera exaucée ;

Comme vous, Sainte Catherine,
je veux solliciter la Foi et l’amour du Cœur Immaculé de Marie,
afin que sa Grâce se répande,
sur moi et sur les miens,
et donne la santé de l’esprit,
la guérison du corps, la délivrance de tout péril ;

Avec vous, Sainte Catherine,
je chanterai les louanges de Jésus,
doux objet des affections de Marie,
qui souffrit pour nous,
mourut pour nous et ressuscita pour nous.
Amen.

 Img 0001

http://missel.free.fr/Sanctoral/11/28.php.

Sainte Catherine Labouré

"Comment faire Oraison les jours où l'âme est aride...?"

Il est des Sœurs ou des Enfants de Marie, d'une spiritualité plus exigeante, qui interrogent :

- Comment faire oraison les jours où l'âme est aride, sèche comme le sable d'un désert ?

- Oh moi, c'est bien simple, explique Sœur Catherine, lorsque je vais à la chapelle, je me mets devant le bon Dieu et je lui dis : « Seigneur, me voici ; donnez-moi ce que vous voudrez. »
S’Il me donne quelque chose je suis bien contente et je Le remercie. S'Il ne me donne rien, je Le remercie encore, parce que je n'en mérite pas davantage.

Et puis, je Lui dis alors tout ce qui me vient à l'esprit, je Lui raconte mes peines et mes joies et j'écoute.
Si vous L'écoutez, Il vous parlera aussi, car avec le bon Dieu, il faut dire et écouter. Il parle toujours quand on va bonnement et simplement.

Commentaires (1)

1. helene hebert 22/04/2018

J'ai bien aimé le récit de la vie de Sainte-Catherine Labouré et J'aimerais allez vous remercier sur la rue du Bac a Paris je met ca dans mes prières et d'etre excaucée

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Date de dernière mise à jour : 28/11/2017